Bonjour!
Je vous remercie pour vos gentils reviews, ça me fait tellement plaisir de voir que cette fanfiction plait.
Le fait est que ce n'est pas très simple d'adapter un film avec une atmosphère poétique.
Je poste aujourd'hui le quatrième chapitre de Garden Of Words.
J'espère que ce chapitre vous plaira. Au fils des pages j'ai réalisé que le personnage de Yukino (l'inconnue dans le film d'animation de
Makoto Shinkai) était très différente de la Regina de la série. Du coup j'espère que celle ci vous plaira aussi.
Et bien et bien, sans plus tarder, voici le chapitre 4! :D
Chapitre 4 :
Après ce jour, la saison des pluies commença. Les informations en parlaient partout et tout le temps, que ce soit dans le journal ou à la télévision, le soleil était bel et bien réclamé. Mais rien ne faisait, la ville était sous un déluge de milliard de gouttelettes.
Dans les rues, les gens se bousculaient, imitant idiotement et drôlement les gouttes de pluie qui leurs tombaient dessus. Les foules étaient d'humeur maussade et les interpellations se faisaient de plus en plus courantes comme si la pluie était un environnement favorable à la colère.
Pour Emma et Regina ce fut tout le contraire. La pluie les rendirent sereines. Chacune d'elle entamèrent chaque journée - où tout avait été planifié du réveil jusqu'au couché- avec un nouveau sentiment implanté dans la poitrine : la félicité.
Ce jour là, Emma se leva la première. Debout vers sept heures du matin. Elle fut réveillée par la pluie qui battait son plein, qui jetait des milliard de gouttelettes contre les fenêtres de son appartement. En découvrant qu'il pleuvait Emma lança un crie strident et sauta de son lit pour entamer sa journée. Emma avait l'impression que la pluie ne cessait de jeter son flot d'eau contre ses fenêtres pour la réveiller, comme si elle était finalement attendue.
Ce matin, Emma fut alors rapidement prête. Ayant préparée son bento, son cahier de dessin et tout ce dont elle avait besoin pour passer une bonne journée sous le kiosque, en espérant y trouver son inconnue.
-Tu pars déjà ? Demanda Neal en bailla grossièrement, appuyé contre l'entre porte de la chambre d'Emma.
-Oui, lui répondit simplement Emma. Ton déjeuner est sur la table, lui dit elle, puis ajouta : Tu fermeras à clé.
Elle ne le su sûrement pas, mais Neal la regarda partir avec un sourire béant planté sur le visage. Il donnerait tout ce qu'il avait pour découvrir ce qui poussait sa sœur à agir de cette façon.
Ce matin Emma avait emprunté le deuxième -et dernier- chemin qu'on pouvait emprunter pour accéder au kiosque. Il commençait au même endroit que l'autre chemin qu'Emma emprunte plus souvent à la naissance du labyrinthe des végétaux. Ce deuxième chemin parcourt un tout autre environnement des bassins d'eaux, des fontaines et cascades par dizaines s'y trouvaient tout au long. Emma dû traverser un vieux pont en pierre pour accéder au kiosque car une petite rivière se trouvait en obstacle.
Elle mit à peine le pied sous le kiosque que l'inconnue s'adressa déjà à elle :
-Bonjour, sourit Regina.
Aujourd'hui l'inconnue avait opté pour un chemisier beige, un simple gilet et une petite jupe noire cintré. Tout ça allait remarquablement bien avec les chaussures ouvertes à talons que portait la jeune femme : de fines chaussures bordeaux avec des talons plutôt épais noirs. Emma ne la trouva pas simplement belle, elle manquait simplement de mots pour la décrire. Les yeux de l'inconnue étaient un sacré paradoxe à eux seuls : la couleur chocolat émanait une puissance et beauté à couper le souffle alors que la froideur du regard pouvait vous glacer les os. Son aura émanait quelque chose de vraiment triste, brisé et pourtant la brunette semblait merveilleusement bien le cacher grâce à son magnifique charisme.
-Bonjour, Emma lui rendit son sourire et s'essaya à sa place. Elle sortit lentement ses affaires, n'ayant aucune raisons de se précipiter.
-Tu arrives tôt aujourd'hui, lui dit Regina.
La phrase fut prononcée comme un compliment et Emma fut forcée à levait les yeux vers l'inconnue. Emma réalisa quelques secondes plus tard que l'inconnue venait de la tutoyer. Cela ne la gênait pas. Non, ça l'étonnait simplement. Cela n'était que la troisième fois qu'elles se voyaient. Mais bientôt Emma se rappela la différence d'âge, qu'elle n'était qu'une gosse et que l'inconnue devait au moins dix ans de plus qu'elle. Emma décida rapidement de ne pas la suivre, préférant le vouvoiement au tutoient, montrant le respect qu'elle avait pour l'inconnue.
