Woa, ça fait longtemps!
Désolé pour cette attente interminable, mais, j'avoue que j'ai beaucoup stressé avant de poster ce chapitre, il reste la conclusion que je mettrait plus tard, je voulais absolument sortir quelque chose.. Je stresse parceque la fin des bouquins, et des films etc est ( presque ) toujours décevante, et du coup j'ai ré-écris ce chapitre une dizaine de fois au moins, et j'en suis toujours pas satisfaite... mais c'est la meilleure version que vous avez là...
Voilà je suis désolé pour les fautes, et surtout l'attente, merci à ceux qui sont restait et pour tous vos commentaires !
MOON LOVE
Chapitre 10 : Final
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Plusieurs heures étaient passés depuis l'annonce, l'annonce la plus terrible qui aurait pu s'abattre sur sa famille, sur lui, sur son business, sur son contrôle. Monet, sa fidèle femme-neige. Que n'avait-elle pas fait pour lui ? Elle lui avait donné son esprit il y a des années, sa dévotion, son corps qu'il avait transformé en abomination, la réduisant à l'état de furie volante, elle qui était si séduisante. Et à présent elle lui avait donné sa vie, il avait entendu le sourire dans sa voix lorsqu'elle lui eut dit adieu. Il avait désormais la confiance d'une sacrifiée, elle était morte avec la certitude qu'il vaincrait.
Immobile, le regard dans le vague, l'esprit silencieux, le cœur au bord de l'explosion, il attendait encore, inconsciemment l'appel de Vergo, son ami le plus sincère, son frère, presque un jumeau. Habité par une colère venant des profondeurs de ses entrailles, par un dégoût, égale au sien, de la race humaine, du gouvernement... Lui aussi venait de lui être enlevé, le seul pour qui son surnom signifiait quelque chose, « Doffy » ce nom sortant de sa bouche avait un effet réconfortant, apaisant, d'autant plus qu'il ne l'utilisait que rarement, contrairement à ceux qui étaient près de lui qui usaient et en abusaient. Cette fois aussi il avait entendu le sourire d'adieu.
Dans le salon, le silence était lourd, il n'y avait de présent que les hommes : Diamante, Trebol, Buffalo, Gladius, Lao G, Pica, Machvise, Senior Pink et Dellinger. Malgré tous ces officiers, l'endroit lui semblait vide, majorité d'entre eux avait baissé les yeux sans dire un mot lorsqu'il leur avait annoncé la mort de leurs camarades. Seuls les gémissements de Dellinger qui essayait de se retenir de pleurer effritaient ce silence macabre.
Le cœur du Corsaire se bloqua lorsqu'il entendit des gloussements féminins se rapprocher, il savait d'avance que le silence résigné ne durerait pas.
Les femmes entrèrent dans la pièce, les bras chargés de paquets en tous genres, des serviteurs accoururent pour les débarrasser et très vite le calme revient.
_ Hey, brailla Jora, pourquoi vous faites la gueule ?
Pas de réponse. Elles se jetèrent mutuellement un même regard, quelque chose commençait à remuer dans leurs ventres, comme une anticipation effrayante.
_ Dellinger, pourquoi tu pleures ? Demanda Sugar de sa petite voix.
Il ne répondit pas.
Pendant quelques secondes plus aucune parole ne fut dite, l'angoisse montant aux cerveaux des filles qui commençaient déjà à craquer sous la pression du silence.
_ Pourquoi vous agissez comme ça ? Qu'est-ce qui y'a ?
_ C'est... c-c'est...
_ Arrête de pleurer et dis-moi ce qu'il se passe ? Grogna Jora au blond.
Le roi bougea, releva la tête, les mots étaient dans sa gorge, il allait leur avouer.
_ Monet, et Vergo, sont mort.
Sachant inconsciemment depuis leurs arrivées que la situation était grave, les premières larmes avaient coulé alors que le blond venait d'ouvrir la bouche. Elles se mirent à crier et à pleurer, leurs mots étaient devenu incohérents et incompréhensible, leurs pleures auraient pu faire stopper Doflamingo même en plein combat, son cœur se déchira en entendant les gémissements de Sugar qui pleurait sa sœur, il ne la comprenait que trop bien. Les hommes restaient immobiles, comment réconforter quatre femmes en même temps ? Ils n'avaient vécu que rarement ce genre de situation alors ils préféraient ne rien faire, les laisser se consoler entre elles même si pour certains les pleurs d'une réveilla une pulsion protectrice qu'ils eurent plus de mal à contrôler qu'ordinairement : Dellinger luttait contre l'envie de courir dans les bras de Jora, Senior Pink était sensible aux pleurs de Sugar, Gladius, même s'il lui avait tiré dessus, aurait pu prendre Baby 5 dans ses bras. Mais tous restèrent figés.
Un peu à l'écart de ses amies, Karrie était celle qui pleurait le moins, ne réalisant encore pas bien les mots qu'avait prononcés Doflamingo, elle voulait courir vers lui, se réfugiait dans ses bras pour oublier l'atrocité qui venait de s'abattre sur sa famille, mais elle resta à sa place, se tenant au mur pour ne pas tomber à genoux. Le roi submergé par les pleurs de celles qu'il était censé protéger, se leva et sortit de la pièce, il ne pouvait plus supporter ce son, ces larmes, ce drame, sur le chemin le menant à sa salle préférée, il respira et enterra cette nouvelle ainsi que les sentiments l'accompagnant, il la déchiqueta, la brisa et l'enfonça tellement profondément en lui qu'une nouvelle épine se planta dans son cœur, ce processus n'épargna qu'une seule émotion : la colère. Son carburant, son pilier, sa raison de rester en vie, c'était la colère, elle l'aveuglait, le rendait fort, impitoyable, grâce à elle, son esprit était devenu tordu, un vrai labyrinthe truffé de pièges en tous genres, mais dans lequel il pouvait se perdre à tout moment.
Il se laissa tomber dans le grand fauteuil de velours rouge mais n'eut pas la force de mettre en route son tourne disque. Il resta ainsi de longues minutes, presque une heure, à espérer qu'elle viendrait. Puis il s'endormit.
Autour de lui se dressait un décor de rêve : son palais, ses piscines, sa famille, ses servantes et ses esclaves, tout était à lui, et il était là, sur son transat à ne rien faire si ne n'est apprécier la chaleur, le soleil et son cocktail orangé. Se vautrant presque outrageusement dans son luxe et sa béatitude, il ne remarqua que tardivement les trois silhouettes devant lui. Deux enfants, un homme, tous blonds et à la ressemblance étrange, le plus petit des enfants pleurait dans les bras de l'homme, Doflamingo n'entendait pas, comme si le son avait été coupé, il n'entendait que les rires des autres entrains de se baigner ou de chahuter, sans se rendre compte de la scène surréaliste qu'ils avaient sous les yeux.
L'homme parlait, les larmes aux yeux, et le troisième, un petit garçon portant des lunettes de soleil pointait maladroitement une arme sur lui . Le roi reconnaissait la rage sur le visage lisse de l'enfant, il reconnaissait également la détresse des deux autres. Il ne bougeait pas, regardant, stoïque, la scène, même s'il se doutait de la finalité de cette situation.
L'enfant appuya sur la détente, puis la scène s'évapora, laissant la place à une autre : un homme très grand vêtu d'un mentaux de plumes noirs faisait face au même enfant. La même expression de contrariété se lisait sur son visage et le petit garçon tira plusieurs fois sur l'homme qui s'évapora à son tour.
« Doffy mon cœur est cassé... »
Doflamingo inspira profondément, il savait à qui appartenait cette voix et il crut défaillir en voyant Karrie à huit ans courir dans les bras du petit garçon, qui pointait de nouveau son arme sur un autre garçonnet brun au teint blafard et maladif. Il tira, et le garçon s'envola.
