Bonjour à vous.
Merci merci et encore merci pour vos reviews, je ne peux pas vous cacher la joie avec laquelle j'ai lu vos commentaires, que ce soit deux mots ou une question,
je vous remercie et espère que vous ne vous arrêterez pas car c'est extrêmement rassurant de voir que son histoire est lue et suscite même des réflexions!
Pour la question d'un Guest, qui était de savoir si Regina était vraiment dans le dénis, je te répondrais que oui elle l'est. Comme tu le dis, cela est lâche mais prenant ici une liberté puisque ce n'est pas du tout explicite dans "The Garden of Words", je pense que tu comprendras par la suite pourquoi je pense que cette attitude est nécessaire.
Pour les autres qui ont eu la gentillesse de prendre du temps d'écrire un petit quelque chose merci!
Et je vous laisse avec ce chapitre (qui est plus court que les autres et je m'en excuse d'avance)
Chapitre 3 :
Comme les deux femmes l'avaient ardemment souhaitées, une pluie déferlante pointa le bout de son nez pendant la nuit. Toutes deux le matin prirent le temps de se réveiller, de déjeuner et ensuite de se préparer. Aucunes des deux femmes ne se pressa, ayant choisie pour distinctes raisons de ne pas aller où elles étaient toutes les deux attendues au lycée.
Regina se réveilla et comme elle en avait la -mauvaise- habitude chercha en tâtonnant le sol son portable. Lorsque, après de longues minutes elle mit la main sur son smartphone, elle le déverrouilla et s'empressa de répondre au peu de messages qu'elle avait reçu durant la nuit. Elle resta ensuite un bonne dizaine de minutes à regarder le plafond blanc de sa chambre à coucher, listant dans sa tête toutes les possibilités d'activités qu'elle pouvait pratiquer aujourd'hui, et, se résout comme chaque jours à se rendre dans ce kiosque, dans ce fameux parc réputé de la ville.
Emma, quant à elle, se leva de bonne heure et se rua dans la cuisine et constata par la petite fenêtre que la pluie battait à son plein et que des centaines de parapluies se collaient, s'entrechoquaient dans les rues en contre bas de son appartement. C'est avec un sourire resplendissant sur le visage qu'elle partie sans traîner dans sa douche, -rituelle qu'elle avait l'habitude de faire chaque matin, afin de bien se réveiller-. En sortant de la douche et sachant déjà très bien où elle allait se rendre elle décida qu'aujourd'hui elle irait passer la journée au parc et amènerait donc un casse croûte, dans son bento préféré. Emma s'affaira alors dans sa petite cuisine, en chantonnant du mieux qu'elle pouvait l'une de ses chansons préférées : What's Up.
Aujourd'hui la pluie était tellement forte que l'atmosphère dans les rues, supermarchés ou ménages était maussade et affreusement triste. Pourtant Emma, rayonnait et ne passait pas inaperçue avec son sourire lumineux et l'allure de sa marche bien trop pressée pour un jour de pluie.
En marchant d'une bonne foulée elle arriva plutôt vite au parc et s'en étonna elle même. En entrant dans le parc, l'odeur particulière qui émanait des arbres humides apaisa directement Emma et tous les bruits qui semblaient à la fois provenir de nul par et à la fois de tous les alentours arrivèrent aux oreilles d'Emma comme une douce musique qui avait tendance à la calmer, car elle se sentait privilégiée en pensant qu'elle était bien la seule à pouvoir déchiffrer et comprendre cette belle mélodie. Arrivée à ce chemin distinct qui prévenait Emma qu'elle n'était plus qu'à quelques mètres de son kiosque elle leva les yeux et fut surprise de retrouvée la même femme qu'elle avait trouvée la vieille. Comme hier Emma s'arrêta brusquement , et, se gifla mentalement comme si cet acte n'était guère nécessaire puisque après tout ce parc était définitivement réputé.
Emma après avoir secouait son parapluie pour se débarrasser des petites gouttelettes y étaient perchées s'avança et alla s'asseoir quand la voix de l'inconnue -qui était assise à la même place que la vieille - se fit entendre :
-Bonjour à vous, dit elle avec le plus belle voix qu'Emma avait entendue , mais qui sonnait terriblement fausse ou simplement forcée.
