Couple : un peu de changement, 1+2+1, 4+3+4 et 6+5
Chapitre 6 : Une place parmi eux.
Miliardo :
Alors qu'Heero réfléchit, je vis Trowa et Quatre entré dans la cuisine. Lorsqu'ils virent l'air sérieux de leur ami, je les vis se mettre en garde. Trowa demanda alors :
Quel que chose ne va pas ?
Je ne sais pas trop, apparemment Duo ne mange pas ce que tu lui donnes Quatre.
Bizarre, il est pourtant le premier à sauté sur la nourriture. Alors pourquoi ?
Je ne sais pas, ce n'est pourtant pas la première fois que nous sommes confronté au rationnement.
Alors qu'il cherchait une explication, une idée me vint. Respirant un bon coup, je pris alors la parole :
Vous ne pensez pas que cela pourrais trouver son origine dans son passé ?
Explique-toi.
Et bien, tantôt j'étais dans la cuisine et Duo m'a donné une tasse d'eau en me disant que, même si ça ne calmerais pas mon estomac ça le leurrerai un peu. Il avait l'air de savoir de quoi il parlait.
C'est vrai que j'ai vu Duo boire souvent ces deux derniers jours.
A cet instant, Duo entra dans la pièce, les cheveux humides complètement emmêlés. Il demanda alors :
Heero tu veux pas m'aider. le peigne est coincé.
En effet, en y regardant de plus prêt, il y avait un peigne complètement emmêlé dans ses longs cheveux. Alors que nous le regardions, il releva les yeux en demanda :
Quoi ?
Il semblait méfiant. Je vis alors Heero se lever avant d'obliger Duo à s'asseoir sur une chaise. Il s'installa derrière lui avant de défaire, à la main, les nœuds emprisonnant le peigne. Mais malgré cela, Duo ne semblait pas se détendre. Et je compris pourquoi lorsque Heero lui demanda :
Pourquoi fais-tu ça Duo ?
Il n'avait rien ajouté d'autre et pourtant je vis Duo se raidir un peu plus. Malgré le silence du natté, Heero resta patient, se contentant de démêlé une à une les longues mèches de son amant. Alors que je pensais qu'il n'allait jamais répondre, il fini par dire :
Ce n'est pas grand-chose pour moi. Mais je ne veux pas que vous connaissiez la même faim que moi autrefois.
Ce n'est pas en te privant que tu changeras grand-chose à notre état.
Tu te trompes Quatre, grâce à ça, vous pouvez manger pendant un peu plus de temps.
Mais la quantité que nous mangeons, que tu te prives ou non, ne change rien quand à la sensation de faim que nous avons.
A long terme ça change.
Alors que Quatre allais répliquer, Heero le fit taire d'un seul signe. Alors qu'il lissait à présent les cheveux de Duo, il lui demanda :
Combien de temps Duo ?
…
Duo.
Deux mois. J'ai connus deux mois sans la moindre nourriture. C'est lorsque Solo est mort.
Je sentis Wufei tirer sur ma manche, le regardant, il me fit signe de sortir en silence de la pièce. Ce que je fis. Je vis Quatre et Trowa en faire de même. Arrivé dans le couloir, Wufei ferma doucement la porte. Il me dit alors :
Ce genre de situation reste rare mais tu dois savoir qu'il est préférable de laissé Duo tranquille après ça. Sinon, et bien, tu te retrouveras à nouveau en face de Shinigami.
Hochant la tête, je rejoignis les autres dans la cuisine. Quatre me donna alors une tasse d'eau. Le regardant, il me dit :
Désolé, il n'y a plus de café.
Soupirant, je me contentais de boire tranquillement.
Duo :
Heero continuait à refaire ma tresse tandis que je gardais la tête baissée. J'étais découvert et je leur avais dit le pourquoi de mon geste. C'est vrai que j'étais presque mort de faim à cet époque. Normalement c'était Solo qui ramenait de quoi manger. Mais alors qu'il était mort, je faisais mon possible pour les autres, les survivants de la première vague de l'épidémie. Je n'arrivais pas à ramener assez. Mais, nous faisions avec. Je donnais souvent ma part au plus petit, ils en avaient plus besoin que moi. C'était cela qui avait faillit me coûter la vie. Je sentis Heero me relever tout doucement le visage, il avait terminé sa tâche. Il me sourit alors et essuya une larme qui perlait au coin de mon œil droit. Je ne m'étais même pas rendu compte que je pleurais. Lentement et sans rien dire, Heero me prit dans ses bras. Fermant les yeux, je me concentrais sur la chaleur qu'il m'apportait plutôt que de penser à tous ces souvenirs douloureux. Après deux bonnes minutes, Heero se décolla de moi. Lui souriant timidement, je fus heureux lorsqu'il prit possession de mes lèvres. C'était juste un baiser chaste. Juste un simple contact. Mais c'est ce qui me fit le plus de bien. Sans rien dire, il me tira part la main pour m'emmener dans la cuisine. La, il me fit asseoir tandis que les autres firent comme si de rien n'était. Quatre me donna alors une tasse d'eau et un biscuit. Alors que j'allais le glisser dans une de mes poches discrètement, Heero posa une de ses mains sur mon avant bras et hocha négativement la tête. Soupirant, je mangeais alors ce qui devait me servir de repas. Heero ne me lâcha le bras que lorsque j'eu fini. Soupirant, je bus alors mon eau en silence.
