Bonjour à tous,

milles pardons pour mon retard: comme je l'avais deviné, je croule sous le travail. j'n'ai pas l'impression de vivre quoique

ce soit mais plutôt de subir cette dernière année de lycée. enfin bref, je suis en ce moment en vacances à Berlin,

et j'ai essayé de sortir un chapitre au plus vite. je crois bien que c'est le plus gros que j'ai écris jusqu'à là.

dans ce chapitre il y a mon moment préféré du film de Makoto Shinkai (rassurez vous je ne vous en dis pas plus)

je m'excuse encore pour le retard, en espérant que ce chapitre vous plaise quand même (et pardon pour les fautes..)

bonne lecture et on retrouve en bas!

Chapitre 7 :

Lorsque Regina se réveilla ce matin là, elle souhaita immédiatement se rendormir. Une douleur insoutenable martelait sa tête. Regina posa délicatement une main sur son front et regretta de suite le geste. Quoiqu'elle fasse, chaque petits gestes la faisait tordre de douleur.

Regina prit quelques secondes pour se souvenir de ce qu'il l'avait mis dans un état pareil : la vieille, elle avait bu tous les fonds de bouteilles qu'elle avait pu trouver dans son appartement : elle n'avait rien laissé, engloutissant chaque gouttes d'alcool sur lesquels elle avait pu mettre la main.

Regina était quelqu'un qui tenait bien l'alcool, -malgré son petit gabarit- :elle avait simplement pris l'habitude d'absorber une bouteille de vin à elle seule pratiquement chaque soirs. Mais hier, cela avait été différent : Regina ne s'était pas arrêtée à la première bouteille. A chaque bouteille qu'elle finissait elle ne put s'empêcher d'aller en entamer une autre, se perdant dans son addiction, savourant, gémissant à chaque fois que le liquide passait ses lèvres.

Regina n'avait jamais nié avoir un problème d'alcoolisme. Elle n'en avait simplement jamais parlé. Elle voyait l'alcool, comme une source de plaisir. Elle désirait l'alcool. Et comme chaque désire satisfait, le besoin s'intensifier : le désir d'alcool avait été ce soir là, insatiable.

Habituellement, lorsque Regina buvait, elle parvenait à s'arrêter lorsqu'elle trouvait ce certain réconfort qu'elle désirait. Mais cette fois ci, la satisfaction qu'elle trouvait généralement à absorber des litres d'alcool n'avait jamais pointé le bout de son nez.

Le désir était l'artifice le plus malicieux qui soit. Il se joue de vous : il vous pousse vers l'objet convoité sans jamais vous donner la satisfaction durable. A la place, le désir semble refuser la satisfaction puisque à peine assouvi, il s'empresse de renaître, ne vous laissant aucun répit.

De cette manière Regina, poussée par ses tourments, ne s'était pas arrêtée à boire. Elle ne se souvint pourtant pas du moment où elle avait cessé cette mascarade et en conclue qu'elle était sûrement tombée de fatigue et s'était affalée sur son lit.

Regina resta une bonne heure dans son lit, tentant par tous les moyens de se rendormir, imaginant le repos et l'ataraxie, que ça tête refusait de lui donner. Au bout de cette heure, elle baissa les bras, abandonnant l'idée qu'elle puisse trouver la force nécessaire pour s'endormir. Elle ouvrit alors les yeux. Les rideaux gris opaques de son appartement empêchaient le soleil d'éparpiller ses rayons et Regina se remercie mentalement de les avoir fermés la vieille.

Regina se releva tant bien que mal et s'assit dans son lit. Sa tête la faisait tellement souffrir, qu'elle crut qu'elle allait imploser. Elle attendit quelques minutes pour que cela se calme. Mais en vain. Un bruit, léger mais à la fois permanent l'en empêchait. Elle prit quelques secondes à décoder se bruit, sachant pertinemment qu'elle lui était familier.

Lorsqu'elle réalisa d'où venait ce son feutré, Regina se retourna lentement. Fixa les lourds rideaux qui l'empêchaient de vérifier son hypothèse. D'une lenteur exaspérante Regina repoussa l'étoffe. Regina ignora la douleur qui la lança de plus belle, trop absorbée par le spectacle qui s'offrait à elle.

-Il pleut, dit elle. Un petit sourire se forma alors sur ses lèvres.


-Hein ? Vous êtes sûre ? Demanda la blonde.

Les deux femmes s'étaient retrouvées naturellement sous le kiosque. Le temps était doux. Les nuages laissaient paraître les rayons de soleil. La pluie était, en conséquent, fine et tiède. Elles avaient parlé toute la matinée et avaient mangé leur dit bento, chacune grignotant le casse-croûte de l'autre. La pluie s'était, au fil des heures, adoucie. On pouvait distinguer le ciel bleu entre les nuages gris.

