Bonjour !

Merci pour vos reviews, mises en alertes et mises en favoris !

Voici le chapitre 11 qui j'espère est attendu !

On se retrouve en bas !


Chapitre 11 : La forêt du Botruc

Drago et Hermione regardaient toujours le film d'action, bien installés dans le salon. Enfin, plutôt, Drago regardait le film d'action. Hermione était endormie, allongée sur le côté. Elle s'était endormie vers le milieu du film, tombant de fatigue dès les 10 premières minutes.

Bientôt, les images qui fascinaient tant Drago cessèrent de défiler, laissant place à un écran grisé. Ne sachant pas comment éteindre l'objet, Drago s'approcha un peu d'Hermione et se pencha afin d'essayer de la réveiller pour lui dire que le film était terminé. Mais alors qu'il allait lui secouer l'épaule, il se ravisa. Pourquoi la réveiller ? Cet étrange objet pouvait bien attendre !

Alors qu'il allait se relever pour partir, son regard fut attiré par le ventre d'Hermione. Oh, il avait incroyablement envie d'y toucher ! Et puis sans se poser autant de questions que pour la dernière fois, il posa doucement sa main sur le ventre d'Hermione pour ne pas la réveiller. Il ferma les yeux quand il sentit un petit coup contre sa main. Il la déplaça lentement pour mieux sentir le bébé, puis finalement, mis sa deuxième main. Il s'y prenait tellement délicatement pour qu'Hermione ne se réveille pas qu'il se demandait comment le bébé pouvait sentir sa présence. Il donnait des petits coups, c'était très faible, timide.

– Coucou bébé, murmura-t-il incroyablement doucement. C'est papa.

Parfois, Drago s'était demandé si il était vraiment le père de ce bébé. Peut-être que les bonbons paternels de Weasley n'avaient pas fonctionné et avaient affiché une faux résultat ? Peut-être tout simplement que Granger l'avait berné ? Peut-être qu'Hermione avait inventé toute cette histoire pour bénéficier de son argent ?

Peut-être. Peut-être pas. Il avait beau trouver beaucoup de défauts à Hermione, il ne pensait pas qu'elle était le genre de fille à profiter de l'argent des hommes. Ou même de n'importe qui. Donc l'hypothèse qu'elle pourrait profiter de son argent paraissait fausse, même pour lui. Mais bon, il fallait s'attendre à tout !

Drago retira rapidement ses mains quand il sentit Hermione bouger. Il semblerait que le premier réflexe de la future maman soit de poser ses mains sur son ventre, et elle ouvra les yeux.

– Malefoy ? demanda-t-elle, étonnée de le voir si près d'elle.

– Oui, je… Les images se sont arrêtées.

– Oh…

Elle se redressa et prit la télécommande. La télévision s'éteignit. Hermione bailla et se leva.

– Tu veux boire quelque chose ?

– Si tu as de la Bièraubeurre…

Hermione lui servit ce qu'il lui avait demandé. Elle se servit un jus de citrouille et s'assit à table avec lui.

Ils burent lentement leur boisson en silence. Ils n'avaient rien à se dire. Ils étaient un peu gênés de rester dans ce silence constant, mais ni l'un ni l'autre ne trouvait quoi dire.

– Au fait, dit Hermione une fois qu'elle eut trouvé un sujet de conversation après de longues minutes. As-tu pensé à un prénom ?

Drago avait presque terminé sa Bièraubeurre et Hermione avait quasiment finit son jus de citrouille. Il était donc temps qu'ils trouvent quelque chose à se dire si ils ne voulaient pas être d'autant plus gênés par la situation.

– Pas vraiment… Et toi ?

– J'aime bien Alan…

– Alan ? Mouais… Je sais pas, j'aime pas trop.

– Éden ?

– Non. J'aime pas du tout.

– Alors propose quelque chose !

– Euh… Je ne sais pas… Peut-être… Scorpius ?

Hermione eut beaucoup de mal à ne pas sursauter en écarquillant les yeux.

– Hors de question. Tu n'appelleras pas mon fils Scorpius.