Incapable de faire le moindre geste, les entrailles du corsaire se tordirent douloureusement et sa gorge prit feu lorsqu'une mélodie lui parvint de la scène. Une berceuse, sa berceuse, celle que sa mère lui chantait, seulement à lui, elle la lui avait chanté au moins jusqu'à ses sept ans pour calmer ses crises de colère. La dernière fois qu'il l'avait entendu avait était lorsqu'il avait tué son père, Rocinante la murmurait pathétiquement entre deux sanglots, tentant en vain de le résonner.
Sous la voix calme et claire de sa mère, les deux enfants se faisaient face, mais le garçon avait cette fois baisser son arme et il ne semblait plus en colère. Il la dépassait d'une tête et semblait être son grand frère, mais Doflamingo savait que non, ils n'étaient pas frère et sœur, ils étaient amoureux et face à elle, le petit blond semblait heureux. Le garçon lui embrassa le front et ils s'enlacèrent. La voix de sa mère chantait, et le petit garçon pointa son arme vers lui, le roi se sentit soudain impuissant, il déglutit en le voyant tourner la tête vers lui, le menaçant comme s'ils étaient ennemis.
« Ton cœur est cassé ? » Demanda-t-il à la petite fille.
« Oui... parce que... il m'a dit qu'il n'y avait pas de place pour moi. »
Le garçon se remit en colère malgré le chant et tira, mais la balle n'atteignit pas le roi, à la place, Gladius tomba et s'évapora.
« Aller, n'y pense plus, je suis là moi, je peux réparer ton cœur si tu veux. »
Doflamingo se remit à respirer, Karrie allait dire oui, comme elle avait fait il y a dix ans et le petit garçon ne s'énerverait plus jamais.
« Tu peux pas réparer mon cœur. »
« Pourquoi ? »
« Le tien est trop cassé. »
« Mais non... »
Des sueurs froides lui coulèrent dans la nuque lorsqu'il vit le petit garçon se gratter la poitrine.
« Mais non, regarde. »
C'est fier de lui, qu'il arracha son cœur et le présenta à la petite fille, l'organe était petit et faible, déchiré en de multiples endroits, mais s'évertuait à battre. Il sourit à la petite fille en penchant la tête.
« Tu vois, je vais bien, ne me quitte pas s'il te plaît. »
« Il est trop cassé. »
Karrie se retourna et s'éloigna sous le regard choqué du petit blond et du roi.
« Non.. » Pleura-t-il.
Non, pleura-t-il.
« Non... »
Le petit garçon regarda son cœur battre piteusement dans sa main.
_ Non. Répéta-t-il.
Des rivières de larmes dévalèrent son visage et le petit garçon se mit à suffoquer, sa mère apparût derrière lui ainsi que son frère adulte, son père et Karrie de son âge actuel, tous le regardèrent sans émotion, seule sa mère avait un sourire désolé et elle se remit à chanter.
Le petit garçon se mit à hurler et à déchirer son cœur avec ses dents, arrachant les morceaux de chair avec rage et désespoirs sous le regard terrifié du pirate, qui ne pouvait s'empêcher de répéter les mots du garçon. Il pleurait tellement qu'il n'entendait certainement pas la berceuse de sa mère, il hurla en avalant le dernier morceau de son cœur puis pointa son arme sur sa tempe et tira, une giclé de sang éclaboussa le visage de sa mère et la scène s'évapora.
Karrie entra dans la pièce, les volets étaient à moitiés fermés et le grand pirates dormait près des fenêtres. Elle ferma la porte, et se dirigea vers lui lentement, le visage fermé par la tristesse qu'elle tentait de cacher. Lorsqu'elle passa près du tourne disque, elle l'alluma, un air de violon classique rempli la pièce.
Doflamingo se réveilla en sursaut, surprenant Karrie qui sursauta à son tour, il était en sueur, les mains tremblantes, il ne comprenait pas d'où venait la musique, d'où venait la lumière, était-il toujours en train de rêver ? Alors qu'il sentait tous les vieux sentiments gonflaient en masse dans sa poitrine, menaçant de lui exploser au visage, il tourna la tête et ses yeux exorbités se posèrent sur l'image qui désamorça sa descente aux enfers.
La blonde se tenait devant lui, avec une expression soucieuse, elle s'était changé, portait désormais ses cheveux détachés, avait enfilé son long peignoir de soie rose, elle sortait probablement d'une longue douche et avait apporté avec elle une bouteille de vin, ainsi que deux verres. Sa vision se flouta un instant.
_ Doffy, tout va bien ?
_ Hmm.
Il hocha la tête, et la suivit du regard alors qu'elle prit place sur le canapé en face de lui. Il se passa de longues secondes sans qu'ils ne bougent. Cela faisait plusieurs jours qu'ils n'avaient pas passés un moment ensemble, depuis qu'elle avait eu dix-huit ans, Doflamingo avait pris ses distances, stressé par la réapparition de Law dans ses plans, et mélancolique du temps où elle avait huit ans.
Il l'observa déboucher la bouteille et remplir les deux verres, elle ne portait aucun maquillage, n'avait pas coiffé ses cheveux qui pouvaient alors, boucler comme bon leurs semblaient, ne portait pas de chaussures et il pouvait dire qu'elle n'avait même pas prit la peine de mettre des sous-vêtements, seuls un morceau de soie la recouvrait et il la trouvait plus attirante que jamais. Elle avait grandi, son attitude de petite fille avait laissé place, au comportement calme et discret d'une femme intelligente sans pulsions ou crises d'aucune sorte, et le pirate commençait à ne plus pouvoir attendre, par ce changement de comportement Karrie lui faisait comprendre qu'elle était prête, elle accepterait non seulement de se donner à lui, mais aussi de comprendre tout ce qu'il lui avait caché : la piraterie, le gouvernement, les fruits du démon, les dragons célestes, Corazon, Law... Il devait tout lui dire, et la situation actuelle le pressait encore plus.
Elle lui tendit un verre, il le prit et en profita pour lui effleurer la main, déclenchant chez elle un petit sourire presque gêné. Avec la maturité Karrie avait réalisé à quel point, et de quelle façon Doflamingo l'attirait, elle faisait désormais attention a chaque détail, allant de son sourire à ses muscles en passant par le reflet dans ses lunettes.
Il but une première gorgée avec soulagement, puis enivré par le picotement du liquide dans sa gorge, il vida son verre d'un trait.
_ Doucement !
Il grogna, un filé de vin coulant le long de son cou, Karrie suivit la trace bordeaux du regard, détaillant presque avec envie la gorge du blond, ce n'est que lorsqu'elle vit un sourire satisfait étirer ses lèvres qu'elle se reprit et lui lança un regard mécontent. Elle le servit de nouveau et commença à boire son verre.
_ Qu'est-ce que tu fais là ?
_ J'avais envie de passer du temps avec toi. On se voit presque plus.
Lentement il s'enfonça dans son dossier.
_ Je t'expliquerais.
_ Tu vas pas très bien en ce moment...
_ Ne t'en fais pas pour moi.
Vexée elle haussa les épaules l'air indifférent, et but son verre. Doflamingo sourit encore plus, elle était plus mature mais elle restait la même. Ce petit haussement d'épaules lui rappela quelques souvenirs, lorsqu'elle avait six ans et qu'il s'amusait à la taquiner, elle haussait les épaules et partait en tapant des pieds la tête haute sous les rires des adultes. Il gloussa.
_ Quoi ?
_ Tu es belle.
Sa main se serra sur son verre alors qu'elle le regardait incrédule, depuis quelque temps elle s'était mise à attendre les avances qu'il n'avait cessé de lui faire lorsqu'elle était plus jeune, elle attendait les allusions au mariage, les réelles déclarations d'amour, le contact, mais il travaillait de plus en plus et se joignait rarement à eux.
