Bonjour!

Merci pour les reviews, continuez, ça me fait tellement plaisir..!

Voilà le cinquième chapitre!

Chapitre 5 :

L'après midi qui suivit leur rendez vous, Emma ne put diriger ses pensées vers autre chose que l'inconnue et leur interaction. La froideur avec laquelle l'inconnue l'avait poussé à partir, lui restait en travers de la gorge.

Lorsque Emma pénétra dans la classe de cours, elle n'eut pas de mal à distinguer les commentaires, les jugements moral : « C'est Emma ! », «A t-elle vu l'heure qu'il est ? »..

Dans ses cours d'après midi, Emma ne prêta guère attention à ce qui sortaitde la bouche de ses enseignants et préféra réfléchir sur ce qu'elle avait pu dire ou faire de mal envers l'inconnue. A chaque fois elle arrivait à la conclusion que le sujet littéraire avait été de trop. Emma avait seulement souhaité parler des passions de la brunette, apprendre à mieux la connaître. Rien de plus. Mais ça de trop.

D'ailleurs moi non plus, je ne parle pas de ma passion pour les chaussures,pensa Emma en griffonnant un talon de chaussures sur son cahier de mathématiques. C'était étrange et assez déroutant pour Emma parce qu'au long des rendez vous, elle avait ressentit que les discussions tournaient souvent autour d'elle : sa famille, les cours..

Emma s'énerva inutilement. Pendant les rendez vous des deux femmes, Emma avait tenté de soutirer quelques informations sur la femme plus âgée mais c'est comme si, cette dernière ne semblait pas recevoir, sentir, l'envie d'Emma d'apprendre plus de choses sur elle. Emma se demanda si la vie de la brunette était tellement inutile et vide que cette dernière ne trouvait pas l'intérêt d'en parler, ou si c'était parce que pour le brunette, Emma n'était qu'une gosse, bien trop curieuse à son goût, et qu'il était alors inutile de se confier à elle. Les deux hypothèses irritaient sévèrement Emma.

Rien à faire, Emma n'arrivait pas à penser à autre chose. Chaque questions, hypothèses, reproches qu'Emma se posaient l'énervait ou l'irritait parce qu'elle était incapable de trouver quelconque réponses, quelconque sens dans tout ça.

Emma était aussi troublée parce qu'elle se sentait tiraillait par deux points deux vues en lute dans sa tête : tout d'abord elle ne comprenait pas pourquoi elle accordait tant d'importance à cette inconnue qu'elle n'avait rencontré que quelques fois, puisqu'à la fin Emma se sentait pour la plus part du temps frustrée par le manque de réponse de l'inconnue, et l'habitude de refréner toute tentative d'Emma à découvrir un peu plus de la brunette.

Puis, d'un autre côté Emma se sentait irrésistiblement intriguée et attirée par l'inconnue. C'est à dire qu'Emma n'avait jamais rencontré quelqu'un comme elle. Emma laissa sortir un petit rire qui fit retourner quelques têtes dans la classe, et se reprit. Qui buvait donc, du cidre tout au long de la journée, s'armait de dizaines de tablettes de chocolats ? Et.. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi imparfaitement parfaite.

Emma tenta dans les dernières heures de se concentrait sur son cours de lettres mais rien ne faisait ses pensées ne semblaient n'avoir qu'un mot à la bouche : l'inconnue. Elle réfléchit d'abord sur ce « passe temps » que l'inconnue avait pris pour justification. Emma pensa ensuite à tous les secrets que lui cachait la brune.


Les jours suivant, les deux femmes se retrouvèrent quelques fois, discutant de ça et de rien. Regina, comme à son habitude, ne trouva pas le courage ni l'utilité de parler de sa vie et secrets, Emma quant à elle, refusant de céder devant le mur que construisait Regina, continua à construire son chemin vers cette « muraille ».