Drago pouffa devant l'air indigné qu'avait prit Hermione. Apparemment, ce n'était pas avec elle qu'il appellerait un de ses enfants Scorpius.

– Alors Caelum ?

– Caelum ? Ce n'est pas un prénom.

Drago soupira.

– Tout peut devenir un prénom !

– Mon fils aura un vrai prénom.

Hermione était catégorique. Hors de question que son fils ai un prénom inventé.

– Pourquoi veux-tu l'appeler comme ça ?

– J'aime ces prénoms, et dans ma famille, la plupart des personnes ont un prénom de constellation. Je voulais simplement respecter la tradition. (Il haussa les épaules, un peu déçu.) Mais bon, je m'en fiche en fait. Constellation ou non, il faut trouver un prénom qu'on aimera tous les deux, pas vrai ?

Hermione acquiesça. Malgré tout, elle ne voulait pas trop le décevoir. Ce n'était pas à elle de tout choisir et pour l'instant, elle n'avait fait que refuser toutes ses propositions.

– Je suis désolée, mais je dois partir… Je vais prendre un verre avec Harry et Ron.

– D'accord, dit-il en se levant.

Il se dirigea vers la porte d'entrée.

– J'avais une question à te poser… demanda Hermione alors qu'il avait posé la main sur la poignée.

– Oui ?

– As-tu parlé à tes parents de la… situation ?

– Pas encore, répondit-il avant de partir.

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

C'était dimanche. Il était 13h54 précisément et Ginny flottait avec anxiété au-dessus de la forêt du Botruc sur son balais, attendant Blaise. Ginny ne savait si elle avait hâte qu'il arrive et qu'ils commencent leur ballade, ou si elle avait hâte de partir d'ici. Disons seulement qu'elle appréhendait. Et si ça ne se passait pas bien ? Et si il était déçu ?

« Qu'est-ce que tu raconte, Gin' ! pensa-t-elle. Pourquoi serait-il déçu ? Il ne s'attend à rien de plus qu'une petite sortie entre amis ! »

Elle se faisait des idées. Il fallait qu'elle arrête de stresser comme ça. Blaise voulait seulement faire sa connaissance. Elle était une des plus proches amies de Harry, et Blaise était l'un des plus proches amis de Daphné. Il voulait seulement faire plaisir à son amie en apprenant à connaître les amis de son cher et tendre… Et elle, elle voulait juste faire plaisir à Harry en faisant connaissance avec les amis de Daphné. Oui, c'était ça.

En effet, les filles Serpentard et Gryffondor amies d'un des deux tourtereaux avaient très vite apprit à se connaître et étaient à présent amies. Ginny, Hermione, Daphné et Astoria s'entendaient très bien, elles n'étaient pas si différentes en fin de compte. C'était seulement Pansy qui avait plus de mal. Elle venait parfois quand les 4 amies se réunissaient, mais elle n'arrivait jamais à trouver réellement sa place.

Cependant, les garçons, Blaise, Ron, Harry, Drago et Théo ne s'étaient jamais réellement réunis. Ils ne se parlaient pas vraiment, ne se mélangeaient pas réellement. Lors des soirée où Serpentard, Gryffondor, filles et garçons confondu se retrouvaient, Drago, Théo, Pansy et Blaise discutaient ensemble tandis que Ron et Harry étaient avec les filles. Comme des clans.

Mais bon, on pouvait toujours espérer que ça change un jour.

Il était enfin 14h00. Ginny ne voyait personne à l'horizon. Mais bon, il n'était pas encore en retard.

14h05. Personne.

14h10. Toujours personne.

14h15. Encore personne.

Il n'allait tout de même pas lui poser un lapin ?

Plusieurs pensées assaillirent alors son esprit : Et si elle s'était trompée d'heure ? De lieu ? Et si le mot ne lui était pas adressé à elle ? Et si il avait décidé qu'il n'avait pas envie de la voir ?

Mais elle fut interrompue par une silhouette au loin qui s'approchait lentement. Ginny se détendit quand elle reconnu Blaise, mais presque aussitôt après, elle sentit la colère monter en elle. Non mais pour qui il se prenait ! 20 minutes de retard !

