Bonjour !
Désolée pour ce retard, j'étais très occupée cette semaine. :/
Voici le chapitre 9, j'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecture !
Chapitre 9 : Confidences
Drago était assis dans son appartement, à la table de la salle à manger. Des tonnes de livres étaient ouverts, étendus sur toute la surface de la table. Un parchemin vierge était déposé devant lui. Drago peinait à trouver les ingrédients adéquats pour élaborer la nouvelle potion Tue-Loup. Cette fois-ci, la potion était censée agir durant plus d'un an.
Il était chercheur en potions. Son métier consistait à inventer de nouvelles potions, à la demande de Sainte Mangouste ou encore d'un quelconque riche client cherchant souvent à améliorer le monde des sorciers.
Drago s'épanouissait dans son travail, même si parfois il était difficile de trouver quels ingrédients associer pour donner tel ou tel effet. Il avait fait de nombreuses années d'études afin d'avoir ce travail il connaissait à présent la plupart des propriétés des ingrédients, bien qu'il ne connaisse pas celles des ingrédients découverts récemment. Les livres étalés devant lui servaient donc seulement à se rappeler de l'existence de telle ou telle plante, ou autre. Et puis, chaque année, de nouveaux ingrédients étaient découverts, donc il ne les connaissait pas tous.
Il avait enfin trouvé l'ingrédient qui conviendrait quand il entendit le bruit caractéristique d'un transplanage à quelques mètres de lui avant même qu'il n'ai le temps d'écrire le nom de la plante à laquelle il avait pensé.
Une Astoria furieuse venait d'arriver. Drago se leva, prêt à la serrer dans ses bras, mais alors qu'il s'avançait vers elle, elle le gifla.
– Espèce de salaud ! Ne me touche pas !
– Mais enfin Astoria, que se passe-t-il ?
– Je sais tout ! Alors t'es fier de toi ?
Drago soupira et se prit la tête entre les mains. Il ne comprenait absolument rien à ce qui se passait.
– Ah, ça te revient ! cria Astoria. Tu vas enfin pouvoir m'expliquer pourquoi tu as fait ça !
– Astoria, murmura Drago, je ne comprends pas de quoi tu veux parler.
– Tu me prends vraiment pour une gourde !
Drago resta silencieux. Son visage reflétait son incompréhension. Alors Astoria soupira et essaya de contenir sa colère en disant :
– Pourquoi as-tu engrossé Granger ?
– Mais enfin ! Je… je ne l'ai pas fait exprès !
– Oh ! Voici la nouvelle de l'année : Monsieur n'a « pas fait exprès » de me tromper…
Drago compris enfin. Alors comme ça, Astoria pensait qu'il l'avait trompée… Mais enfin, était-elle folle ? Elle savait très bien que Granger était tombée enceinte avant qu'ils ne se soient mis en couple ! Et il était peut-être un salaud du point de vue de beaucoup de personnes, mais il n'avait jamais trompé personne. Encore moins Astoria.
– Non Astoria, tu te trompe ! Je ne t'ai jamais trompée avec Hermione ! D'où es-tu allée chercher ça ? Tu sais très bien que ça s'est passé lors de la seule soirée Polynectar où tu es allée !
– Ah ! C'est Hermione, maintenant. Je vois que vous vous entendez bien… dit-elle, comme si elle n'avait pas entendu le reste des paroles de Drago.
– Pourquoi est-ce que tu l'as appellée Granger ? Je croyais que vous étiez amies...
À présent, Drago était complètement perdu. Astoria soupira puis sa voix se fit plus brisée. Elle était au bord des sanglots.
– Mais c'est mon amie ! Mais… Mais elle a couché avec toi ! Même si elle ne savait pas que c'était toi à cause du Polynectar… Nous étions en couple !
– Non, non… Ce n'est pas ça ! Nous n'étions pas encore ensemble quand…
– Mais bien sûr… On était ensemble, Drago ! On a toujours étés faits l'un pour l'autre ! Tu comprends ? On a toujours étés ensemble !
Sur son visage se lisait une infinie tristesse et une profonde incompréhension.
Puis elle s'effondra à terre et pleura toutes les larmes de son corps. Désemparé, Drago s'agenouilla devant elle et prit son visage en coupe. Il lui murmura :
– Astoria… Je te jure que je ne t'ai jamais trompée. Jamais. Ce qu'il s'est passé avec Hermione… Astoria, nous n'étions pas ensemble.
_ Mais si ! On a toujours étés ensemble, toujours !
Drago commençait à se méfier. Quelque chose n'allait pas. Il n'avait jamais vu Astoria comme ça. C'était comme si elle avait une crise de folie, ou quelque chose comme ça. Une lueur démentielle brillait dans ses yeux. Ça l'effrayait même un peu.
