Bonjour à tous !
Je poste en avance parce que je n'aurais pas le temps de le faire demain :) Drago apparaît enfin dans ce chapitre, alors j'espère vraiment qu'il vous plaira !
RARA :
Mama : J'espère me rattraper si tu as été déçu ! Tu verras bien, je ne sais moi-même pas lequel tombera amoureux de l'autre en premier. Je ne pouvais pas me permettre de poster le chapitre avant malgré que tu m'aies demandé de le faire vite car je n'ai pas beaucoup de chapitres d'avance et que je ne veux pas être en retard dans mes publications plus tard. En espérant que la suite de plaise tout de même !
Résumé des chapitres précédents :
Hermione a appris qu'elle était tombée enceinte de Drago à une soirée Polynectar. Elle a su qui était le père grâce des bonbons magiques inventés par George Weasley. Hermione n'a pas encore prévenu Drago qu'il allait être papa. Elle est enceinte d'un petit garçon depuis 4 mois.
Bonne lecture !
Chapitre 5 : Une annonce brutale
Quelques jours passèrent, et Hermione n'avait toujours pas le courage de prévenir Malefoy de sa grossesse. Elle estimait bien sûr que c'était complètement égoïste de ne rien dire, et d'un autre côté elle ne voulait pas être seule dans cette aventure. Daphné, Harry et Ginny n'avaient rien dit à personne pour le père de son enfant et Hermione culpabilisait affreusement en imaginant que Malefoy découvre qu'il était le père en question étant donné qu'Astoria était en couple avec lui. Comment pourrait-elle réagir en sachant qu'Hermione était enceinte de son petit-ami ? Elle la détesterait sûrement de semer la pagaille dans son couple, et malgré tout le mépris qu'elle éprouvait pour Drago Malefoy, elle ne souhaitait pas briser sa vie et celle de son amie comme ça.
C'était pour cette raison qu'elle avait cherché pendant des heures un compromis. Et aujourd'hui, enfin, elle avait trouvé. Son plan n'était peut-être pas le meilleur qu'elle aurait pu inventer, mais c'était déjà ça. Elle allait passer pas mal de temps chez Astoria, puisqu'elle vivait dans son appartement avec Malefoy, et Hermione verrait bien. Si il lui paraissait digne de confiance après toutes ces années, elle lui dirait pour sa grossesse. À l'inverse, elle se tairait. C'était aussi simple que ça.
Alors, deux semaines après son évanouissement, Hermione se retrouva à toquer à la porte de l'appartement d'Astoria. Elle entendit plusieurs grognements et des pas précipités. Puis l'habitante de l'apparement ouvrit la porte, en robe de chambre. Il était pourtant plus de quatorze heures.
– Oh ! Hermione, comment ça va ?
– Euh… Très bien. Et toi ?
– Oui, très bien. Eh bien, entre.
– Tu… tu es occupée ? demanda Hermione à Astoria, hésitant à entrer.
– Euh… non…
La future maman entra alors dans l'appartement doucement. Au milieu de la pièce se tenait un Malefoy enfilant son T-shirt, les cheveux tout ébouriffés.
– Euh… Hermione, je vais m'habiller, attends deux minutes !
Astoria disparu après ses paroles. Malefoy avait les yeux noirs et les lèvres gonflées et rouges, puis sa braguette était ouverte. Reliant tout ce qu'elle avait vu et entendu, Hermione fut affreusement gênée et rougit en déduisant qu'elle avait interrompu un moment intime.
– Granger, qu'est-ce que tu fais ici ? demanda Malefoy.
– Astoria est mon amie, et à ce que je sache, j'ai encore le droit de venir lui rendre visite. Permets-tu que je m'assoie ?
Il hocha la tête en signe positif et Hermione tira une chaise sur laquelle elle s'installa.
– Tu bois quoi ? J'imagine que tu ne voudras pas de whisky Pur Feu ou de Bièraubeurre.
– Bien observé, Malefoy. T'as de la grenadine ? Ou une menthe à l'eau ?
Ah, elle avait affreusement envie d'une menthe à l'eau !
– Je ne comprends rien à ce que tu racontes, Granger. C'est pas compliqué : de l'eau ou du jus de citrouille.
