L'heure fatidique approchait, Yugi avait une énorme boule dans le ventre. Même s'il n'avait aucune envie de manger avec une angoisse pareille, il comptait sur toutes ses forces si les limites du raisonnable seraient franchies. Le soir venu, il quitta le magasin à pas feutrés. Arrivé devant ce bar qu'il redoutait plus qu'autre chose, sachant qu'il appartenait à Marik, il resta une minute sans bouger. Il serra son poing et posa sa main sur la poignée de la porte. Il poussa un profond soupir et pénétra à l'intérieur. Les clients majoritairement masculins buvaient tranquillement leurs verres en parlant de tout et de rien entre eux. Yugi marcha entre les tables jusqu'à celle où Marik était assis avec sa fratrie et ses trois fidèles fan-girls : Vivian, une chinoise les cheveux noirs et les yeux noisettes, Mai, blonde aux yeux violets et Kisara, les cheveux blancs et les yeux bleus. En les voyant lancer des regards de dégoût derrière lui, Marik comprit que son invité était arrivé.
"- Ah Yugi te voilà mon cœur ! Je me demandais si tu tenais à ce que je devienne méchant. On peut dire que tu te décides à devenir raisonnable.
- Oh ça va commence pas ! Je suis déjà bien gentil de venir te supporter !
- Mais c'est qu'on est de mauvaise humeur ! Ishizu emmène-le là-haut et prépare-le.
- Tout de suite Marik."
Ishizu était sa sœur aînée, la peau dorée, les cheveux noirs et les yeux bleus. Plus réservée et moins arrogante que son frère, Yugi aurait largement préféré être courtisé par cette femme. En plus d'être une beauté aussi rare qu'une fleur dans le désert, elle aurait employé une méthode bien plus charmante d'après ce que les gens pensaient d'elle. Même si elle avait 7 ans de plus que lui, cette différence ne l'aurait même pas dérangé puisqu'il était majeur. Elle mena Yugi dans une pièce fermée. A l'intérieur, un débarras où s'entassait des cartons remplis de vieilleries, de vêtements et de bibelots. Ishizu prit une boite violette d'une étagère et souffla dessus pour enlever la poussière. Elle la tendit à Yugi qui l'ouvrit. Un tissu rouge pailleté apparut. Pris d'un mauvais sentiment, le jeune homme posa l'emballage sur une vieille chaise poussiéreuse et abîmée près de lui. Il saisit le tissu entre ses mains. En le sortant, le tissu tomba de toute sa longueur, révélant une vulgaire robe bustier fendue. Dans la boite, de longs gants violets en tissu, une paire de talons aiguilles rouges vernis, une longue perruque rouge et un tablier en dentelle blanc.
"- Qu'est-ce que c'est que cette horreur ?
- Marik veut que tu portes ça.
- DE QUOI ? HORS DE QUESTION DE ME TRAVESTIR NON MAIS OH ! T'ES QUAND MÊME PAS AUSSI PÊTÉE QUE TON FRANGIN ! VOUS M'AVEZ PRIS POUR CONCHITA WURST LES ISHTAR !
- Dis donc mets-la en sourdine j'y suis pour rien moi !
- Ah ouais ? C'est pas l'aîné normalement qui fait la loi dans la fratrie ?
- Peut-être mais c'est pas pareil et tu le sais.
- Non justement je le sais pas ! Je sais pas comment une femme qui dépasse tous les préjugés comme toi n'arrive pas à se soulever contre son cadet ?
- Si c'est ce que tu penses, inutile de poursuivre cette conversation. Habille-toi.
- Non mais tu sais c'est pas parce que je t'ai vexé que tu dois te venger comme ça.
- Habille-toi, je ne te le dirai pas deux fois, insista Ishizu en sortant de la pièce."
C'est en poussant un énorme soupir que Yugi s'exécuta. Encore une fois, c'est parce qu'il a pensé trop vite qu'il s'est naturellement attiré la poisse. Ishizu qui obéit à son frère comme une marionnette, c'est quoi la prochaine étape ? Rishido qui s'y met en le réprimandant pour avoir repoussé cet abruti ? La soirée commence sérieusement à se gâter. Dans quel pétrin s'est-il encore fourré ? En mettant la robe, il se rendit compte qu'elle avait des poches. Il en profita pour y glisser son téléphone. S'il doit prévenir sa famille, il sera bien embêté de se souvenir trop tard qu'il l'avait laissé à l'étage dans son pantalon. Il enfila les talons en s'appuyant sur une chaise. Il s'attendait à ce qu'ils lui fassent mal mais ils épousaient parfaitement la forme de ses pieds. Il n'avait aucun mal à marcher avec. Marik aurait-il fait ce déguisement sur mesure ? Le haut de la robe ne flottait même pas. Mise à part deux petites rondeurs collantes formant une poitrine artificielle, il tenait en place. Il passa les gants sur ses bras, noua le tablier autour de sa taille et enfonça la perruque devant un vieux miroir sur ses pics qui s'aplatirent. Il ouvrit la porte à Ishizu, une boite de maquillage à la main.