La journée passa lentement, très lentement. Mais heureusement, Trowa et Heero eurent enfin raison du générateur. Grâce à cela, nous avions à nouveau du courant. Lorsque la nuit arriva et que tous le monde fut endormit. Je me levais en silence avant d'enfiler un pantalon noir, un tee-shirt et un blouson de la même couleur. Glissant ma tresse dans ce dernier je pris deux sacs à dos et deux autres sacs avant de sortir de la chambre dans le plus grand des silences. J'avais plus d'une dizaine de km à faire et il ne fallait pas que je traine. Me faufilant dans la nuit, je parcourus les quelques douze km en moins de trois heures. M'arrêtant un instant, je me permis de souffler. J'avais réussi à passer outre la surveillance d'OZ. Reprenant ma route, il me fallut une vingtaine de minutes pour arriver devant un magasin. Me faufilant jusqu'à l'arrière du bâtiment, j'entrepris de crocheter la serrure. Celle-ci ne me résista pas plus de quelques secondes. Me faufilant dans le magasin, je désactivais le système d'alarme avant qu'il ne se met en marche. Une fois cela fait, je remplis les sacs de tout ce que je trouvais d'utile. Pour la plupart, je pris de quoi manger mais je pris également de quoi se laver et de quoi laver nos affaires. En effet, nous avions le strict minimum dans nos gundam mais nous allions bientôt être à court. Une fois les sacs pleins, je sortis de ma poche de quoi payé. Après un rapide calcul, je mis un peu plus sur le comptoir. Le temps où je n'avais pas d'argents pour survivre était révolu. A présent, je pouvais payer ce que je mangeais. Soufflant je mis un sac à mon dos, l'autres sur mon ventre avant de prendre les deux autres sacs et de les hisser sur mes épaules. Je sortis alors sans bruit de la boutique avant de reprendre le chemin de notre planque. Entrant dans la forêt, je me rendis compte que la garde avait soudain changé. Camouflant les deux sacs que je devais porter sur mes épaules dans les buissons, je repris ensuite mon chemin. Ces deux sacs en moins, je pouvais manœuvrer plus facilement. Le chemin du retour ce fut plus prudemment. Lorsque j'arrivais dans le chalet, je mis au frigo ce qui devait l'être avant de repartir aussitôt chercher le reste. Me faufilant dans la nuit, je réussi à revenir l'à où j'avais caché les provisions sans trop d'encombre. Malheureusement, lorsque je fis le chemin dans le sens inverse, une patrouille d'OZ me vis. Lâchant aussitôt les paniers, je sortis ma faux avant de les éliminer un à uns. C'est alors que je vis l'un des soldats prendre les sacs. Aussitôt, je fonçais vers lui en disant :
Ne touche pas à ça crétin, j'en ai besoin pour nourrir ma famille.
Aussitôt je le mis hors d'état de nuire. Soufflant, je vis que je n'étais pas dans un très bon état. Blesser à plusieurs endroits. Je sentais mon sang s'écouler lentement des plaies. Ses imbéciles de soldats m'avaient attaqué avec des armes blanches. Reprenant mes sacs, je repris mon chemin. Lentement mais sûrement. A cause de mon état, ma progression fut lente, très lente et ce n'est qu'aux petites heures du matin, alors que le soleil pointais à l'horizon, que je passais enfin la porte de notre planque. Arrivé dans la cuisine, je fus surpris de tous les voir. Faisant un pas dans leur direction, je vis Heero se lever précipitamment. Mais je pense que ce qui m'étonna le plus, fut de voir une larme perler au coin de son œil. Posant les sacs, je le serais tendrement. Lui montrant que j'étais là, à ses côtés. Jetant un regard par-dessus l'épaule de mon amant, je vis Zechs. Celui-ci regardait par la fenêtre, gêner. S'il voulait rester parmi nous, il fallait bien qu'il nous voie craquer de temps en temps. Je laissais Heero se décoller de moi tout seul. Il était important qu'il le fasse lorsqu'il s'en sentait prêt. Après un court instant, il se décolla enfin de moi avant de me dire :
Ne me refais plus jamais ça. J'ai eu tellement peur lorsque je ne t'ai pas vu à mes côtés.
