Coouuuucouuuuu, hihi ! bonne fêtes à tous !

voilà ça c'est fait, donc voilà un tout petit petit petit bonus, j'ai du mal à mettre en ordre le dernier chapitre, il sortira probablement en 2x

mais non je n'ai rien abandonné c'est juste que la vie de chômeurs c'est pas facile :D

Voilà voilà, bonne lecture et déééésolé pour les fautes.


Assises autour d'une petite table, dans son cabinet, la psychiatre Manami Lukai et son assistante Lucie buvaient leurs thé, un petit rituel qu'elles avaient prit l'habitude de faire, depuis que la jeune fille avait demandée à être formé à la psychiatrie.

La pièce était chaleureuse, un grand canapé en cuir noir, des tapis épais, des bougies, tout était fait pour que les patients se sentent à l'aise, et en confiance.

Leurs conversations de fin de journées étaient variées, selon le profil des malades qui venaient consulter. Ce soir là, Lucie avait abordé le nom de Karrie. Depuis son altercation avec la jeune fille, l'infirmière ne cessait de poser des questions sur son cas. Manami le comprenait parfaitement, la famille DonQuixote était une mine d'or pour les apprentis en psychiatrie ou psychologie : insomnie chronique, syndrome du sauveur, mythomanie, égocentrisme, traumatisme, nymphomanie, la famille royal regorgeait de pathologies.

Lucie était une excellente élève, toujours à demander le pourquoi du comment, en règle générale la psychiatre réussissait à lui expliquer en détails les divers syndromes que pouvait abriter l'esprit humain. Mais lorsqu'il s'agissait des dirigeants de l'île, les choses se corsaient, complètement hermétique à toutes formes de thérapie, ils répugnaient l'idée même de se confier, ou de parler de leurs vie passée. Ils préféraient sans doute oublier, tout enfouir au fond d'eux, enterré très profondément dans les méandres de leurs esprits. Le meilleur moyen de devenir fou, se disait la psychiatre, mais dans son métier, le patient avait le contrôle, si il ne voulait rien dire, peu importe ce qu'elle ferait il ne dirait rien.

Les membres de cette famille, étaient coriaces, ils avaient de la force, ils avaient acceptés leurs passés. Les plus inquiétants étaient les plus jeunes, ceux qui avaient été élevés par les dirigeants, ces enfants, leurs enfants étaient tous plus perturbés les uns que les autres. Si les plus vieux s'étaient forgés eux-même, ils avaient ensuite éduqué des enfants, des enfants qui avaient été abandonnés, battus ou qui avaient vécus dans la rue, et être adopté par une famille aux airs de mafieux, des pirates, des hommes sournois, sadiques et déséquilibrés n'avait pas été bon pour leurs développement psychique. Le seul qui s'en sortait plutôt bien, était Dellinger, il était cruel et impitoyable mais il était le plus épanouie et le plus sain de tous, sans doute parce qu'il n'avait que quelques semaines lorsque Jora l'avait trouvé.

Le tic tac de l'horloge était apaisant aux oreilles de l'infirmière, et bien qu'elle rendait fou certains patients, cette horloge ne serait jamais décrochée.

_ Donc le roi ne représente pas une figure paternel ?

_ Non, absolument pas, il ne l'as jamais été, d'ailleurs il ne l'est pour personne.

_ Vraiment ? J'aurais pensé que... enfin, il as tué beaucoup de petits amis de mademoiselle Baby 5 d'après ce que j'ai compris...

_ C'est vrai, mais, il serait plus un frère grand frère pour les plus jeunes, par exemple, monsieur Lao G et madame Jora, considéreraient le roi comme un fils, mais lui ne voit pas les plus jeune comme ses enfants.

_ Et quant est-il de Karrie ?

La psychiatre eut un sourire tendre, son élève cherchait toujours à comprendre comment la jeune fille vivait, comment elle voyait les choses, mais l'esprit de Karrie était un des plus complexe, avec celui du jeune maître.

_ Je veux dire, reprit-elle, je trouve cela étonnant qu'elle ne le prenne pas pour son père, il lui dit quoi faire, comment s'habiller, il joue avec elle, la console, la punit...

_ Et il s'est bien gardé de faire une partie importante, du travail de père.

_ Laquelle ?

_ Il ne s'est pas chargé de son éducation sexuelle, un enfant ne pourra jamais développer des sentiments amoureux ou envisager un quelconque rapprochement avec une personne qui lui a apprit ce qu'est l'acte sexuel.


cinq ans en arrière...

