Après un petit soucis de doublette par pure étourderie, voici donc le chapitre 38 ;)


— C'est un piège ?
— Ca en a tout l'air.

A côté de Thorin, Daïn marchait à grandes enjambées pour tenir le rythme. Dans les galeries qui descendaient vers le sanctuaire de l'Arkenstone, l'écho des pas des deux hommes se répercutaient et tranchaient avec le silence lugubre des lieux.
Malgré la prémonition, Thorin ne marqua pas la moindre hésitation en pénétrant dans la salle où se trouvait l'Arkenstone. L'enjeu était bien trop gros pour courir le moindre risque.
Il s'immobilisa ensuite et ne montra aucune surprise face à l'occupant du leu qui semblait l'avoir attendu.
Comme Thranduil l'avait sentit, la gemme venait bien d'être convoquée par un autre que lui qui possédait un pouvoir similaire. Saroumane.
Le nécromancien resta immobile à côté de la stèle le temps que les deux cousins pénètres dans la pièce en évaluant le lieu à l'affut du moindre danger. Seule sa voix tonna après quelques secondes :

— Je suis venu seul.

Il ne montrait pas une attitude offensive, pourtant, une menace pesante crépitait autour de lui. Instinctivement, Thorin se mit en garde, imité par Daïn qui se dressa face au mage :

— Un tel artefact ne se trouvera pas dans les mains d'un suppôt du mal. Nous y veillerons.

Saroumane se contenta de le sonder pensivement en haussant un sourcil narquois, peu impressionné. A son tour, Thorin fit un pas en avant pour parler d'une voix grave :

— L'Arkenstone est mien par droit légitime.

Le regard sombre du magicien revint sur le premier héritier et, provocateur, il posa sa main aux longs doigts sur la nacre qui protégeait la pierre :

— La pierre appartiendra au premier qui le touchera de ses mains. Même si elle est liée d'une certaine manière au premier héritier, rien ne peut m'empêcher de la clamer comme mienne. Ce que je ferai lorsque toute vie aura déserté le corps du gardien actuel… Ce qui ne saurait tarder, son essence vitale est maintenant au plus bas… Il se débat mais n'a plus la force de se dresser contre moi…

Sans effort, sa main s'enfonça dans la nacre et Thorin eut l'impression qu'un étau glacial s'empara de sa poitrine, comprenant que, si le gardien actuel ne parvenait pas à empêcher ça, c'était que quelque chose était arrivé. Effaré, il vit les doigts de son ennemi traverser la matière bleuté comme si elle était liquide, jusqu'à rencontrer une résistance à peine quelques centimètres de la gemme qui brillait à travers son écrin.

— Il y a quelques heures encore, l'épervin parvenait à me repousser de l'écrin, que je ne pouvais même pas toucher… Sa résistance fond comme neige au Soleil.

L'esprit hurlant d'agonie à l'idée que quelque chose soit arrivée à Thranduil, Thorin recula d'un pas. C'était un piège, oui. Mais pas contre lui, comme il l'avait pensé initialement. Comme s'il lisait dans ses pensées, Saroumane eut un rire bref :

— Le gardien ne peut vivre une journée de plus. Cela fait trop longtemps que je cherche à prendre cette pierre, je ne le laisserai pas tout compromettre par sa simple existence. Il sera mort avant l'aube.
— Oropher est avec lui.
— Ca n'a pas l'air de changer beaucoup de chose…

Victorieux, il parvint à avancer encore un peu plus ses doigts, triomphant des défenses de Thranduil qui s'effondraient au fur et à mesure. Thorin se sentit prêt à bondir en arrière pour retourner au manoir et assurer la protection de son amant, mais, à nouveau, Saroumane parla :

— C'est trop tard… Cela fait trop longtemps que le gardien me nargue. Mais il n'avait pas la moindre chance. Cette nuit est la dernière partie.

Inquiet, Thorin échangea un regard avec Daïn, avant de se tourner à nouveau vers Saroumane en serrant les poings.