Pardon Heero, mais cette situation n'avait que trop durer.
Je voulu reprendre les sacs mais Quatre et Zechs me devancèrent. Ils entreprirent alors de ranger les affaires tranquillement. Heero me fit asseoir tandis que je vis Wufei réapparaître avec une trousse de soin. Il la donna à mon amant avant d'aller s'asseoir tranquillement. Heero me dit alors :
Aller Duo, retire moi ces vêtements que je te soigne.
Quoi, maintenant ?
Oui
Ici ?
Oui, ici. Ne fait pas l'enfant, il n'y a que nous dans cette pièce.
Jetant un coup d'œil à Zechs, je vis qu'il était légèrement tendu. Haussant les épaules, je fis ce qu'Heero me dit. Enlevant mon blouson et mon tee-shirt. Mais alors que je le passais par-dessus mes épaules, le sang sécher collant au tissu, arracha les croûte occupée à se former. Retenant une plainte, je vis cependant le regard de Zechs posé sur moi. Tandis que Quatre, aider de Trowa nous préparèrent un petit déjeuner digne de ce nom, Heero entrepris de soigné une à une toutes mes plaies. Lorsqu'il eu fini, je vis apparaître devant moi une assiette copieuse. Attrapant une fourchette, je m'empressais de manger. Cela me sembla divin. Lorsque j'eu fini, je me levais avant de dire :
Vous faite ce que vous voulez mais moi je vais dormir.
Lorsque j'entrais dans la chambre, je fis les laudes avant de me mettre au lit.
Zechs :
Duo venait de partir de la cuisine tandis que Trowa et Wufei débarrassaient et faisaient la vaisselle. Regardant Heero, je vis qu'il discutait tranquillement avec Quatre. Celui-ci demandais des précisions quand à l'état de santé de Duo. Plus je les côtoyais et plus j'en apprenais sur eux. J'avais été surpris et gêner de voir les larmes d'Heero. Mais n'était-ce pas normal ? Se réveiller au beau milieu de la nuit et se rendre compte que la personne qu'on aime n'est plus à ses côtés. Je ne savais plus vraiment quoi penser. Soupirant, je finissais ma tasse de café tranquillement, le regard perdu au loin. Je regardais les oiseaux voleter dans la forêt. Eux, ils étaient libres au moins. Comment pouvais-je aider les garçons à gagner cette fichue guerre ? Jusqu'ici je n'avais été qu'un poids pour eux. A part leur créer des ennuis je ne savais pas faire grand-chose d'autres. En effet, depuis que j'étais arrivé ici, je n'avais fait que pleurer sur leurs épaules en ignorant leur peine et leur peur. Soupirant, je fus surpris de sentir une main se poser sur le haut de mon dos. Me retournant, je vis qu'il s'agissait de Wufei. Jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, je remarquais que la pièce était vide. Etrange, je n'avais pas entendu les autres sortir. Wufei me demanda alors :
Tu comptes rester seul dans ton coin encore longtemps ?
Heu…. Je…
Celui-ci sourit avant de dire :
Allez viens.
Sur ce, il sortir de la cuisine. Que devais-je penser de tout cela ? Ils agissaient tous avec moi comme si cela faisait des années que je vivais avec eux. Et j'avais parfois cette impression. Le sentiment de les connaître depuis bien longtemps. Et pourtant, plus je me posais de question et plus je me rendais compte que je ne savais pratiquement rien. Soupirant, je me levais avant de rejoindre les autres dans le salon. M'installant dans l'un des fauteuils libre, je me remis à penser à ce qu'il en était de ma place parmi eux. M'était-elle maintenant acquise ou étais-je encore considérer comme Zechs, le soldat d'OZ ayant fuit l'organisation? La journée passa lentement, perdu dans mes pensées. Mais lorsque je levais les yeux, mon attention se posa sur Wufei. Celui-ci me tournait le dos. Il était légèrement penché aux côtés de Heero assit à table. Sans vraiment m'en rendre compte, mon regard suivait le contour de son corps. Son dos, ses jambes, la cambrure de ses reins. Lorsque ce dernier se redressa, je me rendis compte de ce que je venais de faire. Mais comment en étais-je arrivé à l'observer de cette manière. D'un coup, je sentis une étrange chaleur envahir mon corps. Détournant le regard du chinois, je reportais mon attention sur la forêt visible par la fenêtre. Pourquoi me sentais-je troubler en cet instant ? Inspirant profondément, je vis le chinois passé à quelques pas de moi avant de sortir de la pièce. Soufflant, je reportais mon attention sur Heero. Ce dernier semblait griffonner quelques choses sur une feuille de papier. Me levant, je décidais d'aller m'allonger un peu. Je n'avais rien à faire et à force de rester parmi les garçons, je n'arrêtais pas de ruminer et de me demander quelle était ma place parmi eux. Entrant dans la chambre que je partageais avec Wufei, je fus soudain envahi par une étrange chaleur lorsque je le vis assis sur son lit. Il leva alors la tête avant de me demander :
Qui a-t-il Zechs ?