Hermione fit la moue, haussa les épaules et dit :
– Jus de citrouille alors. Et… t'aurais pas des biscuits ?
Malefoy soupira et partit dans la cuisine pendant à peu près une minute. Puis il revint avec un verre de jus de citrouille, deux Bièraubeurres et une assiette de biscuits. Elle prit un biscuit et le mangea. Il était très bon. Hermione lui dit merci de mauvaise grâce quand il lui donna son jus de citrouille, refusant de remercier un sale Mangemort et un imbécile de Serpentard de…
– Alors, Weasley t'a mise en cloque et il assume pas ? On a pas entendu parlé du fruit de votre amour éternel dans les journaux, j'en ai donc déduis qu'il avait joué au lâche.
Hermione rit jaune. Il ne savait même pas à quel point il se trompait et à quel point ses paroles étaient ironiques.
– Ron n'est pas le père de mon enfant. Je pensais que tu suivais de plus près les actualités : ça fait des années que je ne suis plus avec lui. Et en parlant de jouer au lâche, je pense que tu sais de quoi tu parles.
– Potter, alors ? demanda Drago sans faire attention à la dernière remarque d'Hermione. Ce serait dramatique, je ne l'imagine pas tromper Daphné, mauviette comme il est.
– Parce que tu souhaite que Harry trompe Daphné, une de tes amis ?
– Non. Je dis juste qu'il n'en serait pas capable.
Hermione se rapprocha de Malefoy, menaçante, et lui dit d'une voix à peine murmurée et incroyablement froide :
– Non, en effet, Harry ne tromperait jamais Daphné parce qu'il l'aime plus que sa propre vie. Il l'aime plus que toi tu ne pourras jamais aimer.
Puis, alors que Malefoy ouvrait la bouche pour répondre, le visage peu amène, Astoria réapparut, gaie comme un pinçon. Elle s'assit en face d'Hermione alors que Malefoy était en bout de table.
– Alors, tu as trouvé qui était le père de ton bébé ?
Gênée, Hermione répondit d'une petite voix à Astoria :
– Non… Je ne sais pas qui c'est.
Pourvu qu'elle ai bien menti… Apparemment oui, puisque Malefoy était abasourdi.
– Tu… tu ne sais pas qui t'as fait un enfant, Granger ?
– Ouah, je vois que tu entends bien, c'est plutôt bon signe, Malefoy.
– Chéri, Hermione est tombée enceinte il y a un peu plus de quatre mois à l'une des soirées Polynectar de George Weasley. Du coup, elle ne sais pas qui est le père, dit Astoria d'une voix douce.
Malefoy ne dit rien, étonné, puis il ricana.
– Je ne te croyais pas comme ça, Granger. Aller à une soirée où l'alcool coule à flot et t'envoyer en l'air avec le premier venu…
– Ça sent le vécu… dit Hermione en sirotant son jus de citrouille. Es-tu déjà allé à l'une de ces soirées, Malefoy ?
– Évidemment. Tu me prends pour qui ? Je ne suis pas aussi coincé que toi, Granger.
– Visiblement, je ne suis pas si coincée que tu as l'air de le penser puisque je suis tombée enceinte. Sais-tu comment on fait les bébés, Malefoy ?
– Sûrement depuis plus longtemps que toi, Granger.
Hermione secoua la tête, désespérée. Décidément, il était irrécupérable et avait réponse à tout. Maudit Serpentard.
– Alors, comment comptes-tu appeler ce demi Sang-de-Bourbe ? À moins que ce ne soit une fille.
Par pure protection, Hermione mit immédiatement sa main contre son petit ventre rond.
– Laisse mon bébé tranquille avec tes préjugés, Malefoy. Après toutes ces années, je te croyais plus évolué que ça.
– Hermione… commença Astoria.
– Chut, Asto', la coupa Malefoy.
Sur ce, Malefoy se leva et se dirigea vers la porte d'entrée.
– Je vais chez Blaise. À plus.
Il claqua la porte derrière lui en partant.
– Désolée, il est un peu impulsif… s'excusa Astoria.
– Je sais comment il est, pas besoin de t'excuser.
Puis elle passèrent alors un moment à parler de tout et de rien. Puis Hermione parti.