L'après midi était chaud, très chaud, tellement chaud que la plus part des gens préféraient rester chez eux de peur de se faire cramer par les rayons assassins du soleil. Et la famille royale ne faisait pas exception, bon nombre d'entre eux s'étaient retiré à l'intérieur du palais, dans leurs chambres, les volets fermés cherchant désespérément de la fraîcheur.

Assise sur le fauteuil en face du grand lit, Karrie balançait ses pieds, tentant vainement de s'occuper.

_ Doffy je m'ennuie ! Fit-elle d'une voix forte dans l'espoir de troubler le sommeil du blond.

Le roi grogna, il envoya un oreiller dans la direction d'où venait la voix, et se mit sur le ventre en enfouissant sa tête sous l'oreiller qui lui restait. Nullement amusé la petite fille le regarda un moment, vexé qu'il ne lui accorde pas plus d'attention.

Elle se leva en soufflant bruyamment, et sortit de la chambre. Après avoir toqué à plusieurs portes, la petite blonde se décida à descendre sur la terrasse, pour voir si il y avait de quoi s'amuser. A peine arrivé à la baie vitré, elle entendit des voix, elle eut un sourire en reconnaissant Gladius et Diamante. Les deux hommes étaient encore installés à la grande table et semblaient avoir une discussion plus qu'amusante étant donner les gloussement du héros du Colisée.

_ Tu l'as eu aussi ? S'étonna calmement l'homme bombe.

_ Bien sûr, Doffy aussi l'as baisé je crois.

_ Elle sait y faire.

_ Putain, tu l'as dit, je sais pas toi, mais moi je lui ai tout fait. Se vanta le plus vieux.

_ De toute façon du plan à trois, à l'orgie, elle à dû tout faire.

_ Tu crois qu'elle avale systématiquement ? Fit-il en se servant un nouveau verre de vin.

_ Certainement, répondit Gladius en lui passant son verre, il paraît qu'elle se fait des gang bang régulièrement dans le casino de l'île d'à côté.

_ La salope, ricana l'officier.

_ C'est quoi un plan à trois ?

Les deux hommes s'immobilisèrent un instant, puis se tournèrent dans un même mouvement, derrière eux se tenait Karrie, un verre de grenadine à la main et une expression perdue sur le visage.

_ Qu'est-ce que tu fais là toi ? Fit doucement Diamante, choqué de ne pas l'avoir entendue arriver.

_ Je m'ennuie, répondit-elle.

Elle fit le tour de la table et s'assit face à eux. A genoux sur la chaise, pour être à leur hauteur, elle leurs sourit à pleine dents.

_ Alors, c'est quoi un plan à trois ?

La question les glaça une deuxième fois, entendre ce mot dans la bouche d'une jeune adolescente était très perturbant, même pour eux.

_ C'est une conversation d'adulte Karrie, tu n'avais pas à écouter !

_ Ce n'est pas très intéressant, tempéra l'homme bombe.

_ Je veux savoir ce que c'est ! Et un orgie aussi.

_ Une orgie, corrigea automatiquement Diamante.

Il se prit un violent cou de coude qui le fit presque recracher son vin.

_ Quoi ? De toute façon elle ne partira pas d'ici avant qu'on lui explique, regardes-la.

Il posa ses yeux sur la petite blonde face à eux, elle lui lança un regard malicieux en souriant encore plus, elle se trémoussa sur sa chaise, comme pour lui montré qu'elle était bien et qu'elle ne bougerait pas. Si Diamante était détendu, Gladius était plus stressé que jamais, il détestait avoir à expliquer ce genre de chose, il avait détesté le faire avec Buffalo, heureusement Jora s'était occupée de Baby 5.

_ Bon Karrie qu'est-ce que tu veux savoir au juste ? Céda-t-il.

_ De quoi vous parlez, parce que y'a beaucoup de mots que j'ai pas compris.

_ Mais tu nous écoutes depuis quand ?

Elle gloussa, rougissant à cette question, ils n'aimaient pas être espionnés, ils l'avaient souvent réprimandés pour ça, mais le cou du gloussement innocent marchait à chaque fois.

_ C'est sexuel, Karrie, prévint le héro du Colisée, t'es sûr de vouloir savoir ?

_ Oui !

