Chapitre 13 : Noël
Le 2 novembre 2005, alors qu'Hermione était confortablement installée sur le canapé du salon et lisait un livre, Ginny débarqua en trombe dans l'appartement. Elle vint s'asseoir à côté d'Hermione, les yeux fixés devant elle. Hermione remarqua que quelque chose n'allait pas, alors elle ferma son livre et changea de position de façon à faire comprendre à Ginny qu'elle l'écoutait. Ses cheveux roux étaient humides et des gouttes d'eau tombaient sur son épais gilet gris.
– J'avais rendez-vous avec Blaise Zabini aujourd'hui, commença-t-elle sans bouger.
Hermione fut étonnée. Depuis quand Ginny avait-elle rendez-vous avec Zabini ?
– Oui, je ne te l'avais pas dit… Je n'avais pas envie. Ça me faisait un peu comme… un secret.
Ginny ne bougeait toujours pas, elle fixait son genou qu'elle avait ramené contre elle, le pied sur le canapé.
– Je sais, on dirait une gamine… Mais ça me faisait du bien. Ça m'apportait un peu d'aventure. Un peu de piment. C'est vrai quoi… Tu es enceinte, Daphné aussi, Ron vient d'officialiser sa relation avec sa nouvelle copine, George a ouvert son club, Astoria sort avec Malefoy… Enfin, vous avancez tous. Vous avez tous votre vie, compliquée ou non. Moi, je stagne. Oui, j'ai terminé mes études il y a quelques mois, mais… c'est tout.
Hermione ne savait pas réellement quoi lui dire. En un sens, ce qu'elle disait n'était pas faux, même si Hermione aurait aimé ne pas tomber enceinte tout de suite.
– Alors quand j'ai commencé à fréquenter Blaise… J'ai voulu garder ça secret. Je ne sais pas exactement pourquoi. Ça m'apportait de l'aventure, sûrement. Je l'aime beaucoup, tu sais ?
Les joues de Ginny s'étaient un peu colorées. Elle leva timidement les yeux vers Hermione, jouant avec le tissus de son pantalon. Hermione ne répondit pas. Elle ne savait pas quoi lui dire, et elle sentait que Ginny avait besoin de parler.
– Il est drôle… On ne s'ennuie jamais avec lui. Il parle quasiment tout le temps. Il est parfois un peu maladroit… Il est super gentil, tu sais ? Il n'a plus aucun préjugé sur le sang ou autre truc du genre. Il adore le Quidditch, en plus ! Il m'a dit aussi qu'il trouve que les Weasley sont une famille de sorciers respectables. J'en étais sciée !
Elle souriait à présent, fixant encore et toujours son pantalon qu'elle tripotait.
– Et puis, il n'est pas… moche. Enfin, ça va… Je veux dire, il est plutôt… pas moche, quoi. Disons qu'il est… agréable à regarder.
Ginny était à présent toute rouge. Elle gardait résolument la tête baissée sur son genou.
Hermione sourit. Ginny avait l'air complètement sous le charme.
– Pas mon style, mais il n'est pas moche, en effet, dit Hermione en riant légèrement.
– Et c'est quoi ton style ? dit Ginny en souriant, osant enfin relever les yeux vers son amie.
Hermione soupira en souriant.
– Ne changes pas de sujet, Gin'. Racontes moi !
– On est allés voler la semaine dernière. On a discuter pendant des heures de tout et de rien… Et aujourd'hui, il m'a emmenée en plein milieu de la forêt du Botruc, près d'une sorte de fleuve… Enfin, un truc avec de l'eau quoi.
Hermione ria à cette remarque et la laissa continuer.
– Il avait fait une sorte de bulle magique réchauffée, avec à l'intérieur une grande nappe et un panier. Il avait préparé les sandwichs lui-même !
Elle souriait en se remémorant ce moment.
– Il était étonné qu'ils soient bons, continua Ginny. Il est nul en cuisine. Il sait à peine faire des pâtes à la bolognaise !
Elle mordillait sa lèvre inférieure, rêveuse. Son regard était perdu sur le ventre d'Hermione.
