Bonjour, voilà le deuxième chapitre de cette fanfiction. Encore désolée pour les nombreuses fautes que j'ai du laisser.
Je vous préviens : ce chapitre n'est pas très gaie, j'en conviens mais c'est une base à lire pour comprendre les histoires de chaque perso.
Le prochain chapitre sera un peu plus basé sur les "rendez vous" de Regina et Emma.
Bonne lecture.
Et merci pour les reviews, j'aime vraiment savoir que des personnes suivent cette fanfiction, car comme je l'ai dit c'est un univers tout entier qui se construit autour du film The Garden of Words, et je voulais vous le faire partager.
Chapitre 2 :
Regina s'affala sur son lit et soupira. Durant quelques minutes Regina garda les yeux fermés comme pour « fermer les yeux sur- » sur quoi ? Sur sa vie ? Comme poussée par un horrible destin, elle ouvrit les yeux, fixa le plafond et frissonna.
Le tonnerre battait à son plein et bien que la température de son appartement tentait de réchauffer son corps, ce dernier lui même en dictait autrement. Regina se sentait lasse, détruite, sans vie. Son travail lui pesait de plus en plus et depuis l'incident, la joie qui avait l'habitude de l'habiter semblait s'être envolée. Parce que ce genre de situation, de souvenirs ne semblaient jamais vraiment partir,mais plutôt vouloir rester, s'incruster dans sa mémoire comme pour y semer la terreur, Regina repensa pour la énième fois à cet incident.
Elle avait été assigné à un nouvel établissement, jusqu'à là, rien d'étrange. Chaque six mois environ -cela pouvait varier, mais elle était très souvent quémander-, Regina recevait un coup de fil l'informant qu'elle avait été assigné en tant que remplaçante d'un énième enseignant malade. En congé maladie, congé maternité ou tout simplement absent. Il était tout à fait plausible qu'elle soit réclamer par un établissement à l'autre bout du pays et qu'il fut nécessaire qu'elle aille s'installer dans un hôtel bas prix.
Pas cette fois là. Habitant dans la capitale, elle avait quatre chance sur dix d'être assignée dans celle ci. Ça avait été le cas, il y a deux mois. C'était assez dur à imaginer qu'un boulot que Regina faisait depuis déjà 4 ans, puisse devenir en une après midi, le plus terrifiant cauchemars que Regina eut imaginé.
Étant elle même une enseignante, Regina était au courant, pour avoir était plus d'une fois le témoin oculaire, que les écoles, collèges, lycées et tout ce qui allait avec, étaient des endroits, un système favorables au développement de problèmes liés à l 'harcèlement, la maltraitance, le vol ou même actes de violences. C'est quelque chose qui l'avait même toujours répugné ce n'était que de la lâcheté. Des enfants qui eux mêmes avaient pu êtres victimes de violences, ou des enfants simplement désireux d'embêter les plus faibles, pour prouver aux autres et à eux mêmes qu'ils ne l'étaient pas, s'attaquaient cruellement à des élèves sans faire preuve d'une once d'humanité ou d'intelligence – même si ici l'intelligence n'avait pas vraiment sa place-. Pour Regina la violence n'était qu'une faiblesse, une impuissance de dire, raconter, exprimer les maux qui nous hante et qui ne nous laisse alors que une solution : l'expression physique sur autrui.
Deux semaines après sa rentrée dans un établissement de la capitale où elle devait remplacer un enseignant de littérature, un matin après avoir garé sa voiture dans un des parkings non loin du lycée où elle devait se rendre elle fut brutalement plaquée contre la portière de sa voiture. Regina plaça une main sur sa poitrine en se remémorant se souvenir comme si, elle sentait encore la douleur qui l'empêcha de parler, crier ou même respirer.
Regina se rappela, qu'avant cet incident elle ressentait une certaine colère, mépris pour les femmes, hommes ou enfants qui, lorsqu'ils ont été coupable d'actes violents, viol, vols.. n'aient pas étés capable de repousser, brutalisé l'agresseur.
