Bonjour !

Voici le chapitre 15 !

RARA :

Snoopgol : Je suis vraiment contente que mon histoire te plaise :) Merci pour ta review et à bientôt j'espère !

Jade : Je suis heureuse que ça te plaise ! Oui, je suis consciente que je fais des fautes, mais je fais de mon mieux :) Réponse pour la fuite de Drago dans quelques chapitres :) Je poste le samedi maintenant, faute de temps le mercredi. Merci pour ta review et à bientôt j'espère !

Bonne lecture !


Chapitre 15 : Narcissa Malefoy

Hermione était en adoration devant Calum. Deux heures après son accouchement, elle le tenait dans ses bras, allongée dans le lit médical. Daphné était partie chercher Harry et prévenir tout le monde de l'arrivée du bébé.

Son bébé était beau. Ils se regardaient, se découvraient mutuellement. Calum avait ouvert ses petits yeux peu après l'accouchement, découvrant un magnifique regard bleu-gris, qu'elle ne se lassait d'admirer. Ses courts et fins cheveux étaient brun clair, couleur de ceux d'Hermione.

Harry et Daphné arrivèrent. Les yeux pétillants, Daphné s'approcha de Calum et lui caressa doucement le front en souriant. Plus timide, Harry s'assit au chevet d'Hermione.

– Alors, tout va bien ? Tu t'es à peu près remise ? demanda Daphné.

– Pas tellement, mais ça va. Je suis encore fatiguée.

– J'ai prévenu tes parents. Ils vont arriver.

En effet, quelques minutes après, les deux Granger arrivèrent dans la pièce. Katia pleura et prit Calum dans ses bras, en adoration. Le père d'Hermione, Jack, s'assit à côté de Harry, lui aussi plus timide.

Quelques minutes plus tard, le père d'Hermione avait Calum dans les bras, peu à l'aise, poussé par Katia Granger. Hermione souriait en le voyant si mal à l'aise.

Ils passèrent encore quelques minutes à cajoler le bébé, puis Harry, Daphné et les Granger partirent, laissant Hermione se reposer.

*...¨…¨ ...¨...¨...*

Durant son séjour de 2 jours à Sainte Mangouste, la récupération des sorciers étant plus rapide, Hermione ne reçu aucune autre visite à sa demande. Elle avait besoin de se retrouver seule un moment, de découvrir son bébé tranquillement, d'apprendre à s'en occuper seule. Ginny était bien passée quelques fois en coup de vent, mais elle n'avait aucunement dérangé Hermione.

Vint le jour où elle rentra dans son nouveau chez soit. Son appartement qu'elle n'avait pas encore habité. Elle installa Calum qui dormait dans son lit. Hermione en profita pour manger un peu.

Elle l'avait déclaré le matin même à l'état sorcier. Calum Jack Granger, né le 13 janvier 2006 à 8h33, Sang-Mêlé. Jack était le nom de son père, il lui avait donc été évident que son fils porterait comme deuxième prénom celui-ci. La marraine de Calum était Ginny. Elle avait longuement hésité avec Daphné étant donné qu'elles les aimait toutes les deux autant et qu'elles l'avaient autant aidé durant sa grossesse. Et puis ça aurait été très indélicat de nommer Astoria comme marraine étant donné la situation. Alors elle avait choisi Ginny, celle qu'elle avait connu et avec qui elle avait été amie en première. Daphné avait tout à fait compris et n'en avais voulu pour rien au monde à Hermione.

Pour le parrain, ça avait été encore plus compliqué. Harry et Ron partageaient la même place dans son cœur depuis très longtemps et elle ne comptait pas choisir Blaise ou Théo qu'elle connaissait peu. Alors elle avait fait pile ou face. Ron était « pile », Harry était « face » lorsqu'elle la lança, la pièce retomba sur le « pile ». C'était donc Ron le parrain de Calum. Ron et Ginny. Bien sûr, elle leur avait demandé leur permission avant d'inscrire quoi que ce soit d'officiel. Ginny avait été toute excitée et Ron un peu plus réservé, bien que ses joues aient rougit de plaisir.

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

C'était un après-midi, quatre jours après la naissance de Calum. Hermione n'avait pas bougé de chez elle et s'acclimatait dans son nouvel appartement avec ce nouvel être encore en partie inconnu. Personne n'était venu lui rendre visite, comme si tout le monde attendait son signal avant de venir la voir. Daphné lui avait envoyé plusieurs hiboux pour demander si tout ce passait bien et Hermione avait tenté au maximum de se débrouiller seule. Ce n'était qu'en cas de pleurs successifs sans raisons ou autre qu'elle demandait les précieux conseils de son amie.