"- Tu ne comptes pas me maquiller comme une voiture volée j'espère ?
- C'est Marik qui l'a demandé.
- PUTAIN MAIS C'EST LA JOURNÉE DE LA POISSE OU QUOI ! JE TIENS LA GRANDE FORME MOI ! MARIK QUI M'EMMERDE AVEC UNE INVITATION A SON BAR DE MERDE ET QUI ME FORCE À ME TRAVESTIR ET ME MAQUILLER COMME UNE POUFFE ! C'EST LA PIRE SOIRÉE DE MA VIE !
- Pas d'imprudentes paroles Yugi. N'oublie pas l'avertissement que tu as eu ce matin.
- Pour qui tu te prends pour te permettre de me donner des ordres, madame je prends le parti de mon abruti de frère ? Je te rappelle que rien ne t'a jamais empêché de me défendre ou de le calmer. Tu es sa sœur aînée, c'est à toi et à Rishido de lui montrer le droit chemin en l'absence de vos parents. Écoute-moi, si tu n'es même pas capable de lui faire comprendre qu'on obtient pas certaines choses en les déclarant comme notre possession, tu ne seras jamais meilleure que lui. Je le conçois qu'une enfance avec un père abusif a joué un rôle important là-dedans mais ce n'est pas une raison. Continue comme ça et tu te laisseras menée par le bout du nez."
Ishizu ne répondit pas. Elle rentra dans la pièce et posa sa boite de maquillage. Yugi soupira et s'approcha, déçu qu'elle ait encore détourné la conversation. Elle utilisa un fard à paupières lavande et du mascara pour les yeux, un blush rose pour les joues et un rouge à lèvre cerise pour la bouche. Le jeune homme rougit en se voyant transformé de la sorte devant le miroir.
"- Bah voilà toi qui râlait, tu n'es pas si mal déguisé en femme.
- Ne continue pas s'il te plaît ! Déjà que j'ai envie de me jeter par la fenêtre, ne remue pas le couteau dans la plaie. Bon descendons avant que la bête se réveille."
Ils redescendirent, Yugi derrière Ishizu pour se cacher. Cela ne lui servit que pendant un très court moment puisqu'elle se décala pour montrer le résultat. Tous les hommes sifflèrent à l'attention de Yugi, rouge comme une tomate et se frottant le bras de honte. Il avança à la table de Marik pour lui demander s'il était fier de l'avoir humilié ainsi.
"- Hé bien on peut dire que j'ai choisi la tenue idéale.
- Tu vas pas t'y mettre comme ta sœur toi ?
- Encore de si bonne humeur ? Ishizu donne-lui un plateau pour qu'il fasse le service, ça le calmera."
Parce qu'en plus il doit jouer le cliché de la serveuse allumeuse ? Si la connerie était l'Himalaya, Marik dépasserait largement le sommet. Il arracha le plateau tendu par Ishizu de ses mains en la fusillant du regard et se dirigea vers le bar. Il prit les boissons que lui tendait le barman et fit le tour des tables. La soirée fut insupportable pour Yugi. Chaque fois qu'il passait près d'une table masculine, il y en avait toujours un pour lui mettre la main aux fesses et glousser quand il le repoussait. Sans compter les compliments d'ordinaire destinés à la gente féminine particulièrement rabaissant pour lui. Alors qu'il retournait au bar pour charger son plateau, Marik lui fit signe de le rejoindre. Les trois fan-girls pleuraient des larmes de crocodiles, il a dû dire quelque chose qui les a blessées. Bah elles peuvent chouiner tant qu'elles veulent, mieux vaut tard que jamais pour comprendre qu'il ne faut jamais s'attacher à un con pareil.
"- Qu'est-ce que tu veux tu vois pas que je suis occupé ? Après tout c'est ce que tu voulais, pour bien soulager ton orgueil blessé ?
- Allons arrête de râler et viens t'asseoir avec nous beau-frère, proposa Rishido.
- Et voilà qu'est-ce que je disais ! Le frère adoptif qui s'y met aussi ! Et ne m'appelle pas comme ça tu sais bien que je déteste ça Rishido !
