Le lendemain, l'inspecteur Brackenreid organisa une réunion avec tous les inspecteurs et les agents dans le but d'élaborer un plan de protection pour les femmes sortant le soir.
-Bonjour Messieurs, si j'ai décidé de vous réunir aujourd'hui, c'est pour vous prévenir que désormais; des agents patrouilleront par binôme dans tous les quartiers à la nuit tombée. Les directeurs des autre postes et moi-même nous sommes mis d'accord afin de proposer un service de sécurité renforcé. Ces crimes doivent impérativement cesser, la plupart des femmes n'osent plus sortir le soir de peur d'être la prochaine victime, annonça-t-il d'une voix forte.
-Faut-il que je fasse imprimer d'autres exemplaires des portraits robots ? questionna Watts, le croquis à la main.
-Oui, faites, seulement. L'idéal serait que chaque binôme en possède un exemplaire, approuva son supérieur en hochant la tête.
Une fois la réunion terminée, il s'exécuta dans l'objectif que les impressions soient terminées pour le soir-même.
La fin de la journée venue, juste avant de finir son travail, Llewellyn se demanda s'il pouvait se permettre de retourner chez lui un peu plus tard car il avait une idée bien précise en tête; mais préférant éviter tout risque, il quitta son travail un quart d'heure à l'avance. Le jeune homme avait prévu de se rendre à la bijouterie pour acheter la bague de fiançailles qu'il offrirait à Máiréad en rentrant. Le ventre de la jeune femme commençait à s'arrondir très légèrement et il voulait l'épouser au plus vite afin de lui éviter le statut peu convoité de fille-mère.
Il passa le pas de la porte du bâtiment, et un homme chauve de la cinquantaine; l'air un peu coincé; l'accueillit avec bienveillance.
-Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour vous ? demanda-t-il, chaleureusement.
Llewellyn ôta son chapeau avec lequel il joua nerveusement.
-Et bien, je suis ici pour trouver une bague de fiançailles, répondit-il, un peu embarrassé.
-Vous avez trouvé la femme de vos rêves, il ne reste plus que la bague, plaisanta le bijoutier avec un rire crispé.
Llewellyn rougit et ne dit mot.
Voyant le malaise, le bijoutier enchaîna joyeusement :
-Quel genre de bagues voulez-vous regarder ? L'inspecteur hésita un instant.
-Les belles originales, comme elle. Et puis, les bagues à pierre bleue, pour être assortie à ses beaux yeux, répliqua-t-il, animé par son amour pour la chanteuse.
Le visage du bijoutier s'illumina :
-Je vois que vous avez le sens de l'esthétique, je vais vous chercher ça tout de suite, s'extasia-t-il en riant.
Il se dirigea vers la réserve et revint avec un étal de quatre bagues aussi jolies les unes que les autres dont trois en or jaune et une en or blanc. Toutes étaient ornées de saphirs et de petits diamants.
-Je vais choisir celle en or blanc, elle ira mieux avec son teint. Mon amie est rousse avec une peau très blanche, décida le jeune homme en désignant ladite bague.
-Très bon choix, Monsieur; je suis sûr qu'elle sera ravie de devenir votre épouse, rétorqua le bijoutier en emballant la bague dans une petite boîte.
Llewellyn paya et lui souhaita une bonne soirée.
-Puissiez-vous faire un heureux mariage ! lança-t-il avec entrain lorsque l'inspecteur s'en alla.
Il réfléchit un instant après être sorti de la boutique. C'était vrai, il se sentait heureux avec elle, plus que jamais.
Au même moment, Máiréad entendit frapper à la porte de l'appartement. Trois coups secs.
Elle s'approcha, méfiante; mais n'ouvrit pas. D'abord parce que son ami le lui avait fortement déconseillé et ensuite; parce qu'elle voulait savoir qui frappait si fort.
-Qui est là ? questionna-t-elle d'une petite voix.
-C'est l'agent Crabtree, fit l'homme qui attendait derrière la porte.