– On a mangé en parlant, comme à chaque fois. Enfin, on ne s'est pas vu beaucoup. Deux fois à Sainte Mangouste et deux fois en dehors, dans la forêt du Botruc. Mais bref, après qu'on ai finit de manger, je suis allée m'asseoir au bord de l'eau. Et il m'a poussée ! C'était assez profond et l'eau avait été réchauffée, comme pour l'extérieur. Je l'ai fait tomber je ne sais pas trop comment, puis on a fait une sorte de bataille d'eau.
Ginny souriait, puis soudainement, son visage devint songeur et incompréhensif.
– Et puis… Je ne sais pas comment c'est arrivé, mais… on s'est embrassé.
Légèrement choquée et très étonnée, Hermione ne trouva rien à répondre.
– Puis après… Je ne sais pas pourquoi, je suis partie. Comme ça. Qu'est-ce que tu crois que je dois faire, 'Mione ?
À ce moment-là, Ginny n'avait pas tout compris. Elle ne savait pas comment ils en étaient arrivés là. Non pas qu'il ne lui plaisait pas ou autre, mais ça allait trop vite, c'était allé beaucoup trop vite. Ginny se remémora cet instant en attendant la réponse de sa meilleure amie.
Flash back
Blaise l'éclaboussa une énième fois alors qu'elle ripostait. On aurait dit des gamins vus de l'extérieur, mais ces quelques minutes d'insouciance leurs firent du bien. Elle trébucha et tomba dans l'eau entièrement. Elle sortit sa tête de l'eau riant. Tout le corps plongé dans l'eau chaude, elle s'essuya les yeux. Puis sans qu'elle n'y comprenne rien, sans y être avertie d'une quelconque manière, elle sentit des lèvres se poser sur les siennes avec fougue. Elle se laissa emporter quelques temps, enivrée par le baiser de Blaise. Il avait une main posée sur sa nuque et l'autre sur sa taille, les yeux fermés. Ginny répondait timidement, bougeant parfois ses lèvres contre celles de Blaise. Puis, elle ne savait pas réellement pourquoi, peut-être parce qu'elle trouvait que ça allait trop vite ou encore parce qu'elle avait peur, de souffrir, de ne plus être capable de le regarder en face après ça, elle se détacha de lui et le regarda quelques secondes. Il fronçait les sourcils et la pression qu'exerçaient ses mains sur elle se desserra. Avant de partir, trempée et chamboulée, elle murmura :
– Au revoir, Blaise.
Fin du flash back
Hermione la ramena à la réalité en parlant d'une voix pensive.
– Soit tu vas lui parler. Soit tu fais comme si de rien était. Soit tu le fuis. Je doute que les deux dernières propositions soient les bonnes.
– Qu'est-ce que tu veux que je lui dise ? On s'est vu seulement 4 fois depuis Poudlard ! Enfin, je ne compte pas les dîners chez Harry parce qu'on ne s'adressait même pas la parole. Quelle espèce de relation veux-tu qu'on construise ?
– Eh bien, je ne parle pas forcément d'une relation. Peut-être que vous serez juste amis… Mais il doit bien y avoir une raison pour laquelle il t'a embrassée !
– Admettons que j'aille lui parler : qu'est-ce que je lui dit ?
– Eh bien… Je ne sais pas, tu lui demandes tout simplement pourquoi il t'a embrassée ?
Ginny soupira.
– Non, ça fait débile. Je vais faire comme si il ne s'était rien passé, et on verra bien.
Hermione fit une petite grimace, bien qu'elle aurait fait pareil à sa place, puis elle acquiesça.
*...¨...¨...¨...¨...¨...*
Le 20 novembre, Hermione trouva un appartement. Il était idéal, avec un prix tout juste dans son budget. Elle avait décidé de n'y habiter qu'après la naissance de son bébé, mais quelques jours après qu'on lui ai remis les clés, elle se retrouvait en compagnie de Blaise, Drago, Harry, Théo et Ron au centre de son appartement, dirigeant les opérations. Blaise, Théo et Ron remplissaient l'appartement des différents meubles d'Hermione tandis que Harry et Drago faisaient la chambre de son fils, étape très importante. Les Serpentard n'avaient étés très motivés au début, mais Drago avait imploré ses amis de venir l'aider.