_ Merci, chuchota-t-elle en se passant une main dans les cheveux.
Dans le couloir Dellinger l'appelait, elle offrit un sourire malicieux au roi et se leva, mais lorsqu'elle passa près de lui, elle sentit sa main lui attraper le bras. Une poignée douce et tranquille, lentement il l'attira vers lui et déposa un baiser sur ses doigts, puis sur son poignet, continua le long de son bras jusqu'à ce qu'elle soit assise sur ses genoux. Cela faisait des semaines qu'ils attendaient, mais aucun n'avaient bougé, pourtant ils savaient que tout ce qu'ils avaient attendu depuis des années était sur le point d'arriver. Karrie était assez grande maintenant pour qu'il puisse concrétiser et officialiser les choses.
Elle n'avait plus été aussi proche de lui depuis qu'elle avait dix ans, la proximité de leurs visages, son souffle, sa chaleur, la ramena avec mélancolie au temps de son enfance, tout ce qui lui importait alors était d'être près de lui, sans chercher à comprendre ce qu'il désirait, ce qu'il planifiait, ce qu'il faisait réellement lorsqu'il travaillait, et qui il était vraiment. Il passa une main sur le bas de son dos, caressant la soie du vêtement et l'embrassa sur la joue. La blonde se laissa aller aux pensées les plus agréables : elle était la seule qui avait autant d'importance à ses yeux, elle était celle qu'il avait choisie et leurs âmes étaient liées depuis sa naissance. Elle était sur terre pour lui. Toutes autres pensées, les doutes qu'elle avait eus sur sa sincérité s'envolèrent et le désir réchauffa ses reins.
Son cœur raisonnant dans ses tympans faisant battre son crâne au même rythme, il oublia vite les événements de la journée, enivré par le parfums luxueux de Karrie il effleura le coin de sa bouche amorçant le baiser dont il rêvait depuis plus de dix ans. Elle serra un pan de sa chemise d'appréhension et, sans plus hésiter les lèvres du corsaire vinrent se coller aux siennes. Un violent frisson la parcourut et une vague de chaleur se propagea de son visage à ses cuisses faisant rougir ses joues. Il n'attendit pas, et glissa sa langue dans la bouche accueillante, sentant son cœur sur le point d'exploser, une vielle peur refit surface dans le coin de son esprit, rendant ses mouvements impatient et brusque. Il l'attrapa par la gorge et rompit subitement le baiser, trop perturbé pour profiter pleinement du moment.
Elle le regarda avec de grand yeux interrogateurs.
_ Je vais te perdre.
_ … Quoi ?
Il plaça son autre main sur sa joue, maintenant son visage proche du sien de peur qu'elle ne s'éloigne, puis reprit son baiser. Trop heureuse de sentir à nouveau ces lèvres frotter les siennes, elle enfoui cette phrase au fond de sa mémoire et posa ses mains sur sa poitrine.
Il l'avait sentit, aussi fort et clair que le soleil de Dressrosa, il allait la perdre. Comme tous ceux qu'il avait un jour aimé, il ne savait pas comment, il ne savait pas pourquoi, mais il en était sûr. Cependant ce pressentiment s'évapora aussi vite qu'il était venu, il la rapprocha de lui et ils se frottèrent l'un contre l'autre fiévreusement.
Il n'avait pas pour habitude de se contrôler, dans ses moments intimes avec les femmes la seule choses qui avait un impact sur lui était ses propres pulsions, peu lui importait si sa partenaire gémissait ou pleurait, peu lui importait si elle aimait ou pas, seul lui comptait, son ego.
Il devait garder son sang froid avec Karrie, elle était là, toute ému pour lui, il ne voulait pas la cassé.
Mais la façon qu'elle avait de s'agripper à lui, déjà complètement soumise et en demande par un baiser, jouait sur ses pulsions. Il ne voulait plus attendre.
Il l'a mit debout un peu brusquement, la regarda un instant en faisant glisser le kimono à terre, révélant enfin ce qu'il avait tant essayé d'imaginer. Rien de comparable, son esprit pervers avait souvent imaginé ce corps désiré comme celui de toutes les autres : poitrine opulente, taille excessivement fine, bien courbé, Karrie n'était pas comme ça. Elle n'était comme aucune autre, pourtant il en avait eut, des petites, des grandes, minces, rondes, elle ne rentrait dans aucune catégorie, il ne se sentait pas attirait par la même chose que lorsqu'il regardait une femme ordinaire.
Chez les autres il ne regardait que la poitrine, les jambes, les fesses, quelques rare fois la couleurs de leurs bikini jouait mais rien de plus. Chez Karrie ce qui l'attirait le plus était son visage, ses yeux, ses mains, tous ce qu'il avait toujours vu et qu'il avait aimé tout de suite.
Mais au moment précis où le tissus avait quitté le corps de la fille, il oublia son visage et ses yeux furent attirés par ses épaules, son ventre, sa poitrine, tout son corps le faisait saliver et ses fantasmes les plus violents percutèrent son esprit. La bosse dans son pantalon palpita alors que ses mains parcouraient le corps laiteux et fragile qui lui était offert.
Elle frissonna, son corps à présent exposé, réagit au léger changement de température. N'étant plus couvert le duvet se dressa sur tout son corps, elle trembla brièvement, ses seins se durcirent anéantissant du même cou la retenu du corsaire qui passa sa main sur la poitrine qui l'appelait. Elle eut un bref gémissement aigu, surprise de sentir la main chaude se déplacer lentement sur elle, jamais elle n'avait ressentit un désir aussi fort, aussi claire, elle était en générale assez froide et fermé à tout se qui touchait à la sexualité, mais il lui faisait de l'effet, réchauffant tout son corps de sa seule présence, elle ne voulait qu'une chose : le laisser faire.
Il ne fallut que quelques secondes à Doflamingo pour céder et remplacer ses lèvres qui parcourait son ventre, par sa langue, puis ses dents qui remontèrent sur la poitrine. Elle siffla de douleur lorsqu'il mordit un téton, et il prit ça comme un encouragement. Ses mains attrapèrent brusquement ses fesses et il mordit plus fort. Elle avait mal, mais rien au monde lui donnerait l'envie d'arrêter, elle passa ses mains dans les cheveux blond du roi et s'y agrippa fermement. Il sourit et laissa traîner sa langue jusqu'à son cou, la rendant tremblante à en claquer des dents.
Il l'embrassa de nouveau en glissant sa main entre ses jambes, elle sursauta violemment, gémissant de surprise, et tenta, l'espace d'un instant de se dégager. Il grogna, lui intimant de ne pas bouger, pendant que ses doigts trouvèrent la chaleur la plus douce qu'il ait connu. La caresse était empreinte d'une tendresse que nombreuse lui auraient envié, consciente qu'il ne lui ferait pas de mal, elle passa outre le sentiment d'intrusion pour commencer à apprécier la main experte et se détendre. Les sensations électrisantes dégagés par les frottements de ces doigts, se propagèrent dans son ventre, faisant trembler ses jambes.
Il savait qu'elle serait timide, comme toute les vierges qu'il avait eu, qu'elle ne fasse aucun geste ne le dérangeait pas, la perspective de pouvoir en faire ce qu'il veut l'agitait tellement qu'il pouvait en perdre la raison. Cependant ne pas entendre un son le frustrait déjà, et ce qu'il aimait avec les jeunes filles c'est qu'on pouvait leurs faire les choses les plus extrême et leurs faire croire que c'était normal, bien sûr il ne jouerait pas à ça avec elle, il se contenta de la pénétrer de deux doigts. Bien entendu tout se déroula comme prévus et un son aigu sortit de sa gorge, tendis qu'elle se collait tellement à lui qu'elle en était presque sur ses genoux.