Heu… rien, je… je venais juste m'allonger un peu, je tourne en rond alors… Mais je vais te laisser, je ne veux pas te déranger.
Il n'y a pas de mal.
Mais c'est ta chambre et je suppose que tu voulais lire tranquillement.
C'est aussi ta chambre il me semble.
Oui mais je…. Heu, je pensais que, en faite, je n'avais pas vraiment de chambre vu que je ne suis qu'un étranger qui sait un peu imposer.
Tu raisonnes étrangement. Qu'importe les erreurs du passé, il nous reste toujours la possibilité de changer.
Je ne pense pas être en mesure de réparer mes fautes. Je vous ai créé tellement de problème lorsque je faisais partie de l'organisation zodiacale. Comment pourrais-je seulement gagné votre confiance ? Comment pourrais-je vous prouvez que ce que je veux aujourd'hui c'est la destruction d'OZ et la venue de la paix ?
Reste comme tu es. C'est en étant soi-même qu'on est le mieux.
Levant les yeux, je croisais alors ceux du jeune homme… C'était bien la première fois que je pensais à l'un des G-boys comme un homme. D'ordinaire, et ce, à cause de leur âge, je les avais toujours considérer comme des garçons, des ados. Mais il était vrai que, de part ce qu'ils avaient vécu, ils étaient adultes. Bien plus mûrs que certains, bien plus mature. Soupirant, je m'allongeais alors sur mon lit. Fermant les yeux, je me concentrais sur cette étrange sensation qui m'envahissait. Que m'arrivait-il ? J'avais l'impression de devenir quelqu'un d'autre. Plus je passais de temps avec les garçons et plus j'avais l'impression que, malgré la guerre, j'avais enfin trouvé ma place sur cette terre. Lentement, je me sentais glisser vers une somnolence reposante. Un léger bruit me fit cependant sursauté. Me redressant, je regardais autour de moi sans comprendre pourquoi je ne distinguais rien. Il me fallu quelque instant pour comprendre qu'il faisait noir. Alors que mes yeux s'habituaient enfin à l'obscurité, je remarquais que le lit de Wufei était vide. Soupirant, je m'étirais sur la gauche afin d'attraper l'interrupteur de la lampe de chevet. Lorsque la lumière inonda la pièce, je fermais les yeux un court instant. Quand enfin je les ouvrais à nouveau, je remarquais qu'une couverture avait été posée sur moi. Etrange, je me souvenais pourtant m'être endormie sans couverture. Alors comment était ce possible. Reportant mon attention sur la porte, j'en déduis que c'était Wufei qui m'avait couvert. Regardant ma montre, je vis qu'elle indiquait 19h30. M'étirant, je me levais avant de descendre. Une bonne odeur me parvint alors ainsi que des rires et des cris. Surpris, je m'approchais en silence. Jetant un coup d'œil dans la cuisine, je vis que Duo était pourchassé par Wufei. Celui-ci était recouvert de farine. Ne tenant plus, je me mis à rire aussi. C'est alors que Duo vint se cacher derrière moi. Wufei me dit alors :
Laisse le moi que je lui apprenne un peu les bonnes manières.
Mais Wou Wou, t'est tout mimi comme ça.
MAXWELL….
Riant de plus bel, ce fut Heero qui brisa les jurons de Wufei :
Calme-toi Duo. Wufei, tu ferais bien d'aller te débarrasser de cette farine pendant que Quatre fini de préparer le repas.
Râlant et bougonnant, Wufei se rendis tout de même à la salle de bain tandis que Duo allait s'installer au côté de son amant. C'était étrange de les considérer comme telle. C'est alors que Heero donna une tape à l'arrière de la tête du natté en disant :
Calme-toi un peu, sinon j'en connais un qui ne te laissera pas tranquille tant que tu auras une natte.
Avoue que la tête de Feifei en valait la peine.
Pour toute réponse, je vis un léger sourire étirer les lèvres du japonais. Prenant place à mon tour à table, je fus surpris lorsque Trowa entama la conversation avec moi :
Comment va-ton épaule ?