Le plus vieux blêmit, en général tout ce qui contenait le mot « sex » faisait peur aux enfants, il avait utilisé cette technique pour ne pas avoir à jouer l'éducateur sexuel, de Buffalo, et Baby 5 lors des phases de questionnement. Après plusieurs années, il devrait savoir que Karrie ne faisait jamais rien comme les autres.

Il jeta un œil à son ami qui le foudroyait du regard, agacé par sa pathétique tentative de se dérober. Il se racla la gorge et se tourna vers la blonde.

_ Est-ce que quand vous dites que vous vous enfilez des filles, c'est la même chose ?

Coupé dans son élan, Gladius expira tout l'air de ses poumons d'un seul cou, cette discussion allait être perturbante pour tout le monde.

_ D'où tu connais cette expression ?

_ C'est Diamante qui me l'as dit.

Le dit Diamante perdit son sourire aux propos de la petite fille, c'était de la trahison ! Il s'agissait d'un secret entre elle et lui.

_ Et c'est Baby 5 qui me l'as expliquer.

_ Ah, donc tu sais ce que ça veut dire ?

_ Oui !

Gladius soupira en se passant une main sur le visage.

_ Bonne chance pour lui expliquer...

_ Tu vas m'aider !

_ D'accord, mais tu te charges du trash. Déclara-t-il en se penchant en arrière pour boire son verre.

_ Bon, Karrie.

_ Oui !

_ Un plan à trois c'est... c'est comme quand on s'enfile une fille... sauf qu'on est... trois.

Au moment où il avait sortit sa phrase, l'homme bombe s'était sentit ridicule, pourquoi expliquait-il à une petite fille ce qu'était un plan à trois ? Il espérait que Jora ou Baby 5 rectifieraient le tire plus tard.

_ C'est quoi l'intérêt ?

_ Oh tu verra plus tard, fit le héros du Colisée.

La blonde baissa les yeux, visiblement en train de digéré l'information, Gladius soupira, soulagé de s'être fait comprendre du premier cou.

_ Bon ok, et c'est quoi une... or-gie ?

Instantanément Gladius se raidit de nouveau, sous les rires du plus vieux.

_ C'est la même chose, mais on est plus de trois.

Karrie écarquilla les yeux, choqué par cette révélation, comment pouvait-on avoir envie de faire des choses comme ça à plusieurs ?

_ Donc... quand y'a plein de filles qui sortent de vos chambres...

_ Ouais, approuva Diamante sans honte.

Gladius était à deux doigts de rendre l'âme, ce n'était pas à lui d'expliquer ce genre de choses, il était intimement convaincu qu'ils faisaient une bêtise à vouloir ainsi étancher la curiosité de la petite.

Il était d'autant plus en détresse que Diamante semblait prêt à répondre à toutes ses questions.

_ Mais... pourquoi vous faites ça avec autant de filles ? Vous les aimez ?

_ Pardon ? Demanda le brun, choqué.

_ Baby 5 m'a expliqué qu'on fait ce genre de chose, avec des gens qu'on aime.

_ Alors non...

_ En faite ! Coupa Gladius, elles nous aiment.

Karrie et Diamante froncèrent tous les deux les sourcils.

_ Un homme, enfin... on a besoin d'avoir des filles dans notre lit, et, puisqu'elles nous aiment elles viennent volontiers, tu vois, tout le monde est consentant.

_ Autant de filles son amoureuses de vous ?

_ Euh, oui...

_ On est tellement fabuleux, Karrie, comment pourrait-il en être autrement ?

Elle leva les yeux au ciel, plus leurs explications se précisaient, plus elle était dégoûtée, elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle était même outrée, seulement les raisons étaient encore flou pour elle.

_ Et un gang...

_ Bon Karrie stop ! Cria Gladius en cachant sa tête dans ses mains.

_ C'est vrai ça, approuva Diamante, au lieu de poser cette question, va embrasser un garçon, ce sera déjà ça.

Gladius manqua de tomber de sa chaise, pourquoi ce satané officier m'était-il perpétuellement les pieds dans le plat ?

_ Qui te dit que je l'ai pas déjà fait ?

_ Ah toi ? Embrasser quelqu'un ? Personne voudrait.

_ Pff, je te parie que Doffy voudra bien m'embrasser.

Un grand sourire fier orna les lèvres du héro du Colisée, qui se pencha vers Karrie.

_ Combien on parie ?

Excédée Karrie se leva brusquement et partie en courant dans le palais. Le visage de l'homme bombe refit surface et sans rien dire il fixa son ami.

_ Quoi ? Un petit bisou comme réveille, ça lui fera plaisir non ?