Elle avait choisi un bleu pastel pour un mur, et un vert pomme pour un autre. Les deux autres murs seraient blanc. Drago peignait le mur en vert, et Harry faisait le mur bleu. Hermione accrochait des tableau sur les murs blanc pour y apporter un peu de vie et allait parfois diriger les opérations du côté de Ron, Théo et Blaise, qui apportaient les meubles dans l'appartement à l'aide de leur baguette, une chose pas très compliquée.
Pourtant, au bout d'un moment, elle entendit un gros « boom » venant de l'entrée. Hermione se précipita vers l'origine du bruit et vit un Blaise tout penaud tenant une page jaunie par le temps dans la main.
– BLAISE ZABINI ! Mais t'es un vrai boulet ! Lance un réparo !
– J'ai déjà essayé. Ça marche pas.
– Mais… mais… On ne peut vraiment rien te confier ! La seule chose à laquelle je tenais vraiment ! Je t'ai dis que c'était fragile, Zabini ! Ce livre à au moins 120 ans !
– Rhoo, ça va, il faut savoir tourner la page aussi ! Ce n'est pas si grave. J'imagine qu'elle est morte depuis longtemps, ta foutue grand-mère !
Eh bien, Zabini avait repris de la confiance ! Elle allait lui en enlever tout de suite, non mais !
– Zabini, la prochaine fois que tu insultes mon arrière arrière grand-mère, je te lance un chauve-furie digne de Ginevra Weasley, parole de Granger !
Blaise se renfrogna directement.
– Tu l'as transporté comment ? demanda Hermione avec suspicion.
– Je l'ai fait léviter, comme pour tout !
– Alors pourquoi il est tombé ?
– Eh bien… Je parlais à Ron. Je ne sais même pas où il est parti. Mais je n'étais pas assez concentré.
Ça alors ! Ron et Blaise qui parlent ensemble ? Mais Hermione ne laissa pas percevoir sa surprise et sa brève bonne humeur à cette nouvelle. Et Ron, comme à chaque fois, avait pris peur et avait fuis en voyant le livre tomber. Bien sûr. Avait-il si peur de la colère de son amie que ça ?Hermione tendis la main :
– Donne-moi ta baguette. (Il le fit, méfiant.) Confisquée. D'ailleurs, je vais la prendre à tout le monde. Pas besoin de baguette pour un déménagement !
Elle retourna ensuite dans la chambre de son fils, trois baguettes en main. Elle entendait clairement Théo et Ron pester contre Blaise, ce qui la faisait bien rire.
Plus tard, alors qu'Hermione ajoutait quelques détails par-ci par-là, un Blaise haletant arriva au seuil de la porte.
– Rappelle-moi de dire à Drago de ne plus jamais te mettre en cloque. Il pèse combien de tonnes le placard à fringues de ton gosse ?
– Tu n'avais cas pas casser le livre de contes de mon arrière arrière grand-mère ! Débrouilles toi à me l'apporter.
– Je ne suis pas tout seul à le porter, Hermione, ce serait impossible ! Il n'y a pas que moi qui me plaint !
Hermione fit la moue, puis sans un mot, tendis les trois baguettes à Blaise. Le visage de celui-ci s'illumina.
– Merci Hermione ! Vraiment, merci, merci !
Avant de retourner avec Théo et Ron, il lui fit un énorme bisou sur la joue, témoignant de sa joie à retrouver sa baguette après ces 2 heures sans magie.
*...¨...¨...¨...¨...¨...*
C'était le 24 décembre, huitième mois de grossesse d'Hermione. Le soir-même, une fête était organisée chez Blaise pour le réveillon. Il y aurait tout le monde, Serpentard et Gryffondor confondus. Elle se préparait, ayant acheté une robe pour l'occasion.
Cela faisait deux mois qu'elle n'avait pas vu Drago. Elle n'avait pas revus Astoria non plus depuis le repas entre amies avec Ginny et Daphné.
D'après ses dires, Ginny n'avait pas revus Blaise depuis leur baiser et elle stressait à l'idée de le voir le soir-même. Mais elle se disait qu'elle ferait comme si il ne s'était rien passé.
Hermione travaillait maintenant à domicile. Son médecin lui avait interdit de transplaner seule durant les derniers mois de la grossesse et il était impossible pour tout le monde que quelqu'un la fasse transplaner matin et soir pour aller et revenir du travail. Alors au lieu de traiter ses dossiers dans son bureau, elle le faisait chez elle.