Regina avait trouvé le courage d'offrir son cadeau à la blonde un gros livre imagé sur l'artisanat des chaussures. Elle se trouvait ridicule gardant ce livre depuis des jours chez elle, sans jamais osé l'apporter à la blonde. Elle s'était questionnée, se demanda si ce bouquin plairait à la jeune femme. Regina n'y connaissait rien, elle avait dû choisir un livre au hasard, ne voyant pas lequel serait le plus utile à la blonde.

Elle fut alors définitivement soulagée de constater que son cadeau fut apprécié par la blonde. Cette dernière avait balayé tous les doutes que la brune avait, lorsqu'en ouvrant le paquet que la brune avait préparé avec soin, elle s'était mise à sautiller de joie. La blonde avait maintenant les joues toutes rougies :

-Mais ce livre coûte une fortune ! Emma connaissait très bien ce livre puisqu'elle l'avait depuis longtemps convoité mais avait très vite abandonné l'idée de l'avoir, étant donné qu'elle était incapable de se le payer.

Regina répondit simplement en croisant les bras :

-Mais oui ! Je finis toujours pas manger tout ce que tu prépares, dit elle en rougissant.

Emma rit :

-Mais ce n'est rien ça.., rit Emma tout gênée.

La brune insista :

-Si, si, elle fit une pause et reprit :

-Accepte-le, appuya t-elle avec un sourire en apparence stricte mais qui en disait long sur ce qu'elle ressentait en réalité.

Emma regarda l'inconnue dans les yeux, lui sourit puis reporta ensuite son regard vers le manuel qu'elle tenait dans ses mains et se mit à le feuilleter.

Regina posa son dos contre le dossier du banc et sourit. La blonde semblait définitivement aimer son cadeau, le tenant dans ses mains comme s'il s'apprêtait à s'envoler, souriant et riant à chaque pages qu'elle balayait, comme si elle tenait littérairement le Graal entre ses fines mains.

Lorsque Regina reporta son regard sur le lac en face du kiosque, elle réalisa que son mal de tête avait pratiquement disparue. Elle osa se demander si cela était dû au sourire de la blonde ou aux médicaments qu'elle avait avalés plutôt. La blonde en question la sortie de ses pensées :

-Je..vous savez, la blonde fit une pause et Regina lui montra qu'elle avait toute son attention. Elle reprit :

-Je suis en train de fabriquer une paire de chaussures, avoua Emma. La brune était la première personne à qui Emma avait osé le dire Emma savait que la brune était intéressée par ce qu'elle faisait et elle avait toujours pu lui parler de quoique ce soit.

-C'est remarquable, lui répondit la brune réellement impressionnée et intéressée.

Un silence se fit. Les deux femmes n'osaient pas franchir un pas de plus. Regina osa alors :

-Elle est pour toi ? Lui demanda la brune.

Emma la regarda. Elle comprit, ou plutôt devina qu'elles deux, avaient deviné la réponse bien avant qu'elle pose la question.

Les deux femmes se regardèrent alors. Ce genre de regard partagé qui déclenchait des dizaines de sentiments en Emma, libérait les papillons dans son bas ventre et qui la faisait chaviré. Emma aurait tout donné pour savoir si, c'était aussi le cas de la belle brune. Malgré les jours, et les rencontres qui passés, Emma sentait toujours cet étanche écart qui la séparait de la brune. Emma baissa les yeux et avoua lâchement :

-Je n'ai pas encore décidé..

L'inconnue parla et Emma était presque sûre d'avoir perçu un léger 'Oh..' mais n'en dit rien. Elle se sentit obligée de rajouter :

-Ce sont des chaussures pour femme, Emma fit une pause incapable de continuer. Elle baissa les yeux une nouvelle fois, jouant avec ses mains :

-Le problème c'est que ça n'avance pas très bien...Nouvelle pause :

-Je me disais que peut être..


Si Emma avait levait les yeux vers Regina, elle aurait vu le sourire qui se dessina alors sur les lèvres de cette dernière.

Le soleil s'imposait de plus en plus et chassait peu à peu, le peu de nuages qui restait. La température avait rapidement monté et le vent avec elle. Les arbres s'étaient alors mis à reproduire cette belle danse,frottant leurs branches entre eux et l'ont pouvait entendre cette belle musique qui en émanait. Tout autour du kiosque les feuilles d'un vert éclatant s'étaient comme animés et l'on pouvait voir une fine couche d'eau qui s'était accumulée pendant la pluie. Cette dernière était toujours présente mais diminuait de minutes en minutes et on pouvait deviner qu'elle allait bientôt s'interrompre.