Mais lorsque son corps, son dos fut brutalement jeté contre sa voiture, quand elle reçue une gifle qui lui fit perdre le souffle et lorsqu'elle sentie sa jupe crayon être violemment relevée, elle n'eut aucune force de luter. Ce fut comme si, son cerveau, sa conscience essayait de s'échapper de ce cauchemars. Comme si son esprit essayait de se réveiller. Mais rien ne faisait, c'était bien la réalité et rien n'aurait pu la faire agir. Regina était paralysée et aucuns mouvements, mots, soupirs ne fut poussés lorsque son corps fut sauvagement retourné et de nouveau bloqué contre la voiture et le corps de son agresseur.
Une douce et pourtant douloureuse larme coula sur la joue de Regina. S'en suivit un gémissement indescriptible. Regina se mordit la lèvre pour essayer de retenir ses sanglots, pleurs et cris. Depuis ce jour là elle n'avait éclaté en sanglot qu'une fois et cela c'était plutôt mal terminé. Regina détestait pleurer ou même rire aux éclats. Tout ce qui impliquait une grande dose de sentiments. Cela la rendait faible.
Après cet incident, un congé maladie avait été donné à Regina et sa mutation directe, à un autre établissement par la même occasion. Au début Regina avait été soulagé, se disant qu'elle ne croiserait aucuns regards de pitié ou de moquerie. Mais l'incident n'avait pas passé inaperçue et bientôt beaucoup d'autres personnes avaient été au courant. La honte avait alors submergée Regina et elle s'était refermée sur elle même de toutes les manières. Socialement, sentimentalement et même contre elle même. Regina se sentait hideuse, usée, perdue.
Lorsqu'elle dû reprendre le boulot Regina eut beaucoup de mal de gérer ses crises d'angoisses ou ses cauchemars. Ne supportant pas être jugée et analysée, elle refusa toute aide médicale psychologue ou prescription médicale. Ayant de mauvaises relations avec sa sœur et ses parents, Regina n'eut et n'accepta aucune aide sociale. Préférant éviter le sujet ou y faire allusion comme pour masquer le fait qu'il ait pu lui arriver quelque chose d'aussi terrible.
Depuis une semaine Regina avait décidé, -et surtout dû au soudain mauvais temps- qu'elle se rendrait au parc où son père avait l'habitude de l'emmener lorsqu'elle était enfant. Depuis ce jour là, et à chaque occasions ou chaque situation mentalement trop dur pour Regina, cette dernière se rendait au parc et séchait les cours.
Regina rit, ou plutôt sanglota. C'était peut être un mélange des deux. Mais si on lui avait dit, il y a plusieurs mois qu'elle allait sécher les cours, ses cours elle aurait ris. Mais maintenant. Oh maintenant elle n'en avait pas la force. Tout ce qu'elle faisait, pensait lui semblait ridicule et bientôt même se regarder dans un miroir lui serait difficile.
Emma était affairée dans sa petite cuisine lorsque son frère arriva. Neal se débarrassa de sa veste, se plaignant déjà que la chaleur de leur petit appartement était insoutenable. Emma rétorqua que le dîner était bientôt prêt.
- Où est maman ? Demanda Neal en s'asseyant sur une chaise en face d'Emma.
- Dehors... j'imagine. Emma se retourna, s'essuyant les mains avec un vieux chiffon et reprit : Elle a laissé le même mot « ne me cherchez pas ».
La mère d'Emma et Neal n'était pas une femme foncièrement méchante, ni perturbée. Non, elle avait juste ses moments de faiblesse comme chaque être humain. Le sien était de s'abandonner bien trop facilement à ses vieilles bouteilles de whisky bien rangées au fond d'un tiroir comme si le fait qu'elle y soit rangée suffisse pour berner Neal ou Emma.
Lorsque son père est mort, Neal prit peu à peu la place de l'homme dans la maison, sans qu'Emma ou sa propre mère ne trouve à y dire quoique ce soit. Peut être parce que le vide de l'homme tendre et aimant avait laissé était insoutenable ou peut être parce qu'au fond, cela les arrangeait bien tous.