Il la fit s'appuyer sur sa cuisse, aussi légère qu'une plume pour lui, et il accentua ses mouvements, sa mains allant plus vite et plus fort dans le but de l'entendre davantage. Le son de cette voix qui lui avait un jour, dit des mots de petite fille, capricieuse au possible, réchauffa ses organes uns à uns et son désir consuma les dernières pensées cohérentes qu'il pouvait avoir.
Il ne prit pas le temps de se déshabiller, la prit sur lui en déboutonnant seulement son pantalon. A califourchon, elle put sentir contre elle la partie la plus chaude de tout le corps du pirate, intimidé par la taille, elle leva son regard inquiet et timide vers lui. Elle vit l'image réconfortante qui en aurait effrayé plus d'une, ses lunettes, son sourire, sa langue qui passait sur ses dents, c'était là un comportement normal lorsque l'on vit avec cet homme, elle savait qu'il n'y avait rien à craindre, qu'il s'agissait seulement d'un Doflamingo qui appréciait ce qu'il se passait.
Elle serra les dents et ferma les yeux très fort, lorsqu'il entra en elle, lentement mais sans hésitation, il ne s'arrêterait pas avant d'être parfaitement encré dans le corps vierge.
Ne contrôlant plus les spasmes de sa voix, elle plaqua ses mains sur sa bouche pour au moins les atténuer et garder l'air calme qu'elle voulais se donner, puis se laissa aller vers l'avant cachant son visage contre le torse du corsaire. Il l'autorisa à rester dans cette positions quelques secondes, mais il ne voulait pas que ça se passe comme ça, il voulait la voir, l'entendre et se délecter de ses premières sensations, il n'attendit donc pas plus, et bougea fermement ses hanches contre celles de Karrie. Il la redressa, la plaçant droite sur lui et prit ses mains de son visage pour les maintenir derrière son dos.
Malgré sa volonté de rester silencieuse, les coups de reins, qui ne tardèrent pas à être plus intenses, lui donnait d'abord la sensation d'être attaqué de l'intérieur, d'être griffé, frappé, ses plaintes n'avaient pour l'instant rien de satisfaisant aux oreilles du roi. Elle était tendu, crispé, il lui faisait mal s'était indéniable mais il ne devait pas s'arrêter. Son rythme resta régulier pendant de longues minutes, sans être très doux, il était loin d'être violent, il avait de la force et ne s'était jamais préoccupé de la contrôler avec les autres, il avait donc une idée erroné de ce que une femme peu supporter, cela n'empêcha pas Karrie de se détendre au bout de plusieurs minutes.
Le constatent, il lâcha ses mains, qu'elle posa instinctivement sur ses abdominaux, il se pencha vers elle pour l'embrasser de nouveau, et elle gémit, enfin, de plaisir. Les sensations destructrices qu'elle avait ressentit s'envolèrent, se faisant remplacer par des caresses possessives et chaleureuse.
Puis tout s'accéléra, n'y tenant plus, il cessa de tout retenir et ses mouvements se firent rapides, il lui tenait les hanches ne lui laissant pas la possibilité de se mettre contre lui préférant l'observer, le mouvement de ses boucles s'accordaient avec ceux de sa poitrine. Elle ne le regardait pas, la tête baissé, elle essayait d'accueillir le plaisir qu'il lui donnait, en trop grande quantité pour sa première fois. Mais les mouvements, l'action en elle-même était enivrante au point qu'elle ne voulait pas qu'il s'arrête, au point qu'elle ne sache plus vraiment quoi faire, quoi penser de l'homme qui avait participé, à sa manière à son éducation.
Ce n'est que lorsqu'elle sentit une main se poser sur sa joue qu'elle releva la tête, il lui sourit comme à son habitude, la détailla encore un peu, contemplant la lueur dans son regard, ses lèvres qu'elle mordait, puis il la prit contre lui, elle put enfin se tenir à ses épaules, embrasser son coups, lui montrait qu'elle pouvait lui donner de l'affection aussi.
Dans cette position elle sentit quelque chose se propager en elle, des vagues brûlantes se répercutaient dans tous son corps, ne sachant pas comment réagir face à cette chaleur addictive, ses ongles s'enfoncèrent dans les omoplates et elle cria presque alors que Doflamingo se mit à grogner sentant l'apogée se rapprocher. Il referma sa main sur son crâne, tirant ses cheveux alors qu'elle se mit a trembler, tout à cou silencieuse. L'orgasme la dévasta en quelques secondes sous le grognement final du pirate qui ralentit ses mouvements.
La situation lui échappait, mais il faisait mine d'ignorer, tellement qu'il arriverait peut-être, si il continuait ainsi, à se persuader qu'il avait encore un total contrôle sur le problème.
La réalité était qu'il improvisait, certes il jouait bien ses coups, mais son talent pour l'improvisation s'essoufflait plus vite qu'il ne voulait l'admettre.
Allongée près de lui, Karrie lisait le journal, une mauvaise habitude selon lui, mais il tolérait et surtout, elle était nue sous les draps. La chaleur de son pays leur permettait même de laisser les fenêtres ouvertes, laissant la légère brise faire flotter les rideaux de lin blancs.
Étendue sur le ventre, une main jouant avec ses cheveux, plongé dans les pages de son journal, ses sourcils froncés trahissaient sa concentration. Les femmes ne lisent pas dans cette famille, Jora ne s'intéresse qu'aux jeux de cartes, qui lui faisaient gagner une certaine somme, qu'elle dépensait immédiatement, et Baby 5 ne voyait pas l'intérêt de savoir ce qu'il se passait dans le monde. De ce fait, quand ils se rendirent compte qu'elle lisait le journal, ils avaient voulut l'en détourner au début, prétextant d'abord qu'il ne se passait jamais rien d'intéressant en dehors de Dressrosa, puis en lui faisant peur en disant que si elle lisait trop elle devrait porter des lunettes, puis en lui reprochant d'être ennuyeuse et déblatérant le fait que les hommes n'aiment pas les intellos. Ils avaient fini par abandonner, ne voyant finalement pas le mal, pensant qu'elle ne comprenait pas la moitié de ce qu'elle lisait. C'était vrai, elle ne connaissait pas les noms, elle ne connaissait pas la Marines, les lieux et la politique. Elle posait des questions mais personne ne lui répondait sérieusement.
Elle sursauta en lisant un titre d'article : Doflamingo quitte les Corsaires !
Ces quelques mots la plongèrent dans une confusion intense, et lire la suite de l'information ne l'aidait pas. Elle ne comprenait pas de quoi il s'agissait.
_ Doffy ?
_ Mm.
_ Ça veut dire quoi ça ?
Le blond prit le journal, il lut rapidement les quelques lignes puis éclata de rire. Mon dieu ce qu'ils pouvaient être bêtes dans la Marine.
Il passa sa main sur la tête de Karrie qui lui lançait des regards agacés.
_ C'est une blague ?
_ Oui, c'est une blague.
_ C'est quoi un Corsaire ?
Il soupira, ne cachant plus sa contrariété.
_ Tu devrais arrêter de lire, ça te prend la tête.
_ Ah ouais ? Et je fais quoi alors ?
_ Oh pauvre petite princesse, gloussa-t-il en se penchant vers elle, tu t'ennuies ici.