Après la demande d'Emma, un affreux silence tomba. Aucunes des deux femmes n'avaient relevé le regard vers l'autre et avaient comme prétexté un soudain intérêt pour la nature du parc. Aucunes d'elles n'osaient dire ou faire quelque chose. Pourtant, soudainement Regina se baissa, attrapa sa chaussure à talon droite et d'une extrême lenteur l'enleva.

Emma releva le regard, ouvrit grand les yeux, surprise que la brune accepte sa requête. Incapable de bouger elle resta sur place, immobile. La brune posa avec une grande souplesse sa jambe sur la partie du banc de la blonde mais comme cette dernière était trop proche lui dit :

-Excuses moi.. décale toi un peu.. dit elle avec une voix grave et rocailleuse.

-Ah.. bien.. répondit une Emma encore sous le choc. Emma alla s'installer quelque centimètre plus loin et se mit soudainement à stresser est ce que j'ai pris mon mètre au moins ? C'est à dire que je n'avais même pas considéré le fait qu'elle accepte..,pensa Emma. Cette dernière se mit à fouiller dans son sac, priant pour qu'elle trouve son mètre. Emma ne s'était jamais autant maudit d'avoir un aussi mauvais sens du rangement dans ses affaires personnelles. Elle venait à peine de mettre la main dessus lorsque l'inconnue lui dit :

-Vas y, commença t-elle d'une voix tremblante qui fit relevait la tête d'Emma. Elle continua :

-Tu peux prendre tes mesures, finit elle d'un ton lasse.

Emma en fut blessée. Elle releva les yeux vers la brune et ce qu'elle y vit la choqua. Un mélange d'appréhension et de gêne. Tout ce que sa voix aurait exclue d'emblée. Emma en fut alors touchée. Cette femme était tellement contradictoire. Emma avait toujours eu du mal à agir avec elle, mais à ce moment précis , elle mit ce problème de côté et profita du moment. Elle inspira et expira un grand coup, soulagée que l'inconnue n'est pas trouvé sa demande étrange ou même déplacée.

D'une lenteur exagérée, Emma dirigea sa fine main vers les pieds nues de la brune. L'une des raisons majeurs qui faisait qu'Emma n'osait souvent pas de dévoiler son amour pour les chaussures et leur création était la moquerie : quelqu'un qui admire les pieds, leurs formes pour ensuite leur créer des magnifiques enveloppes n'était pas banal. Emma se rappelait encore comment l'inconnue s'était -gentiment- moquée d'elle lorsqu'elle lui avait avoué avoir eu une petite panique quant aux fixations qu'Emma avait eut sur ses pieds.

Emma attrapa délicatement le pied droit de la brunette et.. : Oh, son pied est froid, réalisa Emma. Cette dernière rigola mentalement car c'était exactement comment Emma l'avait imaginé, aussi froide que sa propriétaire. Ses pieds étaient parfaitement manucurés. C'était paradoxalement étrange : la brune avait l'air tête en l'air et maladroite et prêtait pourtant extrêmement d'attention à son apparence physique : brushing parfait, manucure parfaite, garde-robe parfaite..

Emma se concentra et pour cela s'imagina dans son petit atelier, maniant non pas les pieds d'une inconnue mais une forme.


Les minutes passaient et bientôt le soleil franchirait la forêt d'immeubles vers l'ouest de la ville. Emma prêtait bien trop attention aux mesures des pieds de sa voisine pour remarquer le regard perdu de celle ci. Les premières minutes, Regina avait observé la concentration de la jeune blonde et la douce sensation des chaudes mains sur ses pieds. Mais les minutes avaient passées et son regard s'était posé sur le paysage et plus particulièrement vers le ciel.

Emma était en train de mesuré la largeur du creux du pied de la brune lorsque celle ci dit :

-Une averse par temps ensoleillé..

Emma releva la tête et vue la brune tête baissée, le regard vers ses propres mains.

-Pardon ? Demanda Emma qui une nouvelle fois n'avait rien compris à ce que l'inconnue lui racontait.

La brune ne semblait pas réagir. Même pas lui donner une réponse. A la place la brune releva la tête et balaya du regard le paysage avant de s'arrêter. Emma suivit alors son regard et comprit à quoi faisait référence.

-Ah oui.. Emma fit une pause, posant le mètre et attrapant son équerre en le plaçant contre le pied de la brune. Elle reprit :

-Ce qu'on appelle le « mariage de la renarde » non ? Demanda t-elle, se rappelant vaguement ce que son père lui racontait lors des balades lorsque ce dernier était encore en vie.

