Hello !

Me revoilà après quelques jours d'absence (j'étais en festival hehe) pour avancer un petit peu avec Gaby.

Je ne le dirai jamais assez mais MERCI à ceux qui me lisent et qui permettent à cette histoire d'être, tout simplement. J'vous aime.

Enjoy !


Tightrope

Gabriel

Inias fut tiré de sa somnolence par le vibreur du téléphone de Gabriel au fond de sa poche. Il ne se rappelait pas s'être endormi et se redressa lentement avec une grimace il était courbaturé de partout à force de rester assis sur une chaise en attendant qu'on lui donne des nouvelles de Gabriel, ce que personne n'avait pris la peine de faire de la nuit.

Il extirpa le portable de sa poche et se massa la nuque en décrochant, tentant tant bien que mal de retenir un bâillement.

- Allo ?

- Allo, Gabriel ? Résonna une voix masculine au bout du fil.

- Non, je suis un de ses amis.

Il y eu un léger silence au téléphone avant que la voix ne reprenne, méfiante.

- Et pourquoi Gaby n'a pas son téléphone sur lui ?

Inias soupira, peu disposé à se faire agresser à sept heures du matin. D'ailleurs, qui appelait à cette heure-ci ?

- Il est à l'hôpital. Annonça-t-il un peu abruptement. Mais je peux lui laisser un message. C'est de la part de qui ?

Il y eu un silence avant que la voix ne reprenne, étranglée.

- Quoi... ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Ecoutez... Ce n'est pas quelque chose que j'ai envie d'aborder au téléphone alors si vous pouviez...

- Je suis son frère ! S'exclama l'homme à l'autre bout du fil. J'estime avoir le droit de savoir pourquoi Gaby est à l'hôpital !

Inias fronça les sourcils. Son frère ? Gaby lui avait dit être fils unique.

- Son frère ? Demanda-t-il, sceptique. Et c'est quoi votre nom ?

- Raphaël. Raphaël Novak. Est-ce que... Est-ce qu'il va bien ? Dans quel hôpital est-il ?

Inias n'y comprenait plus rien. Dans quel but Gabriel lui aurait caché l'existence de son frère ?

- Heu... L'hôpital général de San Francisco et... Je n'ai pas encore eu de nouvelles. Répondit le brun en se levant pour tenter de trouver quelqu'un qui pourrait le renseigner.

- Très bien, je pars immédiatement. Merci.

- C'est normal. Soupira Inias. Je lui dirai que vous venez le voir.

Raphaël raccrocha et le jeune homme laissa tomber le téléphone au fond de sa poche, déconcerté de ce qu'il venait d'entendre. L'homme qui avait appelé portait le même nom de famille que Gabriel et pourtant... Pourtant Gabriel lui avait toujours soutenu qu'il n'avait plus vraiment de famille. Que sa mère était morte quelques jours après sa naissance et que son père n'avait jamais été très présent. Mais il n'avait jamais évoqué aucun frère.

Il fit un tour par le distributeur automatique pour prendre un café pour lui, un chocolat chaud et une barre chocolatée pour Gabriel avant de partir à la recherche d'une infirmière ou d'un médecin qui pourrait lui indiquer la chambre de son ami.

Au bout de plusieurs minutes de recherches, il finit par trouver le couloir où se trouvait le blond et toqua doucement à sa porte avant d'entrer. Gabriel dormait, la poitrine soulevée par un souffle régulier qui accompagnait le ronronnement du moniteur à ses côtés.

Inias s'approcha un peu et l'observa silencieusement. Ses mains étaient sagement posées sur son ventre et il sentit son estomac se tordre douloureusement quand il vit les bandages qui entouraient ses deux avant-bras dont l'un était orné d'une perfusion reliée à une poche accrochée au-dessus de son lit, gouttant à un rythme constant et cadencé.

Il posa le chocolat et la barre sur la tablette à côté de son lit et tira une chaise près de lui pour s'asseoir. Maintenant que l'adrénaline avait désertée ses veines, il ne pouvait s'empêcher de culpabiliser. S'il était resté avec lui la veille au soir, rien de tout cela ne serait arrivé.