— Effectivement, c'est la dernière partie. Elle ne sera pas gagnée par toi, Saroumane.

Saroumane ne répondit pas. Il se redressa et récupéra sa main lorsque, face à lui, Thorin se dressa en dégainant son arme, à côté de lui, Daïn en fit de même.

— Tu oses m'affronter de front ? N'apprends-tu donc pas ?

En réponse, Thorin tendis son bras devant lui et tira. Lui et Daïn vidèrent une bonne partie de leur chargeur, avant qu'une vague de magie brute ne les repousse de quelques mètres. Ils atterrirent au sol et Daïn enchaina immédiatement en lançant l'une de ses petites billes à perturbation sismique contre le mur le plus proche. Les ondes qui se déployèrent dans l'instant furent suffisamment puissantes pour éparpiller au sol leurs propres balles que Saroumane envoya en riposte par magie. Thorin en profita pour lancer une dague de jet avec adresse. A nouveau, le nécromancien la renvoya vers lui d'un geste impatient. Il ne vit pas, toutefois, le couteau que Daïn avait lancé en même temps qui se ficha dans son flanc avec un bruit mat.
Il grogna de douleur et le cousin de Thorin eut le réflexe salvateur de se jeter au sol, un tentacule d'ombre semblable à ceux qui avait défiguré Thranduil, avait fusé dans sa direction.
Le prince profita de l'inattention pour attaquer à nouveau et il se jeta sur Saroumane en dégainant une petite épée offerte par Oropher. Il plongea au sol quand un deuxième tentacule vint sur lui. Toutefois, il ne put éviter le troisième qui se referma sur sa gorge au moment ou Daïn fut jeté au sol par ces manifestations de magie noire. Une exclamation de douleur franchit ses lèvres lorsqu'il sentit l'action corrosive du maléfice sur sa peau et, d'un geste désespéré, il abattit sa lame devant lui. Il ne rencontra aucune résistance, mais la chose semblait être sensible à cet acier de l'ancien temps, car elle se rétracta et il put retrouver sa respiration.

Saroumane se déplaça de manière à se tenir entre lui et la pierre. Il leva ses mains vers lui, comme pour invoquer ses maléfices à nouveau. Thorin le vit déployer ses ombres et se prépara à subir leur assaut en levant son épée courte devant lui, mais, à nouveau, Daïn lança l'une de ses charges sismiques, aux pieds de Saroumane. Le mage fut soulevé du sol lorsque la première onde le frappa et Thorin en profita pour se jeter sur le socle qui portait la pierre. Il vit, trop tard, la riposte de Saroumane et ne put que crier le nom de son cousin lorsque celui-ci fut percuté par une première tentacule d'ombre. Une deuxième s'enroula autour de sa gorge, étouffant le cri de douleur qu'il poussa lorsqu'une troisième le frappa au torse pour s'insérer dans son corps et fouiller ses organes pour les putréfier.
Thorin voulut se ruer au secours de son cousin, mais une explosion de lumière les jeta tous au sol à ce moment.
Le temps que Thorin ne se remettre sur pied et retrouve l'usage de ses sens, Gandalf se tenait au centre du sanctuaire.

— Partez, je vais vous offrir du temps..