Ho heu et bien ça va merci, elle ne me fait presque plus mal.
Tant mieux. Après le repas, pourras-tu m'aider pour aller chercher de l'eau ?
Oui bien sur. Je ferais la vaisselle aussi, je pense que ça doit être mon tour non ?
Et bien si tu veux tu peux la faire, à vrai dire, cela préservera la cuisine d'une inondation si c'est Duo qui doit s'en charger.
Et….
Avoue que j'ai raison Duo.
Tu n'as pas tout à fait tort Trowa.
Sur ce, Quatre nous servis tandis que Wufei revint peu après. Il était à présent débarrasser de toute la farine qui le blanchissait il y a quelque instant. Alors que nous commencions à manger, je fus surpris et heureux de l'ambiance. Tout était calme, conviviale. J'avais enfin trouvé ma place sur cette Terre et c'est tout ce que je voulais pour le moment. Une fois le repas terminé, je me rendis avec Trowa derrière le chalet afin de ramener de l'eau. De retour dans la cuisine, j'en fis chauffer un peu afin de faire la vaisselle. Une fois l'eau chaude, je la versais dans l'évier avant de me mettre à laver assiettes et casseroles. Alors que je déposais le premier plat, je vis Wufei s'en emparer pour l'essuyer. Gêner par cette soudaine proximité entre nous, je fis mon possible pour qu'il ne s'en aperçoive pas. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi la présence de Chinois me troublait tant. Ce n'était qu'un ado et pourtant, j'étais attirer par lui. Car oui ce que je ressentais était en effet un certain désir pour ce dernier. Mais je n'arrivais pas à comprendre pourquoi ou comment cela était possible. Après ce que Treize m'avait fait, comment pouvais-je encore ressentir cela ? Soupirant, je déposais la dernière casserole avant de vider l'eau. Tandis que Wufei finissait d'essuyer, je commençais à tout ranger. Une fois fini, je me rendis dans le salon tandis que Wufei partit vers notre chambre. Arriver dans le salon, Heero me demanda :
Tu sais où est Wufei ?
Heu, oui. Je pense qu'il est partit dans notre chambre.
Hum… Duo. Tu veux bien aller le chercher.
Duo acquiesça avant de faire ce qu'il lui était demandé. Regardant les autres, je vis qu'ils étaient relativement calmes. Il n'y avait donc rien d'urgent. Lorsque les deux absents arrivèrent, Heero déclara :
Nous avons une nouvelle mission.
Me crispant, j'attendis patiemment le verdict. Ferais-je partie de celle-ci ? En quoi consistait-elle ? Tant de questions se bousculaient dans ma tête. Heero repris :
OZ à développer un nouveau sérum de vérité. Il faut impérativement voler un échantillon pour pouvoir produire un contre et nous devons détruire entièrement ces laboratoires de recherches. Ceux-ci se trouvent à environs 140 km au Sud-sud-ouest. Duo tu te chargeras de voler les échantillons pendant que nous ferons diversions de l'autre côté de la base avec les Gundam.
Compris.
Zechs, quand à toi, tu resteras ici. Ne m'en veux pas mais je préfère faire cette première mission sans toi. De plus, il te faut ménager ton épaule.
Je comprends.
Et c'était vrai. Je le comprenais. C'était déjà un miracle qu'ils m'aient tous accepté avec eux alors… Trowa prit alors la parole :
Dans combien de temps partons ?
Dans deux heures.
Sur ce, tous se levèrent afin de se préparer. Restant seul dans le salon, je ne pouvais que réfléchir à ce qui allait se passer. Je sentis naître en moi une étrange émotion. La peur de voir l'un d'entre eux rentrer blesser ou ne pas rentrer du tout. Comment Heero, Quatre, Trowa ou Duo pouvaient-ils supporter de voir la personne qu'ils aimaient combattre comme ça ? Soupirant, je décidais de me rendre dans la chambre que je partageais avec Wufei. En passant devant la pièce que Duo et Heero partageais, je vis Duo à genoux devant la fenêtre. Il priait :
« Pater noster, qui es in caelis,
sanctificetur nomen tuum
adveniat regnum tuum
fiat voluntas tua
sicut in caelo et in terra
panem nostrum quotidianum
da nobis hodie
et dimitte nobis debita nostra
sicut et nos dimittimus
debitoribus nostris
et ne nos inducas in tentationem
sed libera nos a malo
Amen »
Soupirant, je décidais de passer en silence. Lorsque j'entrais dans ma chambre, je vis Wufei relever la tête. Celui-ci était en boxer. Détournant les yeux, je fis mon possible pour cacher le rouge qui me montait aux joues. Prenant mon livre, je fis semblant de rien, tandis que du coin de l'œil, je l'observais. Il était vraiment beau, un corps fin mais musclé, les cheveux toujours impeccable. Maintenant que j'y pensais, je ne l'avais jamais vu les cheveux lâcher. Il se couchait toujours après moi et se levait toujours avant moi. Soupirant, je regardais Wufei préparer ses affaires. Il n'emportait que le strict minimum, son arme, une trousse de secours, une lampe de poche et une tenue de rechange. Lorsque se fut fait, il enfila sa combinaison de pilotage. Je remarquais alors qu'une mèche était sortie de sa queue. Alors que je pensais qu'il allait la refaire, je le vis me jeter un coup d'œil avant de prendre son sac et de se rendre dans la salle de bain. Lorsqu'il en ressortit quelques instants après, ses cheveux étaient à nouveau impeccables. Etrange, pourquoi ne les avait-il pas tout simplement refait dans la chambre ? Enfin… Les deux heures passèrent-en un rien de temps. Les garçons étaient maintenant sur le point de rejoindre leur gundam. Je m'approchais de Heero avant de lui demandé :
Quand revenez-vous ?