-Oui mais je serai quand même en retard au lycée donc bon..., fit remarquer Emma en levant les yeux au ciel.
-Oh quelle garnement ! Rigola Regina.
La phrase fut, selon Emma, déplacée mais le rire joviale de l'inconnue fut comme une invitation à rire elle aussi, et c'est ce qu'elle fit.
Quant à Regina, elle se gifla mentalement pour la énième fois, pour avoir de nouveau dit quelque chose de déplacé, inutile et impoli. Gênée sur le moment elle ne trouva rien à faire à part rire et fut soulagée lorsque la jeune fille la rejoint.
Regina, un vers de cidre à la main, observait le paysage, la tête tournée vers sa gauche, appuyée sur son épaule et son bras appuyé sur le dossier du banc. De ce dernier, l'on pouvait voir le plus spacieux lac du parc, ensuite stoppé par une dense forêt. En réalité Regina observait les buildings qui étaient visibles du kiosque, qui se trouvaient derrière le parc. Ici, Regina se sentait en sécurité. Comme si le parc formait un bouclier autour d'elle, et, chasser chaque mauvais rêve, mauvaises pensée.
Emma , quant à elle, était afféré à ses dessins, n'ayant jamais trouvé atmosphère plus propice à ses créations. Ses doigts de cessaient de bouger, parcourant chaque millimètres du papier de dessins, gribouillis, schéma, nombres et calculs.
Au fils des heures, Regina manifesta sa faim plus tôt qu'Emma. Et pour couper sa faim, Regina sortie une tablette de chocolat noir. Emma la regarda faire et s'émerveilla en apercevant la délicatesse dont l'inconnue pour quasiment tous ses actes, mouvements. Aujourd'hui l'inconnue tenait dans sa main droite un vers de cidre, encore remarqua Emma. Dans l'autre main se trouvait un petit livre, délicatement tenue par ses fins doigts.
Emma en fut tellement hypnotisée qu'elle en oublia presque la surprise qu'elle avait préparée pour l'inconnue. Lorsque, hier, l'inconnue lui avait -étrangement- présenté des dizaines de barres chocolatés, Emma n'avait pas pu résisté à lui préparer quelque chose de meilleur pour la santé – et d'ailleurs sûrement meilleur gustativement-.
Emma sortie vite de son sac un bento qu'elle ouvra et tendit à Regina, évitant son regard toute gênée :
-Vous pouvez en prendre.. si vous voulez. Lui dit elle.
Ne voyant pas réagir l'inconnue, Emma la regarda dans les yeux en serrant le torchon qui enveloppé son bento.
-Ce sera quand même mieux que de manger du chocolat à longueur de journée, la critique était sortie sans qu'Emma ne réfléchisse vraiment et elle se gifla mentalement.
Les deux femmes s'observèrent. Regina ne répondit pas, ne sachant pas si l'offre d'Emma n'était juste pas déplacée ou si elle était simplement attentionnée. Emma quant à elle, se mordait les lèvres ne pouvant pas répondre à la place de l'inconnue. N'entendant pas de réponse de la part de la brunette, elle lui dit :
-Je ne veux pas vous forcer, Emma commença à reculer le bento et le reposer sur ses genoux.
Juste au moment où Emma pencha sa main pour prendre un sandwich, l'inconnue la devança et en attrapa un. Emma la regarda. L'inconnue avait posé son verre de cidre et tenait désormais un des sandwich d'Emma entre ses doigts fins. L'inconnue sourit :
-Merci, lui dit elle.
Et soudain Emma se demanda, comme Regina il y a quelques secondes, si la situation n'était pas quelque peu étrange. Elle ne connaissait même pas son nom, et elle lui proposait des sandwich faits maison au milieu d'un parc.
Emma regarda l'inconnue apprécier son repas emporté. C'était tellement agréable pour Emma de voir qu'une chose qu'elle avait préparé procuré une telle joie. Cette dernière remarqua le regard d'Emma insistant sur elle et la regarda à son tour, puis plaça sa main gauche devant sa bouche en rougissant.
-C'est délicieux, arriva à dire Regina, qui rougissait toujours mais essayait de le cacher avec sa main.
-C'est toi qui les as préparés ? Demande alors Regina, même si la réponse lui paraissait évidente.
-Hein ? Demande Emma. Oh, ça ! Son regard se perdit alors sur son bento pleins de sandwichs. Oui c'est .. très simple à faire vous savez, lui sourit Emma.
Autour d'elles la pluie commençait à s'estomper et les nombreux bruits de la villes semblaient venir de nouveau à leurs oreilles, comme si la pluie les avaient englobé dans un certain monde silencieux.
-Un vrai cordon bleu, rit Regina.