– Ginny ! T'es prête ? On va bientôt y aller !
– J'arrive ! répondit Ginny à Hermione.
Une fois que Ginny fut descendue, les deux femmes se rendirent ensemble au Manoir Zabini. La mère de Blaise était partie chez l'une de ses cousines fêter le réveillon, ce qui leur laissait l'endroit pour eux seuls.
L'endroit était magnifiquement décoré. Des lumières de couleurs différentes créaient des ombres sur la façade du manoir. Les arbres aux alentours portaient des guirlandes électriques Moldus branchées sur on-ne-savait-quelle prise.
Ginny et Hermione avancèrent vers la porte en bois. Ginny était angoissée. Elle le reverrait dans quelques secondes, lui et son sourire, lui et son humour… lui et ses lèvres… Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir faire devant lui ? Elle espérait vraiment qu'il n'en parlerait pas, qu'il ne ferait aucune allusion.
Elles entrèrent dans l'immense bâtisse. Ginny et Hermione suivirent le bruit des conversations et de la musique puis elles se retrouvèrent dans la salle à manger du manoir. Une grande table était dressée où des mets plus délicieux les uns que les autres aux yeux de Hermione était étalés au centre. Une musique de fond résonnait dans la grande salle, recouverte par les conversations. Tout le monde était déjà arrivé. Les Potter, Blaise, Neville, Luna, Drago et Astoria, Ron et Olivia, Pansy, Théo, et George. L'immense table pouvait largement accueillir les 15 personnes présentes, même si les deux invités en bout de table auraient des difficultés à communiquer.
Ginny et Hermione s'intégrèrent rapidement aux groupes formés. Comme d'habitude, les Gryffondor parlaient entre eux tandis que les Serpentard faisaient de même de leur côté, Daphné et Harry alternant entre les deux groupes distinctifs.
Bérry était sur les épaules de Blaise et s'amusait avec les cheveux de son parrain tandis que celui-ci faisait mine de faire tomber Bérry tout en lui tenant les chevilles, faisant éclater de rire la petite fille. Daphné avait toujours un œil posé sur sa fille lorsqu'elle était avec Blaise et cette fois-ci, la maman gardait son attention fixée sur elle et sur ce jeu qu'elle estimait être beaucoup trop dangereux.
– … sa magie est de plus en plus puissante ces derniers temps, elle nous a déjà cassé pas mal de choses, disait Harry. Mais bon, encore rien de trop grave pour l'instant !
Ron tenait la main d'Olivia et la présentait à tout le monde, même aux Serpentard qui l'intégrèrent bien. « Daphné a dû passer par là » se dit Hermione.
Ladite Daphné était montée difficilement sur une chaise au centre de la salle et Harry la tenait avec une mine un peu inquiète de peur qu'elle ne tombe alors qu'elle portait ses bébés, attirant l'attention de tout le monde et faisant taire les conversations.
– S'il-vous-plaît, j'aimerais dire quelques mots ! Voilà, tout le monde est là pour fêter Noël, un jour qui réunis tout le monde. La guerre est terminée depuis 7 ans maintenant, je pense que tout le monde à bien tourné la page et j'aimerais donc que ce soir, en cette soirée de Noël et maintenant que la guerre est passée, je voudrais que vous vous réunissiez tous. Toutes ces années de guerre entre Gryffondor et Serpentard pour quoi ? Pour une histoire de sang ? De couleur de maison ? De caractère ? C'est ridicule. Alors s'il-vous-plaît, apprenez à vous connaître avant de dire que vous vous détestez.
Le silence était complet dans la salle, tout le monde était concentré sur ce que disait Daphné, même Bérry semblait sérieuse et écoutait avec attention sa mère parler sur les épaules de son parrain.
– C'est pourquoi je ne veux plus voir de clans, pendant au moins cette soirée. Je vais vous placer, j'ai d'ailleurs préparé un plan de table génial. Donc puisqu'il est l'heure de manger, je vous place et vous ne bougez plus.
Blaise ouvrit la bouche dans le but de dire quelque chose mais Daphné ne le lui en laissa pas l'occasion en l'appelant pour qu'il s'installe à table.