Alors qu'Hermione était en train de faire la vaisselle, elle entendit quatre coups frappés à la porte. S'essuyant les mains sur un torchon qui traînait là, elle alla ouvrir la porte.

Une femme très élégante lui faisait face. Elle était d'une beauté froide, son visage familier maquillé d'un rouge à lèvres intense, de quelques touches de noir autour des yeux bleus clair et d'un léger fond de teint. Ses cheveux blonds parfaitement lisses relâchés sur ses épaules encadraient son visage de la meilleure façon qui soit. Elle était encore très belle. Sa robe longue et fluide bleu nuit allait à merveille. La pose et l'élégance de cette femme étaient intimidantes. Narcissa Malefoy, dans toute sa splendeur, était intimidante.

La surprise de la voir sur le pas de sa porte laissa Hermione sans voix.

– Bonjour Miss Granger. Est-ce que ça vous dérangerait que j'entre ?

Hermione secoua la tête, encore un peu sonnée. Narcissa entra, regardant autour d'elle, sa robe flottant dans l'air au rythme de ses mouvements. Plusieurs cartons étaient encore éparpillés dans l'appartement et des bibelots s'entassaient sur plusieurs meubles qu'Hermione n'avait pas encore mis en place.

– Vous avez un très bel appartement. Je suis heureuse que vous viviez dans de bonnes conditions.

Mais Narcissa n'avait pas l'air d'approuver complètement l'appartement étant donné la petite grimace qu'elle fit. Mais Hermione s'en fichait royalement et elle avait enfin retrouvé sa voix.

– Comment est-ce que vous savez où j'habite ?

– Cette chère Daphné ne sait pas vraiment retenir sa langue. Et puis j'ai un pouvoir de persuasion assez convainquant je dois dire, répondit Narcissa en la regardant de haut en bas.

Hermione était habillée d'un jogging dix fois trop grand et d'un T-shirt troué par endroit. Son pyjama d'hiver. Elle devait avoir l'air d'une véritable chiffonnière par rapport à Narcissa.

– Où puis-je voir mon petit-fils ? enchaîna-t-elle directement.

Hermione fut prise de court par cette question. La laisserait-elle voir Calum ? Était-ce prudent ?

– Dans sa chambre. Je… vais aller le chercher.

Hermione commença à partir quand Narcissa dit :

– Je vous accompagne. Je suis curieuse de voir dans quelle sorte de chambre il dort.

La précédent, Hermione roula des yeux à cette remarque. Voilà que la grand-mère débarquait ! Il ne manquait plus que ça !

Arrivées devant la porte de la chambre entrouverte de Calum, Hermione poussa la porte et elles entrèrent. Narcissa fut apparemment agréablement surprise de voir la chambre parfaitement rangée et douillette. Une petite mélodie douce berçait le bébé emmitouflé dans un épais vêtement.

– Ça vous convient ? dit Hermione avec sarcasme.

– Parfaitement. Je m'attendait à pire, répondit Narcissa en s'avançant doucement.

Son visage habituellement froid et inexpressif changea radicalement. Un doux sourire apparut sur son visage et ses yeux brillèrent. Elle avança sa main parfaitement manucurée vers Calum, et lui caressa doucement le visage. Hermione s'approcha elle aussi, admirant l'apparente joie sur le visage de Narcissa.

– Il est magnifique, Miss Granger. Vous avez fait du bon boulot. Puis-je le prendre ?

Hermione ne put refuser devant la lueur d'envie dans les yeux tout d'un coup si expressifs de la grand-mère de son fils.

Délicatement, Narcissa souleva Calum et le cala entre ses bras. Elle déposa un tendre baiser sur son front et pris sa petite main entre ses doigts.

– Comment s'appelle-t-il ?

– Calum Jack Granger.

Narcissa pinça les lèvres.

– J'aime beaucoup ce prénom. C'est celui que Lucius et moi aurions choisi si Drago avait eu un frère.

Elle resta quelques secondes silencieuse puis dit :

– Je suis désolée que Drago… Enfin, c'est dans sa nature de fuir. Mais mon fils est un homme bien. Il saura s'occuper de cet ange, lorsqu'il sera prêt.