Il essayait de lui faire oublier toutes les questions qu'elle posait, mais plus il changeait de sujet plus elle insistait, et une question en cachait toujours une autre. Au fond, une pointe de culpabilité lui titillait l'estomac, elle avait vécu toute sa vie sans rien savoir vraiment de ses activités à l'extérieur, elle ne le connaissait même pas en vérité. Elle savait seulement qu'il était un roi, elle en avait logiquement déduit que son père à lui aussi avait été roi et ainsi de suite, que ce pays lui appartenait depuis des générations. Elle savait que le peuple l'adorait, qu'il l'avait libéré de temps durs, de la famine et de la pauvreté. De lui, elle connaissait l'homme déterminé, aimant, et protecteur, que dirait-elle si elle apprenait la vérité ? Elle savait qu'il tuait, pour elle s'était un droit de tuer, elle avait tué aussi, ils avaient tous le droit de tuer, c'était une politique, la famille royale pouvait tuer tous ceux qui se dressaient contre eux. Karrie tuait de sang froid tous ceux qui s'opposait à elle, ils n'étaient pas nombreux et Doflamingo voulait que ça reste ainsi. Ils l'avaient élevé comme ça, pouvait-elle vraiment changer après tant d'années ? Pour lui, elle avait tué son père en toute connaissance de cause, objectivement ce n'était pas un ange.
_ Un Corsaire, c'est un pirate, qui préfère lécher les bottes de la Marine plutôt que d'aller à Impel Down.
_ La Marine c'est...
_ La police du gouvernement mondial.
_ Et Impel Down ?
_ C'est une prison, perdue au milieu de l'océan, elle détient les pirates les plus dangereux de la planète.
Karrie rongea l'ongle de son pouce, le regard dans le vague, elle digérait toutes ses nouvelles informations, tandis qu'un sentiment de reconnaissance gonflait dans sa poitrine, elle était heureuse qu'il daigne enfin lui répondre sérieusement. Mais ce n'était pas assez, son cerveau crépita de nouveau et lui envoya de nouvelles questions, mais Doffy était disposé à lui répondre et une question importante hantait son esprit depuis quelque temps.
_ Doffy ?
_ Quoi ?
_ Vergo, et Monet... Ils sont mort comment ?
_ La centrale où ils travaillaient à explosé.
_ Ils travaillaient dans quoi ?
Il ne répondit pas. Il ne voulait pas parler de ça, il préférait la regardait, elle se passait la main dans les cheveux essayant d'y mettre de l'ordre sans vraiment de conviction. Elle était plus blanche que d'habitude, et sur son corps ressortaient, des marques rougeâtres.
Cela faisait plus de vingt quatre heures qu'ils n'étaient pas sorti de cette chambre, il se hissa au dessus d'elle, dégagea les boucles blondes de son passage, et déposa des baisait sur sa nuque et ses omoplates. Elle soupira, un peu attristé par son silence, mais ce sentiment s'effaça très vite, les lèvres de son amant lui procuraient frisson sur frisson et son esprit se focalisa sur la main qui glissait sur ses côtes. Elle posa sa tête sur l'oreiller en le sentant descendre, embrasser son dos et ses reins.
Il descendit. Descendit encore, ses mains enserrant ses hanches menues, il arriva lentement à la partie bombée, sa partie préféré, il mordit dans la chair tendre. Karrie sourit en laissant échapper un gémissement, l'encourageant à mordre plus fort. Elle commençait à gigoter et se cambrer, il lui asséna alors une légère claque sur l'autre fesse. Habituaient à un tel traitement, ses fesses se teintèrent rapidement d'une couleur rosée. Il passa une main entre ses cuisses et elle se cambra un peu plus pour lui faciliter l'accès. Il trouva ce qu'il cherchait en une demi seconde, la chaleur était délicieuse et il massa la zone avec envie. Elle plongea dans le plaisir sans hésitation, la douleur de sa première fois oublié sous les assauts répété de ces derniers jours, elle avait une confiance aveugle qu'elle n'accorderait à aucun autre homme, elle savait, elle était persuadée qu'il ne la blesserait pas. Alors elle s'abandonnait, fondait dans le plaisir qu'il n'avait cessé de lui offrir pendant des heures.
Elle sursauta cependant lorsqu'il introduisit sa langue là où elle n'avait pas l'habitude, surprise, elle tenta de se dégager, la main de l'homme se posa sur son dos, l'immobilisant en douceur et insista sur l'entrée qu'il souhaitait. Il fallait qu'elle accepte ce contact, ainsi tout se passerait bien, C'est comme ça qu'il lui expliquait tous les aspects de la sexualité qu'il lui instruisait. Elle se détendit un peu, en se disant que si il le lui faisait c'était sans danger, c'était normal. Elle chercha alors le plaisir en se concentrant sur la langue qui appuyait entre ses fesses.
Au bout de quelques minutes cette sensation lui devint normal, puis réellement plaisante, d'une main il lui caressait les cheveux, la réconfortant encore un instant. Elle ressentait du plaisir à deux endroits, et se retenait à grand peine de gémir plus fort, une partie d'elle pensait aux fenêtres laisser ouvertes.
Il tira ses cheveux, la faisant relever la tête un instant, puis il glissa lentement sa main le long de son dos la griffant doucement. Il accéléra finalement sa main entre ses cuisses, et sa langue. Elle se mit à trembler violemment, sa voix montant dans les aigus, il n'arrêta qu'une fois son orgasme passé.
Il ne lui laissa pas le temps de reprendre son souffle, se hissa de nouveau au dessus d'elle, lui souleva les hanches et entra en elle de la façon la plus douce qu'il put en étant contrôlé par tous les fantasmes qui éclataient dans sa tête. Les mains plaquaient sur les épaules de sa partenaire, la maintenant contre l'oreiller. Il la sentait se serrer autour de lui, il laissa tomber sa tête en arrière, ne cherchant plus à contrôler la force qu'il mettait dans chaque cou de hanches. Il aimait ça plus que n'importe quoi d'autre, sentir qu'il passait en elle, qu'il s'enfonçait, encore et encore. Il ne pensait même plus à la colère qui l'habitait, il ne voulait tuer personne, il sortait pour un temps de son labyrinthe intérieur et retrouvait la lumière. La différence avec Karrie était que, lorsqu'il atteignait l'orgasme, il se sentait exploser, dévaster sans pouvoir se contenir. Son plaisir monta tellement que ses bras flanchèrent, couché sur elle, il ne put retenir ses grognements, puis un flash. Il s'immobilisa pendant quelques secondes, et ses muscles se relâchèrent.
La réalité le rattrapa très vite car l'heure était venu pour lui de sortir de son lit de plaisir. A l'instant même où les fourmillements de sa ressente extase diminuaient, il pensa à disparaître, à partir avec elle, l'emmener loin et ne plus jamais donner signe de vie. Tout en lui caressant les cheveux, il pensa à cette opportunité, le monde pensait qu'il se retirait alors pourquoi ne pas en profiter ? Puis des questions absurdes lui vinrent, pouvait-il se contenter d'être admiré seulement d'elle ? Pouvait-il renoncer à son pouvoir ? À sa vengeance ? À sa colère ? Pouvait-il réellement faire taire les grondements en lui, faire cesser les bouillonnements dans son sang ?
Un grand sourire sinistre vint étirer ses lèvres lorsque la réponse à ses questions s'imposa à lui comme une évidence : bien sur que non.
Karrie se sentait rassuré, ses questions s'étaient envolées. Respirant à présent calmement, elle le regardait et se sentait pleine d'espoir, il était là, il avait toujours été là et il le serait toujours. Un jour il la demanderait en mariage, et ils vivraient ensemble jusqu'à leurs morts.
_ Je t'aime.
Elle s'était débattu, lorsque Gladius l'avait prise par le bras pour la faire sortir du Colisée. Elle s'était agrippé à la jambe de Doflamingo en protestant qu'elle voulait rester, il n'y avait aucune raison qu'on la renvoie. Elle s'était bien tenu tout le long des combats, elle s'était couverte de bijoux pour faire honneur à la tradition des combats de gladiateurs, n'avait fait aucun commentaires quant aux allures plus que douteuse des combattants. Elle était resté, assise bien droite, par terre devant le trône du roi, elle s'était faite belle et surtout, pour une fois discrète, pour leurs faire plaisir, alors pourquoi Gladius la précipitait dans les couloirs du palais ?