Emma jeta un rapide regard vers l'inconnue, assise comme une reine, droite comme un i. Aux côtés de l'inconnue se trouvaient des sacs en plastiques sûrement remplient peut être de ses cours, et, dans ses mains un verre de cidre, déjà bien entamé.
-Bonjour, réussie t-elle à répondre d'une voix faible, légèrement tremblante.
Les deux femmes semblaient prêtent à s'adresser la parole, et , à entamer une discussion socialement banale. Pourtant leurs regards ne se croisaient pas et leurs yeux étaient rivés sur le paysage métamorphosé par la pluie qui semblait lâcher toute sa rage sur le monde des mortels.
Les gouttelettes d'eau semblaient se ruer désespéramment au sol comme si elles s'amusaient à un jeu, dont le gagnant serait de s'écraser le premier à terre. L'odeur si particulière du parc sous la pluie semblait être à son paroxysme, comme si toutes les végétations du parc, la pluie et la terre formaient une odeur, un parfum secret qui ne demandait qu'à être apprécier.
Les heures passaient et Emma semblait de plus en plus tendue, aspirée par son carnet de dessin, posé sur ses genoux, le dos arrondi et la main positionnée sur son front comme pour supporter sa tête remplie d'idées. Plusieurs pages avaient déjà été remplies par des dizaines de schémas tiraient au crayon de pieds, nus ou chaussés, de face ou de profil.
Regina, quant à elle, buvait coupe après coupe sans se soucier du taux d'alcool dans son sang qui commençait à s'accumuler : elle était bien trop habituée à boire, son corps tenait alors très bien l'alcool. Son regard vaquait d'Emma au paysage, explorant, étudiant les détails qui s'offraient à son regard gourmand.
Lorsque Emma, incapable de dessiner quoique ce soit ,déplaça son regard pour la première fois depuis des heures de son carnet et posa les yeux sur l'inconnue. La tête légèrement tournée vers le lac en face du kiosque, Emma eut la possibilité d'examiner l'inconnue. Son visage ne laissait paraître peu de choses, non pas parce qu'elle portait quelconque masque mais parce que l'inconnue ne semblait rien ressentir, simplement absorbée par la paysage du parc. Emma ne voyait pas grand chose de son visage ayant simplement une vue sur le profil de l'inconnue, pourtant elle regarda attentivement sa nuque, sa mâchoire et remonta jusqu'à ses yeux en passant par ses lèvres.
Habillée d'un simple et long pantalon en toile noire et d'une chemise grise clair, le look de cette femme restait simple mais lui donnait un très grande prestance. Puis, descendant petit à petit Emma s'attarda sur ses fins pieds, chaussés de chaussures claires , ouvertes, à talons de quatre/cinq centimètres. Ses chaussures étaient de couleur marron clair, et sur leur bout trônait un nœud papillon rouge bordeaux.
La femme avait croisé ses jambes et, sûrement par inadvertance balançait l'une d'entre elles, permettant au regard d'Emma d'apercevoir la quasi totalité de son talon. Emma reporta son regard sur son carnet et continua son dessin comme si les idées parvenaient de nouveau à atteindre les doigts des ses mains.
Regina s'avança légèrement, posant ses mains sur le rebord du banc et dit :
- Hey, Emma sursauta au son de sa voix et d'un fâcheux automatisme ferma violemment son carnet de dessin. Puis Regina reprit :
- Alors, en vacances ? Demanda t-elle.
Emma fronça les sourcils comme étonnée de la question qui lui fut posée. Emma n'était pas du genre très expressive, préférant la compagnie du silence à celle des gens. Elle avait dû mal à comprendre le soudain retournement de situation; l'inconnue semblait appartenir aux mêmes genre qu'Emma; ne s'exprimant que rarement. Emma prit le temps de réfléchir, quel intérêt de lui poser cette question et même, pourquoi vouloir lui parler. Quant à Regina, la question lui avait échappée, comme si le silence dans lequel elle a pourtant l'habitude de vivre lui était intenable.