_ Astoria… Tu as un problème. Je… Quelque chose n'est pas normal. On n'a jamais étés ensemble avant ces derniers mois. Tu as un problème, Astoria.
Astoria haleta. Elle avait les yeux écarquillés et tentait de reprendre son souffle. Elle était une toute petite chose recroquevillée sur elle-même, toute fragile. Une main posée à l'emplacement de son cœur, une toux incontrôlable la pris. Lorsqu'elle cracha, sa salive était teintée de rouge. Paniqué, Drago tenta de la calmer comme il pu, puis peu à peu, elle redevint normale, les yeux rougis, se tenant la gorge.
– C'est… c'est vrai ? demanda-t-elle faiblement.
– Oui. C'est vrai.
Astoria ne comprenait pas ce qu'il se passait. Elle ne se rappelait plus exactement pourquoi elle était là, pourquoi elle avait pleurer, pourquoi sa gorge la brûlait. Mais ça n'avait aucune importance, Drago était là, avec elle, et il la serrait dans ses bras. Il l'embrassa, même, alors elle décida d'oublier et de ne plus se poser de questions.
Il tentait de la rassurer, de la consoler. Il n'aimait pas la voir triste. Il ne l'aimait peut-être pas comme il le devrait, mais il avait de véritables sentiments pour elle. Et avant tout, elle était son amie. Une amie spéciale. Une amie pour laquelle il avait des sentiments plus qu'amicaux. Une amie qu'il embrassait et avec laquelle il faisait l'amour.
Leur baiser s'approfondit. Astoria serra Drago contre lui. Puis elle stoppa tout quand il fut un peu plus aventureux et qu'il faufila ses mains sous son T-shirt.
– Je veux qu'on reparte à zéro. Alors je vais rentrer chez moi, et on se voit demain ?
Sur ce, Astoria se leva, déposa un baiser fugace sur ses lèvres et partit par la porte avec un sourire. Drago s'adossa contre le mur, n'ayant absolument rien compris de ce qu'il s'était passé. Ça arrivait souvent à Astoria d'avoir des réactions étrange depuis bien longtemps, mais celle-ci avait été bien plus effrayante que les précédentes.
En y réfléchissant plus profondément, il avait réussi à se rappeler que la première « crise » de ce genre était arrivée environ un an après le retour de Voldemort. Comme si la guerre l'avait rendue folle, alors qu'elle n'était encore qu'une enfant.
Après plusieurs minutes de réflexion, il décida d'oublier cet incident pendant un moment, alors Drago se leva et repartit devant son parchemin encore et toujours vierge. Avec toute cette histoire, il ne se rappelait plus de l'ingrédient qu'il avait en tête avant qu'Astoria ne vienne !
*...¨...¨...¨...¨...¨...*
Hermione était installée à la table d'un restaurant Moldu en compagnie de Daphné, Astoria et Ginny. Elles avaient décidé de se faire une soirée entre filles. Ça leur avait manqué, et avec toutes les récentes histoires, elles ne s'étaient pas retrouvées depuis des mois. Daphné avait un beau ventre rond, bien qu'elle n'en soit qu'à 4 mois de grossesse. Son ventre était beaucoup plus gros que celui de Hermione lorsqu'elle était elle aussi enceinte de 4 mois. Mais elle avait lu que le ventre des femmes qui avaient déjà été enceinte pouvait se développer plus que celui d'une femme qui n'avait jamais été enceinte.
– Je vais prendre du canard à l'orange et des pommes de terre, s'il-vous-paît, demanda Hermione au serveur.
Elle avait affreusement faim et son entrée, une terrine de poisson, ne l'avait absolument pas rassasiée !
– Alors les filles, du nouveau ? demanda Daphné une fois le serveur partit.
Jusqu'à présent, elles n'avaient parlé que de la nouvelle collection qui était sortie dans la boutique de Madame Guipure. Tout n'était que pure merveille mais malheureusement trop cher pour leur porte-monnaie restreint.
– Je suis censée accoucher le 8 janvier. J'ai tellement hâte ! Je n'en peux déjà plus ! dit Hermione.
– Encore 3 mois Hermione, bonne chance, dit Daphné en riant.
Hermione lui tira la langue et la conversation dériva vers un autre sujet.
– Alors Ginny, quels patients as-tu eu à Sainte Mangouste récemment ? demanda Hermione.
Les trois femmes étaient avides de ragots, autant les unes que les autres. Même si le secret professionnel empêchait Ginny de tout leur dire, elles avaient parfois droit à quelques détails.
– Personne que vous connaissez… Oh si ! Il y a eu Zabini…
– Blaise ? Qu'est-ce qu'il avait ? demanda Daphné, clairement étonnée que son ami ai fait le déplacement jusqu'à Sainte Mangouste.
