Hello there !

Ready pour le chapitre 3 ?

C'est parti !

Akane : Merci de tout cœur pour tes reviews qui m'ont fait bien chaud au cœur. Je suis contente d'avoir réussi à faire passer ce que tu m'as dit pour le chapitre sur Gaby parce que j'ai pris énormément de plaisir à l'écrire et j'espérais que ça allait rendre comme je le voulais. J'espère que la suite te plaira également ! On en saura un peu plus sur Gaby au fur et à mesure ;)

Warning : Mention de comportements auto-destructeurs, scène de sexe.


Sinnerman

Gabriel

Quand Gabriel parvenait à s'endormir à l'aube, physiologiquement épuisé, il se réveillait généralement en début d'après-midi avec l'estomac qui gargouillait.

Aujourd'hui ne fit pas exception. Il ouvrit un œil vers 14h avec le ventre creux et laissa tomber un bras paresseux au pied de son lit pour attraper un paquet de gâteaux qui traînait par là. Il aimait cuisiner mais il le faisait rarement, peut-être par flemme ou peut-être parce qu'il avait arrêté de s'alimenter correctement depuis environ un an, quand il avait laissé tomber ses études.

En y réfléchissant, il avait abandonné beaucoup de choses en même temps que ses études.

Sa famille dans un premier temps. Il y avait plusieurs mois qu'il n'avait pas eu de contact avec l'un de ses trois frères.

Au début, ces derniers le harcelaient presque pour avoir des nouvelles de lui au moins une fois par jour et puis au fil du temps, les appels s'étaient espacés et Gabriel s'était peu à peu éloigné sans leur dire qu'il avait arrêté la fac.

De toute façon, ses grands frères étaient déjà bien occupés par leur quotidien ; Raphaël préparait sa thèse pour devenir médecin et Michel avait monté une affaire obscure avec Lucifer dont il n'avait pas osé demander les tenants et les aboutissants.

Et puis ses frères étaient adorables mais ils avaient tendance à le couver beaucoup trop, peut-être pour remplacer la mère qu'il n'avait pas eu la chance de connaître.

Il se disait qu'il allait sûrement leur rendre visite pendant l'été mais il repoussait sans cesse sa décision avec des excuses un peu bidons. Peut-être qu'au fond, il avait un peu peur de ce qu'ils allaient penser en le voyant et qu'il voulait simplement éviter les questions et les remarques qui tomberaient inévitablement.

Il n'avait pas envie qu'on lui demande comment se passaient les cours, s'il avait enfin trouvé quelqu'un, il n'avait pas non plus envie qu'on lui fasse remarquer qu'il avait une mine de six pieds de long - tu dors un peu, parfois ? - ou encore qu'il avait fondu comme neige au soleil.

Il pensait à tout ça en grignotant un biscuit du bout des lèvres. Ses frères lui manquait énormément mais il ne se sentait tout simplement pas prêt à les affronter. Pas tant qu'il n'irait pas mieux.

Mais enfin, il ne fallait pas exagérer, il n'allait pas si mal que ça.

Il s'étira longuement et daigna mettre un pied en dehors de son lit en baillant gracieusement. Il repoussa ses mèches blondes en arrière et se rendit dans sa salle de bain pour prendre une douche et se raser un peu avant de reprendre son service dans quelques heures.

Il soupira de bien-être en sentant l'eau chaude frapper sa nuque et couler le long de son dos. Son esprit se mit à vagabonder et il se demanda si le garçon triste de la veille reviendrait au bar. Il était mignon avec ses yeux humides de chien battu mais Gabriel aurait préféré le voir sourire. D'ailleurs, il l'aurait sûrement un peu dragué si le contexte avait été différent.

Devant la glace de sa minuscule salle de bain, il observa son visage ombragé par une légère barbe puis baissa les yeux vers son rasoir. Il resta pensif un instant en passant son pouce contre les lames aiguisées puis s'empara du manche avant de s'appliquer un peu de crème sur les joues. Il tenait à rester présentable.

Il était en train de s'habiller quand son téléphone vibra sur sa table de chevet.

Une jambe dans son pantalon et l'autre en dehors, il s'affala sur son lit pour l'attraper à bout de bras et regarder l'expediteur du message. Un sourire étira ses lèvres quand il vit que c'était Inias.

Son pantalon toujours à moitié mis, il s'allongea sur le ventre pour lire le texto de son ami.