Le magicien gris venait de parler doucement à Thorin, sans lâcher Saroumane du regard. Ce dernier se redressa en lançant à son ennemi un sourire supérieur, assuré de ses pouvoirs. Le combat commença immédiatement et, évitant une onde de magie pure, Thorin, plutôt que de partir, se rua en avant. Saroumane le vit poser ses mains sur le socle, mais un sortilège de Gandalf déjoua la vague mortelle qu'il envoya dans la direction du premier héritier, autour de qui il créa une bulle de protection. Ce dernier, sans la moindre hésitation, plongea ses mains dans la nacre blanche. Il fut agressé par la magie de Saroumane qui, usant du pouvoir de Gardien usurpé à Thranduil, tâchait de le repousser.
Thorin sentit la résistance, comme deux aimants aux polarités opposées se repoussaient l'un l'autre, et il chercha à lutter, mais la volonté de Saroumane couplée au pouvoir qu'il possédait et que Thranduil n'avait plus, s'interposa avec force.
Inquiet, le brun ferma les yeux et il se concentra sur la pierre. Il la sentit enrobée du pouvoir malsain et corrompu de Saroumane, toutefois, une petite couche de quelques millimètres continuait de pulser autour de l'Arkenstone, pure, mais faible et fatiguée. Comme un carcan de protection inébranlable. Focalisant son esprit sur cette énergie vacillante, un cri jailli en lui : « Aide moi. »
Immédiatement, il sentit un contact, bref et curieux, trop léger pour qu'il soit réellement certain de l'avoir perçu. Avec toute sa volonté, il se lança à la recherche de cette impression qui semblait se dérober à lui et, en esprit, il définit une question :

Es-tu là ?
— Pas la peine de crier, je t'entend.

La réponse, impatiente et affligée, se fit extrêmement claire dans son esprit, même s'il la sentit aussi fragile qu'un battement d'aile de papillon. Moins d'une seconde s'était passée entre le moment où il avait touché le socle et maintenant, il avait pourtant l'impression que c'était déjà une éternité, comme si le temps s'était figé.
Suivant l'émission de la pensée de Thranduil, il mit toutes ses forces pour la rencontrer et se lier à elle. Sa propre force mentale et son pouvoir, brulant, irradia celui de Thranduil qui fut galvanisé et qui, comme un feu, repoussa celui de Saroumane qui essaya de résister. Toutefois, un chemin fut créé et Thorin ressentit comme un voile qui se levait. Facilement, sa main traversa le carcan à son tour.

Touchant l'Arkenstone de ses doigts, il modula la force de ses pensées pour ériger mentalement des nouvelles questions avec moins de puissance, sentant la faiblesse de son interlocuteur qui venait, déjà, d'éprouver plusieurs attaques mentales de Saroumane :

— Que se passe-t-il ? Où es-tu ? Es-tu blessé ?

Les trois questions se formulèrent en même temps dans son esprit, coulant dans celui de Thranduil grâce à la médiation de la pierre qui les unissait dans un lieu hors de l'espace et du temps. Il reçut la réponse comme un fourmillement de sens : Il était blessé, épuisé, et puisait dans ses dernières forces pour ériger une protection autour de l'Arkenstone sans avoir la force de repousser Saroumane. Il déchargea en Thorin sa douleur, la terreur qu'il venait de ressentir face à sa mère, l'horreur qu'il éprouvait de l'avoir tuée et la crainte d'être toujours en danger.

— Kili et Fili tiennent la défense. Oropher ne peut plus se battre, mais supervise de son côté. C'est la troisième vague de Raa'z, on ignore si on pourra en supporter une de plus… Nos effectifs sont maintenant réduits de moitié, voire de deux tiers. La brigade lupine a pratiquement été décimée.

Thranduil avait essayé de mentir, mais en osmose avec ses pensées, Thorin entendit la vérité que les mots avaient essayé de moduler. Le terme exacte n'était pas "on ignore si on pourra en supporter une de plus" mais, "La prochaine nous sera fatale". Sa décision fut prise dans l'instant.

— Je vais vous rejoindre tout de suite.
— Non. Ce n'est pas ton combat. Prend la pierre et porte la dans la salle du trône. Embrasse le destin qui est le tien.

La salle du trône se trouvait dans l'ancienne ville, quelques kilomètres sous terre, peu difficile d'accès, mais dans la direction opposée du manoir d'Oropher et Thorin opposa :

— Je ne veux pas d'un destin que tu ne partages pas.