La porte s'ouvrit dans un grincement timide, et Karrie passa sa tête dans l'encadrement, elle observa un moment la chambre, plongé dans l'ombre, les rideaux tirés, le roi dormait toujours. Elle entra finalement et se dirigea silencieusement vers le lit.

La colère toujours maitre d'elle, Diamante... il allait voir si personne voudrait l'embrasser. Elle se hissa dans le lit et s'assit sur les jambes du pirate. Son regard se balada un instant sur la silhouette endormie, il n'avait pas ses lunettes mais son bras était posé sur ses yeux, sa mâchoire semblait détendue. Les yeux de la jeune adolescente descendirent dans le cou du pirate, elle pencha la tête sur le côté en sentant, dans son ventre, une sensation étrange, comme un petit tourbillon agréable qui lui brouillait les entrailles. Sa langue vint humidifier ses lèvres et lorsqu'elle se rendit compte qu'il était torse nu, elle se mit à rougir furieusement, et sentit, impuissante, le tourbillon dans son ventre descendre entre ses jambes.

Elle baissa la tête en se disant que ce n'était pas si grave si Diamante avait raison, malgré toutes ses sensations et ses sentiments, sortir de cette chambre était la dernière chose qu'elle voulait. Elle ne comprenait pas très bien ce qui lui arrivait mais elle ne se sentait pas coupable, Doflamingo ne serait pas en colère, elle en était sûr.

Doucement elle secoua le bras du blond.

_ Doffy...

Son sommeil n'était pas lourd, il avait même entendue la petite fille rentré et il l'avait sentit s'installer sur ses jambes, mais la chaleur et le confort que lui procurait la multitude d'oreillers et de couvertures était trop apaisante pour penser ne serait-ce qu'à ouvrir les yeux.

Mais si Karrie l'appelait, c'était différent, pour prouver qu'il était réveillé, il grogna légèrement et déplaça sa main derrière sa tête.

La jeune fille repéra les lunettes du corsaire sur la table de nuit, elle se pencha et les déposa sur les yeux du roi.

_ Qu'est-ce qui y'a ? murmura-t-il.

Karrie ferma fort les yeux et inspira tout l'air qu'elle pouvait.

_ Tu veux bien m'embrasser ?

Il aurait dû être surpris, mais Karrie posait souvent des questions étranges. Il sentit tout de même son cœur gonfler et ses membres se tendre, comment pouvait-il consciemment répondre oui ?

Il ouvrit les yeux et comprit la complexité de sa situation : le visage de la petite fille était teinté de rouge, elle se mordait les lèvres et osait à peine le regarder, comment ne pas avoir envie de l'embrasser ? Comment lui répondre non ?

Il se redressa sur ses coudes, sortant complètement de son cocon. Prenant cela pour une réponse positive Karrie approcha son visage, remontant un peu jusqu'à être assise sur le ventre musclé du blond, elle s'arrêta à plusieurs centimètres de ses lèvres et attendit silencieusement qu'il comble l'espace. Le jeune maître examina son visage, il était si petit qu'il pouvait tenir dans sa main, plus pur que tout ce qu'il avait pu voir jusque là, c'était tellement tentant, il n'avait qu'a avancer, juste un mouvement à faire, une toute petite impulsion sur ses coudes et il capturerais ces lèvres offertes.

Comment était-ce possible qu'à seulement douze ans, elle puisse le troubler à ce point ? Pourquoi lui demandait-elle ça subitement ? Et Comment faisait-il pour résister aussi bien ? Extérieurement il avait l'air calme, mais dans son esprit c'était la tempête, ses neurones se faisaient la guerre, certains lui criaient de sauter sur l'occasion, d'autres hurlaient hystériquement de se raviser, son estomac était noué et son cœur battait fort, martelant dans sa poitrine. Il mordait l'intérieur de ses joues, essayant de calmer sa langue qui salivait à l'idée de toucher le petit muscle humide de la blonde.

Les hurlements hystériques étant plus persuasif que de simple cris, la guerre dans son crâne se termina par la victoire du clan raisonnable. Le pirate posa donc sa main sur la joue de la petite fille, lui fit incliner la tête et l'embrassa sur le front.

Karrie ouvrit brusquement les yeux, bizarrement soulagé de la décision de son aîné, elle sentit une douce chaleur l'envahir et le tourbillon s'évapora.

En réfléchissant bien, Doflamingo était en train de l'embrasser, on pouvait dire qu'elle avait gagner son parie.