Tu es libre ce soir ?

Simple et concis, c'était tout Inias. Le jeune homme ne s'encombrait pas de formules de politesse et de blabla, préférant aller droit au but, ce que Gabriel trouvait amusant et étonnamment agréable. Ils se ressemblaient un peu sur certains points même si, là où Gabriel était un vrai boute-en-train, Inias était un pince sans rire de compétition, ce qui l'avait immédiatement charmé quand il l'avait rencontré.

Pourquoi ?

Contre toute attente, c'était Inias qui l'avait dragué pendant son service et il n'avait pas mis longtemps à être séduit par le garçon qui n'etait pas passé par quatre chemins pour lui faire comprendre qu'il lui plaisait.

Ils avaient donc terminés chez Gabriel après son service - c'était lui qui habitait le plus près du bar - et avaient passé une nuit que le blond avait fièrement classé dans son top trois sous le regard mi-blasé, mi-amusé de son partenaire.

J'ai envie de m'assurer de mes propres yeux que tu es encore vivant.

C'était Inias qui était parti au petit matin alors que Gabriel dormait encore. C'était aussi Inias qui l'avait trouvé en sang dans sa salle de bain alors qu'il revenait deux heures plus tard après s'être rendu compte qu'il avait oublié son portefeuille chez le petit blond.

Il l'avait emmené aux urgences, lui avait donné son numéro - au cas où tu aurais encore envie de te foutre en l'air - quand il en était enfin sorti et depuis, se comportait avec lui comme une mère louve avec ses petits.

Pire, en fait.

Mais Gabriel avait beau râler et tenter d'échapper à la visite hebdomadaire de son ami, il n'oubliait pas qu'il avait eu beaucoup de chance que le jeune homme oublie son portefeuille ce jour-là.

Je suis encore vivant.

Je te crois pas.

Je travaille ce soir.

Je passe dans un quart d'heure. Prépare-moi un café.

Dans tes rêves.

Gabriel soupira sans pouvoir s'empêcher de sourire bêtement. Il adorait Inias, et même si ce dernier prétendait le contraire, il savait que c'était réciproque.

Après l'épisode de l'hôpital, ils étaient progressivement devenus amis. Ou en tout cas, Inias avait refusé de le laisser seul dans son état et l'avait veillé pendant plusieurs jours jusqu'à ce qu'il soit certain de pouvoir le laisser sans craindre pour sa vie. Le brun était d'ailleurs le seul à savoir. Bien sûr, il avait vu comme tout les autres, ses bras et ses jambes, mais contrairement à eux, il était désormais en mesure de comprendre.

Gabriel termina de s'habiller correctement et mit sa machine à café en route en attendant le jeune homme. Il rangea sommairement son appartement et s'apprêtait à faire l'effort de sortir sa poubelle quand son téléphone vibra une nouvelle fois.

Je suis en bas.

J'arrive.

Gabriel descendit les escaliers de son immeuble quatre à quatre avec sa poubelle et la balança dans le local avant d'aller ouvrir la porte d'entrée.

- Hey !

Inias se contenta d'hocher la tête en le scrutant d'un œil critique.

- Depuis quand t'as pas mangé un vrai repas ?

Gabriel fit la moue et croisa ses bras sur sa poitrine en lui adressant son regard spécial Inias qui marchait à tous les coups.

Ce dernier soupira exagérément et franchit le seuil pour le prendre dans ses bras où le blond se blottit allègrement.

Inias était un bel homme au visage volontaire et aux traits bien dessinés. Il mesurait une bonne tête de plus que Gabriel et arborait des yeux aussi sombres que ses mèches courtes et indisciplinées que le blond prenait un plaisir sournois à décoiffer d'avantage pour le faire râler. Et il sentait toujours bon.

Le nez collé contre son torse, Gabriel attendit que le brun dépose un baiser sur ses cheveux pour accepter de le lâcher et de le faire monter chez lui. C'était une sorte de rituel un peu étrange auquel ils ne sacrifiaient pourtant jamais.

Gabriel était conscient que leur relation était ambiguë ; ils couchaient encore ensemble de temps en temps - Inias étant la seule exception tolérée par le petit blond - mais se comportaient comme des amis. Et après tout, ça leur allait à tous les deux, tant qu'ils conservaient leur liberté.