Elle le connaissait simplement de vue et n'aurait pas pu reconnaître sa voix. Elle colla son oreille contre la porte.
-Comment puis-je en être sûre ? rétorqua-t-elle, peu confiante.
-Écoutez, ce n'est pas le moment de discuter, l'inspecteur Watts a eu un accident et il est à l'hôpital; je vais vous emmener le voir, la raisonna-t-il en s'agitant.
Derrière la porte, le visage de la jeune femme se décomposa.
-Quoi ?! Que s'est-il passé ? s'exclama-t-elle, surprise.
Des larmes commencèrent à perler sur ses joues. Elle avait si peur de perdre l'homme qui l'avait sauvée, son seul et unique soutien.
-On lui a tiré dessus lors d'une mission, révéla-t-il plus posément.
La jeune femme poussa un cri d'effroi; et ne tenant plus en place; elle ouvrit la porte, choquée; et réalisa avec stupeur que l'homme n'était pas l'agent Crabtree; mais l'homme qui l'avait agressée la veille de Noël.
Paniquée, elle voulut refermer la porte mais il était trop tard; l'homme avait déjà pénétré dans l'appartement, menaçant; un couteau à la main. Il semblait relativement ivre et empestait l'alcool. Elle cria de toutes ses forces mais il la poussa et elle se cogna à la table.
Il en profita pour fermer la porte.
-Je t'ai eue ! Ton cher Llewellyn n'est pas blessé, rassure-toi. Par contre, toi; tu vas mourir; tu as parlé et tu as voulu nous faire coffrer; je t'avais prévenue ! Je n'ai pas envie d'être pendu, ironisa-t-il en la maintenant au sol le couteau sous la gorge.
Elle pleura de désarroi en se débattant et hurla à la mort en espérant qu'un voisin l'entende.
-À cette heure, personne ne t'entendra, rigola-t-il méchamment.
Il commença à lui asséner de violents coups de couteau et; en sang, tremblante de douleur et d'effroi; elle cria une dernière fois à l'aide, presque désespérée.
Soudain, un voisin, alerté par ses cris, débarqua en trombe dans l'appartement et se jeta sur l'agresseur; prêt à lui faire une clé de bras. Malheureusement, le jeune homme constata que Máiréad ne bougeait déjà plus. L'agresseur se défit de sa prise et s'échappa hors de l'appartement en laissant tomber son couteau. Un autre voisin le poursuivit afin de l'attraper tandis que le premier alerta la maréchaussée, l'hôpital ainsi que le voisinage.
Dans une course effrénée, ils descendirent jusqu'au rez-de-chaussée, où ils tombèrent nez à nez avec l'inspecteur Watts; qui rentrait chez lui après son achat.
-Ne le laissez pas s'échapper ! s'époumona le voisin, haletant.
Le jeune homme réagit au quart de tour, saisit violemment l'homme et le plaqua contre le mur. En examinant son visage, il devina qu'il s'agissait du suspect, et constata avec épouvante qu'il avait trompé la maréchaussée. Il n'était pas foncé de cheveux mais blond.
Les lumières nocturnes laissaient croire qu'il était brun, ce qui les avait orientés sur une fausse piste.
-Máiréad ! Mon Dieu, qu'est-ce que tu lui as fait, sale ordure ?! s'écria-t-il en le tenant fermement, hors de lui.
Le criminel laissa échapper un rictus méprisant.
-Tu n'es pas prêt de la revoir vivante, sourit-il en hocquetant d'ivresse.
L'inspecteur prit sa tête et la lui enfonça brutalement dans le mur de briques rouges.