Hermione sentit ses yeux la picoter légèrement. Mais elle ne voulait pas pleurer devant la Malefoy, alors elle se contint.

– Et dites moi, quand est-ce qu'il sera prêt ? Il a eu des mois pour s'y faire et il est quand même parti !

– Drago fera le bon choix. Je n'ai pas mis au monde un idiot, Hermione. C'est un Serpentard : il est long à se décider. Mais quand il aura réellement pris sa décision, il sera là.

Hermione pouffa mais n'osa pas la contredire. Au fond d'elle, elle espérait que Narcissa avait raison, mais elle préférait ne plus se faire de faux espoirs. Hermione fut au passage étonnée de l'emploi de son prénom venant de la bouche de la Malefoy.

Les yeux de Calum papillonnèrent, laissant voir ses magnifiques prunelles bleues. Narcissa mis sa main devant sa bouche.

– Par Merlin… Il a des yeux magnifiques.

Elle sourit.

– Apparemment, chez les Malefoy les yeux s'embellissent de génération en génération. Les yeux de Drago sont plus beaux que ceux de Lucius, et ceux de Calum sont encore plus beaux que ceux de Drago. Moi qui pensait avoir créé la plus belle créature au monde…

Hermione ne put s'empêcher de rire. Le sérieux avec lequel Narcissa avait dit ces mots était surnaturel. Comme si elle s'était parlé à elle-même.

– Venez donc, dit-elle en se dirigeant vers la table de salle à manger, Calum dans les bras et Hermione à ses trousses.

Elle s'assit, croisa ses jambes et installa le bébé plus confortablement.

– Auriez-vous du thé ?

– Du thé… moldu ? demanda Hermione, ne connaissant aucun thé sorcier.

– Je ne suis pas la Sang-Pur parfaite jusqu'au bout des ongles. J'utilise du maquillage moldu, certains aliments moldus et mes tenues sont toutes moldues jusqu'à mes sous-vêtements.

– Mais et votre… mari ?

– Lucius n'a rien à dire. J'ai encore le droit de m'habiller comme je le souhaite et de m'alimenter à ma guise. Il ne faut pas croire qu'il est le seul dictateur. Je sais aussi me faire respecter. Les femmes de famille nobles doivent s'effacer, Hermione, mais je ne suis pas soumise à Lucius. Cette image de femme obéissante ne se fait voir qu'en public.

Hermione ne put s'empêcher de rire à l'image de Lucius obéissant à sa femme.

Elle lui servit son thé et s'assit avec Narcissa.

– Miss Granger, je voulais vous dire que je veux être présente pour vous et Calum. Il est mon premier petit fils et je compte bien faire partie de sa vie, même si mon fils en décide autrement de son côté. Je tiens aussi à vous aider. Si vous chercher un toit plus grand, je pourrais vous donner l'argent nécessaire. Ou si vous avez un problème, vous pouvez me demander de vous aider. Je veux que Calum ait tout ce qu'il y a de meilleur.

– Pourquoi voudriez-vous m'aider ? demanda Hermione avec suspicion.

– Par solidarité. Et parce que je vous l'ai dit, je veux que Calum soit bien.

– Dans tous les cas, je n'aurais pas besoin de votre aide. Je suis assez entourée.

– Miss Granger, ça me ferait plaisir de vous aider. Mais si vous ne voulez pas, je ne peux rien faire pour vous convaincre.

Hermione haussa les épaules, persuadée de ne jamais avoir besoin de l'appeler. Et puis dans tous les cas, si elle avait besoin de quelque chose, Narcissa Malefoy ne serait pas son premier choix.

La Lady Malefoy resta encore quelques minutes à admirer Calum sous toutes les coutures en parlant poliment de tout et de rien avec Hermione, puis elle partit.

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

Astoria attendait dans la salle d'attente. Elle avait mis longtemps à se décider, puis elle avait pris sa décision et avait pris rendez-vous. Elle aussi avait remarqué son comportement étrange, mais elle ne le contrôlait pas. De semaine en semaine, ses moment de profonde confusion et de colère sans réelle raison s'intensifiaient. Dans ces moments là, elle ne contrôlait plus ce qu'elle faisait et ne connaissait pas réellement les raisons de sa colère, elle ne se rendait pas compte de ce qui se passait dans sa tête, quelles étaient ses réelles émotions. C'était comme si quelqu'un la contrôlait à distance.

