Bonjour !

Voici le chapitre 16 :)

J'ai un peu raccourci ce chapitre, et ce sera la même chose pour les chapitres suivants, car je n'ai plus aucun chapitre d'avance et que j'aimerais ne pas vous poster les chapitres en retard ! J'espère que vous comprenez et que ça ne vous dérangera pas !

Bonne lecture !


Chapitre 16 : Retour

– Bon, vous avez compris ? Pas de jeux débiles, dangereux et tout ces trucs. Elle doit manger à 12h30, j'ai tout préparé, il y a juste à faire chauffer. En dessert, un fruit ou un yaourt. Tous ses jeux sont dans sa chambre. Quoi d'autre ? Euh… Ah oui, j'oubliais ! Si elle…

– C'est bon ! On a compris. Si elle tombe ou se fait mal, on t'envoie un Patronus. Pigé ! Allez, partez donc maintenant ! dit Pansy, exaspérée et un peu abrutie par le discours continu de Daphné.

Cela faisait au moins 10 minutes que Daphné leur répétait le mêmes choses, sans cesse, en boucle. Ils avaient tout bien compris ! Ils n'avaient plus deux ans, non plus.

Pendant ce temps où sa maman ne cessait de parler, Bérry jouait avec un train Moldu au sol, s'inventant une petite histoire avec les deux voitures de course qu'elle possédait. Elle était un peu dans sa période « jeux de garçons ».

– Parfait, alors… On y va.

– Oui, on est pas en avance, dit Harry, qui attendait derrière elle le temps de son monologue.

Daphné embrassa longuement sa fille et répéta à Pansy et George :

– Vous avez tout compris ? On rentre vers 15 heures, le plus vite possible ! Et si il y a un problème, Patronus !

– Oui, c'est ça, dit Pansy en poussant doucement Daphné et Harry vers la porte d'entrée. Pas d'inquiétude, on va la chouchouter votre princesse !

– Très bien, bonne chance ! dit Daphné, la porte se refermant derrière sa mine inquiète.

Elle soupira, Daphné l'ayant complètement abrutie.

– Elle m'a soûlée !

George, qui était assis à terre auprès de Bérry, tenant une petite voiture, pouffa de rire à la remarque de Pansy.

Ces derniers temps, depuis que Pansy travaillait au club Polynectar de George, leur relation avait bien évolué : de « on-ne-se-parle-pas-on-est-des-anciens-ennemis », ils étaient passés à « on-est-amis-on-rigole-bien-ensemble », ce qui était selon eux un pas énorme.

Aujourd'hui, alors que Harry et Daphné enchaînaient les rendez-vous chez plusieurs spécialistes concernant une anomalie chez les jumeaux, ils avaient demandé à George et Pansy de garder Bérry. Ils avaient été leur dernier recours : le club Polynectar étant fermé la journée, ils avaient du temps libre. Molly, Hermione, Ginny et toutes les autres personnes de confiance à qui ils auraient pu confier Bérry étaient occupés. Seuls restaient George et Pansy. Daphné avait été un peu réticente au début à l'idée de leur confier Bérry, mais Harry l'avait rassurée en lui disant qu'à eux deux, ils devraient savoir se débrouiller.

Durant ces 4 heures où ils durent garder Bérry, ils s'efforcèrent de suivre les consignes de Daphné. Contrairement à ce que pensait Pansy, ils s'amusèrent bien tout les trois, elle, son patron nouvellement devenu son ami, et Bérry.

*...¨...¨...¨…¨...¨…*

Astoria pleurait à chaudes larmes. Elle ne savait pas ce qui lui avait pris ! Pourquoi avait-elle fait ça ? Oui, elle souffrait de savoir que son petit ami avait un enfant avec quelqu'un d'autre qu'elle. Oui, elle n'avait pas contrôlé ce qu'elle avait fait. Mais comment allait-elle arranger ça à présent ?