-Dans ma région, commença la brune, on parle plutôt du « mariage de la souris ». En japonais, on dit saboe pour « pluie par soleil brillant » ou watakushiame pour « averse localisée ». On compare aussi ces pluies sans nuage à des larmes : « les pleurs célestes », Regina avait récité l'une de ses nombreuses connaissances comme si elle était dans un de ses cours et reporta le regard sur Emma puis rougit. Cette dernière la regarda et sourit :

-Vous avez l'air d'en connaître pas mal sur le sujet..

Regina fronça les sourcils et attendit la suite :

-Ça aussi.. c'est un simple passe temps ? Tenta -telle.

Emma leva les yeux et vit une brunette de profil, le rouge au joues et un petit sourire dessiné ses belles lèvres.


Contre toute attente, le temps s'était aggravé, les nuages s'étaient méchamment multipliés et avaient lâchement envoyé des centaines de gouttelettes à travers la région. En une journée, la paysage du parc avait connu trois saisons et le sol, les arbres et tous les petits habitants qui y regorgeaient, semblaient montrer leur mécontentement. Le vent semblait quant à lui s'emporter, montrant sa colère par un vent rigide et glaçant, balayant tout sur son passage. Malgré cet environnement bruyant et ravageur, un miracle semblait donner espoir au paysage du parc le soleil. Ce dernier était tellement puissant et persistant que ses rayons se frayaient un chemin parmi les centaines de nuages et rependait alors sa gaîté cadre chaotique.

Emma venait de finir les mesures des pieds de l'inconnue avec son mètre. Elle lui demanda alors de se mettre debout sur une feuille positionnée juste devant Emma, sur le banc.

Regina n'était pas très grande et en remerciant pour une fois ses progéniteurs. Regina se tenait, comme demandée par la jeune femme, debout sur le banc du kiosque prenant alors appuie avec son bras sur le toit du kiosque. Si elle avait fait une dizaine de centimètres de plus elle aurait sûrement été contrainte de se courber d'une manière incongrue.

Emma se sentait toute gênée, pour bien sûr rien du tout.. mais gênée tout de même. Sans savoir l'âge de l'inconnue, Emma savait qu'elle devait au moins avoir dix ans de plus qu'elle. Et c'était en connaissance de cause qu'Emma n'avait pu s'empêcher de développer des sentiments envers elle. Et la voilà, devant la belle brune, cette dernière debout sur un banc, les pieds appuyés sur une feuille, et Emma traçant leurs contours. Emma était mal à l'aise l'inconnue portait aujourd'hui un pantalon trois quart. Rien d'extravagamment, pourtant, les chevilles et mollets de la brune étaient découverts et Emma avait connaissance de la pudeur qu'on avait autrefois porté à ces parties du corps. Emma se trouvait d'autant plus bête, d'être gênée pour si peu, car l'origine de ses tourmentes, elle, ne semblait à l'inverse, rien ressentir. Rien du tout. D'un autre côté, pensa Emma, cela voulait dire que la brune avait une entière confiance en elle, et se sentait suffisamment bien avec elle, pour être dans une position comme celle ci...

Ses pensées furent coupée par la voix de la femme en question :

-Tu sais, commença t-elle, à un moment j'ai oublié comment marcher.. sans m'en apercevoir..

A ces mots, Emma remonta la tête et voulu encrer son regard dans les yeux de l'inconnue. Mais ceux ci étaient rivés sur l'arrière du kiosque. Emma hésita à lui poser une question. Il n'était pas facile de communiquer avec la brune, un mot de trop et elle s'enfuyait. Emma réfléchit deux fois avant de parler, mesurant ses mots et dit :

-Vous parlez... de votre travail ? Demanda t-elle alors à la brune.

-Entre autres, répondit cette dernière, d'une rapidité qu'Emma n'avait pas suspectée. Sa voix était lasse et brisée.

-Je vois.. dit Emma, je le savais.


Ce jour là Emma s'était pitoyablement endormie, et Regina avait passé un bonne heure à la regarder dormir. Regina appuyée sur ses deux mains avait alors chuchoté :

-Est ce que tu penses que je peux m'en sortir ?


Depuis ce jour là, Emma -entre tant d'autres- n'avait cessé d'y penser, se rejouant la scène des millions de fois. Emma était belle et bien endormie, mais ayant le sommeil léger, elle fut réveillée au son grave de la voix de l'inconnue. Pourtant les paroles de cette dernière lui avait parues, troubles et irréels, elle les avait donc mis sur le compte du rêve, s'en se douter que la brune lui avait à ce moment précis avoué l'une de ses plus grandes peurs.