Il arriva à sa hauteur, essoufflé.

– Vraiment… désolé…

Ginny croisa les bras sur sa poitrine en fronçant les sourcils, parfaite imitation de la colère de Molly Weasley, en attente de plus d'explications.

Blaise repris un peu son souffle avant de dire :

– Je me suis préparé un plat de lasagnes à la Moldu pour ce midi, j'étais chez ma mère tu vois… Et je l'ai mis à cuir dans un four Moldu… Mais j'ai pas vraiment surveillé et tout a débordé du plat… Il y en avait partout et ma mère ma obligé à tout nettoyer sans baguette… Donc après, je me suis préparé un sandwich que j'ai mangé sur le chemin. J'ai fais aussi vite que j'ai pu. Désolé.

L'énervement de Ginny se transforma peu à peu en amusement au fur et à mesure des paroles de Blaise. Ce petit côté gaffeur pouvait être mignon…

Blaise pouffa un peu en voyant que Ginny s'était calmée.

– 20 minutes de retard au premier rendez-vous… La poisse, quand même ! dit-il.

Ginny sentit son cœur s'accélérer à ses paroles. Un premier rendez-vous ? C'était un premier rendez-vous ? Un rendez-vous… rendez-vous ? Ou un rendez-vous… amis ?

Elle rougit un peu à la possibilité que ce rendez-vous ne soit pas simplement amical. Mais bon, c'était peu probable…

Blaise sourit en voyant ses joues se colorer. Elle était mignonne quand elle rougissait.

– Tu veux qu'on fasse quoi ? demanda-t-il pour stopper la gêne de Ginny.

– Je ne sais pas. C'est toi qui est censé avoir prévu ça, tu crois pas Zabini ?

Ginny s'était rapidement reprise et souriait maintenant franchement devant un Blaise aux sourcils froncés, en profonde réflexion.

– Eh bien, ça te dis de voler un peu pour l'instant ? demanda-t-il.

– D'accord.

Ils partirent alors, survolant doucement la forêt du Botruc côte à côte.

– Alors comme ça, tu sais cuisiner ? demanda Ginny malicieusement.

Blaise pouffa un peu et répondit :

– Pas vraiment. Disons que c'est loin d'être de la haute gastronomie. Puisque je vis encore chez ma mère, elle a décidé que je ferais la cuisine au moins deux fois par semaine. À la Moldu, bien sûr, sinon ce ne serait pas drôle !

Blaise semblait amusé de la situation.

– Ta mère cuisine aussi à la manière Moldu ?

– Oui, elle adore ça. C'est une des seules choses qu'elle fait seule et sans baguette. Elle se maquille seule et à la Moldu, des choses comme ça. Pour les autres trucs, ce sont les elfes qui le font.

– Et… pourquoi tu vis encore chez ta mère ?

– Je n'ai jamais vraiment décidé de partir en fait. Il y a assez de place pour que chacun ai son intimité. Je m'y plais bien. Heureusement, ma mère est célibataire en ce moment. Dès qu'elle se remet en couple, je me casse.

Ginny rigola. C'était assez connu dans le monde sorcier que Mme Zabini se mariait, et que ledit mari disparaissait mystérieusement quelques mois plus tard.

Blaise portait le nom de famille de sa mère car son père avait abandonné sa mère alors qu'elle était enceinte. Il n'était pas l'un des nombreux maris de sa mère, juste un homme de passage. Blaise ne l'avait jamais connu et s'en portait très bien.

– Je te rassure, à part ce détail, elle est très gentille, lui dit Blaise.

– Elle a l'air, dit Ginny en riant, ironique.

Blaise sourit et la poussa gentiment.

– Et toi, ta famille ? demanda-t-il.

– Les Weasley, quoi, résuma-t-elle. Rien de bien intéressant.

– Il doit bien y avoir quelque chose à dire.

– Mon père est un passionné des Moldus et ma mère une folle de cuisine. Mes frères sont envahissants, agaçants, parfois dégoûtants, souvent bêtes et beaucoup trop protecteurs, mais ils sont super gentils et attachants. Voilà.

