— Votre neveu est d'une efficacité redoutable… Il nous en faudrait plus des comme lui… En si peu de temps, il a déjà plus d'exploits à son compte que bien de nos vétérans…
— Et tout autant d'ennemis, et pas des moindres… Azog ne lui pardonnera pas un coup comme celui-là.
— Certes, l'un ne va pas sans l'autre… Mais il a prouvé qu'il sait se défendre et qu'il ne manque pas de ressources.
A peine rassuré, Thorin haussa les épaules et Gandalf changea de sujet :
— Retrouver l'identité de l'épervin est primordial. Ne serait-ce que pour assurer sa sécurité.
— D'après Thranduil, c'est justement son anonymat qui assure sa sécurité…
Gandalf haussa les épaules en répondant plus doucement :
— Thranduil… Jusqu'à maintenant, il n'a rien fait de plus que brouiller les pistes… Je commence à me demander quelle est sa réelle implication dans tout ça…
— Qu'insinuez-vous ?
Gandalf fit la moue avant de lui envoyer un regard grave sous ses sourcils sombres :
— Vous vous méfiez des gens qui n'ont pas assez d'ambition, moi, ce sont ceux qui en ont trop qui m'inquiètent…
Thorin ne répondit pas tout de suite, une étrange et désagréable impression sembla recouvrir son échine. Toutefois, il l'oblitéra et, ayant la conviction qu'il était préférable de cacher la brève entrevue qu'il avait eue avec le blond la veille, il répondit machinalement :
— Avec ou sans ambition, ce type me sort par les yeux de toute manière.
— Thranduil a ses qualités mais, effectivement, mieux vaut ne pas compter sur lui. Vous avez eu raison de l'éloigner de cette affaire et-
Il ne termina pas sa phrase car l'on toqua à la porte du bureau de Thorin à ce moment. Une secrétaire qui les informait qu'Oropher était présent et que Balïn convoquait quelques membres du conseil, Thorin et Gandalf étaient concernés.
Sans attendre, ils rejoignirent le petit salon réservé aux réunions réduites. Silencieux, Thorin marcha pensivement. Quelques jours s'étaient passés depuis sa première rencontre avec l'empereur, mais il n'avait toujours pas réussi à se faire une nette opinion à son sujet. D'un côté, l'offre était vraiment alléchante, de l'autre, la condition n'était pas anodine. De ce fait, il était ravi de le voir plus souvent afin de se faire une solide opinion de cet homme dangereux et énigmatique.
Dans la salle, Balïn, Thranduil, Oropher, Ophélia, Terra et les deux deuxièmes grades, Errol et Tharn étaient déjà présents, semblant les attendre. Alors que les deux derniers arrivants s'installaient chacun dans un fauteuil de cuir noir, Balïn annonça directement :
— Vous êtes, maintenant, tous conscients des évènements de la nuit, je suppose : La brigade lupine est intervenue dans un entrepôt des quais du lac qui s'avère être une planque principale des Raa'z. Il se trouve que nos équipes ont passé la journée à la fouiller et elle possède en fait un réseau souterrain non négligeable.
Il se tut et échangea un regard avec Oropher, qui l'écoutait attentivement, avant de reprendre en se raclant la gorge :
— J'ai le regret de vous annoncer que, dans ces salles souterraines, nous avons relevé des traces de nécromancie et de magie du sang et des os…
L'annonce jeta un froid et la voix claire de Thranduil demanda aussitôt :
— Récentes ?
— Les plus récentes ne datent que de quelques jours. D'autres témoignent d'une activité régulière et ancienne.
— Les Raa'z auraient été initiés ?
Ophélia avait posé la question en fronçant les sourcils mais Balïn haussa les épaules :
— Cette découverte est très récente. Il faudrait l'étudier avec énormément d'attention. Gandalf, je vous propose de vous occuper de ça.
— J'aimerai aussi y jeter un œil et, pourquoi pas, proposer mon aide dans cette affaire.