Je ne sais pas trop, ça dépend du temps que va mettre Duo à récupérer les échantillons et la résistance qu'on aura.
Ah, ok.
Sur ce, je les laissais allé. Je restais sur le pas de la porte jusqu'à ce qu'ils aient totalement disparus dans l'obscurité de la forêt. Heureusement les soldats de Oz qui surveillaient la région étaient repartit le jour avant. Soupirant, je rentrais dans le chalet avant d'allez m'installé dans le divan afin de mit allongé quelques instants. Cela faisait deux heure que je ne me sentais pas très bien, mais je n'arrivais pas à déterminer pourquoi. Le temps passait au ralentit. Seul dans le chalet, il me semblait bien hostile tout d'un coup. La première impression qu'il m'avait laissée avait été une paix intérieure. J'étais si loin des bases d'OZ et de leur ambiance spartiate. J'étais loin du comportement froid des autres soldats de l'organisation. Ici tous se passait bien. Lorsque je me réveillais, j'étais tranquille. Lorsque je descendais, les autres me disaient bonjour. Ils avaient même demandé comment mon épaule allait. J'étais bien ici. Mais maintenant qu'ils étaient loin, je me sentais oppresser. Je repensais à ce que Treize m'avait fait subir. Je l'aimais. Mais apparemment ce n'était pas réciproque. Lentement je sentis monté en moi l'angoisse de me retrouvé à nouveau seul. Fermant les yeux, je me mis à respirer lentement et profondément. Me revint alors en mémoire, la crise que j'avais eue au beau milieu de la nuit. Lorsque Wufei m'avait vu. Lorsque Duo était venu m'aider. Quatre m'avait ensuite parlé de son empathie. Il m'avait alors dit que mes angoisses étaient passées en Duo. Qu'est ce que cela pouvait bien signifier. Mes angoisses étaient due au faite que Treize m'avait violé. Cela voulait-il dire que Duo…. Non, impossible… quoi que ? Je savais que Duo était né sur L2. Et je savais aussi que c'était la colonie la plus pauvre du système colonial. Il m'avait lui-même avouez avoir vécu dans la rue. Décidément, je ne leur servais à rien. En plus d'être un boulet, voila que je transmettais mes peurs à Duo. S'il avait vécu ça, je ne devais certainement être que le reflet qu'il avait du être, le reflet des angoisses qui lui avaient tordues le cœur. Sans m'en rendre compte, épuisé par mes conclusions, je sombrais dans un profond sommeil.
Wufei :
Nous rentrions enfin de notre mission. Tout s'était passé sans problème. Duo avait récupérer les échantillons et même la formule. Le réseau informatique et la base étaient maintenant complètement détruits. Nous arrivions enfin au chalet. Ce fut Quatre qui entra en premier. Une fois à l'intérieur, celui-ci remarqua Zechs couché dans le divan. Il dit alors :
Vous ne pensez pas qu'il faudra le réveillé pour qu'il ait dans son lit ? Il y serait certainement mieux non ?
Heu, vaux peut-être mieux pas le toucher s'il dort.
Pourquoi Duo ?
Je vis celui-ci jeter un rapide coup d'œil à Heero avant de dire :
Ben c'est quand même un soldat. Si on le prend par surprise il risque d'attaquer pour se défendre et ça sans vraiment le vouloir.
Oui Duo à raison.
Quatre s'approcha alors avec prudence en l'appelant. C'est alors que je le vis soucieux. Il posa une main sur le front de Zechs avant de dire :
Il a de la fièvre.
Et à quoi est-ce du ?
Je pense que c'est à cause de son épaule.