Emma fixa l'inconnue et répliqua d'un ton accusateur
- Et vous ? Retraite prématurée ? Emma pointa du doigts la bouteille déjà bien entamée de cidre.
Elle crue pendant une seconde avoir blessé l'inconnue assise en face d'elle, avant que cette dernière dans un sourire cachée lui réponde:
- Je sèche les cours, Regina fit une pause et reprit : encore, dit elle avec le plus beau sourire mélancolique qu'Emma n'ait jamais vue.
La phrase laissa place au silence. Parce que de son côté Regina sentie la honte la submerger, et elle se gifla mentalement d'avoir adressé la parole à cette inconnue. Et parce que Emma , quant à elle, se sentie soudainement idiote d'avoir utilisé tant d'agressivité à travers sa question, parce qu'elle n'était pas meilleure que cette inconnue, puisqu'elle aussi séchait imbécilement les cours.
Pour détendre l'atmosphère qui s'était alourdie et pour finalement briser ce silence pesant Emma lui dit :
-Et apportez quelques bouteilles de cidre au parc, apparemment. Tenta Emma en souriant à l'inconnue.
Cette dernière à l'entente de sa voix, posa de nouveau le regard sur Emma et après s'être fixées, éclatèrent de rire en même temps. Emma reprit :
-Je dois avouer que ce n'est pas vraiment ma définition d'un « pique nique ». Vous devriez peut être manger quelque chose.
-Vous semblez savoir pas mal de chose sur ce sujet, dit Regina en un faible sourire sarcastique. Cette dernière courba le dos et s'appuya sur ses jambes croisées.
Emma déchiffra assez vite le reproche et lui répondit aussitôt :
-Oh non ! Ce n'est pas moi, je- , Emma s'arrêta et dans un faible sourire continua : Je ne bois pas. Mais ma mère en revanche oui.
Les deux femmes se regardèrent, peut être durant quelques minutes, étonnées de pouvoir se confesser, parler de leurs vies, si facilement. Ce fut Regina qui détourna la première le regard, pour le poser sur son sac à sa gauche. Emma la regarda chercher, fouiller pour enfin mettre la main sur ce qu'elle semblait chercher.
-Donc, vous me dites que je devrais manger quelque chose... ? Répéta t-elle l'affirmation d'Emma en la regardant malicieusement. Puis elle reprit en tendant une douzaine de barres chocolatés vers Emma :
-Est ce qu'ils feront l'affaire ?
Emma par pure surprise recula en écarquillant les yeux, ne sachant pas quoi penser ou même dire à l'inconnue. Cette dernière rit et reprit :
-A voir votre regard, je peux parier que vous pensez que je suis folle, dit elle avec un rire à la fois hystérique, gêné et mélancolique.
-Oh non- ce n'est- enfin je-, essaya Emma.
-Ce n'est pas grave, répondit Regina en regardant ses mains pleines de confiseries. Je vous jure que je ne suis pas si folle, je ne suis qu'un être humain, plein d'étranges habitudes et imperfections.
-Sûrement, lui répondit Emma.
-Assurément, sourit Regina.
La pluie tombait toujours lorsque Emma se leva du banc, après avoir discuté de tout et de rien avec l'inconnue du kiosque.
-Bon et bien, il est l'heure pour moi d'y aller, dit elle avec un faible sourire.
-En cours ? Demanda la brunette doucement.
-La pluie va bientôt cesser de tomber, et, s'arrêtant deux secondes pour rigoler Emma reprit : C'est le deal que j'ai fait : seulement sécher les cours en jours de pluie.
Les deux femmes regardèrent alors autour d'elles et le temps s'arrêta afin d'admirer le magnifique spectacle qui prenait fin. L'environnement du parc semblait lui aussi s'être stoppé comme pour admirer lui aussi la clôture de ce ballet.
Ce moment fut interrompu par la voix de la brunette :
-Alors peut être que nous nous reverrons, elle éclaircit sa voix et continua : je veux dire.. Il va bien de nouveau pleuvoir, non ?
Et voilà! comme je l'ai dit plus haut ce chapitre est plus court sorry fot that!
Pardon pour les fautes que j'ai laissées.
Dites moi dans les commentaires si vous avez une question en tête, une critique ou quoi!