– Il est tombé de son balai et a une grande coupure sur le bras. Je l'ai recousu à la Moldue et il doit revenir demain à Sainte Mangouste pour que je suis enlève ses points de suture.
– Et ? C'est tout ? dit Astoria, curieuse.
– Oui, répondit Ginny, qui eu le malheur de rougir.
La jeune Weasley y pensait tout le temps. Elle avait bien conscience d'avoir réagi de façon ridicule à son numéro de charme qu'il sortait à la plupart des femmes, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. On aurait dit une adolescente. Elle repensait tout le temps à la chaleur du corps de Blaise contre elle, à son souffle frai contre son cou, à…
Ses pensées furent coupées par Astoria qui dit, curieuse et excitée :
– Quoi ? Il s'est passé quoi d'autre ?
– Rien de bien important. Il m'a juste sorti son numéro de charme…
– Du genre ? continua Daphné, très intéressée.
– Rien. Il m'a juste sorti un baratin du genre « Je ne veux pas que d'autres mains se posent sur moi. » et bla bla bla…
– Non, c'est pas vrai ? s'exclama Hermione, étonnée.
– Rien de bien important. Il m'a sorti son plan dans le genre il se colle à moi et me dit au revoir dans l'oreille… Truc banal.
Ginny haussa les épaules pour feindre son désintéressement, bien qu'intérieurement elle soit toute chamboulée, et elle prit son verre et le porta à sa bouche, tentant de cacher sa rougeur. Au fond d'elle, elle avait envie de se confier à ses amies, ce qui la forçait à leur parler.
– Tu rigoles ? dit Daphné.
Les trois filles étaient de plus en plus étonnées et avides de détails.
– Non. Mais ce n'est rien d'important.
– Des détails ! dirent Hermione, Daphné et Astoria en chœur.
– Pas grand-chose… Il m'a peut-être appelé une ou deux fois « ma belle », et c'est tout… Et aussi, il a fait quelques allusions… Du genre que si je l'avais vu nu, je m'en serais évanouie… Enfin bref, rien !
– Sérieusement Gin' ? Il t'a carrément draguée là ! dit Daphné.
– Comme toutes les autres… Et puis il avait plutôt l'air de se moquer de moi, avec ses trucs à deux Mornilles !
– Blaise fait plus du rentre dedans, il n'est pas très subtil. Il est comme ça. Mais sérieux, il t'a draguée !
Ginny rougit un peu et prit une bouchée de son plat que le serveur venait de leur apporter.
– Vraiment, vous vous faites des idées. C'est ridicule. Et je ne suis absolument pas réceptive.
Daphné et Astoria éclatèrent de rire tandis qu'Hermione souriait franchement.
– C'est ça ! Non mais sérieusement, pas réceptive ? Qu'est-ce que tu vas encore inventer ? Tu crois qu'on voit pas que t'es toute rouge depuis tout à l'heure ? s'exclama Daphné. Moi c'est comme ça que ça a commencé avec Harry, quelques sourires, puis je me mettais à rougir en pensant à lui ! Et maintenant, on a une fille et des enfants en route !
– Non mais ça va pas ? Je ne rougis pas quand je… commença à rétorquer Ginny avant de se rappeler des paroles de Daphné en écarquillant les yeux. Quoi ? Des enfants en route ?
Ce fut au tour des joues de Daphné de se colorer.
– C'est à dire que je n'étais pas censée vous le dire maintenant…
– Allez ! S'il-te-plaît ! Je suis ta sœur ! Et de toute façon, tu nous as déjà dit le principal ! dit Astoria, curieuse.
– Eh bien, j'attends des jumeaux.
– C'est pour ça que tu as un si gros ventre ! Je me disais aussi… dit Astoria.
– Félicitation ! dirent Ginny et Hermione en même temps.
– Et tu connais leur sexe ? continua Astoria.
– Non, on veut la surprise puisque avec Bérry, on voulait savoir. Ça change On est tellement heureux… Bérry n'a pas encore complètement compris le concept des jumeaux, mais elle est heureuse d'avoir « deux petites sœurs d'un coup ».
Les trois autres femmes rirent en imaginant Bérry dire ça.
Leurs vies prenaient pour toutes un autre tournant. Astoria était en couple avec l'homme de ses rêves, Hermione allait avoir un bébé, Daphné était enceinte de l'homme qu'elle aimait et Ginny se sentait de nouveau désirable sans l'avouer complètement.
*...¨..¨...¨...¨...¨...*
Ginny était à Sainte Mangouste quelques jours plus tard. Elle se tordait les mains. Elle venait de terminer de soigner une patiente et elle devait aller chercher son prochain patient dans la salle d'attente. Seulement, cela faisait pile une semaine que Blaise était venu à Sainte Mangouste et aujourd'hui, il devait revenir. Ginny était simplement stressée à l'idée qu'il continu de faire l'idiot.