-Je peux te dire que si tu l'as supprimée, tu vas le payer très cher; je te tuerai à petit feu, assura-t-il d'un air mauvais avant de lui cracher à la figure. À ce moment, des agents arrivèrent, accompagnés de Julia; prévenue que quelqu'un était blessé. Inquiet du sort de son amie, Watts laissa les agents s'occuper du criminel et guida Julia jusqu'à l'appartement, la peur au ventre. Au fur-et-à-mesure qu'il avançait, son rythme cardiaque s'accélérait jusqu'à lui cogner douloureusement dans la poitrine . Il savait que les chances de la retrouver vivante étaient minimes. Lorsqu'il déboula dans l'appartement, il remarqua que deux voisines essayaient tant bien que mal de lui compresser ses blessures sanglantes. Julia leur ordonna de continuer car elle devait impérativement l'examiner pour savoir si elle avait une chance de s'en sortir. En la découvrant inanimée sur le sol, Llewellyn s'effondra en larmes. -Ce n'est pas possible ! Pas elle ! Je pensais la protéger et je n'ai pas réussi; j'ai été minable, j'aurais dû revenir plus tôt, sanglota-t-il en s'accroupissant auprès d'elle. Julia l'examina minutieusement et prit son pouls. -Inspecteur, elle vit encore; son pouls est faible mais elle est toujours avec nous. Le couteau n'a pas touché les organes vitaux; c'est un soulagement. On va l'emmener à l'hôpital et je vais devoir l'opérer en urgence. Elle a subi plusieurs coups très violents y compris sur les membres; et son utérus est atteint. Je vais devoir la recoudre et je doute que l'embryon ait survécu à un tel choc, expliqua-t-elle, l'air grave.
-Faites, seulement; mon seul souhait est de la voir vivre, murmura-t-il avec dépit en lui caressant affectueusement les cheveux ensanglantés.
Avec l'aide d'un voisin, ils la descendirent jusqu'au rez-de-chaussée où une voiture les attendait. Ils démarrèrent et roulèrent le plus vite possible jusqu'à l'hôpital où elle fut apprêtée en urgence pour son opération.
Le trajet dura une éternité aux yeux de Watts. À chaque seconde qui passait, Máiréad se vidait un peu plus de son sang et il la voyait s'éloigner inexorablement.
Avant qu'elle ne parte au bloc, il pria pour elle; ce qu'il ne faisait jamais; et lui donna un tendre baiser sur les lèvres.
-Reste avec moi, Máiréad, je t'en supplie, tu es ma raison de vivre, chuchota-t-il, la voix brisée. Julia, l'anesthésiste Sullivan ainsi qu'une autre infirmière vinrent la chercher; et Llewellyn attendit trois bonnes heures dans la chambre qui lui était réservée jusqu'au moment où Julia le retrouva, presque souriante. Immédiatement, il se leva comme un ressort pour aller à sa rencontre.
-Alors ? s'informa-t-il, animé d'un espoir sans faille.
-L'opération s'est bien déroulée. J'ai dû retirer l'embryon qui s'était détaché. Son état ne s'est pas dégradé, cependant, je ne peux pas vous affirmer qu'elle va se réveiller. Et si elle se réveille, elle gardera des cicatrices toute sa vie et ne pourra plus avoir d'enfant parce que l'utérus étant trop endommagé, nous avons été obligés de le lui retirer. Vous devrez vous montrer présent encore davantage, elle aura besoin de vous, raconta-t-elle, relativement confiante.
-Je vous remercie, docteur Ogden. Elle vit, c'est le principal. Puis-je la voir ? demanda-t-il en lui prenant amicalement la main.
-Oui, les infirmières s'occupent d'elle. Par contre, cela ne sert à rien que vous passiez la nuit ici; vous risquez de vous épuiser, lui conseilla-t-elle, prévenante.
Il la suivit jusqu'à la salle de réveil où se trouvait Máiréad, en compagnie d'autres patients. Il lui tint compagnie une bonne heure tant l'angoisse de la perdre le submergeait encore.
Une fois sorti de l'hôpital, il traîna dans les rues. Il ne se sentait pas capable de rentrer chez lui après ce qu'il s'était passé.