Il tendit la main et serra doucement le bout de ses doigts dans sa paume.

Tu connais Gaby, tu aurais dû insister. La petite voix insidieuse martelait dans son crâne depuis qu'il avait décroché son téléphone quelques heures plus tôt.

- Je suis vraiment désolé... Murmura-t-il en caressant délicatement ses doigts avec son pouce.

- Vous êtes son compagnon ?

Inias sursauta et leva la tête vers la femme en blouse qui venait d'entrer dans la chambre. Il lâcha la main de Gabriel et se leva maladroitement.

- Heu, non. Je suis son ami.

La femme s'approcha en sortant un stylo de sa blouse et tourna une des pages de son calepin.

- Je suis désolée mais dans ce cas je vais vous demander de partir. Les visites ne sont autorisées qu'à partir de dix heures.

- Oh... D'accord. Je... Je lui ai apporté quelques trucs à manger et, heu... S'il se réveille, vous pourriez lui dire que son frère va passer le voir ?

- C'est très gentil à vous. Sourit la femme. Je lui dirai.

Inias sourit un peu et fit quelques pas avant de se retourner.

- Vous êtes médecin ?

La femme était occupée à noter les données du moniteur sur son calepin. Elle lui jeta un coup d'oeil.

- Effectivement.

- Comment va-t-il ? Demanda le brun avec angoisse.

Le médecin se tourna vers lui pour le regarder avec une certaine douceur.

- Il a perdu beaucoup de sang et nous avons dû lui faire une transfusion. Il est tiré d'affaire pour l'instant mais vous savez... Une fois sorti de l'hôpital, il va avoir besoin d'être suivi. J'ai cru voir que ce n'était pas la première fois et... Il n'aura pas toujours la chance d'avoir quelqu'un sur qui compter dans ces moments là. Il a besoin d'aide.

Inias hocha la tête avant de tourner les talons.

- Merci.

Il retourna s'asseoir dans le couloir en attendant que l'heure tourne. Il en profita pour appeler son manager et lui annoncer qu'il ne pourrait pas participer à la course prévue ce matin et que, bon sang, la moto pouvait bien attendre, son meilleur ami était à l'hôpital. Il raccrocha légèrement énervé et se mit à faire les cents pas dans le couloir pour patienter.

Une heure plus tard, il était toujours dans le couloir et le temps ne passait pas assez vite. Il était sur son téléphone quand un raclement de gorge lui fit lever la tête. Il se retrouva face à un homme de taille moyenne et plutôt mince avec un visage fin et des grands yeux doux qui le fixaient. Ses longs cheveux noirs étaient retenus par une tresse qui lui tombait au milieu du dos et qui faisait ressortir ses traits tirés et les cernes qui lui mangeaient le visage. Il désigna le numéro de la chambre.

- C'est bien la chambre de Gabriel ? Vous êtes son ami ? Celui que j'ai eu au téléphone ?

Inias rangea son téléphone et se leva pour lui tendre sa main.

- Oui, je m'appelle Inias. Je suppose que vous êtes son frère, Raphaël ?

L'homme lui serra la main avec une fermeté qui contrastait avec son apparence gracile, en hochant la tête, balançant visiblement entre l'angoisse et l'épuisement.

- Comment va-t-il ? Est-ce que je peux le voir ?

Inias regarda sa montre il restait encore une bonne heure avant de début des visites.

- Les visites sont autorisées à partir de dix heures. Répondit-il. Mais j'ai vu un médecin, il ne craint plus rien pour l'instant et il se repose.

Raphaël inclina la tête sur le côté à la manière d'un oiseau en le regardant avec des yeux inquiets et Inias ne put s'empêcher de remarquer que Gabriel avait le même tic. D'ailleurs, quand il observait attentivement ses traits, il était difficile d'ignorer certaines ressemblances comme la forme de leurs yeux ou le même nez un peu retroussé.

L'homme détourna un peu les yeux en se sentant dévisagé de la sorte et s'éclaircit la gorge.

- Est-ce que je peux vous offrir un café en attendant ? J'aimerais savoir ce qu'il s'est passé.