Quelques minutes après la fin de leur repas, le paysage semblait fade. Le vent chassaient les nuages qui avaient déversés toutes les larmes qu'ils semblaient contenir. Le sol était boueux et terne. Regina se leva après avoir rangé ses affaires. Nul besoin d'au revoir, les deux femmes le savaient bien. A la place Emma lui sourit timidement. Regina avança de quelques pas en dehors du kiosque la parapluie à la main comme prête à l'ouvrir, trahissant son envie d'une prochaine pluie. Puis s'arrêtant elle se mit à parler :
- « Le dieu tonnait », commença t-elle et Emma leva les yeux vers elle comme pour essayer de déchiffrer ce que l'inconnue débitait.
- « Ne gronderait-il pas un peu.. » continua t-elle.
Emma l'écouta attentivement comprenant au son de sa voix qu'elle semblait réciter quelque chose.
- « Le ciel se couvrir... Et la pluie se déverser.. » continua Regina d'une voix mélodieuse mais grave. Grave et calme.
La fin de la phrase prit du temps à arriver, Emma pensa alors que l'inconnue savait définitivement bien se faire désirer. Et pourtant, Regina semblait simplement chercher la force de prononcer ces mots.
- « Que puisse vous retenir. », conclu Regina avant de s'en aller, d'un pas gracieux mais définitivement mystérieux.
Ce soir là, Emma comme à son habitude était dans son atelier. Du moins cela l'était depuis que son père était décédé. La mère d'Emma n'avait trouvé mot à dire lorsque Emma avait voulu, personnellement hérité de l'atelier de son père. Emma n'avait pas voulu changer la position des meubles dans l'espace. La pièce contenait plusieurs étagères et une petite table basse collée contre le mur où Emma s'y installée pour principalement créer les formes. Les formes sont les bases de toutes paires de chaussures. Principalement en plastique pour un travail en masses -de séries-, Emma elle ne travaillait que sur du bois. Les formes varient selon la forme qu'elles doivent donner à la chaussures, ou la taille. Les formiers, n'ont pas seulement pour but de donner un style, une forme à une chaussures, ils doivent aussi permettent aux pieds qui vont habiter les chaussures, d'y êtres à l'aise.
Emma a donc besoin de créer sur le bois même un forme, qui à chaque coup de cutter se verra définitivement changer. Le travail de formier est donc l'un des plus durs car important dans la création de la base de toute chaussure.
-Emma la salle de bain est libre, Emma sursauta étant complètement perdue dans ses pensées: en effet depuis qu'elle était rentrée du parc, Emma ne cessait de penser à ce que l'inconnue avait récité.
Ne voyant qu'Emma n'allait pas répondre Neal essaya:
-Tu ne chômes pas toi hein! blagua Neal.
-Oui. Emma ne prêta pas attention à ce que son frère débitait.
-Tu m'en fabriqueras aussi une pour mon déménagement hein? demanda Neal.
-Oui, réponda simplement Emma.
Neal continua à lui poser d'autres questions mais Emma s'était comme "déconnectée". La tête posée sur sa main, le regard posé dans le vide Emma ne cessait de répéter les phrases que l'inconnue avait dites. Emma avait écrit et réecrit une centaine de fois chaque phrases, changeant l'ordre comme pour y trouver un sens.
Neal ne recevant aucunes réponses de sa sœur s'approcha d'elle. Il la vit de dos, la tête légèrement tournée vers la fenêtre. Il vint la surprendre en la chatouillant, comme il avait l'habitude de le faire étant plus petits.
-Hé tu m'écoutes ? dit il en l'écoutant rire sous ses attaques de chatouilles.
Emma l'arrêta en le poussant, prit un air sérieux et lui tendit le papier qu'elle tenait dans la main depuis une bonne heure:
-Frangin, ça te dit quelque chose ça? demanda t-elle en le regarda dans les yeux.
Son frère lu attentivement les phrases écritent sur le papier que sa sœur lui donna. Puis lui fit non de la tête.
Emma soupira et lui demanda :
-Tu y comprends quelque chose? essaya t-elle une nouvelle fois, se mordant la lèvre pour cause de stresse.
Neal secoua la tête une deuxième fois.
-C'est quoi ? Un Haïku*? demanda t-il, se rappelant vaguement ses cours de collège.
-Non, c'est un Tanka*, lui répondit Emma, s'affalant de nouveau sur sa chaise, en comprenant que son frère ne sera pas d'une grande aide.
-Et beh, je n'y connais rien, dit il finalement. Tu devrais plutôt demander à maman lorsqu'elle rentrera.
Lorsqu'elle rentrera, les deux se mettent à rire à l'entente de cette phrase. Si elle rentre, était plus juste.