Thranduil s'était redressé en lançant un regard à Gandalf et Balïn allait acquiescer volontiers, mais Oropher fit la moue en regardant ses ongles :
— Toi ? Tu risques de faire ralentir les recherches plus qu'autre chose…
— Merci, mais je ne pense pas être si incompétent…
Si, la veille, Thranduil s'était laissé écraser par l'aura d'Oropher, il montrait aujourd'hui les dents au plus vieux qui se contenta de lui lancer un regard ennuyé :
— Tu n'as pourtant rien à apporter à ce genre d'enquête… Ni à rien d'autre, d'ailleurs…
Les yeux de Thranduil étincelèrent furieusement, mais il ne prit pas le risque de répondre à ça et, grinçant des dents, il contracta les poings.
— Allons… Thranduil semble être bien avancé sur ce sujet, je suis certain qu'il saura se montrer pertinent à ce propos et je ne rejette pas son aide.
Malgré son intervention, Gandalf écopa d'un regard noir du jeune blond et Oropher se contenta d'hausser les épaules, peu intéressé :
— Peu m'importe. Où en sont les mesures prises pour gérer la sécurité de l'épervin ?
Semblant ennuyé par le sujet, passant à autre chose, il se tourna vers Balïn qui se racla la gorge :
— Gandalf a déjà proposé quelques mesures-
— Des mesures qui vont à l'encontre de ce que le gardien laisse entendre à propos de la sécurité de la pierre…
Encore, c'était Thranduil qui avait répondu en lançant un regard acéré à Gandalf. Thorin ne manqua pas de remarquer comment le blond s'était tendu et crispé en présence d'Oropher, s'attendant certainement à une nouvelle remarque acide, mais ce dernier se contenta de lever les yeux au ciel et Gandalf se fendit d'un sourire bienveillant :
— Certes… Mais vous concéderez, monsieur Greenleaf, que notre gardien est seul face à quelque chose qui le dépasse et qu'il est de notre devoir d'assurer à sa place s'il venait à faillir… Les enjeux sont trop gros pour reposer sur les épaules d'un seul homme…
— Et quelle mesures comptez-vous prendre, au juste, pour assurer mieux que le ferait la personne qu'a choisi l'Arkenstone elle-même ?
— Des mesures radicales, ne vous inquiétez pas… Notre épervin n'aura bientôt plus de soucis à se faire, mais je préfère ne pas en parler maintenant.
Thranduil lui répondit d'un regard suspicieux mais il n'insista pas et, détournant les yeux, il croisa ceux de Thorin qu'il soutint un instant. Sans s'y être attendu, le brun ressentit soudain l'envie de le rejoindre et, pourquoi pas, glisser ses doigts dans ses cheveux afin de dégager la nuque pour la flatter d'un baiser tendre, mais son attention fut détournée lorsque, clôturant la cession, Balïn se leva.
Les autres allaient en faire de même mais, à ce moment, Oropher se tourna vers Thorin pour demander naturellement :
— Nous sommes à la fin de la semaine et, même si je vous avais invité à ne pas vous presser je voulais savoir si vous aviez déjà une réponse à ma proposition.
Thorin, qui ne s'était pas attendu à ce que le sujet vienne sur le tapis en public, ne répondit pas immédiatement et, se rasseyant, Balïn demanda gentiment dans un sourire avenant :
— Peut-on savoir de quelle proposition il s'agit ?
— Bien entendu, cela vous concerne aussi : j'ai proposé à monsieur Durïn de faire de lui mon unique héritier.
— Ho… Ce… Ce n'est pas une proposition à prendre à la légère.