Une fois dans l'appartement de Gabriel, Inias se dirigea directement vers la kitchenette pour récupérer la tasse de café qu'il savait déjà prête pour lui tandis que Gabriel s'asseyait en tailleur sur son lit en l'attendant.

Cependant, il tendit l'oreille en entendant un bruit de ferraille et finit par s'approcher de son ami, curieux.

- Mais qu'est-ce que tu fais ?

- Des pâtes. Répondit simplement le brun en allumant ses plaques électriques.

Gabriel le regarda sans comprendre.

- Tu as faim ? Il est 15h...

Inias ne prit pas la peine de répondre et ouvrit son minuscule frigo pour jeter un coup d'oeil à l'intérieur avant d'en sortir du beurre, de la crème et des lardons.

- J'espère que tu aimes les pâtes carbo.

Gabriel haussa les sourcils.

- Heu... Oui, mais je...

- Très bien. Le coupa son ami. Parce que tu vas me faire le plaisir d'avaler quelque chose avant d'aller bosser.

Le petit blond resta silencieux un instant avant d'hocher la tête. Il savait qu'il était inutile de protester, il ne gagnerait pas contre Inias. Il n'avait jamais gagné, d'ailleurs. C'est qu'il était perfide, quand il voulait. Et encore plus borné que lui, si c'était possible.

Il se contenta donc de le regarder faire jusqu'à ce que son ami ne lui pose d'autorité une assiette bien remplie sur les genoux.

- Mange.

Gabriel lui fit une grimace et planta sa fourchette dans son plat qui fleurait assez bon pour faire protester son estomac vide, sous le regard perclu de reproche du brun.

Gabriel mangea quelques bouchées sous son œil inquisiteur et dû avouer que c'était quand même vachement bon, et qu'il avait peut-être un peu faim, finalement. Y avait-il quelque chose qu'Inias ne sache pas faire ?

Comme s'il avait lu dans ses pensées, son ami haussa les épaules.

- C'est la seule chose que je sais cuisiner.

Gabriel éclata de rire et manqua de s'étouffer avec ses pâtes. Son ami n'était peut-être pas aussi parfait qu'il le pensait, finalement.

Une fois repu et lové contre son ami, la tête sur ses cuisses et la joue pressée contre son ventre, Gabriel savait qu'il ne couperait pas à l'inspection générale.

Aussi, il lui tendit ses bras avant même que le brun ne lui demande.

S'il en fut surpris, Inias ne montra rien et se contenta d'attraper doucement l'un de ses poignets pour faire glisser sa manche jusqu'à son coude, inspectant l'intérieur de ses bras avec attention. Il procéda de la même manière avec son autre bras puis posa une main sur son ventre avec un œil interrogateur.

- Tu n'as qu'à venir vérifier. Lui lança malicieusement Gabriel en maintenant sa main contre son ventre avant de la guider sous son haut.

- Je te fais confiance. Répliqua le brun alors qu'un sourire discret étirait la commissure de ses lèvres et qu'il ne faisait rien pour retirer sa main.

- Moi je ne me ferai pas confiance si j'étais toi. Contra Gabriel avec un sourire d'autant plus grand.

- A quelle heure tu prends ton service ? Demanda Inias en secouant son bras pour lui faire lâcher sa main, et parcourir plus librement son torse du bout des doigts.

- A 18h. Frissonna le blond, un ton trop bas.

Inias jeta un coup d'oeil à l'horloge. Ils avaient un peu moins de deux heures devant eux.

- Déshabille-toi. Ordonna le brun, et Gabriel retira immédiatement son haut avant de se laisser tomber sur le dos sur le matelas en le regardant.

- Tout. Précisa Inias avec un sourire avant de se pencher pour fouiller dans sa table de nuit afin d'en sortir un préservatif et un tube de lubrifiant.

Le brun se pencha sur Gabriel et déposa un baiser léger sur ses lèvres avant de détailler longuement son corps. Le blond se soumit à cet examen sans broncher ; il savait que son ami était inquiet même s'il ne faisait jamais aucun commentaire, à part pour le complimenter. Gabriel n'avait jamais su si Inias utilisait ce processus pour tenter de faire grimper son estime de soi ou s'il le pensait vraiment. Sûrement un peu des deux.

- Tu vas me mater longtemps comme ça ? J'aurais le temps de faire deux siestes. Lança-t-il pour détourner la gêne qui commençait à apparaître devant son œil acéré.

Inias rétorqua avec un sourire énigmatique et se deshabilla à son tour devant lui.