Ginny respira un bon coup avant de partir vers la salle d'attente. Elle ouvrit la porte et fit face à une femme dont la jambe était plâtrée, signe de gravité chez les sorciers, et un homme au sourire charmeur. Ginny roula des yeux en voyant Blaise avancer vers elle en une démarche exagérément virile. Il le faisait exprès cet idiot !
Le long du chemin menant à la salle de consultation, Blaise continua de rouler des épaules. Ginny esquissa un petit sourire amusé et dit :
– Ne fais pas le malin, Zabini.
– Quoi ? C'est à moi que tu parles ?
Ginny pouffa devant la mine faussement innocente de Blaise. Celui-ci sourit en la voyant rire. Ils entrèrent dans la petite pièce composée comme celle où Blaise avait été recousu. Il s'installa sur le lit médical tandis que Ginny préparait les instruments qu'il lui fallait.
– As-tu eu des complications, des effets particuliers pendant cette semaine ?
– Non. Ça tire un peu, mais c'est tout.
Ginny acquiesça et commença à enlever les points de suture. Blaise tiqua à peine, l'opération étant indolore. Cette fois-ci, ils ne parlèrent pas. Blaise regardait seulement Ginny qui était concentrée sur sa tâche, ses yeux plissés. Oui, effectivement, il l'a trouvait très mignonne.
Ginny était un peu intimidée de sentir le regard de Blaise posé avec insistance sur elle. Elle tentait de paraître détachée de ce détail mais il lui était impossible d'oublier que ses yeux marrons aux reflets noisette la scrutaient.
Quand elle eut terminé de retirer les points de suture, Ginny se retourna et rangea son matériel. Blaise quant à lui regarda sa blessure à présent refermée. La plaie sanguinolente et boursouflée d'il y avait une semaine avait laissé place à une cicatrice blanchâtre. Cela contrastait grandement avec sa peau métissée.
– Voilà Zabini, tu vas pouvoir y aller. Tu n'auras plus de problèmes avec ça.
Blaise hocha la tête pour acquiescer et remit son T-shirt. Il se leva et s'approcha de Ginny. Le cœur de la jeune Weasley accéléra d'appréhension en le voyant avancer. Qu'allait-il encore faire ?
Blaise se pencha vers elle et déposa doucement un baiser sur chacune de ses joues. Ginny resta stoïque, ne comprenant pas ce qui lui prenait. Bon, après tout, c'était comme ça que deux amis se disaient au revoir, non ? Même si Ginny et Blaise n'avaient jamais été amis, et qu'ils ne l'étaient pas plus à présent.
– À bientôt, Gin'.
Il partit après l'avoir longuement regardée, créant une gêne chez la jeune femme. Ginny s'assit après le départ de Blaise, complètement perdue. Elle s'en voulait de tant réagir aux approches du métis. Ce n'était après tout qu'un jeu pour lui, alors aucun intérêt. Vraiment, elle pensait qu'elle avait plus de retenue que ça !
Ginny se releva et rangea son matériel, la tête remplie de questionnements. Quand elle eut terminé de tout remettre à sa place, elle s'apprêta à partir et vérifia l'état de la pièce avant de la quitter. C'était la fin de sa journée et elle devait laisser la salle propre avant de partir. D'un coup d'œil, elle ne vit rien d'anormal excepté un petit bout de parchemin replié plusieurs fois sur le lit médical. Ginny alla le ramasser et le mit dans sa poche, curieuse de savoir de quoi cela pouvait s'agir avant de rejoindre les vestiaires où elle retira sa blouse de médicomage.
Elle vérifia qu'elle était seule et déplia le petit papier. Elle se doutait bien que ce morceau de parchemin ne s'était pas retrouvé ici par hasard, et elle espérait que ce papier lui était adressé. Le parchemin laissa apparaître une écriture quasiment illisible, bien que très belle et régulière. Ginny lut :
Rendez-vous dans la forêt du Botruc dimanche à 14h.
Viens en balai.
B. Zabini
P.S. : Aucune excuse, j'ai vérifié tes horaires.
Ginny sourit. Elle ne savait pas vraiment si ce mot s'adressait à elle, mais elle doutait que ce soit pour quelqu'un d'autre. Alors c'est pleine d'espoir et de joie qu'elle rentra chez elle ce soir là, attendant impatiemment que ces 6 jours qui la séparaient de dimanche se terminent enfin.
Voilà, un chapitre un peu "cool" pour aujourd'hui :)
N'hésitez surtout pas à me mettre une review, ça me motiverait beaucoup pour la suite...
A bientôt !