_ A toute à l'heure. Avait dit Doffy.
Cela ne sonnait cependant pas comme une promesse, et elle sentait que sont cœur exploserait si elle ne retournait pas rapidement au près de lui.
Ils s'enfoncèrent dans les souterrains, Gladius était concentré à ne pas entendre les supplications de la jeune fille qui tentait par tout les moyens de le ralentir, elle demandait pourquoi bien sûr et, intérieurement, il tiqua. Il avait toujours dit qu'il fallait l'entraîner, elle aurait pu se battre pour lui comme eux. Mais, maintenant, les ordres étaient de la mettre à l'abri, de ne rien lui dire, il avait déclaré qu'ils seraient autorisé à lui dire la vérité une fois toute cette affaire terminé et Law enterré.
La vieille salle de torture se dessina au bout du couloir, cet endroit avait été privilégié car qui viendrais jusque là ? Il ouvrit la porte et la fit entrer.
Karrie se tourna vers lui en le fusillant du regard, en un flash Gladius se souvint du jour où il l'avait trouvé, mangeant un lapin à peine mort, couverte de sang, lorsqu'il s'était approché elle lui avait lancé le même regard.
_ Ne t'en fais pas, je reviens te chercher.
Et il ferma la porte, comment pouvait-elle ne pas s'en faire ? Ils l'emprisonnaient, et elle comprenait que quelque chose de grave se passait, elle le savait depuis la mort de Vergo, mais les maigres indices qu'elle avait réussi à arracher de la bouche de certains ne faisaient que la plonger dans une confusion profonde. Les jambes tremblantes, elle s'assit sur une table et regarda autour d'elle, essayant de distraire son esprit et de passer le temps, mais un mauvais pressentiment lui broyait l'estomac, elle se sentait impuissante et elle savait que la situation la dépassait.
_ Enfin... soupira une voix, j'ai cru que ce jour n'arriverait pas.
Dressrosa était en ruine, le centre de la ville s'enflammait, explosait, tremblait et le Colisée avait à présent une allure de vieille scène de théâtre, en ruine.
Ce mot-ci, ruine, résumait très bien l'état de son restaurant, la cuisine était en feu, les quelques clients s'étaient enfui depuis les premiers tremblements. Lorsque le toit du bâtiment s'était effondré, il n'avait pas eu le temps de faire quoi que ce soit, les étages du dessus s'écrasant sur lui, il avait, à peine, eut le temps de se jeter sous son plan de travail.
Coincé sous une tonne de débris, il respirait faiblement, essayant de ne pas inhaler la poussière qui lui tombait dessus. Il crut que sa fin proche jusqu'à ce que la voix de son frère ne l'atteigne, alors l'adrénaline courra dans ses veines, et il repoussa les parties de plafond qui était tombé. La lumière du jour heurta violemment ses yeux et une main s'agrippa à la sienne, le tirant vers le haut.
_ Cal' !
Cette voix lui parut plus rassurante que jamais, il se laissa aller contre le torse de son frère, qui s'évertuait à le sortir de son piège de plâtre.
Le brun leva faiblement les yeux et découvrit que son restaurant n'existait plus, il voyait le ciel, qui lui semblait rouge et encombré par de gros nuages.
_ Qu'est-ce qu'il se passe ?
_ Faut qu'on se barre.
Les deux frères s'éloignèrent des flammes qui dévoraient ce qu'il restait de leurs cuisine. Calum soutenu par son frère, leva la tête en direction du palais, qui ressemblait, lui aussi, à une ruine.
_ Ils ont attaqué le roi ?
_ Ouais, il paraît, qu'ils sont tous en train de mourir...
_ Quoi ?
Le garçon aida son petit frère à s'asseoir sur un reste de mur.
_ Ils se font destituer, faut partir.
_ Attend... y'a... Karrie, on peut pas la laisser là-bas.
Le plus vieux écarquilla les yeux.
_ Hein ? Encore elle ? Je croyais que tu étais passé à autre chose !
Calum se leva.
_ Non...
Un silence froid ponctua cette phrase, le brun savait que son frère allait s'énerver, une année était passé depuis la dernière fois qu'il avait vu Karrie, elle n'avait jamais chercher à le voir de nouveau, et l'image d'elle entouré par les bras du roi avait hanté ses nuits. Son cœur s'était brisé, mais il lui restait un infime espoir, elle n'avait sans doute plus l'autorisation de sortir de son palais, et tant qu'elle ne le lui aura pas clairement dit, il refuserait de croire qu'il n'avait aucune chance.
_ Cette fille... est aussi mauvaise qu'eux ! Il faut que tu l'oublie, tu vas devenir fou !
Son frère voulut lui prendre le bras mais il s'écarta, une expression désolée sur le visage.
_ Elle va se retrouver seule... je peux pas la laisser.
_ Tu penses qu'en faisant ça, elle tombera amoureuse de toi, mais elle est sûrement morte elle aussi.
Calum sursauta.
_ Ils sont... réellement en train de mourir ?
_ La gamine qui s'occupe de la maison des jouets.
_ Ouais ?
_ Elle est morte.
_ Comment tu le sais ?
_ C'est Arjun qui me l'a dit.
Leur frère aîné avait quitté la maison lorsque l'armée royale cherchait de nouveaux hommes, il était au service du souverain depuis des années.
_ Il vient de déserter, Shumb et Bayar l'ont aidé.
Il était le plus jeune de la fratrie, Arjun était le premier né, ensuite il y avait eu Shakar, qui avait, depuis longtemps quitté l'île, Shumb avait été adopté, il avait le même âge que Bayar. Aucun d'entre eux n'était mauvais, et chacun aidait leur père comme ils pouvaient. Nadin était né juste avant Calum, et tous les deux avaient décidé de rester au plus près de leur père.
_ Faut quitter cette île de merde, on en a l'occasion ! On part tous.
_ Comment ?
_ Shakar nous attend sur l'île la plus proche, c'est à trois jours de navigation.
_ Sur le vieux bateau de pêche ?
_ Ouais !
_ C'est impossible.
Nadin regarda son frère, désemparé, ils avaient une chance de partir, c'était ce qu'ils avaient toujours voulu. Évidemment, partir en temps normal était impossible, interdit, ils n'avaient pas le droit de partir et pas les moyens. Calum voulait tout abandonner pour sauver une fille qui ne l'avait jamais aimé.
_ Ecoute... préparez ce qu'il faut, je vous rejoins.
_ Non, attend !
Le brun partit en courant, il avait presque failli changer d'avis...
Karrie avait besoin de quelqu'un, quelqu'un de stable et d'honnête, qui lui apprendrait à vivre simplement et à faire confiance, et il voulait à tout prix être ce quelqu'un.
Il courait sans vraiment savoir ce qu'il ferait une fois arrivé, il se cacherait bien sûr, il avait réussi à survivre à plusieurs rencontres avec le roi, ce n'était pas pour mourir le jour où il avait l'avantage.
La terre trembla de nouveau, et, au milieu des flammes et de la foule paniquée se dressait un homme, furieux qui criait un nom. Il eut à peine le temps de reconnaître le mentaux qui flottait sur ses épaules que des fils immenses sortirent de terre, empalant les pauvres victimes qui passaient.
Calum sentit son cœur faiblir et un fil brisa la terre à quelques mètres de lui.
La voix du roi, assombrit par la rage, ressemblait à un coup de tonnerre, il semblait contrôler tout ce qui l'entourait, le feu, la terre, le ciel, il dominait tout.
L'esprit décomposé, il ne réfléchissait plus, son labyrinthe avait laissé place à un désert enflammé, il n'avait plus qu'une idée en tête : tuer. Exterminer la moindre trace de vie de cette île, détruire chaque bâtiment, chaque maison. Il ne contrôlait plus sa voix, grognant à chaque expiration, il se promit de ne tolérait que le silence à la fin de cette journée.