Emma continuait sa vie bien chargée les rendez vous, les cours, son boulot au restaurant au coin de la rue. C'était un matin, il y a plusieurs années déjà qu'en découvrant les frais de scolarité impayés, qu'Emma postula pour un job de serveuse dans un restaurant qui se trouvait dans sa rue. Avec ses frais de scolarité -que sa mère ne semblait pas pouvoir payer, préférant payer ses liqueurs au super marché- et ses frais pour payer les dizaines de matériaux ou outils qui lui étaient essentiels à ses créations, Emma ne s'en sortait plus. C'est lorsque le patron du petit restaurant accepta avec joie et soulagement son C.V. qu'elle pria pour qu'il l'accepte dans son service, lui promettant qu'elle « prendrait tout ce que vous avez ».

Au jour d'aujourd'hui Emma n'était pas méconnue des clients et était appréciée de tous. Le patron du restaurant l'apprécie tout autant, puisque Emma lui prêtait main forte à toutes occasions et n'hésitait pas à rester un peu plus tard si son aide était la bienvenue.


-Emma !

L'intéressée bougea en grognant. Avachie sur sa table de cours Emma dormait depuis une bonne vingtaine de minutes et un de ses camarades vint à elle pour la réveiller. Emma suivit du regard la personne s'adressant à elle, en se forçant à rester éveillée, ce qui n'était pas vraiment une tâche évidente.

-T'es sûre que ça va ? Lui demande son camarade sérieusement inquiet. Tu as l'air crevé en ce moment.

C'est le cas de le dire, se dit Emma. Depuis une semaine Emma ne cessait de donner un coup de main à son patron au restaurant. En plus de cela Emma devait réviser ses cours et aidait sa mère à la maison en rentrant du restaurant. C'était un rythme insupportable et Emma ne dormait pas ou très peu.

Emma se gratta la tête et lui sourit :

-Excuses.. qu'est ce qu'il y a ? demanda t-elle en se frottant les yeux.

-Tu es convoquée. Monsieur Itô t'attend dans la salle des professeurs. Lui avoua son camarade avec une moue de compassion. Personne n'était convoqué dans la salle des professeurs sans avoir commis une grosse erreur et Emma grogna d'avance.

Arrivée devant la porte, Emma toqua et la porte s'ouvrit sur son professeur principal, -professeur de sport- monsieur Itô. Ce dernier était un homme d'une grande taille, sûrement un mètre quatre vingt cinq, une petite barbichette -que chaque élèves trouvaient répugnant et has been - et d'un dégaine répondant parfaitement aux clichés des professeurs de sport : ensemble de sport de même couleur. Monsieur Itô lui indiqua de s'asseoir en face d'un bureau.

-Je suppose que tu sais pourquoi je t'ai convoqué, Monsieur Itô la regarda avec une expression de dédain et de colère qui abasourdit Emma. De toute manière monsieur Itô ne souhaitait pas qu'Emma intervienne et il s'arma d'un discours sûrement mûrement préparé :

-C'est à cause de tes retards à répétition et de ton attitude en cours. Chacun de tes professeurs me tiennent le même discours : des retards à n'en plus finir et des absences irrégulières.

Emma ne le regarda d'abord pas dans les yeux, à demi endormie, tenant à peine sur ses pieds.

Son professeur de sport continua :

-Il y a des choses sur lesquelles on ne peut pas fermer les yeux. Ce n'est pas parce que tu es en seconde qu'il faut te relâcher ! Tu risques d'en pâtir par la suite. Encore si tu fréquentais un club ou un cours privé comme les autres élèves..Mais il me semble pas que ça soit le cas. Ou alors.. tu as une activité extrascolaire ? Lui demanda t-il ce qui fit relever le regard d'Emma qui s'encra dans les yeux de son professeur.

-Non, répondit Emma qui tremblait de colère et de tristesse. De fatigue et de rage. Elle regardait maintenant monsieur Itô dans les yeux, la mâchoire serrée et les narines dilataient.