Hermione réitéra l'expérience durant plusieurs jours. À chaque fois, Malefoy partait dès qu'elle arrivait. De ce fait, elle ne pouvait pas savoir si il était digne de confiance ou non. Cependant, aux vues de leur première discussion, il n'avait pas réellement changé. Peut-être un peu moins d'insultes, mais c'était tout.
Un jour, plus précisément le 2 septembre, alors qu'Hermione était assise chez Daphné et Harry et que Bérry faisait la sieste, des coups furieux retentirent à la porte de la maison familiale. Daphné se leva, coupant court à leur discussion, et parti ouvrir. La porte d'entrée était cachée à la vue d'Hermione mais elle entendit très clairement ce qui se passait.
– Est-ce qu'Hermione est là ?
– Pourquoi tu veux savoir ça ?
– Parce que ! Ça ne te regarde pas !
Un bruit de bousculade, puis une furie brune accompagnée d'un blond silencieux au sourire narquois arrivèrent dans la salle à manger.
– Hermione ! J'en étais sûre ! dit Astoria, furieuse.
Oups. Ça n'annonçait rien de bon.
Derrière les deux nouveaux arrivants, Daphné fit un signe d'excuse à Hermione et elle vint se mettre derrière elle, appuyée sur sa chaise.
– Astoria ? Qu'est-ce que… commença Hermione, bientôt interrompue par elle.
– Tu te fout vraiment de moi… Tu croyais que je n'allais rien apprendre ? Tu me crois stupide ?
– Astoria, je… de quoi parles-tu ?
– Tu me déçois beaucoup, Hermione ! Moi qui pensais que nous étions amies !
Excédée, Hermione se leva, la main sur le ventre une fois de plus. Puis elle commença à hurler sur le même ton qu'Astoria :
– Mais qu'est-ce qui te prend ?
– Il me prend que tu n'est qu'une menteuse ! Une saleté de Gryffondor de…
– Je t'interdis d'aller plus loin ! cria la Gryffondor en question.
Daphné et Harry étaient restés en retrait, comme si ils sentaient qu'il ne fallait pas intervenir. Pas maintenant. Elles avaient des choses à se dire.
– Interdis-moi ce que tu veux, je n'en ai rien à faire ! Tu n'es qu'une menteuse et ton bâtard ne vaut pas mieux que toi !
Hermione vit rouge et fit un pas en avant, un doigt planté sur la blonde aux yeux écarquillés de colère.
– Il est hors de question que je te laisse t'en prendre à mon bébé ! Jamais ! T'as compris ? Espèce d'hystérique !
– Qu'est-ce que t'as dit, là ? Moi, une hystérique ? Mais tu sais ce que je dis, à toi, la miss Je-sais-tout coincée et inintéressante ?
– Oui, une hystérique ! Tu es ridicule, Astoria, je ne sais même pas de quoi tu parles !
– Ah oui ? Et bien je vais te le dire, moi ! George a mis en vente ses bonbons paternels dans sa boutique !
Hermione fut bouche-bée. Génial, elle n'en avait pas finit de l'entendre crier !
– Ah ! Tu n'étais pas au courant, n'est-ce pas ? Eh bien grâce à moi, tu le sais ! Et je sais que tu les as essayé, que c'est toi qui as prouvé que ça marchait ! Tu me dégoûtes ! Je te l'ai demandé, je t'ai demandé si tu savais qui était le père de ton enfant ! Tu m'as dit que tu ne savais pas, Hermione ! Tu m'as menti ! Tu n'es qu'une sale Gryffondor menteuse et lâche ! hurla Astoria.
Des larmes de colère aux yeux, Hermione ne se contrôlait plus. C'est ainsi qu'elle lâcha d'une manière qu'elle allait sûrement regretter :
– Tu sais ce que je te dis, moi ? Eh bien je te dis que ton mec est un sale Serpentard imbécile qui saute tout ce qui bouge, parce que le père de mon bébé, c'est lui ! JE porte l'enfant que tu aurais dû porter ! C'est LUI qui m'a fait mon bébé ! LUI qui a contribué à la création de mon enfant ! Ton mec va avoir un bébé et il n'est même pas de toi ! Qu'est-ce que tu en dis, de ça ?