Inias se tira de sa contemplation et hocha la tête.

- Oui, bien sûr.

Une fois installés à la cafétéria de l'hôpital et son troisième café de la journée entre les mains, Inias rompit le silence qui s'était installé.

- Je m'excuse de vous avoir un peu dévisagé tout à l'heure mais je ne savais pas que Gabriel avait un frère... Il ne me l'a jamais dit.

Il préférait passer sous silence le fait que son ami lui avait même dit qu'il était fils unique pour éviter de mettre l'homme encore plus mal à l'aise qu'il n'avait déjà l'air de l'être.

Ce dernier fronça néanmoins les sourcils en le regardant.

- Je ne suis pas son seul frère, nous sommes quatre en tout.

- Quatre ?!

Inias faillit s'étouffer avec son café. Mais pourquoi Gabriel lui avait-il caché cette partie de sa vie ? Il ne le suivait pas toujours mais quand même, prétendre qu'on était fils unique alors qu'on avait trois frangins, c'était un peu gros.

- Vous vous connaissez depuis combien de temps ? Demanda Raphaël en le regardant, sans toucher à son café qui refroidissait dans son gobelet.

- Depuis environ six mois. Répondit le brun.

Il observa Raphaël le scruter et sans doute émettre des hypothèses à son sujet. Il ne s'en formalisa pas, il avait l'habitude qu'on tente de le catégoriser, sans grand succès. Les gens avaient du mal à le cerner.

- Et vous êtes... Son ami ?

Inias sourit doucement.

- Je ne suis pas son petit-ami, si c'est la question que vous vous posez.

L'homme s'empourpra légèrement.

- Je suis désolé pour ma curiosité mal placée mais... Ça fait un petit moment que je n'ai pas eu de contact avec Gaby... A cause du boulot, entre autre.

- Vous faites quoi ?

- Je viens de terminer ma thèse pour devenir médecin généraliste et je fais des remplacements en attendant. J'appelais Gaby pour savoir s'il voulait assister à ma soutenance... Il secoua la tête. Peu importe. Pourquoi est-ce qu'il est ici ?

Inias regarda le brun. Malgré son apparente nervosité, ce dernier soutenait son regard avec la farouche intention de savoir pourquoi son frère était à l'hôpital. Mais Inias se demandait s'il était au courant de quoique ce soit concernant l'état mental de Gabriel puisque ça n'avait pas l'air d'être le cas. Il allait donc devoir aborder les choses avec diplomatie.

- Je suppose que vous êtes au courant que Gabriel ne va pas très bien. Commença-t-il.

Raphaël fronça les sourcils et tripotant son gobelet encore plein.

- Comment ça, pas très bien ? Qu'est-ce qu'il a ?

- Et bien... Inias fronça les sourcils à son tour avec la désagréable impression qu'il allait lui apprendre quelque chose dont il était loin de se douter. Il y a six mois, j'ai déjà dû l'emmener à l'hôpital parce qu'il...

- Il y a six mois ? Le coupa Raphaël. Il y a six mois, Gaby était à l'hôpital ? Mais personne n'était au courant !

Inias se mordit nerveusement les lèvres et le regarda avec embarras.

- Je suis désolé de vous l'apprendre comme ça mais ça fait deux fois qu'il... tente de mettre fin à ses jours.

Il n'avait jamais réussi à prononcer le mot. Trop dur, trop impersonnel, tellement loin de ce qu'était Gaby.

- Quoi... ?

Le visage du brun se décomposa sous le choc de la nouvelle.

- Mais...

Inias lui laissa le temps de digérer l'information avant de reprendre la parole.

- Le médecin souhaiterait qu'il soit suivi en sortant de l'hôpital. Il ne pourra pas s'en sortir tout seul.

- Ça me semble évident... Souffla Raphaël en essayant de se reprendre. Je... Est-ce qu'il a dit quelque chose ? Est-ce que... Depuis quand est-ce qu'il va aussi mal ?

- C'est difficile à dire... Soupira Inias. Disons que le soir où je l'ai rencontré, c'est aussi le soir où je l'ai emmené à l'hôpital alors... Et puis il est plutôt doué pour faire croire qu'il va bien alors que c'est loin d'être le cas.