Il n'était plus humain, il n'aurait reconnu personne, ni Diamante, ni Sugar, ni Vergo, s'ils avaient été encore en vie, il les aurait massacré sans faire de distinction.
_ Hey, écoutes moi.
_ Non.
Le prisonnier soupira, enfermé depuis des lustres dans sa cellule, il s'était vanté une patience infini, mais cette fille l'insupportait au plus haut point.
_ Il n'y a rien à faire pour les sauver.
_ Ils n'ont pas besoin d'être sauvé ! Et arrêtes de me parler, tu n'en as pas le droit.
Il soupira.
_ Il fut un temps où tu m'apportais des pommes...
Le silence accueillit son commentaire, elle tournait le dos à la cellule, était assise très droite le menton haut, elle faisait mine de ne pas l'entendre.
_ Peu importe ton comportement maintenant, nous aurons un avenir commun de toute façon.
_ Pardon ?
_ Sais-tu pourquoi je suis enfermé ici ?
_ Parce que le roi ne t'aime pas.
_ Si ce n'était que ça, il m'aurait tué depuis longtemps.
Karrie se détendit un peu et daigna tourner la tête.
_ Pourquoi es-tu encore en vie ?
_ Je sais tout.
_ … Quoi ?
_ Les étoiles me parlent, elles répondent à toutes mes questions. Je sais tout. Mais je ne divulgue jamais rien.
Elle fronça les sourcils en attrapant une mèche de ses cheveux.
_ Ton Doflamingo chéri, voulait bien sûr, que je lui révèle mes secrets, que je prédise les actions de ses ennemis, qu'on soit associé. Mais je n'ai jamais cédé.
_ Pourquoi as-tu refusé ?
_ Si je pose des questions qui ne sont pas les miennes aux étoiles, elles cesseront de m'aider. Il m'a enfermé, pensant que je reviendrais sur ma décision.
_ Je ne te crois pas.
_ Pourtant je sais tout sur toi. Je sais qui t'a trouvé dans la neige, pourquoi tu t'es retrouvé là, je sais ce que tu aimes ou pas, et je connais tes sentiments pour lui.
Ses yeux clignaient plus que de raison, elle perdait peu à peu la confiance qu'elle avait.
_ Et je peux te dire, que tu ne sais pas qui il est.
_ Bien sûr que si ! C'est le roi de Dressrosa, il a sauvé son peuple d'une attaque de pirate, ce pays est à lui depuis des générations.
_ Non.
Elle eut l'impression de passer sous une douche froide, comment pouvait-il dire seulement « non » ? ses doigts commencèrent à s'agiter, et une boule grossit dans son ventre.
_ Don quixote Doflamingo est un pirate.
_ Tu... tu dis n'importe quoi ! Tu lui en veux alors tu l'insultes !
_ Écoutes moi ! Bon sang, je n'ai jamais connu quelqu'un d'aussi têtu... L'histoire de Doflamingo est complexe et tragique. Il fut noble d'abord, ensuite orphelin, pirate, corsaire et enfin roi.
_ Tu mens.
_ Il n'aime personne, il n'aime que le pouvoir, il a décapité son propre père dans l'espoir de redevenir un dieu aux yeux du monde. Il est tordu, incapable d'aimer qui que ce soit...
_ Nous...nous avons le droit, de tuer...
_ Tu dis nous ? Tu parles du semblant de famille qu'il a réussi à fonder ? Mais vous n'êtes rien, il est le seul restant de sa famille, aucun d'entre vous ne partage son sang. Il vous manipule, il vous utilise pour combler un vide qu'il agrandit lui-même. Il pourrait tous vous tuer, même toi. Karrie, tu n'es pas au dessus de qui que ce soit dans ce monde, tu mériterais d'être punis pour tous ce que tu as fait.
_ Non...
Sa voix tremblait, elle avait envie de pleurer, de sortir d'ici retrouver sa famille et tout oublier.
_ Tu n'as rien de spéciale pour personne, lui as-tu déjà demandé pourquoi il t'aime ?
Mal à l'aise, elle descendit fébrilement de la table, mordant mécaniquement ses lèvres. Elle était plus attentive que jamais, même si elle savait au fond, que ce qu'il allait dire aller la déstabiliser.
_ Tu ne le dois qu'a ton physique, une petite fille blonde aux yeux clair, parfaitement proportionné et abandonné... Tu lui ressembles, tu ressembles à son frère, à sa mère. Tu es susceptible de tourner comme lui, de réellement le soutenir. Tu aurais pu être bonne pour lui, mais son obsession pour toi t'a fais devenir aussi égoïste et sadique que lui. La place de roi, est ce qui se rapproche le plus de la noblesse mondiale à ses yeux, en t'élevant à ce rang, il essaie de faire une copie de sa véritable famille. Il t'aurait fait deux enfants et aurait tué les filles, il ne veut pas de fille. Précisément deux fils.
Tremblante, elle s'agrippait à une vieille chaîne pour ne pas tomber, son cerveau sur le point d'exploser, il y avait tellement de détail dans le récit de cet homme, ça ne pouvait qu'être vrai. La vérité ne pouvait avoir que cette forme là, on s'était tellement évertué à la lui cacher, qu'elle devait être au moins aussi horrible que ça.
_ Je suis désolé, je ne dis pas qu'il en est conscient de tout ça.
_ Q-qui sont les autres alors ?
_ Des partisans, on pourrait dire, des gens qui ont été aveuglé par cette aura qu'il dégage. Comme toi. La plupart sont mort à cette heure-ci.
Karrie sursauta, sa respiration s'accéléra.
_ Quoi ?
_ Tu ne les reverras plus, ni lui, ni les autres.
_ I-il ne peut p-pas mourir.
_ Je n'ai jamais dit qu'il allait mourir.
_ Tu viens de le dire ! S'emporta-t-elle.
_ Je t'ai dis que tu ne le reverrais plus, il va être arrêté, et enfermé à Impel Down.
« C'est une prison perdue au milieu de l'océan, elle détient les pirates les plus dangereux de la planète. »
Les larmes lui brûlaient les yeux, tant elle essayait de les retenir. Comment pouvait-il être un pirate aussi redouté alors qu'il ne partait presque jamais cette île.
_ Je... je ne comprends pas.
_ Ce serait très long de tout t'expliquer... Du temps où il était pirate, il a fait des millions de victimes, quand il est devenu corsaire, il a trahi la marine tellement de fois. Il a abusé du monde entier. Crois moi, il mérite ce qu'il lui arrive.
_ Non, non, i-il m'a dit qu'on se verrait tout a l'heure...
_ Il est en train de se faire battre... tu ne le reverras pas.
La blonde respirait fort, elle s'empêchait de gémir, de pleurer, mais à l'intérieur tout était détruit, un épais brouillard barré son monde, son esprit, le visage de Doflamingo se floutait aussi, elle avait l'impression de ne plus le connaître, il avait des allures de démon à présent. Même si certaines choses se brisaient, son monde tenait encore bien debout il y a quelques heures. Et maintenant, elle se sentait trahi, pour la première fois, elle doutait réellement de son roi, et de sa famille.
Le judas de la cellule s'ouvrit, et des yeux verts apparurent, la dévisageant curieusement.
_ C'est vrai... que tu inspire la sympathie, Karrie, tu es belle, et, naïve, et on t'a complètement trompé, on a envie de t'emporter loin de toute cette merde.
_ J'en ai rien à foutre de ça...
Elle se massait furieusement le crâne, espérant que le brouillard et la douleur se dissiperaient.
Le silence dura. Dura de longues heures, elle avait l'impression de mourir, qu'on lui enfonçait des dizaines de poignards, dans le ventre, la poitrine et le dos, sa gorge brûlait et elle grognait de désespoir. Puis enfin, elle s'endormit.