M'avançant, je dis alors :
Je vais le monté dans notre chambre. Quatre, tu veux bien préparer des compresses et de l'eau froide.
Bien sur, je te les apporte.
Merci.
Prenant Zechs dans mes bras, je me rendis compte de la chaleur qu'il dégageait. En effet, elle n'était pas normale. Arrivé dans la chambre que nous partagions, je l'allongeais sur son lit avant d'entreprendre de le déshabiller. Lorsqu'il fut en boxer, je le recouvrais de sa couverture avant de tirer la mienne et de l'y ajouter. Quatre arriva quelques instants après. Immédiatement, je lui mis une compresse froide sur le front afin de faire tombé sa fièvre. Quatre repartit bien vite. M'asseyant sur mon lit, je repris mon livre là où je m'étais arrêté. Les heures passèrent, identique les unes aux autres. Mais vers 3h du matin, il commença à s'agiter. Posant mon livre, je m'agenouillais près de lui. M'emparant de la compresse, je la rinçais avant de la replacer sur le front de Zechs. C'est alors que je l'entendis murmurer :
Pardon… Pardon Duo…Pardon…
Je n'étais pas fou. Il demandait pardon à Duo. Mais pourquoi ? Ce qui était sur, c'est qu'il avait l'air tourmenter. Ne pouvant rien faire de plus que d'attendre, je me remis à lire, attendant qu'il se réveille. Certes j'aurais pus dormir mais il fallait bien que quelqu'un veille sur lui. Lorsque l'aube arriva, Je vis Zechs ouvrir les yeux. Me levant, je m'agenouillais prêt de lui.
Zechs :
Je ne me sentais pas très bien. Pourtant je sentais que j'étais couché confortablement. Ouvrant les yeux, je vis que Wufei était agenouillé prêt de moi. Surpris, j'essayais de me redresser mais il m'en empêcha en posant une main sur mon torse. Il me dit alors :
Ne force pas. Lorsque nous sommes rentrés nous t'avons trouvé dans le divan, terrassé par une forte fièvre. Comment tu te sens maintenant ?
Mieux, merci.
Je t'en pris. J'ai cependant une question à te poser. Pourquoi demandais-tu pardon à Duo ?
…
Que lui répondre à ça. Je ne voulais pas révéler le pourquoi je m'excusais. Je ne voulais pas qu'il sache que j'avais été violé et que j'avais deviné que Duo aussi avait subit cette tourmente. Tournant la tête, je ne pus que garder le silence. Je l'entendis alors soupirer. Il se releva et dit :
Très bien, fait comme tu le sens. Si tu n'as pas envie d'en parler c'est ton choix. Mais sache que si tu as fait du mal à Duo ou que tu comptes lui en faire, tu auras à faire à nous.
Sur ce, il sortit de la chambre. Sa réaction été normal. Ils étaient une famille. Ils se soutenaient, s'entraidaient. Alors il était normal qu'il me menace de la sorte. Après quelques minutes de silence, la porte s'ouvrit. Tournant la tête, je vis qu'il s'agissait de Duo. Celui-ci me dit :
Wufei est venu me trouver en me demandant si tu m'avais fait quelque chose. Je lui ai dit que non et l'a il m'a dit que tu m'avais demandé pardon dans ton sommeil. Si tu veux en parler et bien, je suis la.
Je…
Duo ferma la porte avant de s'asseoir par terre prêt de moi. Il me dit alors :
Tu sais, si tu n'as pas envie d'en parler, je comprendrais tu sais.
Non, ce n'est pas que je n'en ai pas envie, c'est juste que…
Oui.
Pardon Duo. Pardon.
Mais pourquoi me demandes-tu pardons ?
Parce que je ne suis qu'un poids pour vous et parce que sans le vouloir et sans m'en rendre compte, je t'ai blessé et t'ai rappelé de mauvais souvenir.
Duo avait fortement pâli. Et pendant un instant j'eu peur de me retrouver face au Shinigami. Il avait les yeux baissé et serrait les poings tellement forts que je vis bien vite perler des petites gouttes d'un liquide carmin. Je craignais de prendre la parole. Peur de le sortir de sa torpeur et qu'il ne décide de m'égorger. Je savais qu'il en était capable. J'entendis alors Quatre toquer à la porte. Sans l'ouvrir il dit :
Duo, tout va bien ?
Alors que je pensais qu'il allait rester muet, il répondit d'une voix toute a fait naturel.
Ne t'en fait Quat-chan. Je discute un peu avec Zechs. Retourne te coucher.
Comme tu veux, mais si jamais tu as un problème tu sais que tu peux nous en parler.
Mais oui, ne t'en fais pas.