Le brun hocha la tête, le visage défait. Inias se doutait qu'il devait se sentir plus coupable encore que lui. De n'avoir rien vu, d'avoir négligé son petit frère au profit de ses études et d'apprendre les choses de cette manière. Il toucha doucement sa main , autant pour le ramener sur terre qu'en signe de soutient.

- Hé, essayez de ne pas trop vous en vouloir, je crois que ce genre de chose est difficile à prévoir.

Raphaël ramena vivement sa main contre lui et regarda sa montre.

- Il est presque dix heures... On pourrait y aller, non ?

Inias l'observa quelques secondes avant de se lever et de jeter son gobelet à la poubelle. Le futur médecin n'avait pas non plus l'air au meilleur de sa forme et il se demandait dans quel environnement Gabriel avait réellement grandi et si le fait qu'il ne lui ai jamais parlé de sa famille ne signifiait pas qu'il avait envie de s'en éloigner. Il allait devoir tirer ça au clair plus tard. En attendant, son aîné avait l'air sincèrement inquiet, il le conduisit donc à travers les couloirs jusqu'à le laisser devant la porte de son frère.

- Je vous attends là. Indiqua-t-il en s'adossant au mur.

Raphaël hocha la tête et toqua doucement contre la porte avant d'entrer. Gabriel était réveillé. Il se redressa un peu en entendant du bruit et fronça les sourcils en reconnaissant son frère.

- Raph ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? S'exclama-t-il en dissimulant ses bras sous les draps.

- Gaby...

Le brun s'approcha et l'entoura de ses bras avant de le serrer contre lui, à la fois inquiet et soulagé même si son frère resta raide et immobile face à son étreinte.

- Raph...

Raphaël consentit enfin à lâcher son frère seulement pour s'asseoir sur le bord de son lit et prendre son visage entre ses mains pour l'observer.

- Arrête... Marmonna Gabriel en détournant les yeux. Ça va.

Raphaël saisit son menton entre ses doigts fins pour le forcer à le regarder.

- Tu peux me dire ce qu'il t'est passé par la tête ?

L'expression de Gabriel se ferma totalement et il repoussa abruptement sa main.

- Ne commence pas à me faire la morale, d'accord ? J'ai vraiment pas besoin de ça.

Raphaël soupira et laissa retomber son bras.

- Je suis désolé, je... Pourquoi tu ne m'as rien dit ? J'ai vu ton ami et il m'a dit que...

- Inias est là ? Demanda Gabriel en se redressant un peu pour jeter un coup d'œil à la porte. Est-ce que je peux le voir ?

- Gaby... Raphaël sentit son cœur se serrer douloureusement et il posa sa main sur la sienne pour attirer son attention. Avant ça, j'aimerais que tu me parles.

Gabriel le regarda et secoua la tête.

- Je n'ai pas envie de parler. Je dois voir Inias, pour m'excuser.

Raphaël tiqua face à ce refus explicite. Il ne récoltait que ce qu'il avait semé après tout. Il n'avait pas été là pour son frère et ce dernier le lui faisait payer en lui refusant net sa compassion et son aide. Et putain, c'était douloureux.

- D'accord. Accepta-t-il à contrecœur en allant chercher Inias.

Le jeune homme fut surpris qu'on vienne le chercher si tôt mais ne fit aucun commentaire, ni devant l'air contrarié de Raphaël qui s'était adossé contre le mur au fond de la pièce, ni devant le fait que Gabriel ignora ostensiblement ce dernier quand il serra Inias contre lui avant de se blottir dans ses bras comme s'ils étaient seuls.

- Je suis vraiment désolé. Murmura le blond, le visage dans le creux de son cou.

- Arrête. Le reprit immédiatement Inias en caressant tendrement ses cheveux. Ne commence même pas, s'il te plait.

Gabriel leva son regard ambré vers lui. L'éclat d'habitude si brillant de ses yeux avait fait place à un voile terne et fatigué. Il ne parvenait plus à faire mentir son regard. Inias pris son visage en coupe dans sa main et Gabriel pressa sa joue contre sa paume en baissant les paupières.