Ah ça, il savait parfaitement comment le faire baver et Gabriel le soupçonnait de savoir exactement l'effet qu'il avait sur lui, et d'en rajouter. Parce qu'après tout, Inias était un sacré tricheur avec sa silhouette svelte et ses abdos légèrement dessinés, ses longs membres déliés, sa peau mordorée et ses yeux de braise. Selon Gabriel, il était la tentation personnifiée, le Diable l'incitant à goûter au fruit défendu et à commettre tous les péchés rien que pour ses lèvres parfaites. Ce à quoi Inias répondait que le blond n'avait pas besoin de ce genre d'excuse bidon pour lui sauter dessus à la première occasion, ce qui n'était pas totalement faux non plus.

Mais n'empêche, Inias était le genre de type à filer des complexes, même habillé.

- Je te trouve bien insolent. Répliqua le brun en se penchant sur lui avec un sourire félin qui incita Gabriel à ravaler ses sarcasmes.

- Tu trouves ? Couina le blond en sentant une main frôler l'intérieur de sa cuisse.

Inias pencha la tête sur le côté pour le regarder avec un sourire en coin.

- Je pense que tu ne peux pas t'empêcher de jouer la provocation en permanence. Fit-il en remontant lentement sa main pour empoigner son sexe. Ça va finir par te jouer des tours.

Gabriel le regarda sans répondre, subjugué par les yeux sombres de son ami qui l'emprisonnaient dans leur propre univers.

Il ferma un instant les yeux en sentant la chaleur se diffuser dans son bas ventre mais Inias le ramena à lui d'une simple caresse sur la joue.

- Est-ce que tu en as vraiment envie, Gaby ?

Le blond posa sa main sur le poignet de son ami pour l'encourager à continuer ses mouvements.

- J'en ai toujours envie quand c'est toi.

La réponse ne parut pas satisfaire entièrement le brun qui le scruta avec attention.

- D'accord... Peut-être pas toujours. Finit par souffler Gabriel. On peut... faire juste ça ?

- Évidemment. Répondit Inias en le lâchant pour changer de place.

Il s'allongea sur le côté pour se coller contre le dos de Gabriel et cala son corps dans l'alignement du sien alors que le blond se blotissait contre la chaleur de son torse. Inias passa un bras sous sa tête pour qu'il se repose dessus et l'autre par-dessus sa hanche pour caresser sa cuisse.

Gabriel ferma les yeux et emmêla ses doigts libres dans les siens en se détendant.

Inias l'embrassa juste derrière l'oreille et se saisit de son entrejambe pour commencer à le masturber lentement. Il était presque sûr qu'il n'y avait qu'avec lui que Gabriel faisait preuve d'un tel abandon, d'une telle confiance au point de le laisser parfois gérer l'entièreté de leurs rapports.

Il ne savait pas vraiment l'expliquer mais il y avait chez le petit blond quelque chose qui le touchait plus que chez les autres. Contrairement à ceux qui s'y étaient cassés les dents avant lui, il était parvenu à gratter un peu la surface pour voir ce qu'il y avait sous ses sourires, son arrogance et sa bonne humeur permanente. Bon, dans son cas, il avait carrément pulvérisé ses barrières sans lui laisser le choix et sans douceur.

Et à sa grande surprise, Gabriel ne l'avait pas repoussé, au contraire. Peut-être parce qu'il avait été plus loin que quiconque dans son intimité. Peut-être parce qu'il avait été mis devant le fait accompli, qu'il avait réellement vu ce que c'était d'être Gabriel en entier.

Quoiqu'il en soit, il comptait sur cette alchimie un peu étrange pour espérer aider le petit blond autant qu'il le pouvait. Et si ça impliquait de lui faire des pâtes pour l'obliger à manger ou de le câliner toute la nuit parce qu'il ne voulait pas être seul, et bien il le ferait. Parce qu'il était son ami et parce qu'il refusait de le conduire à l'hôpital une deuxième fois.

Inias fut tiré de ses réflexions en sentant les doigts de Gabriel se serrer sur les siens. Il entendit son souffle s'accélérer et son cœur battre la chamade tout contre sa poitrine.

- Inias...

- Je suis là. Murmura le brun en se pressa un peu plus contre lui.

Le jeune homme ne comprenait pas toujours les réactions de Gabriel. Il passait presque chaque nuit avec une personne différente et il aimait par-dessus tout lui raconter les détails de ses aventures, le tout se passant généralement très bien.