– Mais Daph', je suis chez moi ! Je me mets où je veux !
– Zabini ! Soit tu m'écoutes, soit je m'arrange pour que tu manges dehors !
Daphné avait pris son air autoritaire qui effrayait tout le monde, un peu comme Molly Weasley. Une femme douce mais qui savait se faire respecter par tout le monde. Voilà pourquoi Hermione avait toujours pensé que Daphné ferait une merveilleuse mère de famille : douce et autoritaire à la fois. Ce ton effraya même Zabini qui se tut et s'assit directement à la place que lui avait indiqué son amie.
Au final, après quelques minutes laborieuses de ronchonnements et de moues boudeuses au fur et à mesure que Daphné annonçait les places, Hermione se retrouva à côté de Pansy et de Théo tandis que Drago était en face d'elle. Le plan de table de Daphné alternait Gryffondor et Serpentard. Ron était à côté de sa petite-amie pour « ne pas la mettre mal à l'aise », Daphné à côté de Harry et de Bérry, George à la droite de Pansy…
Hermione regardait Ginny depuis un moment. Celle-ci tentait avec beaucoup d'efforts de cacher la légère rougeur de ses joues. Elle était incroyablement gênée et gigotait tout le temps. En effet, Daphné l'avait mise à côté de Blaise qui lui n'était pas gêné du tout. Il avait ses deux coudes posés sur la table, il avait retiré sa veste et avait ouvert quelques boutons à sa chemise bleu clair. Il parlait avec George en face de lui sans faire une seule seconde attention à Ginny. Hermione s'amusait de voir le sourire malicieux de George pendant qu'il parlait à Blaise, n'ayant pas loupé une miette de la gêne de sa sœur cadette.
Daphné passait son temps debout et vérifiait de loin si tout le monde faisait des efforts. Elle vint vers Hermione quand elle vit que celle-ci la regardait. Hermione lui fit signe d'approcher son oreille et la Serpentard se pencha sur l'épaule d'Hermione.
– Tu l'as fait exprès n'est-ce pas ? demanda-t-elle avec un sourire dans la voix.
Daphné suivit le geste de menton de Hermione du regard qui était dirigé vers Blaise et Ginny, puis la Serpentard sourit un peu. Elle fit un clin d'œil qui voulait tout dire à Hermione puis toucha le ventre de son amie doucement.
– Eh bien ! Il a bien grossi ce bébé ! Il prend de la place ! dit-elle en riant.
– Mon fils n'est pas gros ! répondit Hermione, souriante. Tes bébés aussi ont bien grossis ! Tu as un ventre quasiment aussi gros que le mien alors que tu en es moins loin que moi !
– Mais moi madame, ils sont deux là-dedans !
Les deux femmes rirent. Elles étaient heureuses de vivre leur grossesse respective en même temps. C'était plus rassurant pour Hermione.
Le repas se passa sans accroc, tout le monde faisait des efforts pour intégrer les autres. Hermione avait passé une grande partie du repas à discuter avec Théo de livres et d'auteurs qu'ils aimaient. C'était la première fois qu'ils se parlaient et Hermione était étonnée de s'entendre si bien avec lui.
Hermione essayait parfois d'intégrer Pansy à leur conversation, mais la Serpentard répondait à peine et se désintéressait quelques minutes après. Hermione pouvait comprendre que les livres n'étaient pas réellement la passion de Pansy, mais elle aurait cru qu'elle ferait un effort pour faire dériver la conversation sur un sujet qui les intéresserait tout les trois. Alors au bout de quelques tentatives, Hermione abandonna et laissa Pansy parler avec Drago.
Ginny ne parlait quasiment pas, sauf lorsqu'on lui posait une question, et elle mangeait doucement sans grand appétit. George n'arrêtait pas de lui jeter des coups d'œil et ça la mettait affreusement mal à l'aise.
Blaise commençait sérieusement à être ivre. Il parlait avec tout le monde, s'intégrait dans toutes les conversations tout en buvant un verre. Lui qui ne tenait que moyennement l'alcool avait les yeux brillants et les joues rosées malgré sa peau métisse. Daphné lui avait plusieurs fois conseillé d'arrêter mais il ne voulait rien entendre. Heureusement, il était de plus en plus joyeux au fur et à mesure des verres qu'il buvait.