Les pas de Quatre s'éloignèrent alors. Lorsque le silence revint, Duo prit la parole :
Comme l'a tu su ?
Quatre m'a dit qu'il était doté d'empathie. Il m'a expliqué qu'il ressentait les sentiments et les émotions des autres. Il m'a dit que mon angoisse était passée en toi lorsque tu étais venu m'aider en pleine nuit. Alors, j'ai deviné que tu avais du subir la même chose que moi. Maintenant que j'y pense tout s'enchaine. Tu avais reconnu les marques sur mon corps, tu savais comment réagir. Pardon Duo. Je ne voulais pas te blesser.
J'avais fermé les yeux. Attendant les injures et les coups. Mais rien ne vins. Au contraire, je sentis la main de Duo sur ma joue. Il me dit alors :
Ce n'est pas une raison pour pleurer Zechs. Je te l'ai dit. Ce qui s'est passé est passé et on ne peut pas le changer. Par contre on peut accepter de vivre avec.
D'un simple geste de la main, il chassa les larmes qui coulaient sur mes joues. Je n'avais même pas conscience de pleurer. Encore une fois, je ne faisais que le reposé sur eux.
Calme-toi, pleurer ne sert à rien.
Encore une fois je ne suis qu'un poids pour vous. Comment fais tu pour être si fort Duo.
J'ai tiré un trait sur ce qui à eu lieu. Je me contente de regarder devant moi et de me concentré sur ma mission. Et puis, tu sais, Heero m'a beaucoup aidé.
Comment peux-tu rester avec Heero après ce qui sait passer ?
Et bien c'est parce que je sais que jamais Heero ne me fera de mal. Tu finiras par le comprendre toi aussi.
C'était à cause de ça que tu restais distant envers les autres ?
Entre autre oui. Depuis mon enfance et surtout depuis ça, je n'ai jamais aimé les contacts physiques.
Pourquoi entre autre ?
Et bien, j'ai vécu longtemps dans la rue et à cause de ça j'aime la solitude. Je me suis toujours méfier des autres.
Je suis vraiment désolé Duo.
Aller, fait pas cette tête.
Sur ce il se releva avant de dire :
Aller, je vais te laisser te reposé. Je vais dire à Wufei qu'il ne doit pas te tabasser, que tu ne m'as rien fait.
Sur ce, il me sourit avant de sortir de la chambre. Wufei ne tarda pas à revenir. Il passa en silence devant moi avant de s'asseoir sur son lit, de se mettre en boxer, de retirer sa chaine et de se coucher. Mais il me dit quand même :
Désolé pour t'avoir parlé méchamment. Duo m'a dit que ce n'était qu'un mal entendu.
Je te comprends. J'aurais eu la même réaction. Après tout, vous former une famille non.
Ouais, une famille. Aller bonne nuit.
Sur ce, je vis Wufei s'endormir lentement. C'était étrange de le voir si fatigué. N'avait-il donc pas dormis ? Soupirant, je décidais de me lever afin d'aller boire un peu. Arriver dans la cuisine, je me mis à pensé aux paroles de Duo. Il était à présent sur que je ne me laisserais plus abattra. Je sentis alors quelqu'un entré dans la cuisine. Me retournant, je vis qu'il s'agissait d'Heero. Celui-ci resta sur le pas de la porte et me dit :
Je sais ce qui ta pousser à quitter OZ. Duo ne m'en a pas parler mais je le connais bien. Je sais ce qu'il lui est arrivé et il ne m'a pas été compliqué de faire le rapprochement lorsqu'il ta aider. Si Duo nous assure que jamais plus tu ne rallieras OZ, alors je n'ai qu'une chose à te dire. Bienvenue dans notre famille.
Sur ce, il reparti comme si de rien n'était. Mais alors que je m'étais juré d'être fort pour les aider. Je venais de me rendre compte qu'ils venaient tous simplement de me sauvez d'une existence dénuée de sens.
Heero :
Cette fois, il était presque certain que Zechs ne retournerait jamais chez OZ. S'il le voulait, il pouvait rester parmi nous. Revenant dans la chambre que je partageais avec Duo, je le vis étendu sur le lit. Il attendait tranquillement. M'approchant, je pris place tout contre lui. Aussitôt, il se serra contre moi. L'embrassant tendrement, je m'installais ensuite pour finir ma nuit. Duo se serrait contre moi, mais je savais qu'il ne lui fallait rien de plus que le contact et la chaleur de mon corps.
Duo :
Me serrant contre Heero, je profitais de sa chaleur et du réconfort qu'il m'apportait. Je sentis alors sa main monté et descendre dans mon dos en une douce caresse. Soupirant, je laissais ces délicieuses sensations me mener vers les bras de Morphée.