Le prisonnier ouvrit de nouveau son judas et observa la jeune fille, coucher par terre, les étoiles ne cessaient de lui répéter qu'il resterait près de cette fille pendant quelques temps, il ne voyait pas dans quel intérêt, mais il acceptait l'éventualité. Il savait ce qu'il se passait, il avait connu Law juste avant que Doflamingo décide de l'enfermer, les étoiles lui avaient prédit que cet enfant allait faire tomber le pirate, mais il n'avait rien dit.
Enfin il était là, et il avait mit fin au règne de la famille Don Quixote, mais ce n'était pas lui qui allait arriver dans quelques instants.
_ Karrie, réveilles toi.
_ Karrie !
La voix étouffée, était paniqué, et essoufflée. Calum se trouvait devant la seule porte qu'il n'arrivait pas à ouvrir et il était sûr qu'elle était là. Après des heures de recherche, à fouiller le palais de fond en comble, à se cacher de tout le monde, il était au fin fond du bâtiment, et il devait ouvrir cette porte.
Des bruits sourds réveillèrent Karrie, elle ouvrit difficilement les yeux au moment où la porte s'ouvrit, à moitié tordue par les cous portés. Elle espérait voir Gladius revenir, ou encore mieux, Doflamingo arriver, pour la sauver et lui dire que tout allait bien, et que le prisonnier avait menti.
Mais elle mit plusieurs secondes avant de le reconnaître, des cheveux bruns, des yeux noirs où se reflétait l'inquiétude, et une seule oreille.
_ Calum.
_ T'a rien... souffla-t-il en la relevant.
Elle resta devant lui sans rien dire, alors qu'il vérifiait si elle n'avait pas une blessure cachée. Elle ne l'avait pas oublié, mais elle s'était depuis longtemps faite à l'idée de ne plus le revoir.
_ C'est lui qui t'envoie ? Demanda-t-elle sans convictions.
_ Le roi ? Non.
_ Qu'est-ce qui se passe ?
_ Il y a eu une guerre, Karrie, le roi a perdu.
_ Non...
Le prisonnier grogna, et, de colère elle attrapa une énorme pince à moitié rouillée et la lança contre la porte de la cellule.
_ Fermes la toi ! Ils ne peuvent pas avoir perdu, c'est impossible !
_ Je suis désolé, intervient le jeune homme, Karrie, ils sont mort.
Calum sentit son cœur se serrer lorsqu'elle se tourna vers lui, furieuse, les larmes aux yeux, il se permit d'ajouter :
_ Sinon, pourquoi se serais moi qui serais venu t'ouvrir...
Elle baissa les yeux, les lèvres tremblantes, elle ne savait plus quoi faire.
_ Je comprend pas... Où sont-ils ?
_ Quand j'ai réussi à entrer, ils étaient en train d'emporter leurs corps.
_ Qui ça ?
_ La marine.
Karrie déglutit, et peu à peu, elle assimilait le fait que la marine était présente, c'était logique, si elle prenait en compte que Doflamingo était un pirate.
Son cœur se comprimait, et se débattait douloureusement à chaque fois qu'un détail s'éclaircissait.
Elle ravala ses larmes, et sortit de la pièce.
_ Où tu vas ?
Aucune réponse.
Hey gamin, tu veux pas me sortir de là ?
Calum observa les deux yeux verts qui brillaient à travers le judas, méfiant quant à l'idée de faire sortir un prisonnier. Puis il se dit que son emprisonnement n'était plus de mise.
Karrie marchait lentement, ses pieds se heurtant aux débris, elle observait presque calmement sa maison en ruine. Tous les murs étaient tombés, Il n'y avait plus un signe de vie dans ce palais. Alors elle sortit, traversa la cour, et descendit les escaliers menant en ville.
Tout était calme, comme après une tempête, elle crut vaguement reconnaître le Colisée, ou en tout cas la ruine qui se tenait à sa place. Elle n'avait croisé aucun corps, elle ne relevait pas la tête. Elle ne savait pas quoi faire et marcher lui semblait une bonne solution.
_ Hey petite ! Qu'est ce que tu fais là ?
Elle leva les yeux vers le marine qui lui demandait de se mettre sur le côté.
_ Où est il ?
_ Hein ? Qui ?
_ Don quixote Doflamingo.
_ Ah... ne t'inquiète pas, nous l'avons arrêté, il finira ses jours à Impel Down. Dit-il avec fierté.
_ C'est vrai ?
_ Oh, tu ne me crois pas ? Regarde.
Son cœur se déchira, l'homme face à elle tenait dans sa main une paire de lunette de soleil qu'elle connaissait bien, brisée. Dans son ventre gronda alors quelque chose, puis cette chose monta en elle s'insinuant comme un serpent dans son estomac, puis sa poitrine, sa gorge... Autour d'elle une aura apparût, froide et sombre qui contaminait l'air autour d'elle.
_ Rends moi ça.
Un peu plus loin, Baby 5 qui était en train de pleurer de bonheur aux bras de son futur mari, se stoppa net en sentant une aura grandissante qu'elle avait déjà connue. Elle se retourna et blêmit, elle voyait Karrie immobile face à un marine, l'homme perdait d'ailleurs confiance et avait la main posé sur son micro, prêt à appeler des renforts, même si cela n'était pas nécessaire. Cette aura, attirait déjà l'attention de plusieurs marines restaient pour rassurer la population.
_ Oh non...
_ Mmh ? Qui c'est ?
_ C'est... c'est Karrie... Mais, on dirait...
_ Oh, coupa Sai, tu as vu ? On dirait ton ex patron en fille !
Elle écarquilla les yeux, même si pour le moment elle était faible, cette aura avait effectivement les mêmes caractéristiques que celle de Joker. En un flash elle se rappela que leurs deux sangs étaient mélangés, un frisson d'horreur parcourut sa colonne vertébrale et elle attrapa la main de Sai.
_ Partons.
_ Hein ? D'accord.
Elle voulait partir tant que Karrie ne la voyait pas, sa réaction serait évidente si par malheur, la blonde apprenait qu'elle est vivante.
Elle respirait fortement, les yeux rivés sur les lunettes. L'homme ne faisait aucun geste pour les lui donner et il avait même reculé d'un pas.
_ Hey gamine, qu'est-ce que t-tu fais ?
Les gens se regroupèrent autour d'elle, la faisant paniquer, et monter le dégoût qu'elle avait pour les habitants. Lorsque la chose qui montait en elle passa par sa poitrine, son cœur, vibra, faisant résonner ses tympans. Le bruit des pas autour d'elle l'assommait presque.
_ Rend. Les. Moi.
Un vague d'air froid balaya à plusieurs mètres autour d'elle, faisant voler la poussière.
_ H-hey, qui est-ce ? Demanda un autre officier.
_ C'est Karrie, elle fait partie de la famille royale.
_ Quoi ? Cria le marine.
Puis la chose atteignit son cerveau, elle cria de rage et son aura explosa, faisant tombé, inconscient tous les gens à plusieurs mètres autour d'elle.
Faible comparé à Doflamingo, mais elle neutralisa tout de même des dizaines de personnes.
Une fois le calme revenu autour d'elle, elle avança et ramassa les lunettes des mains inertes du marine.
Elle les contempla, longuement, dans chaque éclat de verre rosé, elle voyait sa vie, elle voyait son visage, son sourire, ses gloussements et ses ricanements raisonnaient dans sa mémoire.
Elle se rendit compte désormais que ça vie avait tourné autour de lui, il avait été parfait, sur tous les points, c'était évident maintenant. Sa vie était avec lui.
Et voilà, alors c'est le presque finale hein, la conclusion arrive d'en pas longtemps promis !
encore pardon pour l'attente, les fautes et la... déception ? bref
Bisous