En effet, tous en étaient conscients car quelques hoquets interloqués se firent entendre mais, de tous, Thorin ne manqua pas la réaction de Thranduil qui, livide, lui envoya un regard effaré, tellement bouleversé qu'il était impossible de lire les véritables émotions qui se mouvaient dans ses yeux troublés. Il soutint son regard, plus intrigué par la colère qu'il perçu en Thranduil que par l'intérêt des autres mais, soudain, le jeune blond se jeta sur ses pieds pour se tourner vers Oropher qui lui envoya un simple regard agacé :
— Un problème, Greenleaf ?
— Ce n'est pas à Durïn, que vous remettez votre héritage, mais à Erebor. Pourquoi investir dans cette cité que vous dédaignez ?
— Je n'ai pas à me justifier et, comme je l'ai fait remarqué plusieurs fois, même si c'est actuellement le lieu où je vis, je n'ai que faire de cette ville. C'est en Thorin que je crois et c'est en lui que je veux placer l'avenir de mon héritage.
— Menteur… Vous cherchez simplement un moyen d'amasser plus de pouvoir… Jouer avec les espoirs et les doutes d'un roi sans couronne pour parvenir à vos fins est parfaitement à votre portée…
Surprit de voir, pour la première fois, quelqu'un se dresser face à Oropher et, surtout, conscient qu'il était le premier concerné par le sujet, Thorin se mit instinctivement sur ses gardes, prêt à intervenir et son intérêt largement piqué par la remarque que venait de siffler Thranduil d'une voix grave et agressive. La mâchoire crispée et le regard noir, le jeune blond ne broncha pas lorsque Oropher se leva dans un mouvement souple, amenant une tension lourde à s'écraser dans la salle. Vibrant, l'empereur fit un pas vers Thranduil, pour parler d'une voix tranchante :
— Reste à ta place, gamin. Rien de bon ne t'attend si tu franchis la ligne.
— Ma place ? Elle est là, justement… Je suis troisième grade au sein de la section alvarienne, chargé, entre autre, de la sécurité interne et, en ce titre, il est de mon devoir d'émettre des soupçons à propos de vos… Approches, monsieur.
— Des soupçons ? Soit… Tes états d'âmes m'indiffèrent, mais je te conseille de les garder pour toi, personne ne s'en soucie et je doute que monsieur Durïn ait besoin de ta défiance pour se faire sa propre opinion… Lui saura prendre les bons choix sans trahir l'espoir que l'on met en lui…
— L'espoir…
— L'espoir, oui. Car, contrairement à ce que tu insinues, à tord, je ne fais pas une telle proposition à Durïn pour ce qu'il représente envers Erebor mais, tout simplement, car il est à mes yeux celui qui saura au mieux profiter et faire prospérer l'héritage que j'ai à léguer… Le fils que je n'ai jamais eu.
Aux derniers mots assurés d'une voix sèche, Thranduil blêmit d'un coup, semblant perdre le peu de couleurs qui lui restait et ses yeux se voilèrent un instant. La tension était maintenant si lourde que les autres, hésitant à intervenir, gardaient le silence et, affrontant le plus vieux du regard, Thranduil sembla bouillonner, intégralement. Un flot d'émotion, de colère, de tristesse et de douleur tourbillonna en lui puis, comme si un barrage se brisa au moment où Oropher, estimant avoir tout dit, fit mine de se détourner, il fit un pas en avant et explosa :
— Mais qu'a-t-il de plus que moi, par Finwe ? N'ai-je pas fait assez pour toi ? Père, s'il te plait, laisse-m-
Il ne put en dire plus car, avant qu'il ne puisse réagir, avant que qui que ce soit puisse réagir, Oropher avait fait volte face dans un mouvement si rapide qu'il fut à peine perceptible à l'œil nu. Sans effort, il attrapa la gorge de Thranduil qui se débattit instantanément, pour le soulever à quelques centimètres du sol en dardant sur lui un regard aussi furieux que méprisant :
— Ne m'appelle pas ainsi… La vie ne m'a jamais rien imposé que je n'ai désiré… Pas même un fils qui défini à lui seul le mot « déception »…
Alors que Thranduil commençait à suffoquer, Balïn, Gandalf et Thorin s'interposèrent immédiatement et Oropher se contenta de le lâcher comme s'il s'agissait d'un simple déchet dont il fallait se débarrasser. Thorin eut le reflexe d'enrouler un bras autour de la taille du jeune blond qui vacilla, geste qu'Oropher ne manqua pas et il tiqua, comme s'il s'en voulait d'avoir réagi de la sorte face à des témoins ou, peut-être, comme si le brun, pour la première fois, sortait du cadre de ses attentes. Mais, loin de s'excuser, il cracha simplement à Thranduil :
— Tu es le responsable de la mort de la femme que j'aime… N'oublies jamais que c'est par charité que j'ai gaspillé toutes ces années pour t'élever et tenter de faire de toi un homme. Sans succès. Et, maintenant, tu oses te dresser face à moi ?