Monsieur Itô reprit :

-Quoi qu'il en soit.. Le devoir d'un lycéen est d'étudier. Et il serait naïf de penser qu'une personne qui en est incapable puisse réussir dans un autre domaine. Ça ne fonctionne pas comme ça.

Monsieur Itô ne semblait pas avoir finit sa harangue mais Emma en avait assez :

-Veuillez m'excuser, lui dit elle en partant, les yeux remplient de larmes qu'elle arrivait difficilement à ravaler.

Lorsque Emma fut sortie de la salle des professeurs elle fut surprise de ne pas se faire courser par son professeur de sport. Elle erra dans les couloirs de l'établissement scolaire quelques minutes. Devant elle, se trouvait deux jeunes étudiantes, bras croisés sur leurs livres plaqués contre leur poitrine, marchant côte à côte. L'une d'entre elles dit à l'autre :

-Tiens, le ciel s'est un peu couvert, puis toutes deux devancèrent Emma qui s'était arrêtée.

Emma regarda par les grandes fenêtres du lycée, la cours remplie d'élèves qui se rejoignaient à peine. Elle fut interpellée lorsque les élèves se mirent à sortir leur parapluie. Elle leva les yeux au ciel et vit alors une fine pluie qui ruisselait sur la fenêtre qui la séparait de l'extérieur du bâtiment.

A la seconde où Emma aperçut les minces gouttelettes de pluie resplendirent sur la froide vitre juste en face d'elle, elle ne put qu'accueillir de nouveau l'inconnue dans son esprit, comme si elle n'avait jamais vraiment quitté ses pensées. Emma ne put s'empêcher de se demander ce que la brune lui aurait répondu, si elle lui avait avoué son passe temps.


-Artisan chausseur ? Regina se retourna surprise.

Emma et elle s'étaient retrouvées dans l'après midi. Emma la trouva en début d'après midi et apprit que l'inconnue était sous le kiosque depuis sept heures tapante -du matin-. Maintenant il était six heures passé et Emma venait d'avouer à Regina son rêve de devenir artisan chausseur.

Lorsque l'inconnue se retourna en répétant la fin de sa phrase, Emma ne put s'empêcher d'observer ou plutôt scruter chaque détails du visage qui lui faisait face. Les cheveux ébènes de la brune étaient poussés par le vent et lui barrés légèrement le visage. Pourtant Emma n'eut aucun mal à observer les belles lèvres de la brunes, ses superbes yeux et son beau teint plus foncé que celui d'Emma. Cette dernière ne put s'empêcher d'admirer le paysage derrière la magnifique brune : devant le kiosque à quelques mètres de là, sous un autre toit, très simple, se tenaient Emma et Regina, debout. Le lac se trouvait derrière Regina et Emma eut le souffle coupé. En ce moment même elle ne vit que les deux plus belles merveilles qu'elle n'ait jamais eu le plaisir de voir.

Emma huma le doux parfum de l'humidité pendant une forte pluie :

-Je sais que ce n'est pas réaliste, commença t-elle, mais j'aime dessiner et fabriquer des chaussures. Je suis encore très mauvaise..C'est normal mais..

Emma ne put continuer car Regina l'interrompit :

-Je vois, l'inconnue plaça lentement une mèche de cheveux derrière son oreille.

Son ton simple, presque lasse surprit Emma :

-Mais ça ne vous fait pas rire ? Demanda Emma en s'approcha de la brunette.

-Ça devrait ? Demanda t-elle simplement.

-Beh oui, fabriquer des chaussures ne garantit aucunement des revenues stables. Et puis l'école spécialisée, le matériel et les outils.. ça coûte pas mal d'argent. Et d'ailleurs je ne sais même pas si j'arriverai à en faire mon boulot.

Regina regarda Emma dans les yeux :

-Mais tu veux tout de même tenter l'aventure en connaissance de cause. Dans ce cas comment pourrais-je me moquer d'une t-elle résolution ? Regina lui sourit d'une manière dont Emma ne pourrait jamais se lasser. Et continua :

-Ou peut être ai-je tort, et tu n'es pas vraiment déterminer et en réalité tu souhaites simplement et lâchement abandonner ton rêve ? Demanda t-elle.