Mais il fallait qu'elle lui en parle. Il ne fallait pas qu'elle se dégonfle lors de l'un de ses rares moments de lucidité, où elle était en pleine possession de ses moyens.

Astoria sécha rapidement ses larmes lorsque Drago entra dans la cuisine, où elle se cachait depuis plusieurs minutes.

– Astoria ? Est-ce que ça va ?

Elle devait avoir les yeux rouges, signe qu'elle avait pleuré.

– Drago… Tu te rappelles, i jours ? Quand je t'ai demandé sur le chemin de Traverse ?

Méfiant, Drago s'avança vers Astoria.

– Oui ?

– Eh bien… je… enfin… tu as reçu un hibou, chez toi. Puis ensuite, un Patronus. Je… j'ai lu la lettre et le Patronus m'a livré un message. Qui t'était adressé. Et, je ne sais pas pourquoi, je n me suis pas contrôlée, j'ai tout fait pour… pour t'empêcher d'avoir ces messages, je t'ai demandé de venir avec moi sur le chemin de Traverse. Je suis désolée, je suis désolée… S'il-te-plaît, pardon…

Elle pleurait tellement qu'elle arrivait à peine à parler.

– J'ai envoyé un mot à Blaise, je lui ai dit que tu étais parti, que tu ne reviendrais pas… Pardon, Drago, désolée…

– Qu'est-ce que le Patronus disait, Astoria ? Que disait la lettre ?

– Ils disaient… ils disaient que… S'il-te-plaît, pardonne moi… Je ne me contrôlais pas.

– Astoria, dit moi ce qu'ils disaient, ordonna-t-il, furieux.

Astoria repris lentement son souffle avant de répondre, essayant de calmer ses pleurs.

– Je… Hermione a accouché.

Et Drago partit directement, se retenant d'exploser. Il en avait plus qu'assez d'elle et de ses pulsions de colère !

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

– Franchement, ça m'a… blessée. Enfin, je ne sais pas. J'étais vexée. Ou… je ne sais pas ! Mais en fait, c'était comme si je voulais qu'il me sorte son numéro de charme.

Hermione rit. Ginny se débattait depuis un moment pour décrire ses sentiments lors de la soirée films qu'elle avait passé avec Blaise. Hermione avait tout à fait compris ce que son amie voulait dire, mais elle s'amusait de la voir chercher ses mots.

– Ginny, je n'ai qu'un conseil à te donner : fonce.

Elle resta quelques secondes immobile, les yeux dans le vide puis avec un nouvel éclat de détermination dans le regard, elle dit :

– T'as raison. Si Blaise ne vient pas à moi, je viendrais à Blaise. Je procède comment ?

– Dévoile tes atouts. Séduis-le. Harcèle-le si tu veux, mais trouve un moyen ! D'après tout ce que tu

me dis, vous vous entendez super bien, alors fonce, Gin' !

Un sourire apparut sur les lèvres de Ginny. Elle se leva, caressa doucement la joue d'un Calum endormit, et avant de sortir de l'appartement, dis :

– Merci, Hermione. T'es géniale.

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

Drago avait transplané devant chez Hermione. Il y était resté quelques minutes. Mais il avait pris peur. Son bébé, un être qu'il ne connaissait pas, qu'il avait conçu avec une femme qu'il détestait autrefois, était censé être dans la pièce qui se cachait derrière cette porte.

Il avait peur d'affronter la réalité. Cette réalité dans laquelle il avait à présent un enfant, dont il avait raté la naissance à cause de sa petite amie aux pulsions de colère soit disant contrôlées par un quelqu'un d'autre selon elle. Cette réalité où son père était en prison pour avoir été un salaud, pour avoir participé à la guerre dans le mauvais camps.