– Il paraît que la matriarche Weasley à un don pour être effrayante quand elle est en colère et que son unique fille a hérité de ce don. J'en ai eu la preuve tout à l'heure.

– Tant que toi, tu n'as pas hérité de la manie de ta mère d'assassiner ses maris pour hériter de leur richesse, tout va bien.

Blaise rit franchement. Il adorait la répartie qu'elle avait. On ne s'ennuyait pas avec elle.

– Il faudrait que tu fasse attention alors, en tant que riche médicomage, dit-il.

Blaise lui fit un clin d'œil quand elle tourna rapidement la tête vers lui avec les joues légèrement teintées.

Ginny ne trouva rien d'autre à faire que de lui tirer la langue.

Quelques heures plus tard, alors qu'ils avaient passé l'après-midi à parler de tout et rien, à apprendre à se connaître, ils se quittèrent sur une bise amicale. Blaise proposa une autre sortie à Ginny le 2 novembre, un pique-nique, que la jeune femme s'empressa d'accepter.

Ginny rentra chez elle en balai, complètement dans la lune. Elle aimait beaucoup Blaise. Elle l'avait réalisé en le connaissant mieux. Il avait eu une enfance heureuse avec sa mère, une adolescence un peu compliquée avec Voldemort, mais il était joyeux, gentil, drôle… Il avait ce petit côté gaffeur qui le rendait souvent adorable. Il avait fait plusieurs gaffes pendant leur discussion, notamment sur Fred, assassiné lors de la Grande Bataille. Mais Ginny ne l'avait pas du tout mal prit.

Oui, elle l'appréciait vraiment.

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

Ce soir-là, Drago pensait à ses parents. Il comptait leur avouer il-ne-savait-quand qu'il allait être papa, qu'une femme était enceinte de son bébé de presque 7 mois. Ce qui était évidemment très facile à faire.

Au moins, il n'aurait pas à l'avouer lui-même à son père, enfermé à Askaban pour quelques mois encore. Sa peine était si courte malgré ses crimes car lui et sa famille s'étaient enfuit lors de la Grande Bataille, ce qui avait raccourci sa peine de plusieurs années. La plupart des Mangemorts à Askaban seraient enfermés à vie. Mais son père était un prisonnier exemplaire, ce qui avait encore une fois raccourci sa peine.

Au final, il sortait en Avril. 7 ans de prison pour l'un des plus fidèles Mangemorts de Voldemort. Après sa sortie de prison, Lucius serait pisté au centimètre près par un sortilège très puissant qui lui serait impossible de retirer, et il ne pourrait plus user de la magie. Il deviendrait un simple Cracmol, ce qui rendait malade le grand Lucius Malefoy.

Drago ne voulait pas spécialement que son père soit libéré tout de suite. Il trouvait injuste qu'il paye si peu pour ce qu'il avait fait. Mais bon, lui n'était même pas allé en prison, alors il n'avait rien à dire.

Il se préparait un plat de pâtes quand il entendit un bruit de transplanage à l'extérieur et des coups frappés à la porte. Tout en se demandant de qui il pouvait s'agir, il alla ouvrir la porte. Il se retrouva en face de sa mère, une Narcissa Malefoy plus élégante que jamais habillée d'une magnifique robe bleu nuit et avec un visage impassible. Simple : il était impossible pour Drago de déchiffrer son humeur.

Bon. Apparemment, le moment était venu. Ce soir serait le Grand Soir.

Il s'encouragea mentalement. Il pouvait le faire. Ce n'était pas si compliqué. Il pensa ironiquement : « Il suffit juste de dire que Hermione Granger, une sang impure, est enceinte de moi de plus de 6 mois. De la tarte, en somme. »


Voilà voilà !

Petite question : vous croyez que leur bébé s'appellera comment ? J'ai déjà le prénom en tête mais je suis curieuse de lire vos propositions si vous en avez !

Alors, beaucoup de Dramione, beaucoup de Blinny et un peu Drago/famille à la fin, ça donne quoi ?

J'espère que ce chapitre vous aura plut et à bientôt !