Inconsciemment, millimètre par millimètre, ses doigts s'éloignèrent de la gemme mais Thranduil le rappela à l'ordre :

— Ce n'est pas le moment d'être romantique, abruti. Maintenant, va-t'en avec cette fichue caillasse. Elle ne doit pas tomber entre de mauvaises mains.
— Et si je te choisi toi plutôt que l'Arkenstone ?
— Je viens de te dire que ce n'est pas le moment, Durïn.

L'intonation était aussi sèche et cassante que ce qu'il connaissait de Thranduil, pourtant, Thorin sentait la faiblesse de la connexion et il eut peur de comprendre que l'état de son amant était peut-être bien plus grave que ce qu'il avait craint initialement. Avec assurance, il concéda :

Tu as raison. Ce n'est pas le moment.

Plus franchement, il retira ses doigts et profita des derniers instants de la connexion avec Thranduil pour exiger avec douceur :

Révoque là avec moi.
— Si je fais ça, je grillerai mes dernières bribes de pouvoir pour de bon et la pierre ne sera pas seulement hors de portée de tous, mais, aussi, de la tienne.
— Cela me permettrai de partir d'ici en sachant que personne, pas même Saroumane, ne pourra l'altérer.
— Si tu la prends et la ramène à la salle du trône, elle ne sera pas corruptible.
— Il est hors de question que je rejoigne la salle du trône si toi et Fili êtes en danger de mort. Je ne règnerai pas si c'est à ce prix-là.

Sans rien ajouter de plus, il se sentit sortir de la petite bulle hors de l'espace et du temps et il embraya immédiatement en conjurant à la pierre de se soustraire à la vue et à la prise de quiconque ne serait pas héritier de Thror. En lui, la connexion avec Thranduil s'effritait, mais il put entendre distinctement ses dernières pensées :

Pour quelqu'un qui a tapé dans l'œil d'Oropher, tu fais parfois preuve d'un effroyable pathétisme…
— Oropher n'est pas le seul à qui j'ai tapé dans l'œil…
— Fais au moins en sorte de revenir vite.
— Tu peux, tout simplement, faire comme tout le monde et dire seulement "Merci" et "Je t'aime"…

Soit le timing de la rupture de communication était très mauvaise, soit Thranduil venait d'être extrêmement fidèle à lui-même. Quoi qu'il en soit, Thorin se retrouva seul mais il sentit que son injonction sur la pierre se renforçait. Instinctivement, il retira ses doigts lorsque le pouvoir de Thranduil se résorba instantanément pour devenir dur, opaque et inaltérable. Les quelques millimètres qu'il avait, jusqu'à maintenant, réussi à sauvegarder de l'emprise de Saroumane, se cristallisèrent autour de la pierre pour la rendre intouchable et inviolable.
Saroumane dut sentir que quelque chose se passait car, vivement, il se détourna de Gandalf pour lancer ses maléfices dans la direction de Thorin. Ce dernier les évita de justesse et se jeta sur Daïn, qui se relevait à peine, comme si le temps venait de reprendre ses droits. Se remettant difficilement sur pied, à moitié porté par son cousin et couverts par Gandalf, ils sortirent du sanctuaire pour y laisser les deux mages. Toutefois, Dain ne fit qu'une dizaine de mètres avant de s'écrouler à nouveau, la main plaquée sur l'abdomen.

— C'est… C'est trop douloureux…

Du sang coulait de son nez, sa bouche et ses oreilles et, alarmé, Thorin se pencha sur lui pour poser une main sur son front. Brulant et glacé à la fois. Daïn eut une grimace de douleur lorsque le brun lui attrapa le bras pour le relever en le portant presque :

— On ne peut pas rester là.
— Je sens ses maléfices en moi qui continuent de croitre.
— Ne les laisse pas s'étendre. Lutte.

L'autre inspira une série de souffles heurtés et saccadés, avant de fermer les yeux, se laissant porter. Du bout des lèvres, il prononça :

— L'Arkenstone ?
— Elle est dans le sanctuaire, hors de portée de Saroumane même s'il vient à bout de Gandalf.
— Pourquoi ? J'ai vu… Tu l'avais dans tes mains… Je l'ai vu…
— Fili et Thranduil sont en danger de mort. Les Raa'z les dominent. Nous devons les rejoindre. Réclamer le trône au vu de l'état des choses serait malavisé.