Alors après une discussion sérieuse avec Drago, elle avait décidé de prendre rendez-vous chez un psychomage. Elle avait bien conscience que son comportement était anormal et ça l'inquiétait de plus en plus. Drago étant de son avis, elle ne doutait pas d'avoir pris la bonne décision.

– Miss Greengrass, je vous prie de me suivre.

Astoria suivit la psychomage dans son bureau, légèrement angoissée à l'idée de découvrir ce qu'il y avait.

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

Ginny lisait un bouquin, assisse dans un fauteuil dans l'appartement qu'elle partageait autrefois avec Hermione. Elle se sentait un peu seule depuis que son amie était partie, mais elle se faisait doucement à sa vie indépendante. C'était samedi soir, elle était seule et ne savait pas quoi faire. Alors elle lisait distraitement un livre qu'Hermione avait oublié d'emmener, livre qu'elle trouvait d'ailleurs particulièrement ennuyant.

Elle s'apprêtait à le refermer pour aller se faire à manger quand quelques coups furent frappés à la porte. Heureuse à l'idée de ne pas passer sa soirée seule, elle sautilla jusqu'à la porte et l'ouvrit. Un Blaise souriant qui tenait deux boites dans ses mains se tenait devant elle.

– Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle, malgré elle agréablement surprise.

– Je me suis dit que je pourrais apporter le dîner. Je savais pas trop quoi faire alors je suis venu. J'espère que tu aimes les plats chinois ? Et j'ai emmené des DVD moldus, je me suis qu'on pourrait regarder un film en mangeant !

Il avait l'air un peu douteux, comme si il avait peur que sa demande soit refusée. Ginny avait beau essayer de se dire le contraire, elle était contente que Blaise ait prit l'initiative de venir, car Ginny n'aurait jamais osé le faire.

– Entre, dit-elle avec un sourire.

Il s'exécuta immédiatement, apparemment soulagé de ne pas s'être pris un râteau.

– On mange sur le canapé ? Ça te dis une soirée film ?

Ginny partit quelques secondes dans le petit couloir qui menait aux chambres et revint avec une couverture colorée. Elle s'assit sur le canapé et fit signe à Blaise de venir. Il posa les deux boîtes où se dégageait une délicieuse odeur et étendit les cinq DVD qu'il avait emmené. Il y avait un peu de tout : deux films humoristiques, deux films d'action et un film policier.

Finalement, après quelques minutes de désaccord, ils se mirent d'accord sur l'un des deux film d'humour. Blaise le mis dans le lecteur et le film commença alors qu'ils s'installaient, une boîte de pâtes à la chinoise chacun, plongés dans le noir, enroulés dans la couverture en cette soirée de janvier.

Ils étaient tous les deux totalement concentrés sur le film, riant à chaque note d'humour. Ginny avait vaguement conscience de leurs bras qui se frôlaient à chaque mouvement de l'un ou de l'autre, ou encore de son genou à moitié sur sa cuisse, Ginny étant assise en tailleur.

Blaise ne fit aucun geste autre qu'amicaux durant les deux films qu'ils regardèrent au cours de cette soirée. Cela en venait même à étonner Ginny, et malgré que ce fait lui déplaise, à la vexer. Pourquoi ne lui avait-il pas lancé un de ses sourires charmeurs ? Pourquoi ne lui avait-il pas sortit l'une de ses phrases douteuses ? Même pas un petit compliment dissimulé ? Ou un petit geste un peu déplacé ?

Ginny raccompagna Blaise à la porte, espérant un peu inconsciemment qu'il rectifie la situation. Rien. Il lui fit simplement une bise amicale.

– A bientôt Ginny. C'était plutôt sympa cette petite soirée entre potes, non ?

Ginny acquiesça, trop vexée pour parler. Elle essayait de ne pas montrer ce qu'elle ressentait, même si elle était certaine de laisser passer quelques émotions au travers de son expression.

– Bonne nuit, dit-il avant de fermer la porte derrière lui.

Ginny avait envie de pleurer de frustration, comme une gamine qui n'aurait pas eu ce qu'elle voulait. C'était un peu ridicule, mais elle s'en fichait royalement. Par Merlin, qu'avait-il ? Elle ne l'intéressait déjà plus ? Avait-elle été trop longue à réagir ? Avait-il tourné la page avec une fille plus belle et plus réactive ?

Elle alla se glisser dans son lit, ruminant. Aucune autre explication : elle n'avait pas réagi assez vite.


Alors ? Qu'en avez-vous pensé ? Je vous invite à me le dire en review !

A bientôt !