Hermione était à bout de souffle après sa tirade. Pour l'instant, elle ne regrettait pour rien au monde d'avoir craché le morceau. Elle se délectait de leurs visages décomposés, à Astoria et Malefoy qui quant à lui n'avait pas bougé depuis le début de le dispute. Son sourire sarcastique s'était volatilisé, laissant place à un teint affreusement pâle et des lèvres légèrement tremblante. Astoria était choquée et ne bougeait plus, les yeux écarquillés. Malefoy ferma les yeux un instant puis dit d'une voix faible :
– J'ai besoin de prendre l'air.
Sur ce, il déguerpis par la porte, la claquant au passage.
– Astoria, tu ferais mieux de partir, dit Daphné.
Les larmes montèrent aux yeux d'Astoria.
– J'étais sûre que tu serais de son côté. Comme à chaque fois.
Sur ses paroles, Astoria partit d'un pas lent, de gros sanglots au bord des lèvres.
Hermione s'assit à sa place, la tête entre les mains, des larmes coulant sur ses joues. Le poids de la culpabilité s'était abattu soudainement sur ses épaules, libérant plusieurs émotions dans tout son corps. À présent, elle regrettait. Elle s'en voulait de faire du mal à son amie, à Astoria, qui malgré sa colère quasi constante et sa façon excessive de réagir aux événements était une personne merveilleuse qui ne demandait qu'à être aimée et heureuse.
– Je ne voulais pas l'annoncer comme ça…
– Hermione, tu as prit la bonne décision, la consola Daphné. Il fallait leur dire. Tu as peut-être été un peu brutale, mais… elle l'avait cherché. Pour Drago, par contre, ce doit être… très dur, pour lui.
– Je m'en veux tellement… Je ne voulais pas leur faire de mal…
– Hermione, tu as vu comment elle t'a parlé ? Tu as eu raison de t'énerver, ce n'est pas de ta faute… dit Harry.
– Je… je suis désolée que vous ayez dû assister à ça…
– Hermione, ne t'en fait pas d'accord ? Nous pouvons parfaitement comprendre, rajouta Daphné.
– Mais… Et Malefoy ? Il… il ne va pas faire une bêtise, hein ?
– À l'heure qu'il est, il doit être chez Blaise. Ils vont discuter, se soûler un peu, puis ça ira mieux demain. Ne t'inquiètes pas Hermione, Drago est grand, il sait ce qu'il fait.
Hermione acquiesça et essuya ses larmes d'un revers de manche. Elle était très souvent étonnée de voir Astoria réagir si durement à des choses parfois banales, mais elles avaient déjà eu une discussion à ce sujet. D'après ses dires, elle avait toujours été comme ça, son enfance n'avait pas été simple, moins simple que celle de Daphné, et elle s'était toujours sentie rejetée. Elle était incroyablement jalouse, c'était aussi principalement pour cette raison que toutes les fois où elle avait été en couple, ça n'avait jamais duré très longtemps. Bien qu'Astoria adore sa sœur, elle avait toujours été jalouse de sa réussite : Daphné avait toujours été la préférée de la famille, un enfant ardemment désiré, une parfaite Sang Pur et petite fille sage et calme. Par la suite, Daphné s'était mise en couple avec Harry Potter, attirant sans le vouloir l'admiration de ses parents, et ils avaient eu un enfant. Tout ce qu'Astoria aurait aimé avoir. La cadette avait été un simple accident, et une fois née, elle n'avait jamais réussi à attirer l'attention de ses parents. Elle ne s'était jamais faite maltraitée ou autre chose, mais elle était seulement transparente aux yeux de sa famille. Seule Daphné l'avait toujours soutenue, et parfois à contre cœur, Astoria l'aimait plus que tout. D'après ce qu'elle avait dit à Hermione, elle aurait parfois préféré détester Daphné pour être la préférée, la parfaite fille Greengrass.
Hermione sortie de ses pensée pour revenir à Daphné et Harry qui la regardaient, un peu inquiets.
– Bon, changez-moi les idées. Je sais pas, dites n'importe quoi, leur demanda-t-elle.
Toujours debout, Daphné et Harry se regardèrent et semblèrent échanger quelque chose aux vues du sourire qu'ils échangèrent.
– Eh bien, on a une bonne nouvelle à t'annoncer, commença Daphné.
– Tu te rappelles, quand Bérry m'a demandé une petite sœur ? continua Harry.
– Eh bien je suis enceinte, termina Daphné quand Hermione eut acquiescé à la question d'Harry.
Hermione se leva, pleurant cette fois-ci d'émotion, puis serra Harry et Daphné dans ses bras en les félicitant.
– C'est génial, nos enfants auront pratiquement le même âge ! s'enthousiasma Hermione.
– Oui, ils seront de la même années à Poudlard ! La naissance de ton fils est prévue en Janvier et celle de mon enfant en Mars ! Je suis à 2 mois de grossesse.
– Vraiment, c'est génial ! Et Bérry, comment elle a réagit ?
– Elle n'arrête pas de demander quand « sa sœur » va arriver. Et nous, on arrête pas de lui dire que ce n'est peut-être pas une fille.
Hermione rit. Puis, assurément réveillée par les cris un peu plus tôt, une petite Bérry encore toute endormie avec son doudou contre sa joue débarqua dans la pièce. Elle alla se réfugier dans les bras de sa maman et mit sa tête dans son cou.
– Pourquoi tout le monde criait, maman ?
– C'est rien, ma chérie. Une histoire d'adultes.
Bérry hocha la tête, ne demandant rien de plus. Ses petits yeux encore tout endormis se fermèrent et elle somnola dans les bras de sa mère.
La fin de la journée se déroula sur une note de joie, et ils passèrent leur temps à parler de bébés. Puis, alors qu'ils mangeaient une pizza et que Hermione dévorait littéralement sa part, elle sentit quelque chose dans son ventre. C'était léger, des petits frottements, comme des petites bulles de savon qui éclataient dans son ventre. Hermione lâcha sa part de pizza et posa ses deux mains sur son ventre. Les bulles continuaient d'éclater, provoquant une agréable sensation. Son bébé bougeait. Peu à peu, les petits frottements se transformèrent en très légers coups. La sensation était incroyable, c'était magique. Puis Hermione remarqua que Harry et Daphné la regardaient étrangement.
– Il… il bouge… Mon bébé bouge !
Daphné sourit, visiblement rassurée. Elle devait savoir que c'était un moment… magique. Il n'y avait pas d'autre mot.
– Bérry ! Tu veux venir sentir le bébé ? proposa Hermione.
– Oui !
La petite fille se leva immédiatement et vint près d'Hermione. La future maman prit ses petites mains dans les siennes et les posa aux bons endroits pour bien sentir le bébé. Le visage de Bérry devint impressionné et curieux.
– C'est ton bébé qui fait ça ?
– Oui, il donne des tout petits coups dans mon ventre. C'est pour ça qu'on le sent.
Puis Bérry, qui était à la hauteur du ventre d'Hermione, commença à parler au bébé.
– Bon, toi, il faut que tu sois une fille. Parce que les garçons c'est pas drôle.
– C'est un garçon, Bérry, dit Hermione doucement.
Bérry haussa les épaules et prit un air désolé. Elle commença doucement à caresser le ventre de Hermione.
– Et il peut pas devenir une fille ?
– Non ma puce. Une fois que c'est un garçon, c'est toujours comme ça.
Bérry réfléchi un peu et se remit à parler au ventre qui enfermait le petit garçon, son air désolé sur le visage.
– Non mais c'est pas vrai que c'est nul les garçons en fait ! C'est peut-être rigolo… J'espère que tu m'aimeras quand même, même si j'ai dit ça et que c'est méchant ! Je le pensais pas vraiment… Enfin si, tout les garçons sont nuls sauf toi, papa, tonton Ron, papy Arthur, tonton Blaise, tonton Théo, tonton Drago, tonton George, tonton Bill, tonton Charlie et… je crois que c'est tout ! Tu vois, je suis gentille hein ? Moi j'ai hâte de pouvoir jouer avec quelqu'un parce que je m'ennuie toute seule, alors s'il-te-plaît, sors vite ! Tatie 'Mione elle a dit que même quand tu seras sorti, tu pourras pas jouer tout de suite, alors plus vite tu sors et plus vite tu peux jouer ! T'es d'accord ?
Sur ce, elle fit un bisou au ventre de Hermione. Le bébé s'était emballé et bougeait beaucoup plus que précédemment. Depuis que Bérry avait commencé à parler, le fils de Hermione gigotait énormément. La future maman était très émue et elle avait des larmes aux yeux.
– Je ne savais pas que Bérry connaissait Zabini, Nott et Malefoy, dit Hermione pour refréner son émotion.
Elle était devenue une vraie fontaine depuis quelques semaines. Dès que quelque chose était mignon ou même émouvant, elle pleurait.
– Si, elle les connaît depuis longtemps, dit Harry. Ce sont les amis de Daphné, après tout.
Hermione acquiesça et tourna la tête vers Bérry, qui faisait un câlin à son ventre.
– Tu les aimes bien tonton Blaise, tonton Théo et tonton Drago ? demanda Hermione.
Elle voulait principalement savoir si Drago s'entendait bien avec les enfants par ce biais. Après tout Bérry avait peu de sang Moldu dans les veines, puisque Harry était Sang-Mêlé et Daphné Sang-Pur.
– Oui, ils sont trop sympas ! Tonton Théo il me lit beaucoup d'histoires et me raconte plein de choses. Il a déjà essayé de m'apprendre à écrire et à lire mais j'y arrivais pas. Tonton Blaise il fait plein de blagues tout le temps et il fait des bêtises avec moi des fois. Mais aussi il m'emmène à plein d'endroits et il m'achète des fois des trucs de chez tonton George alors que maman elle veut pas !
Hermione riait bien en voyant le visage renfrogné de Daphné à l'évocation de Blaise. Il était le parrain de Bérry et Daphné semblait le regretter profondément.
– Et… tonton Drago, il est comment ?
– Tonton Drago il est trop gentil ! Il me fait plein de dessins de dragons, de sirènes et de licornes ! Et puis il joue tout le temps avec moi. Il m'achète plein de cadeaux ! Et puis des fois il me raconte des histoires pour que je dorme ! Et il veut tout le temps bien regarder des dessins animés avec moi ! Et il va tout le temps se baigner avec moi alors que tonton Théo il aime pas l'eau et que tonton Blaise il dit qu'il veut pas que la crème solaire qu'il a mit elle s'en aille ou un truc comme ça. Et d'abord, tonton Drago il sait trop bien faire les châteaux de sable et à chaque fois les autres enfants ils sont jaloux !
Hermione était bouche-bée, bien qu'elle ne le montre pas à sa filleule. Drago Malefoy, faire des châteaux de sable ? Drago Malefoy, faire des dessins ? Drago Malefoy, jouer ? Mieux, encore : Drago Malefoy, regarder des dessins animés ? Des choses Moldues ? Si quelqu'un d'autre lui avait dit, elle n'y aurait pas cru une seconde. Mais elle était bien obligée de croire Bérry. Pourquoi aurait-elle menti ? Et puis la vérité sortait de la bouche des enfants.
– Et tonton Drago il est tout le temps gentil ? Il… il n'a jamais été méchant ?
– Si, des fois il est méchant.
Hermione commença à paniquer un peu. Et si Malefoy avait levé la main sur Bérry ? Et si il lui avait fait du mal ? Et si…
– Une fois j'étais allée me baigner toute seule parce que tonton Drago il s'était endormi à la plage et que je voulais pas le réveiller et quand il a vu que j'étais dans l'eau il a couru, il m'a sorti de l'eau et il m'a grondé. Mais après maman elle a dit que tonton Drago il avait eu raison de me gronder parce que c'était pas bien ce que j'avais fais mais quand même, il avait été méchant.
Hermione était considérablement rassurée. Si il l'avait seulement grondée, c'était normal, pas « méchant », mais dans l'esprit d'un enfant, il n'y avait pas de différence.
– Tu étais toute seule à la plage avec tonton Drago ? demanda Hermione.
– Oui parce que tonton Blaise il voulait pas venir, tonton Théo il était au boulot, maman elle était malade et papa il avait voulu rester avec elle pour la soigner. Alors comme je voulais aller à la plage, tonton Drago il m'a emmené.
– C'est bien ! Et sinon il y a eu d'autres fois où il était méchant ?
Daphné et Harry voyaient clair dans son petit jeu mais ils ne disaient rien. Ils sentaient qu'Hermione avait besoin de se rassurer.
– Oui. Une fois j'étais à sa maison et il a bien voulu me donner un bonbon. Mais après, j'en voulais un autre et il a dit non et du coup quand il était parti j'ai pris d'autres bonbons et quand il a vu il m'a grondé et m'a puni. Et un jour aussi, on jouait à cache-cache et c'était tonton Drago qui comptait et moi j'étais allée me cacher dans un endroit où il voulait pas que j'aille d'habitude alors tonton Drago il a mit longtemps à me trouver et quand il m'a trouvée, il m'a grondée parce que il m'avait appelée et j'avais pas répondu pour pas qu'il me trouve et aussi parce que j'avais pas le droit d'aller dans l'endroit où j'étais allée.
Oui, Hermione était vraiment rassurée. Non seulement Malefoy jouait avec Bérry mais en plus il l'a grondait quand il était nécessaire de le faire, pas comme Zabini qui d'après ce que tout le monde disait, riait quand Bérry faisait une bêtise et l'aidait à la faire. Étonnamment, Malefoy n'avait pas que des défauts ! Après tout, peut-être que son bébé n'allait pas avoir un père aussi terrible que ça. Enfin, encore fallait-il que ledit père veuille bien de lui.
– Tu sais ma Bérry… commença Hermione. Je t'avais dit que j'avais perdu le papa de mon bébé, tu t'en rappelles ? (Bérry acquiesça, ne comprenant pas vraiment pourquoi sa Tatie 'Mione parlait tout à coup de ça.) Eh bien je l'ai retrouvé, et c'est tonton Drago son papa.
– Oh ! Ça veut dire que tu vas te marier avec tonton Drago ? demanda Bérry, toute curieuse.
– Non, pas du tout. Regarde papa et maman, ils ne sont pas mariés et pourtant, ils t'ont eu toi.
– Mais pourquoi tu veux pas te marier avec tonton Drago ? Il est trop gentil ! Même si faut faire attention parce que sinon il gronde et qu'il aime pas quand on obéit pas…
Bérry semblait soudain triste que sa Tatie 'Mione et son tonton Drago ne se marient pas.
– Parce que pour se marier, il faut être amoureux. Et nous on est pas amoureux.
– Mais maman elle a dit que pour faire les bébés, il fallait être amoureux.
Hermione était plutôt gênée et ne savait pas comment expliquer cela à une enfant de quatre ans.
– Pas forcément… Mais c'est quand même mieux d'être amoureux pour faire un bébé ! Tonton Drago et moi, on a pas fait exprès.
Bérry semblait confuse mais n'insista pas.
Peu de temps après, Hermione partit. Ginny dormait déjà quand elle arriva. Elle avait laissé un petit mot sur la table indiquant qu'elle avait prévenu sa famille et les parents d'Hermione que Drago était le père de son bébé. C'était une bonne nouvelle, car Hermione n'aurait pas eu la force de prévenir ses proches.
Ce soir-là, la future maman s'endormit les mains posées sur son ventre, sentant son bébé bouger. Hermione aimait déjà son bébé plus que sa propre vie, que le père soit Drago Malefoy ou non. Non, elle ne regrettait pas sa grossesse. Sous aucun prétexte. Parce qu'il n'y avait rien de plus magique que d'avoir un enfant. Rien de plus magique que de le sentir bouger sous ses doigts. Rien de plus magique de s'endormir avec son bébé logé bien au chaud dans le ventre de sa maman, celle-ci le protégeant du monde extérieur. Ça n'avait pas de prix.
Voilà !
Bon, je pense que beaucoup d'entre vous vont encore être surpris du comportement d'Astoria, mais c'est son caractère :) J'espère vous avoir convaincus avec les quelques détails sur la vie passée d'Astoria, et j'espère que vous trouverez donc ses réactions un peu hystériques plutôt justifiées. :)
Encore une fois, n'hésitez surtout pas à mettre une review ! Ça ne prend que deux minutes et ça me rempli de joie :)
De plus, j'attends avec impatience et un peu d'inquiétude votre avis ! Je suis plutôt stressée de savoir ce que vous pensez de ce chapitre, il est loin d'être parfait et est décisif ! Alors, reviewez !
A bientôt !