Emma surprise par la masse de colère qui se trouvait dans la voix de la brunette recula d'un pas en fronçant les sourcils cette colère ne lui était pas destinée. Peut être que la brune faisait inconsciemment un transfère de ce qu'elle ressentait pour elle même envers Emma. Qu'importe, la réponse resterait quand même la même :

-Non, lui dit elle d'un ton qui ce voulait catégorique.


Après l'aveu d'Emma, les deux femmes s'étaient assises sous le kiosque. Elles discutaient depuis une bonne heure déjà sur ce qu'Emma avait appris concernant les chaussures, formes et tout ce qui allait avec les créations de chaussures. Emma tout comme Regina se régalaient de parler d'une part d'entre elles. Regina se mit à rire et Emma la questionna du regard :

-En faite.. ça m'intriguait un peu, elle fit une pose et Emma s'avança un peu, elle même intriguée par ce qu'aller dire la brunette. Cette dernière reprit :

-Je me disais bien que tu fixais souvent mes pieds, avoua Regina en rigolant.

Emma ouvrit les yeux et la bouche

-Hein ? Elle réalisa qu'il lui était arrivait, lorsqu'elle gribouillait ses petits schémas, de regarder les pieds de l'inconnue : Pardon ! Dit elle en rougissant.

-Ce n'est rien va ! Lui dit elle en lui pardonnant avec un simple geste de la main. Je trouvais cette insistance plutôt étrange.. mais finalement tout s'explique.

-Alors j'ai bien fait de vous en parler ! Dit Emma en rigolant nerveusement.

Regina rit légèrement et dit :

-Il ne faut pas prendre tout ce que je dis au sérieux !

-Je le sais bien ! Après tout ce sont les paroles d'une femme qui boit du cidre tous les matins dans un parc ! Dit elle en se moquant.

-Dis donc toi ! Lui dit l'inconnue en posant son dos contre le banc et en croisant ses bras sur sa poitrine.


Il était vraiment tard lorsque Emma décida qu'il était l'heure pour elle de rentrer à l'appartement afin d'enfiler ses habits pour travailler au restaurant.

-Euh.. merci infiniment pour aujourd'hui, Emma lui donna le plus beau sourire que Regina n'ait jamais vue. Elle n'eut aucune réponse à donner et laissa alors la blonde partir.


Plus tard dans la nuit, lorsque Regina arriva chez elle, dans son petit appartement, le vide qui l'accueilli l'effraya. Elle laissa tomber ses sacs à terre et s'agenouilla. Des larmes coulèrent librement.

Elle avait eut tort. Elle avait eut tellement tort, et la jeune fille l'avait cru. En regardant tout autour d'elle, en voyant les sachets de chocolats à terre, les bouteilles vides de cidre, de vin, en voyant les portes des meubles ouvertes, la poussière sur le sol et la vaisselle interminable, Regina comprit qu'elle avait été idiote et naïve.

Non, elle n'aurait pas dû l'écouter. Elle n'aurait pas dû prendre ses propos au sérieux. Qui était elle pour parler de rêve, encourager quelqu'un sur cette voix alors que ça vie n'avait était que pur désastre ?

En tant qu'adulte, se dit Regina, j'aurais dû la dissuader, pour ne pas la laisser croire à ce rêve d'adolescent. Ce n'est pas mon rôle.

Je me méprends sur ce qu'est réellement la bonté, en fin de compte je n'ai guère progressé.


J'ai mis largement plus de temps pour ce chapitre et malheureusement avec la rentrée qui approche je pense que ça va être de plus en plus irrégulier..

J'espère que la fanfic vous plait quand même ! que pensez vous de la relation des deux femmes ? donnez moi vos avis !

à la prochaine,

Mey.