Après avoir erré sans but une bonne demi-heure, il retourna au poste en pensant y trouver le calme. Contre toute attente, il se rendit compte qu'il n'était pas seul. En effet, l'inspecteur Brackenreid qui sirotait un whisky dans son bureau; l'aperçut à son tour, tout aussi surpris.
-Watts ? Que faites-vous ici à cette heure ? lança-t-il, perplexe.
Le jeune homme entra dans le bureau de son supérieur et ôta son chapeau.
-Je ne peux pas rentrer chez moi, j'ai la scène de cet après-midi midi qui revient en boucle dans ma tête, répondit-il les larmes aux yeux.
-J'ai appris pour Mademoiselle Applebaum. C'est affreux, ce qui lui est arrivé. Venez donc boire un whisky avec moi. Ma femme ne supporte pas que je boive à la maison, du coup, je viens ici, suggéra Brackenreid avec bienveillance. Llewellyn obéit et s'assit en face de lui, toujours aussi dépité par les événements.
-Je n'en reviens pas qu'ils l'aient retrouvée chez moi. Je m'en veux tellement de ne pas avoir pu la protéger, se lamenta-t-il, une larme roulant sur sa joue.
-Ce n'est pas de votre faute, le consola son supérieur en lui tendant un verre.
Il secoua la tête de déni et but le whisky :
-Si, c'est de la mienne. Je ne suis pas rentré à l'heure parce que je suis allé acheter une bague pour la demander en mariage. Máiréad est la femme que j'aime, il a suffi que j'entende le son de sa voix pour tomber amoureux, ce qui ne m'était jamais arrivé. Elle a vécu des choses très difficiles et je veux le meilleur pour elle. Máiréad est mon monde ! s'emporta-t-il en haussant le ton et en s'agitant.
L'inspecteur en chef le regarda avec un sourire en coin.
-Mademoiselle Faust, Monsieur Walker, et maintenant Mademoiselle Applebaum ; Watts, qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez vous ? railla-t-il, moqueur.
L'inspecteur Watts se pencha vers son supérieur, prêt à le raisonner.
-Vous savez, l'amour, ce n'est pas uniquement une histoire de sexe. J'accorde énormément d'importance à la personnalité ainsi qu'au vécu de la personne. Fiona m'a charmé par son audace, son goût pour l'aventure et sa simplicité. L'histoire de Jack m'a interpellée et sa gentillesse et son honnêteté ne m'ont pas laissé indifférent. Quant à Máiréad, elle est complètement à part ; je n'avais encore jamais rencontré personne comme elle. Nous avons une passion commune qui est la musique; et sa voix m'a tellement ému que j'ai su directement que c'était elle, la femme de ma vie. Il n'y en a qu'une seule au monde qui puisse me faire tant d'effet et je ne pourrais jamais accepter de la perdre comme ça et maintenant, lui expliqua-t-il, agacé par cette intolérance. Le jeune homme savait qu'il risquait sa place mais il s'en fichait. Sans Máiréad à ses côtés, son univers s'écroulait.
Brackenreid joua avec sa moustache du bout des doigts.
-Vous avez probablement raison. J'ai été fort dur avec vous et je m'en excuse. Vous êtes un bon enquêteur et vous travaillez merveilleusement bien. Je devrais vous suspendre de vos fonctions compte tenu de vos aveux concernant votre vie amoureuse ; cependant, je n'en ferai rien, parce que je suis le seul au courant, parce que l'amour de votre vie est une femme et que je vous apprécie, admit-il avant d'achever son verre en une gorgée.
Le jeune inspecteur hocha la tête et se gratta nerveusement le cuir chevelu.
-Je suis touché par vos propos qui me vont droit au cœur, je vous remercie de faire cela pour moi, c'est tout en votre honneur. Une dernière chose, j'aimerais m'occuper de l'interrogatoire de cet assassin, j'ai des comptes à régler avec lui, affirma Watts avec détermination.
-Murdoch vous assistera, je ne voudrais pas qu'il soit mort avant sa pendaison, plaisanta son supérieur dans un éclat de rire.