Sans s'en apercevoir Emma avait rabaissé la tête et avait posé son regard sur les traits que son crayon avait tracés. Lorsque soudainement, une, non plusieurs larmes tombèrent de part et d'autre sur sa feuille.

Emma releva subitement la tête et ce qu'elle vit la rendit muette : la brune, les cheveux au vent, semblait pleurer à chaudes larmes. Ces dernières coulaient sur les joues rosies de la brune, et l'une d'entre elles, vint se posée sur la bordure de ses lèvres. Emma ne sut quoi dire cette femme d'habitude si robotique et indéchiffrable se mettait soudainement à pleurer, et en plus devant elle. Une Emma abasourdie lâcha son crayon et ne put retenir sa bouche de s'entrouvrir.

Emma vit la brune, ramenait son bras droit vers sa joue ,et , de ses fins doigts essuyaient les gouttes vagabondes de part et d'autre sur son visage. Mais lorsque la brune se mit à sourire et à rougir, Emma fut d'autant plus troublée.

-Oh non ! Dit alors la brune qui s'accroupit vers Emma. Cette dernière ferma la bouche et fronça les sourcils, de confusion. La brune rajouta :

-Le vent a propulsé des gouttes de pluie, continua t-elle et Emma focalisa alors son regard sur son dit cahier.

-Ça va ? Il n'est pas trop mouillé ? Dit elle accroupie, les mains sur ses genoux. Emma reconnut cette position les femmes du quartier avaient l'habitude de s'accroupir de cette manière lorsque Emma, en parfaite casse-cou se faisait mal -étant plus jeune-. Emma eut un pincement au cœur. Elle avait tout faux :

-Ah.. euh.. non, balbutia t-elle. Elle regarda la brune, qui lui souriait, les joues toujours aussi rouges. :

-J- j'ai cru que vous pleuriez, la phrase sortie impulsivement des lèvres d'Emma.

La brune se mit à rire et puis regarda Emma comme si cette dernière était la plus grande des idiotes :

-Mais enfin qu'est ce que tu racontes ? Lui dit elle. Emma se mordit les lèvres, vexée par le ton de la brune et d'autant plus en colère -envers elle même- d'avoir pur croire que l'inconnue avait pu se livrer à elle d'une manière aussi intime.

Pluie par soleil brillant, pensa Emma. La brune en était la métaphore parfaite : le soleil par ce temps avait deux facettes : il nous apparaît à la fois magnifique, avec ses rayons qui se frayent un fin chemin parmi les nuages, et, semble à la fois être retenu par le ciel, et se trouve donc dans l'impossibilité de dépasser ces lourds nuages. Il en était de même avec la brune : elle donnait à la fois une image d'elle, autoritaire et sereine, et affichait à la fois un sourire qui donnait l'impression qu'elle pouvait à tout moment éclater en sanglots. La brune sortie Emma de ses pensées :

-Je ne suis pas du genre.. à pleurer en public voyons, dit la brune avec un ton hautain qui remit immédiatement Emma à sa place loin d'elle.

Emma baissa les yeux, chamboulait pas des tonnes de sentiments, que seule la brune pouvait faire jaillir en elle. Emma détestait la manière hautaine de la brune à mettre à chaque rendez vous, un espace entre elles de plus, comme si elle souhaitait souligner le fait qu'Emma n'était rien pour elle. Emma se demanda alors si la brune dressait se mur habituellement ou si elle ne le faisait qu'avec Emma car cette dernière n'était qu'une gamine de 15 ans. Elle n'en savait rien. Strictement rien.

En fin de compte, pensa Emma, je ne connais toujours rien d'elle, ni son âge.. ni les ennuis qu'elle traîne... j'ignore même son nom.

Emma se mordit les lèvres, ravalant les larmes qui menaçaient de jaillir.

Et malgré tout... je me sens irrésistiblement attirée par elle.


Et voilà pour ce chapitre! alors? dites moi s'il vous plaît comment vous avez trouvé ce chapitre! en regardant le film je n'arrêtais pas de changer d'humeur; passant par la joie pour aller jusqu'à la colère ou tristesse. j'espère que j'ai bien réalisé la transcription.

Concernant les publications, je ne pense pas pouvoir vous dire que je vous donnerai un chapitre dans x semaines ou x jours. je vais simplement essayer d'écrire dans mes peu de temps libres (au diable ma prof de philo j'embarque mon ordi en cours x))

Merci encore pour les vues, reviews (!) et fav.. ect.

A la prochaine,

Mey.