Neal ne se sentent pas d'une grande aide posa sa main sur l'épaule de sa sœur avant de partir en direction de sa chambre. Quant à Emma, elle reposa sa tête sur la paume de sa main en fixant de nouveau la dite fenêtre.
-Tiens ? Vous ne buvez pas de cidre aujourd'hui ? Emma s'assit sur le banc, déballa ses affaires parfaitement rangées dans son sac.
Aujourd'hui, Emma avait hésité à venir. Elle n'avait pas la tête à sortir.
Comme Neal l'avait prédit ,sa mère était rentrée, tard et bourrée. Ce n'était pas la première fois. Mais cette nuit là, sa mère avait fait un boucan pas possible, volontairement. Neal et Emma s'étaient levés affolés redoutent le pire. S'en était suivit une dispute infernale avec d'un côté son frère défiant leur mère, exposant toutes les peurs de cette dernière et d'un côté la mère d'Emma en pleure, suppliant son fils de rester et d'annuler son déménagement.
Lorsque Neal tenta de prouver à leur mère que son déménagement était inévitable car il allait de toute façon, un jour ou l'autre quitter la maison et s'installer avec sa copine, la mère d'Emma s'emporta en criant des idioties comme: "Très bien si c'est comme ça, moi aussi je vais aller vivre chez mon copain". Neal avait alors rit, et la dispute s'était développée sur les penchants quelque peu étrange de leur mère à ne fréquenter que des hommes plus jeunes qu'elle.
De plus, la pluie d'aujourd'hui n'était pas comme d'habitude, loin de là. Ce n'était pas une averse mais une pluie fine. Emma avait longuement hésité à se rendre au parc et en avait conclu qu'elle s'y rendrait à condition de se rendre ensuite en cours, au alentour de 13 heures.
-Hum, tiens. Emma regarda alors l'inconnue. Regina lui tendit le café qu'elle tenait dans la main et reprit:
-C'est pour hier. Si tu n'as rien contre le café, bien sûr. Regina rougissait légèrement.
Hier, après avoir entamé un des sandwich faits maisons de la jeune fille, Regina avait -sans exagérer- déguster tous les sandwichs soigneusement préparés par Emma.
-Au contraire, la rassura Emma. Elle accepta le gobelet et lui dit en déballant de nouveaux sandwichs:
-Ça se mariera peut être mieux qu'avec le cidres, sourit Emma.
Emma et Regina avaient à peine finis de manger lorsque Emma remarqua un fin livre de poche, posé sur le banc, à droite de la brunette.
-C'est quoi ce livre ? Demanda t-elle à l'inconnue en pointant l'ouvrage.
Regina finissant sa dernière bouché, s'essuya délicatement les lèvres et prit le dit livre.
-C'est une nouveauté de Kaninomoto No Hitomaro , lui répondit elle. C'est un poète. On en parle sûrement dans tes manuels. Lui dit elle simplement.
-J'y pense ! Pense alors Emma. Hier, vous avez récité un waka*. Vous faites des recherches sur ce sujet ? Demanda t-elle toute sourire.
Soudain Emma vue le visage de l'inconnue se refermer. Regina tourna la tête, prétextant d'être soudainement intéressée par le paysage alors qu'en réalité, une soudaine envie de fuir lui prit les tripes.
-En ce moment.., elle s'arrêta, Ce n'est plus qu'un passe temps, finit-elle le regard toujours rivé sur le lac.
Avant que Emma puisse répliquait quoique ce soit, son téléphone vibra dans sa poche. Elle le sortit de la poche, arrêta l'alarme qui l'arrachait à la brune pour l'encourager d'aller travailler.
-C'est l'heure, lui dit alors l'inconnue, qui retourna enfin son regard sur Emma. Elle reprit :
-Allez. Va au lycée. Lui dit elle la brune, le regard dénué de sentiments.
Concernant le vocabulaire japonais:
1)Haîku*: poème très bref, dans lequel est abordée la notion de saison.
2)Tanka*: forme poétique japonaise classique de 31 syllabes.
3) Waka*: genre de poésie japonaise désignant le plus souvent un tanka.
(source du manga "The Garden of Words")
Et bien voilà! Donnez moi des avis! J'aimerais bien savoir si la fanfiction vous plaît toujours. (je prends certaines libertés comparé au film so..)
Bien sûr si vous avez des questions je suis toute ouïe!
Je suis désolée pour les fautes que j'ai laissées, cette fois ci je me suis moins relue que d'habitude (déjà que d'habitude c'est pas glorieux..)
Un petit coucou à LPE qui m'a laissé un très gentil commentaire, tellement ravie que tu t'intéresses à cette fanfic.
Comme un guest a demandé, j'ai essayé d'allonger un peu plus le chapitre. Je compte faire ça à chaque chapitre, c'est pas vraiment très très facile pour moi mais je tiens à m'y tenir.
A la prochaine,
Mey.