Voyant qu'il ne se sentait pas capable de rentrer chez lui, Brackenreid lui proposa de passer la nuit chez lui, ce qu'il accepta volontiers.
Le lendemain, avant l'interrogatoire, Murdoch prit les empreintes de l'homme et lui ordonna d'écrire son nom sur une petite feuille de papier. L'analyse graphologique ainsi que celle des empreintes furent fructueuses, et l'homme; qui s'appelait Richard Quinn et qui puait encore l'alcool de la veille; dût se soumettre à l'interrogatoire des deux inspecteurs, qui lui mirent sous le nez le portrait robot de son complice.
-Monsieur Quinn, nous voudrions connaître le nom de votre complice; vous avez été vu en compagnie d'un autre homme sur une scène de crime où l'on a retrouvé vos empreintes, déclara Murdoch avec fermeté.
L'homme leur adressa un regard dubitatif et faussement navré.
-Écoutez, on a déconné. On a eu une enfance difficile avec des mères peu présentes, de mauvaises fréquentations et on a tourné à rien. Tous les soirs, on picole; alors l'alcool nous monte à la tête. On avait envie d'un petit coup; seulement; les putes tous les soirs, ça revient cher. Alors on a trouvé une autre solution pour certains soirs où on en avait besoin ; et sachant que l'on avait déjà eu des problèmes avec la police dûs à notre consommation d'alcool, on a choisi de les supprimer ; à chaque fois dans un quartier différent, pensant ne jamais être repérés. Mais nous n'avions pas prévu que votre petite-amie survivrait, cher Inspecteur Watts. C'est pourquoi j'ai choisi un moment opportun où je pensais ne pas me faire repérer pour la supprimer, parce qu'elle était la seule à pouvoir me reconnaître. Vous lui avez sauvé la vie une fois, donc c'est un peu de votre faute si elle est peut-être morte ? les méprisa-t-il en s'adressant principalement au jeune homme.
Comprenant que l'homme les avait épiés tout ce temps, Watts se jeta sur lui, fou de rage, et lui asséna une série coups de poing au visage.
- Plaît-il ?! Les femmes ne sont pas des objets ! Tu as détruit la vie de plusieurs familles ! Ils ont perdu leur fille, leur femme, leur mère ! Tu as peut-être tué ma fiancée, et ça, tu vas le payer ! Et tu dis que je suis le responsable de son agression ?! Je n'en peux rien si tu es guidé par tes burnes ! Et ne viens pas dire "comprenez-moi, j'ai de mauvaises fréquentations et je ne suis pas malin" ! cracha-t-il tout en insistant sur la dernière phrase et en ajoutant des coups de pied sur l'homme qui tentait de se protéger.
Murdoch se leva et essaya de le calmer, ce qui attisa sa fureur. Inconsolable, Watts le remballa vite fait.
-Ne cherchez surtout pas à m'arrêter ! Cet individu ne mérite pas d'être nommé "Monsieur" ! Personne n'a le droit de toucher à Máiréad ! Alixia Gagliano, Ningxi Vu, Melanie Cross, et maintenant, ma fiancée ! Combien en faudra-t-il encore ?! Je veux son nom ou ce sera la chaise électrique; et adieu les roupettes ! répliqua-t-il en augmentant les décibels sans s'arrêter de frapper.
Le criminel gémit de douleur, ensanglanté, et; du sol où il se tordait, il lui adressa un regard rempli de haine.
-Steven Burton. Il s'appelle Steven Burton, souffla-t-il à contrecœur.
Le jeune homme cessa de frapper et respira profondément.
-On le retrouvera. Vous serez jugés tous les deux et probablement pendus, conclut sévèrement Murdoch en posant la main sur l'épaule se son collègue en guise de soutien.
Watts s'assit un instant et prit sa tête dans ses mains, épuisé et submergé par l'émotion. Murdoch demanda aux agents de ramener Quinn en cellule avant de ramener son complice.
À suivre...