Pourtant, lorsqu'il était avec lui, il avait peur. Inias le sentait dans ses tremblements discrets, dans sa voix qui se cassait un peu et dans sa manière de s'accrocher à lui. Il supposait que Gabriel n'avait pas peur de lui, mais de ce qu'il pouvait ressentir dans ses bras. Comme si le fait de le connaître mieux que personne le rendait plus vulnérable. Et Inias devait sans cesse le rassurer pour lui prouver que non, il n'allait pas l'abandonner du jour au lendement et que même s'il finissait par tomber amoureux, ils continueraient de se voir comme des amis.

Ces angoisses, Gabriel les exprimait souvent - et inconsciemment - quand ils faisaient l'amour. Inias avait toujours l'impression d'être le fil sur lequel le blond tenait en équilibre. Il prenait donc garde à toujours conserver un contact physique rassurant avec lui, en lui tenant la main ou le forçant à le regarder pour être sûr qu'il ne lui échappe pas.

- Han...

Inias accéléra la cadence de ses mouvements en embrassant chaque centimètre de peau qu'il avait sous le nez. Il adorait sentir Gabriel se crisper entre ses bras et murmurer son nom comme une prière.

Il se redressa légèrement pour le regarder et embrassa doucement son cou avant de remonter attraper le lobe de son oreille entre ses dents.

- Gaby...

Le blond eut un violent frisson et se tordit un peu plus contre lui.

- Mmh ! Oui... Oui ?

- Lâche prise... Chuchota Inias au creux de son oreille. Je te tiens.

Le jeune homme était toujours émerveillé de voir quel effet ce déclic avait sur Gabriel. Ce dernier gémit sourdement et accompagna plus volontairement le mouvement de sa main avec ses hanches.

Inias le mena doucement à l'orgasme en le serrant fort contre lui pour lui montrer qu'il ne le laisserai pas tomber du fil, qu'il le maintiendrait en équilibre aussi longtemps qu'il le faudrait.

Et quand Gabriel se retourna dans ses bras pour se serrer contre lui, il était reconnaissant qu'Inias soit là une fois de plus.

- Merci.

Le brun sourit et repoussa les mèches humides qui collaient contre son front.

- Tu as juste le temps de prendre une douche.

Gabriel se redressa pour regarder l'heure par-dessus son épaule et lâcha un cri étranglé avant de bondir hors du lit en manquant de se prendre les pieds dans les draps.

- Merde !

Inias le regarda faire avec un sourire amusé et s'étira de tout son long avant de le rejoindre sous la douche au moment où il en sortait.

- J'voudrais pas te virer mais il va falloir que j'y aille... Lança le blond depuis le salon où il s'empétrait avec ses habits.

- Fais-moi penser à faire un double de tes clefs un de ces quatre. Répliqua Inias depuis la cabine de douche alors qu'il se rincait rapidement.

- Je bosse pas lundi !

- Moi si.

- J'irai les faire pour toi.

- Trop aimable. Railla le brun en revenant dans le salon avec une serviette autour de la taille.

- C'est pas pour venir squatter tout le temps chez moi. Menaça Gabriel en pointant un index accusateur vers lui.

Inias leva les yeux au ciel.

- J'ai pas que ça à faire, je te signale. C'est juste en cas de problème. Et pour éviter de poirauter trente ans quand tu entends pas ton téléphone.

- Mouais.

Gabriel attrapa sa veste et poussa son ami dehors, sans pitié pour le pantalon qu'il n'avait pas fini d'enfiler et ses chaussures pas attachées.

- J'espère que tu ne traites pas tous tes amants comme ça. Souffla Inias en bouclant sa ceinture dans le couloir.

- Nan. Répliqua le blond. Seulement ceux qui me mettent en retard pour mon service.

Le jeune homme leva les yeux au ciel.

- Allez file, je me débrouille.

Gabriel hésita puis se mit sur la pointe des pieds pour embrasser sa joue avant de filer dans les escaliers.

- Merci d'être passé !

Inias soupira en priant pour qu'il ne se rompe pas le cou dans les marches.

- A bientôt, Gaby.

C'est le cœur léger que le petit blond pris son service, avec quelques minutes de retard qui passèrent presque inaperçues. Et c'est au milieu de la soirée qu'il se rendit compte que son client triste n'était pas là.

A suivre...