- Je veux juste savoir... Reprit Inias à voix basse. Pourquoi ?

- Je... La voix du blond dérailla et sa gorge se serra brusquement, lui faisant monter les larmes aux yeux.

Inias le sentit trembler et passa un bras autour de son cou en le serrant un peu plus fort contre lui, mais avec délicatesse, comme s'il avait peur de le briser. Gaby était si fragile.

- J'y arrive plus. Avoua-t-il enfin dans un murmure étouffé, en même temps qu'une larme dévalait sur sa joue.

- Chut... Laisse-toi aller...

Inias caressa doucement son dos, passant ses doigts entre ses omoplates et les pressant contre ses muscles tendus pour les détendre dans des mouvements adroits et apaisants, tandis que son ami s'effondrait en larmes contre lui.

Raphaël avait la désagréable impression d'être de trop. Les gestes tendres que le brun avait pour son frère, l'abandon de ce dernier entre ses bras, les paroles qu'il n'avait que pour lui... Il avait du mal à croire qu'ils étaient de simples amis. Il se détacha du mur, perçant leur bulle d'intimité.

- Je vais repasser plus tard. Annonça-t-il, amer.

Il sortit sans attendre la réponse mais à peine avait-il passé la porte qu'il sentit une main se poser sur son épaule.

- Il est fatigué. C'est difficile pour lui aussi.

Raphaël se dégagea d'un geste agacé – il détestait qu'on le touche, encore plus sans son autorisation - et se retourna en croisant ses bras sur sa poitrine, défiant Inias du regard malgré ses quelques centimètres de moins.

- Ça ne lui donne pas pour autant le droit de faire comme si je n'étais pas là.

- Je sais... Soupira Inias. Je pense qu'il aurait voulu vous tenir éloigné de tout ça.

- Je suis son frère, merde ! S'emporta Raphaël. S'il y a bien quelqu'un qui ne devrait pas être tenu éloigné de ça, c'est bien moi. Je sais que j'ai pas été très disponible cette année mais.. Il aurait dû me parler, pas attendre de... Putain, je n'imagine même pas s'il...

Il blêmit légèrement en retenant ses mots et s'assit sur la chaise la plus proche, le visage entre les mains.

- Putain, Gaby...

Inias se tenait devant lui, les mains enfoncées dans les poches. Il ne pouvait qu'imaginer la détresse du frère de son ami.

- Mais il est en vie. Dit-il doucement. Et il a besoin d'aide pour le rester. Il a besoin de vous, aussi, même si vous pensez le contraire. Je ne lui suffit pas, même si je suis souvent avec lui. Il a besoin de sa famille, il a besoin de savoir qu'il est aimé et soutenu.

Raphaël passa ses doigts sous ses yeux fatigués et leva son regard chocolat sur lui.

- Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider, je... je connais des gens qui pourraient l'aider, des collègues...

Inias hocha la tête.

- C'est une bonne chose mais n'oubliez pas que c'est d'abord de vous dont il a besoin. Vous savez, à part au boulot, il ne voit pas grand-monde ou en tout cas, personne de vraiment... Fixe.

Raphaël fronça les sourcils en le regardant, avec l'impression d'avoir manqué quelque chose.

- Le boulot ?

- Oui... Son boulot de serveur... Dans un bar à côté de la fac... Dit précautionneusement le brun.

- Je... Mais je ne savais pas qu'il travaillait à côté de ses études.

Inias ouvrit la bouche en comprenant soudain. Gabriel les avait mené en bateau depuis le début sans que l'un ou l'autre ne se rende compte de rien. Ce n'était pas étonnant qu'il ne soit pas emballé à l'idée de voir son frère si ce dernier ne savait rien de sa vie. Il allait être plus que temps de rétablir la vérité...

- Gabriel a arrêté ses études il y environ un an. Annonça-t-il en s'asseyant à côté de lui.

Raphaël ne dit rien mais lui lança un regard qui en disait long. Comment avait-il pu être aveugle à ce point ?

.

A suivre !


Tightrope - The Greatest Showman