– … moi aussi j'ai beaucoup aimé « L'histoire de Poudlard », tout le monde se moquait de moi quand je le lisais mais je ne pouvais pas m'en passer. À Serpentard, il faut s'habituer aux critiques, dit Théo en riant un peu.
– J'imagine, répondit Hermione. Pour moi aussi, pas mal de monde se moquait de mon côté « Je-sais-tout » mais j'ai appris à ne plus vraiment écouter les commentaires.
La soirée se passait vraiment bien, Hermione ne s'ennuyait absolument pas.
Quand le repas se termina, Daphné débarrassa la table d'un coup de baguette puis Blaise se leva, monta le son de la musique et pris Luna par la main, l'emmenant au centre de la pièce pour danser. La Serdaigle souriait en le voyant se dandiner sur la piste et fit de même, adorant elle-même la danse. Daphné réussit à traîner Harry sur la piste de danse et ils commencèrent à bouger doucement dans les bras l'un de l'autre, se fichant royalement du rythme de la musique.
Peu à peu, plusieurs personnes étaient sur la piste. Blaise dansait avec Bérry dans les bras sous l'œil vigilant de Daphné qui n'appréciait pas que son ami ivre s'amuse avec sa fille.
Hermione restait assise sur une chaise à les regarder, souriante. Ginny vint s'asseoir à côté d'elle, encore un peu rouge.
– J'ai cru que le repas ne se terminerait jamais ! Sérieusement, je vais tuer Daphné, dit-elle avec énervement. Pourquoi elle m'a mise à côté de lui ? George a du tout comprendre, il n'arrêtait pas de me regarder !
– C'était pour t'aider. Elle a voulu que vous vous parliez, sûrement.
– Mais je ne veux pas lui parler ! J'ai été mal à l'aise toute la soirée !
Ginny ne quittait pas des yeux Blaise et Bérry.
– Et pourquoi il a autant bu ? Sérieux, il ne connaît pas ses limites ?
Hermione haussa les épaules.
Plus tard dans la soirée, alors que minuit approchait, Ginny partit dehors se rafraîchir. Quelques secondes plus tard, Hermione vit Blaise prendre la même direction que Ginny. Enfin, ils allaient peut-être parler.
Drago vint s'asseoir sur la chaise qu'occupait Ginny quelques minutes auparavant. Il sourit un peu à Hermione puis dit :
– Alors, tout va bien ? Je veux dire, le bébé, tout ça…
– Oui, ça avance bien. Janvier va vite arriver, je commence à angoisser un peu pour l'accouchement. Mais il faut bien qu'il sorte ce bébé, non ?
Drago rit un peu. Évidemment qu'il devait sortir ! Elle n'allait pas garder son fils pour elle toute seule !
– Je serais là, ce jour-là. Tu ne seras pas seule, rassures-toi.
Hermione sentit la petite angoisse qui s'était logée au creux de son ventre se volatiliser un peu.
– Promis ? demanda-t-elle pour être sûre.
– Promis, répondit-il avec conviction.
Étrangement, Hermione avait à présent totalement confiance en lui. Elle le pensais vraiment capable d'élever un enfant, elle pensais réellement qu'il serait là pour elle quand elle en aurait besoin. C'était bizarre parce qu'ils ne s'étaient pas beaucoup parlé depuis l'annonce de sa grossesse. Ils ne s'étaient quasiment pas vus, il n'avait pas été très présent jusqu'à maintenant, mais elle avait quand même confiance en lui.
Ils restèrent assis côte à côte quasiment toute la soirée. Épuisée, Hermione s'endormit vers 1h00 du matin, et sa tête glissa sur l'épaule de Drago. Gêné, il essaya de mettre se tête de l'autre côté, mais il n'y arriva pas. Alors il l'a laissa là, n'osant plus bouger de peur de la réveiller sous le regard moqueur des Serpentard présents et celui jaloux d'Astoria.
Alors, qu'en avez-vous pensé ?
J'attends vos avis :)
Au fait, désolée pour le petit retard, j'ai eu un petit problème d'ordi (je ne pouvais plus aller sur Internet), il s'est réglé dans l'après-midi !
A bientôt !