Neal, de sept ans l'aîné d'Emma, devait mesurer environs dix centimètres de plus qu'elle, tout en étant plus large d'épaules avec cette carrure sportive et imposante que Neal avait dû hériter de leur père puisque, son emploie du temps l'empêchait de pratiquer quelconques sports qui justifieraient une telle carrure.
Son visage comme celui d'Emma était fin, avec un peau clair et douce, des yeux qui tiraient plus vers le vert qu'Emma et un nez -contrairement à celui d'Emma- légèrement épaté. Quand ils étaient enfants, Neal était charmant et amusant, tandis qu'Emma était ennuyeuse. Lorsque leur père les présentait à ses collèges, Emma eut toujours l'impression de percevoir des étoiles dans les yeux de son père lorsqu'il leur montrait son bel et charmant fils, étoiles que le père d'Emma ne semblait pas avoir lorsqu'il la présenter ou la tenait dans ses grands bras.
Lorsque Emma et Neal revenaient de l'école, quoique ce dernier semblait obtenir, Neal arrivait toujours à faire sourire son père et à recevoir des dizaines de belles paroles et félicitations. Alors qu'Emma en recevant un A n'obtenait rien de plus qu'une tape dans la dos. En grandissant Emma ne pu expliquer cette grande différence que semblait éprouver son père à leur égard et choisit de mettre ça sur le fait que son père étant un homme avait forcément plus d'affinités avec son unique fils qu'avec sa dernière progéniture.
Lorsque Neal trouva la chaussure à son pied -comme disait si bien leur mère-, leur père en fut ravis, -étant un parfait conservateur-. Alors que leur mère, elle se braqua à l'entente de cette nouvelle et se mit à poser des centaines de question à son fils comme pour essayer de trouver chaque imperfections qu'il y avait à trouver chez la nouvelle petite copine de son fils. La mère de Neal avait toujours eu un grand problème d'affection, soit en montrant trop de jalousie soit en se montrant impassible voir désintéressée.
Emma , à cette pensée, leva les yeux vers son frère :
-Neal, as tu dit à maman que tu comptais aménager avec Kim ? Demanda Emma avec une peur dans la voix, comme si cette question était tout à fait idiote et inutile parce qu'elle en savait déjà la réponse.
Neal posa sa fourchette, bomba le torse et fronça les sourcils :
-Faudra bien qu'elle s'y fasse ! Dit il en tentant de cacher sa colère du mieux qu'il pouvait : Un jour on quittera tous les deux la maison et elle sera seule, voilà ce qui lui fait peur, cracha t-il.
Neal reprit sa fourchette. Le visage de Neal s'adoucit comme s'il se rendit compte de la manière dont il s'était emporté et ajouta :
-Mais moi je peux rien y faire, dit il en mâchant les nouilles qu'Emma avait cuisinées.
Après la discussion plutôt mouvementée entre Neal et Emma concernant leur mère, Emma avait quitté la table en rétorquant qu'elle en avait assez fait pour aujourd'hui et qu'elle lui laissait alors la vaisselle. Emma avait rejoint sa chambre et s'était affairée aux dernières chaussures qu'elle avait créer. Les prototypes étaient encore loin d'être terminés et il était alors difficile de percevoir s'ils étaient destinés à des hommes ou femmes.
Tard dans la soirée, Neal était venu dans sa chambre et avait tenté de murmurer des excuses concernant le ton qu'il avait employé -parce qu'au fond lui et Emma savaient bien que la colère dans sa voix n'était pas destinée à Emma mais à leur mère. Mais sa tentative fut un échec parce qu'il partit se couchait plus fâché qu'il ne pensait l'être.
Quand à Emma, très tard pendant la nuit ou plutôt, tôt pendant la journée, prépara ses affaires de cours avant de se mettre au lit et s'endormit en espérant de tout son cœur que le temps serait assez clément avec elle pour lui accorder une autre journée de pluie.
Sooo..? dites moi ce que vous en avez pensé en reviews. j' attends vos avis avec impatience.