Il était lâche. Bien qu'il soit énervé, il avait presque envie de remercier Astoria pour lui avoir fait rater la naissance du nouveau-né. Lorsqu'il avait promis à Hermione qu'il serait présent ce jour-là, il n'y avait pas réfléchit. Mais seul, le soir, dans son lit, avant de s'endormir, il avait eu le temps d'y penser. Et à la réflexion, il ne se sentait pas capable d'assister à un accouchement. Peut-être plus tard, lorsqu'il aura d'autres enfants avec cette fois une femme qu'il aimera, il le fera pour la soutenir.

Il resta au moins 10 minutes à attendre devant la porte, sans jamais oser frapper. À chaque fois qu'il tendait son bras vers la porte, la pensée de ce qu'il trouverait de l'autre côté l'en empêchait.

C'est alors qu'il entendit le bruit d'un transplanage près de lui. Il se retourna et vit sa mère, un grand sac brodé de fils d'or à la main.

– Drago ! Tu as pris la bonne décision, mon fils. Je suis fière de toi, dit-elle.

Un sourire éclairait le visage de Narcissa. Elle avait réellement crut que Drago était partit, et pour plus longtemps que ça. Mais il était revenu, et elle était fière de la décision qu'avait pris son fils.

– Je… j'ai un peu peur d'y aller.

Narcissa ne fit pas attention à ce qu'avait dit Drago et frappa à la porte.

Drago hésita à se cacher, à partir ou à se transformer en fouine afin de voir à quoi ressemblait le bébé sans se faire remarquer.

Mais il n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit qu'Hermione vint ouvrir la porte. Elle avait mis un jean et un T-shirt beaucoup trop grand pour elle. Ses cheveux étaient attachés en queue de cheval et elle avait l'air d'avoir pleuré.

– Narcissa ! Merlin, merci. J'allais justement vous appeler, je ne sais plus quoi faire, il n'arrête pas de pleurer…

C'est alors qu'elle vit Drago, à moitié caché derrière le mur. Il était revenu !

– Qu'est-ce que tu fais là ?

– Je… eh bien, je voulais voir… comment ça allait.

– C'est pas le moment. Parce que comme tu le voit, ça ne va pas du tout. Venez, Narcissa.

On entendait des pleurs de bébé, un peu estompés par les cloisons de l'appartement. Sans en avoir l'autorisation, Drago entra avec sa mère et ferma la porte derrière lui.

Hermione mena Narcissa vers la chambre de Calum, où un biberon était à moitié rempli et où plusieurs peluches étaient au sol. Le bébé, dans son lit, pleurait bruyamment.

Narcissa posa son sac et pris Calum dans ses bras, le berçant.

– J'ai essayé de lui donner à manger, je l'ai changé plusieurs fois, je l'ai même lavé, je lui ai mis un couverture sur lui, j'ai chanté, je l'ai bercé… rien à faire, je ne sais plus quoi faire.

Hermione pleurait légèrement, stressée. Et si elle était une mauvaise mère ? Elle n'arrivait même pas à calmer son propre bébé, elle était nulle.

– Calme toi, Hermione. Ton fils ressens ton angoisse, et ça amplifie ses pleurs, dit Narcissa.

Drago était resté dans le couloir. Il entendait le bébé. Et le voir rendrait la chose plus réelle encore. Mais en même temps, il était curieux. Cette petite personne lui ressemblerait certainement, et il était curieux de voir quels traits de caractère il avait pris de lui.

– Drago pleurait souvent comme ça, lorsqu'il était bébé. J'étais jeune et complètement bouleversée à chaque fois. Ça pouvait durer des heures, et ce n'était que quand je me calmait qu'il arrêtait de pleurer.

Calum pleurait toujours, bien qu'un peu moins fort.

– Drago, vient ici, dit Narcissa.

Il inspira, pris son courage à deux mains et avança. Il ne voyait pas encore le bébé. Il ricana sarcastiquement en se disant qu'il ne connaissait même pas son prénom. Il allait enfin voir Calum, et ça l'angoissait plus qu'il ne voulait se l'avouer.


J'espère que ce chapitre vous aura plut ! Mettez une petite review pour m'encourager dans mes écrits... :)

A bientôt !