Daïn garda un silence pour mettre péniblement ses pieds l'un devant l'autre, avant de souffler entre deux souffles rauques :

— Kili ?

Ajustant sa prise sur son cousin, Thorin eut un instant de réflexion, mais il se souvint distinctement avoir entendu Thranduil le citer dans son compte rendu, et il assura d'une voix sûre :

— Ton fils va bien. Il est au manoir lui aussi. Nous allons le rejoindre et nous charger de les mettre tous en sécurité.
— Il n'est pas mon fils.

Thorin ne fut pas certain d'avoir bien capté l'annonce mêlée à un soupir d'agonie et il s'immobilisa lorsque, une fois encore, Daïn se laissa glisser au sol, à bout de force.
D'une poigne tremblante, il attrapa l'armure légère du brun qu'il regarda dans les yeux. Les siens étaient maintenant injectés de sang et de pu.

— Kili… Il est sous ta responsabilité dorénavant.
— Ne dis pas n'importe quoi… Même si cela coule de source que je m'occuperai de ton enfant comme du mien s'il t'arrivait le moindre malheur, je sais que nous sortirons d'ici tous les deux.
— Non… Thorin, écoute moi.

La prise sur sa tunique renforcée se fit plus sèche comme Daïn se redressait tout en l'attirant à lui :

— Kili...
— Il va bien, je te le promets.

Le sentant délirer, Thorin posa sa main sur sa nuque qu'il trouva anormalement froide, mais Daïn le repoussa :

— Dans ma maison… La date de naissance de Dis, c'est le code. Tous les papiers sont rassemblés dans le coffre…
— De… De quoi parles-tu ?

Mal à l'aise, lui qui voyait le temps filer entre ses doigts en même temps que la vie de son cousin à peine retrouvé, Thorin se redressa en fronçant les sourcils. L'autre se recroquevilla pour inspirer un long souffle sifflant d'un air qui ne vint pas et il croassa :

— Kili… Il est le fils de Dis. Le deuxième. Il a été enfermé par les antimonarchistes pendant quatre ans avant que je le retrouve…

Encore, il inspira profondément et Thorin, pétrifié, ne broncha pas lorsque Daïn le lâcha pour poser ses deux mains au sol afin de trouver un minimum de soutient, fermant les yeux :

— Il… Il est prêt, Thorin… Il sera parfait… Kili est un prince et il doit être traité comme tel. Il ne te décevra pas.

Ses forces l'abandonnèrent et, sans que le brun n'ait le reflexe d'esquisser le moindre geste, il se laissa tomber contre le mur derrière lui et inspirant laborieusement :

— Tu pourras compter sur lui aussi longtemps que lui comptera sur toi… Ne le dénigre pas, je t'en pr…

La voix se tut et, instinctivement, Thorin lui attrapa une main glacée qu'il pressa en assurant :

— Kili embrassera le destin qui est le sien. Et toi, tu seras là pour le voir.

Serrant la main avec plus d'ardeur, il passa le bras de son cousin autour de son épaule pour se remettre sur pied, mais Daïn lutta :

— S'ils ont besoin d'aide, tu dois les rejoindre tout de suite.
— Ils ne sont pas les seuls à avoir besoin d'aide et Kili me tuera si je t'abandonne ici.

La remarque eut le mérite d'étirer mollement un coin de lèvre ensanglanté dans un sourire entendu. Rassemblant ses forces qui l'abandonnaient, il se remit sur pied en exigeant :

— Emmène-moi simplement en sécurité, puis file. Retrouve mes Sang-Dêchoirements, ils viendront avec toi secourir leurs princes et le Gardien.


oOo

Merci d'avoir lu !

Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes !