Bonjour !
Voici le chapitre 8 !
Merci à ceux qui prennent le temps de me mettre un commentaire. Cependant, j'ai remarqué un importante baisse de reviews sur les trois derniers chapitres. Pourquoi ? Est-ce que l'histoire ne vous plaît plus ? Ou est-ce que vous êtes encore là mais que vous ne laissez plus de review ? Ce n'est pas pour vous blâmer, c'est seulement parce que cette baisse me stresse un peu, et j'espère que l'histoire vous plaît toujours :)
Voilà, bonne lecture !
Chapitre 8 : Sainte Mangouste
Il y avait déjà deux semaines que l'anniversaire d'Hermione avait eu lieu. Le groupe d'amis ne s'était pas réunis une nouvelle fois depuis.
Blaise attendait dans la salle d'attente du rez-de-chaussée à Sainte Mangouste, le niveau des accidents matériels. Il était tombé de son balai alors qu'il volait seul, au-dessus d'une forêt. Son bras droit était sérieusement entaillé et malgré qu'il ne soit pas fragile, Blaise avait préféré venir se faire soigner. Il n'était pas spécialement fort pour les sorts de guérison.
Blaise commençait à bouillonner intérieurement. Ces abrutis de Sainte Mangouste n'étaient même pas foutus de soigner les gens rapidement ! Il n'avait pas que ça à faire que d'attendre qu'un de ces scrout à pétard se décide ! Et puis il avait mal ! Son bras le lançait affreusement et personne ne venait à sa rescousse. Il était seul dans la salle d'attente et personne ne venait.
Blaise fut partagé entre soulagement et énervement quand il vit la porte de la salle s'ouvrir sur une jeune femme en blouse blanche. Il s'apprêtait à faire ressentir à cette médicomage tout son énervement quand il s'aperçut que la sorcière en question n'était autre que la Weaslette. Alors, comme commandé par une force qu'il ne contrôlait pas, il sourit, charmeur.
– Eh bien Weaslette, ce n'est pas trop tôt ! J'ai failli attendre…
Il se leva.
– Zabini, comprends bien que nous n'avons pas que des petites blessures de mauviette à soigner. Si tu veux bien me suivre…
Blaise sourit à sa réflexion et la suivit dans une petite pièce équipée d'un lit et de multiples étagères remplie de potions et d'instruments de médecine en tout genre.
– Assieds-toi, dit Ginny.
Blaise obéit et regarda la rouquine préparer un mélange de deux potions dans un verre. Elle se retourna après avoir remué.
– Bois ça.
Une fois de plus, il le fit. Il ne demanda qu'après de quoi il s'agissait :
– Et qu'est-ce que c'est ? Ce n'est pas du poison, n'est-ce pas Weaslette ?
Ginny roula des yeux et se pencha sur la blessure de Blaise qui s'étendait de son épaule jusqu'à quelques centimètres avant son coude.
– Anti-douleur. Enlève ton T-shirt, dit-elle.
Blaise fit mine d'être choqué et dit :
– Dis donc Gin', je ne pensais pas que tu étais comme ça !
Ginny roula une fois de plus des yeux, légèrement agacée par son comportement. Elle n'avait pas réellement fait attention au surnom avec lequel il l'avait appelé, elle était habituée avec lui.
– Arrête un peu, et enlève ton T-shirt !
Blaise sourit et retira son T-shirt, non sans mal. Il grimaça à plusieurs reprises lors de l'opération, mais sourit à nouveau une fois son torse découvert.
– Alors, tu aimes ce que tu vois, Ginevra ?
– La ferme, Zabini. Je suis médicomage, je vois des hommes nus chaque jours. Et laisse-moi te dire que j'en ai vu des plus beaux.
Blaise sourit à nouveau. Que c'était agréable d'entretenir une conversation avec elle ! Elle avait du répondant, et c'était incroyablement étonnant de voir à quelle vitesse elle lui répondait.
En vérité, Ginny ne regardait en aucun cas la nudité des hommes quand elle les soignait. Elle était bien trop professionnelle et concentrée sur ce qui amenait ces hommes à l'hôpital pour les reluquer.
– Mais ma belle, tu ne m'as pas vu nu. Tu en serais tombée à la renverse, autrement. Mais ça peut toujours s'arranger, tu sais…
Ginny soupira, un léger sourire aux lèvres. Il était marrant, Zabini. Jamais sérieux. Et même avec un plaie plutôt profonde et assez douloureuse sur le bras, il continuait de plaisanter, de lancer des sarcasmes à tous bouts de champs. Étonnant.
– Bon, comment tu t'ai fait ça ? demanda-elle de sa voix professionnelle, penchée sur sa blessure, examinant avec précaution chaque centimètre de l'entaille.
Elle avait posé quelques doigts près de la blessure, doucement, pour en écarter légèrement les bords afin de voir la profondeur de la plaie. Blaise grimaça. Il trouvait la Weaslette plutôt mignonne, les cheveux attachés en chignon, les yeux plissés de concentration et ses petits doigts précautionneux tâtant doucement pour ne pas lui faire mal. Malheureusement, c'était raté.
– Je suis tombé de mon balai. Et je me suis légèrement éraflé le bras le long d'un arbre. Rien de bien grave.
– Je croyais que le grand Blaise Zabini était un as du balai et qu'il ne tombait jamais. Je suis bien déçue…
– Mais la seule chose qui m'a fait tomber de mon balai, ma belle, est la simple pensée de tes magnifiques mains posées sur moi, susurra-t-il sensuellement, à quelques centimètres de ses lèvres.
Ginny marqua un temps d'arrêt et rougi légèrement en retournant son attention sur la blessure du jeune métis. Elle dégluti difficilement, l'air de rien. Elle savait que Blaise sortait son numéro de charme à la plupart des filles « potables », mais elle avait bien du mal à ne pas être troublée par ses yeux malicieux et son sourire charmeur.
Comme une petite vengeance, elle appuya un peu plus fort sur la blessure de Blaise, et celui-ci grogna un peu.
Ginny se retourna et prit de quoi le recoudre à la Moldu. La blessure était trop profonde pour se contenter d'un simple sort.
Elle prit un petit tabouret pour être à la hauteur de la plaie et désinfecta le tout d'un sort.
– Je vais te recoudre à la Moldu. Ça risque d'être un peu douloureux, la potion anti-douleur est légère.
Il sourit en guise d'acquiescement et Ginny commença à le recoudre. Blaise grimaçait et serrait son poing en signes de douleur. Pour lui changer les idées, Ginny dit :
– Tu volais où ?
– La forêt du Botruc, répondit-il.
– Oh ! C'est vrai ? J'y vais tout le temps !
– Je ne t'ai jamais croisée, pourtant. Moi aussi j'y vais souvent.
Ginny sourit en terminant un point de suture.
Trois grognements, huit grimaces, cinq longues contractions de poings et quatorze points de sutures plus tard, Ginny avait terminé son travail. Elle appliqua quelques sorts pour accélérer la guérison sur la blessure de Blaise. Puis ensuite elle se leva et nettoya les instruments.
Blaise se leva et enfila difficilement son T-shirt.
– Tu devras revenir dans une semaine pour qu'on enlève tes points de sutures. Si il y a un quelconque problème de ce côté là, tu dois immédiatement revenir.
– Quels sont tes horaires de la semaines prochaine, Weaslette ?
Ginny était étonnée par cette question. Elle le regarda longuement pour voir si il plaisantait, mais son sourire voulait bien dire que non.
– Mais ça ne te regarde pas ! En quoi ça t'intéresse ?
– Je ne veux pas que d'autres doigts se posent sur ma blessure. Et quitte à commencer le travail, autant le terminer, n'est-ce pas ?
Ginny resta sans voix. Blaise avança vers elle doucement jusqu'à atteindre son oreille. Ginny sentait son souffle contre son cou, son buste effleurait le sien, les cheveux de Blaise lui chatouillaient la peau… Pourquoi faisait-il ça ? Ce devait être interdit…
– À bientôt, Ginevra.
Directement après, Blaise partit, laissant une partie de sa chaleur corporelle sur la médicomage. Sur la route de chez lui, à pieds, il pensait à cette petite Weaslette. Elle était très mignonne avec ses longs cheveux roux, son nez en trompette, ses grands yeux marrons et ses minuscules tâches de rousseur. Oui, elle lui plaisait bien. Et ses actes avaient parlé pour lui avant même que son cerveau ne s'aperçoive qu'il trouvait Ginny à son goût.
*...¨...¨...¨...¨...¨...*
Hermione allongée dans son canapé en ce 4 octobre 2005. Elle avait affreusement mal au dos et avait pris sa semaine. Elle ne voulait pas s'arrêter complètement avant d'accoucher. Elle s'ennuyait incroyablement quand elle restait une journée chez elle, alors tant qu'elle était en forme, autant aller travailler.
Elle fut sortie de son état de somnolence par des petits coups frappés à la porte. Hermione se leva difficilement, soutenant son ventre d'une main. Son bébé bougeait de plus en plus et ça épuisait Hermione, bien qu'elle soit plus épanouie qu'elle ne l'aurait cru. Elle n'en était qu'à 6 mois de grossesse qu'est-ce que ce serait à 8 mois ?
Elle ouvrit la porte sur un Drago portant deux boîtes renfermant sans aucun doute des pizzas. Immédiatement, l'attention d'Hermione se porta sur les boîtes en question, une délicieuse odeur se diffusant dans ses narines.
– Des pizzas ! J'en rêvais… dit-elle, arrachant les boîtes des mains de Drago.
– Je me suis dis qu'on pourrait les manger ensemble.
– Hum hum.
Elle avait la bouche pleine, s'étant installée à table avec sa pizza. Elle la dévorait littéralement. Drago vint s'asseoir et commença lui aussi à manger sa pizza en souriant de voir Hermione se régaler autant.
– Alors… tout va bien ? Pour toi et le bébé, je veux dire.
– Oh, oui ! Il n'arrête pas de bouger, ce petit bout !
– Et… je me demandai… est-ce que tu connais son sexe ? demanda Drago, légèrement hésitant.
– Oui, répondit-elle l'air de rien.
– Et ?
– C'est un petit garçon.
– Un petit garçon…
Drago sourit niaisement. Il s'y voyait déjà : il lui apprendrait à jouer au Quidditch, lui raconterait comment draguer les filles, lui apprendrait comment gagner à la bataille explosive, lui…
– Non, non, non, je te vois tout de suite venir ! Il est hors de question que tu fasses monter mon fils sur un balai ! le coupa Hermione de ses pensées.
– Mais…
Il n'eut pas le temps de continuer que la future maman reprit, le visage énervé :
– La discussion est close !
Drago resta quelques minutes encore dans ses pensées pleines de biberons bleus et de balais de Quidditch, puis il retourna à sa pizza, tout sourire. Il arriverait à convaincre Hermione plus tard pour le Quidditch. Ou alors, il ne lui en parlerait pas. Elle ne saurait rien, de toutes façons, n'est-ce pas ?
*...¨...¨...¨...¨...¨...*
Théo était allongé dans son lit. Il n'était pas du genre à traîner, mais il n'avait envie de rien. Juste de dormir. D'oublier. Oublier que jusqu'à présent, sa vie n'était que pur désastre. La femme qu'il aimait dormait dans les bras d'un autre, posait ses lèvres sur celles d'un autre, câlinait quelqu'un d'autre… Quelqu'un d'autre que lui.
Il ne le supportait pas. Si il ne tentait pas sa chance auprès de cette femme à qui appartiendrait son cœur, il en était sûr, jusqu'à la fin de ses jours, c'était uniquement car il ne voulait pas voler la copine d'un de ses amis. Il n'était seulement pas comme ça. Et, il fallait le dire, il ne pensait pas pouvoir faire pencher son cœur pour lui. Elle méritait mieux. Mais elle méritait aussi mieux que Drago. Astoria était au-dessus de tout le monde.
Théo grogna. Il n'en pouvait plus. Il en avait marre de ruminer ainsi. Mais il ne pouvait rien faire. Il était bloqué, là, chez lui. Dans cet appartement qui était bien trop vide à son goût. Appartement dans lequel il manquait cruellement son odeur, ses affaires, sa touche féminine dans la décoration…
Il s'en voulait d'éprouver tous ces sentiments pour elle. Elle n'avait pas besoin de ça. Ils étaient amis, et ça convenait à Astoria. Alors pourquoi lui avait constamment besoin de plus ?
Le bruit caractéristique d'un transplanage attira son attention et le fit sortir de sa transe. Il se redressa. La seule personne que le sortilège d'anti-transplanage avec lequel il avait ensorcelé son appartement laissait entrer était…
Il se leva d'un bond en entendant des pleurs. Il accourut dans le salon, sans prendre la peine de mettre un T-shirt. Torse nu, il arriva et fit immédiatement face à une Astoria en larmes. Immédiatement, son cœur fit un bond désagréable en voyant son visage baigné de larmes. Sans pouvoir se retenir, il s'approcha d'elle et posa ses deux mains sur ses joues. Il essuya doucement ses larmes, la regardant dans les yeux.
Théo ne faisait pas attention à la tendresse qu'il dégageait. Il s'en fichait. La femme qu'il aimait souffrait et il ressentait au plus profond de lui le besoin de la consoler.
– Astoria… chuchota-t-il. Calme toi, chut… Que ce passe-t-il ? Chut…
Elle se calma peu à peu dans ses bras, des larmes continuant de couler le long de son visage. Même le visage rougi, les yeux inondés et les lèvres sèches, il la trouvait magnifique.
– Je n'en peux plus… Pourquoi ? Pourquoi il…
Astoria reparti de plus belle dans des sanglots incontrôlables. Théo la prit dans ses bras et la berça. Son cœur était comme brisé en deux de la voir dans cet état-là.
– Il m'a trompée… Avec… avec elle ! Pourquoi ? Pourquoi il a fait ça ? Hein ? Pourquoi ?
Alors c'était ça. Elle pensait que Drago l'avait trompée. Qu'il avait conçu son enfant avec Hermione alors qu'ils étaient en couple Astoria et lui… Théo ne savait pas quoi faire, pas quoi dire. Il savait que Drago ne l'avait pas trompée, qu'il avait couché avec Hermione avant le début de la relation entre Astoria et lui… Et Astoria pensait qu'il l'avait trompée. Comment allait-il faire ? Il ne pouvait pas lui dire la vérité. Elle retournerait avec Drago… Ils seraient à nouveau un beau petit couple uni et heureux. Non, il ne voulait pas ça. Mais il ne pouvait pas non plus mentir. Il ne pouvait pas lui dire qu'elle avait raison, que Drago l'avait trompée. Il ne pouvait pas faire passer Drago pour le salaud qu'il n'était pas. Il était son ami…
Alors, seule alternative que son esprit embrouillé par la tristesse et la dépression trouva, Théo l'embrassa. Ce n'était pas doux. Rien n'était tendre. Théo découvrait avec délectation les lèvres d'Astoria. Elles étaient si douces contre les siennes, elles avaient si bon goût… Il passa ses mains dans son dos et la rapprocha plus de lui. Des larmes continuaient de couler sur le visage d'Astoria, il le sentait. Elle ne répondait pas au baiser. Elle restait immobile. Puis alors que Théo approfondissait le baiser afin de la faire réagir, elle se dégagea.
Elle le regarda quelques secondes, de l'incompréhension dans le regard, puis elle partit. Elle partit aussi vite qu'elle était venue.
Théo se laissa tomber au sol. La tête entre les mains, il pleura. Il pleura comme il n'avait plus pleuré depuis longtemps. Il pleura parce qu'il avait perdu la femme qu'il aimait et l'un de ses plus proches amis en un simple geste, en seulement quelques minutes. Et à présent, il était seul.
*...¨...¨...¨...¨...¨...*
Astoria ne supportait plus de rester là, sans bouger. Il fallait qu'elle fasse quelque chose. Quelque chose qui la soulagerait. Parce qu'elle était énervée de s'être fait avoir de cette manière. Comment avait-elle pu lui faire confiance ?
Son cœur brisé de sa trahison l'aimait pourtant encore. Elle ne pensait qu'à lui, ne jurait que par lui. Elle le chérissait de tout son être, malgré qu'il l'ait faite affreusement souffrir. C'est aussi pour cette raison qu'elle pensait qu'elle avait parfaitement le droit de le haïr en cet instant. Parce que justement, il avait beau être une salaud avec elle, elle continuait de l'aimer. Et elle le détestait d'être capable de la manipuler sans même changer ses sentiments pour lui.
Alors, pour soulager sa douleur, elle décida de sortir de son appartement. Elle se dirigea dans la direction où elle était sûre de pouvoir faire taire sa douleur pour laisser place à son énervement.
Voilà !
J'espère que ce chapitre vous a plu, et que j'aurais plus d'avis (positifs ou négatifs temps que c'est constructif, je le rappel) cette fois-ci !
A bientôt !