Prenant appuie sur l'épaule de Thorin, récupérant son souffle, Thranduil porta simplement sa main à sa gorge striée de marques rouges, sans répondre à son père qui, finalement, tourna les talons pour sortir de la salle sur une dernière remarque :
— Monsieur Durïn, je propose que l'on discute de cela plus tard, en privé.
Thorin ne répondit pas mais il eut le réflexe d'assurer la prise sur la taille de Thranduil qui reprenait doucement une respiration régulière, le visage fermé.
Il fit la moue. Un tel accident était, exactement, ce qui lui manquait pour faire basculer son choix. Il cacha sa déception et ne résista pas lorsque Thranduil se débarrassa de sa main en silence avant de sortir de la salle à son tour, avec toute la dignité qui lui restait.
— Hem… je… Je propose de lever la cession maintenant. Gandalf, je compte sur vous pour l'entrepôt des Raa'z.
Le vieillard opina dans un sourire confiant puis tous se dispersèrent. Seul Thorin resta avec Balïn qui se dirigea vers une petite étagère de laquelle il sortit un flacon contenant un liquide ambré. Il proposa un verre à Thorin qui s'approcha en demandant simplement :
— Vous saviez ? Pour le lien entre Thranduil et Oropher ?
La question portait une pointe d'accusation, lui qui aurait bien aimé être courant d'une telle chose un peu plus tôt. Mais Balïn, avant de répondre leva son verre puis le porta à ses lèvres pour le boire d'une traite. Il reposa ensuite le récipient en s'essuyant la bouche.
— Je viens de l'apprendre à l'instant… Mais ça explique, soudainement, beaucoup de choses…
— Certes…
oOo
— Ce système est très sécurisé…
— Allons, Bombur, il y a bien quelque chose que tu puisses faire pour le craquer. Ce petit bijoux à beaucoup à nous apprendre sur son propriétaire et ses activités. Tant qu'il ne supprime pas tout à distance avant…
Se penchant sur la table et tous les appareils informatiques qui y trônaient, Fili caressa du bout du doigt le smartphone qu'il avait dérobé à Kili et que Bombur tâchait, depuis une bonne heure maintenant de déverrouiller.
— Un type comme lui prend certainement beaucoup de précautions avec ce genre de matériel…
— Certainement…
Soupirant, Fili se redressa en récupérant le téléphone. Un code le verrouillait mais, normalement, les lupins étaient capables d'en passer outre. Là, ça s'avérait un peu plus compliqué. Toutefois, Bombur semblait être un crack pour ce genre de chose car, après avoir envoyer quelques messages, il se redressa en annonçant vivement :
— C'est bon… J'ai un collègue à Osgiliath… Il connaît ce genre de chose, on peut essayer un truc…
Il récupéra le portable et, en une dizaine de minutes, le téléphone fut complètement débloqué et, ravi, Fili le récupéra en retournant à son bureau.
Il soupira lorsqu'il constata que, comme attendu, toutes les données avaient été effacées à distance. Ne restait plus rien, aucun contact, aucune information, pas même des photos ou des applications. Normal…
Il fit tourner l'appareil dans la main et sursauta à peine lorsqu'une intonation sonore, annonçant l'arrivée d'un SMS, se fit entendre. S'y étant légèrement attendu, il ouvrit le message envoyé par un numéro inconnu, mais dont il n'avait aucun doute de l'expéditeur : « Beaucoup de Lupins aux entrepôts des Raa'z ce matin... Complications ? »
Il eut un sourire amusé et, se balançant sur sa chaise, il se contenta de récupérer son propre portable pour y enregistrer le numéro affiché, avant de répondre avec celui de Kili : « Découverte désagréable. On s'en occupe. Si tu as des informations concernant Azog, je suis preneur.»
Se balançant toujours, il attendit quelques secondes avant de recevoir la réponse :
« Ce n'est pas gratuit.
— Certes. Je vais donc devoir attendre qu'une famille ennemie te ramène dans une cave lugubre pour, encore, te sauver de justesse. J'ai hâte.»
Il retint une grimace victorieuse lorsque la réponse tarda à venir, mais, sans attendre de retour, il envoya un nouveau message :
« J'ai besoin d'informations sur Azog et les Raa'z. Ils sont bien plus dangereux que ce que nous pensions… Ont-ils des contacts avec certaines personnes au sein de l'Agence ? »
Pari audacieux que de dévoiler, même un minimum, ce genre de truc à un Sang-Dêchoirement, tout comme il était très peu probable que Kili lui fournisse la moindre information. Mais après ce qu'ils avaient vécu ensemble la nuit dernière, il pouvait bien avoir un peu d'espoir, non ? Après tout, face aux Raa'z, ils étaient maintenant sur le même pied. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, disaient certains, ça l'arrangeait bien...
Encore, aucune réponse ne lui parvint et, n'éprouvant aucun problème à passer pour le harceleur de service, il envoya une série de nouveaux messages :
« Au fait, j'ai passé une très bonne nuit, si tu veux savoir. »
« Sinon, j'attends toujours de connaître la localisation de l'Arkenstone ;) »
« Les Raa'z qui sont ici au garde à vue laissent entendre des drôles de faits concernant une certaine alliance avec Daïn… Si nous creusons un peu de ce côté-là, j'ai peur que ton père n'ait quelques comptes à rendre avec la justice… A moins que les SD ne coopèrent gentiment… »
« Libre ce soir ? J'ai vraiment envie de te passer les menottes…»
Aucune réponse… Ce n'était pas une surprise et, haussant les épaules, il rangea le téléphone dans sa poche avant de passer à autre chose. Toutefois, il ne se passa pas très longtemps avant qu'il n'ait une hésitation, puis nerveusement, il ressortit l'appareil pour envoyer un nouveau message en pesant bien ses mots.
« Je peux faire en sorte de t'obtenir une entrevue « discrète » pour ton père et monsieur Durïn. Personne, Lupins ou membre de l'agence, ne serait au courant. »
Il envoya le message en serrant les lèvres, se demandant s'il n'aurait pas dû parler de ça à Thorin avant. Mais il n'eut pas le temps de regretter son impulsivité que la réponse lui parvint immédiatement :
« Selon nos conditions. Que Durïn vienne seul et désarmé. Je t'enverrai l'adresse au dernier moment.
— Non. Je l'accompagnerai et ce sera au temple d'Aulë, cette nuit. Ton père vient seul et désarmé.
— Ok pour le temple d'Aulë. Mais Daïn ne viendra pas seul et encore moins sans arme. »
Merci d'avoir lu !
La suite vendredi ou samedi
J'espère que ça continue de vous plaire !
Et grand merci aux reviewers, j'ai eu un problème technique avec le site ces derniers jours, j'ai pas pu répondre aux reviews et, d'ailleurs, je ne savais pas s'il je pourrais poster aujourd'hui.
Mais si vous lisez, c'est que c'est bon ! ;)
A plush' !