- Encore ton sale caractère, demanda Marik en levant un sourcil ? Qu'est-ce qu'on doit faire pour que tu sois un peu plus agréable ?
- Crève ça me fera des vacances. Maintenant tu m'excuseras mais il faut que je rentre, j'estime être resté assez longtemps."
Il tourna les talons mais le bras de Marik s'enroula autour de son bassin. Yugi fut forcé de s'asseoir sur ses genoux, augmentant au passage les sanglots des fan-girls.
"- Non tu ne rentreras plus. Vois-tu je commençais à parler de notre mariage avec Ishizu et Rishido, dit-il alors que les trois filles étaient au bord du désespoir.
- Ah c'est pour ça qu'elles chialent ces trois-là !
- Bien sûr il y aura l'enterrement de vie de garçon mais avant tout la première nuit ensemble. Ce soir ça m'a l'air parfait. Émoustillé comme je le suis, pourquoi ne pas en profiter ? Bien sûr je vais prévenir ta mère et ton grand-père comme ça on ne sera qu'à deux ce soir. Si on allait maintenant dans mon lit ?
- Ça suffit j'en ai assez entendu ! Laisse-moi partir !"
Yugi se débattit avec son côté félin allergique au contact humain en hurlant. Marik résistait en le maintenant assis sur ses genoux aussi fermement que possible avec ses bras autour de sa taille. Ses mains devinrent baladeuses et il lui fit des baisers dans le dos. Au bord de la crise, le jeune homme réussit à sortir de l'emprise de son bourreau et se remit sur ses jambes en un éclair. Pendant cette fraction de secondes, il se retourna et envoya son poing droit dans le visage de Marik. Il tomba sur le crâne en emportant sa chaise avec lui. Tout le bar fut pris d'un soupir de surprise face à cette scène. Yugi reprenait son souffle pendant que Marik à terre portait la main à son nez qui saignait. Le jeune homme reprit ses esprits, là les ennuis s'étaient transformés en tornade. Il s'enfuit en courant en jetant au passage sa perruque, ses gants et son tablier. Dehors, une pluie glacée le trempa jusqu'aux os en quelques secondes. Bien que courir avec des talons sur des pavés mouillés était un coup à se casser la figure, il courait à en perdre haleine. Il accéléra en entendant son tortionnaire crier son nom. Apparemment il s'était lancé à sa poursuite car ses pas résonnaient sur les flaques. Les larmes dégoulinant de ses yeux, il saisit son téléphone et composa le numéro de sa mère.
"- Yugi ?
- MAMAN AU SECOURS C'EST LA CATA ! MARIK M'A FORCÉ À ME TRAVERSTIR ET M'A FAIT DES FAVEURS SEXUELLES ! JE ME SUIS ENFUI APRÈS QU'IL M'AIT FAIT DES ATTOUCHEMENTS ET MAINTENANT IL EST À MES TROUSSES !
- Calme-toi mon chéri et cours aussi vite que tu peux ! Puise dans tes forces et distance-le ! Quand tu seras assez loin cache-toi et rentre à la maison ! Tu peux le faire, moi et grand-père sommes avec toi ! Ne parle pas tu vas gaspiller ton souffle ! Je raccroche d'accord ?
- D'accord !
- Où crois-tu aller comme ça mon amour, demanda ironiquement la voix de Marik derrière lui ?"
Fou de terreur, Yugi accéléra sa course et réussit à échapper aux griffes de Marik. Il s'arrêta au bout de quelques minutes près de la fontaine. Il scruta les alentours obscurs sous la pluie en reprenant son souffle. Il porta la main à sa bouche, s'agenouilla sur le sol trempé et vomit. Une fois son estomac vidé, il se mit à sangloter. Maintenant que Marik venait de le plonger dans un nouveau cauchemar, que pouvait-il faire ? Demain matin il viendra chez lui ligoter et bâillonner sa mère et son grand-père pendant qu'il l'enlèvera et l'enfermera pour réduire à néant ses derniers espoirs de pouvoir tirer un trait sur sa période de harcèlement scolaire. Il doit s'enfuir loin de Domino à présent pour protéger sa famille. Il reprit sa course et atteignit enfin le magasin. Il s'engouffra à l'intérieur et appela sa mère et son grand-père. Ils accoururent en le serrant dans leurs bras.
"- Oh mon pauvre bébé qu'est-ce qu'il t'a encore fait, soupira sa mère ?
- Que fais-tu avec cette robe et c'est quoi ce maquillage baveux ?"
Yugi leur raconta toute sa soirée chaotique du déguisement à son départ en catastrophe sous la pluie après avoir mis Marik presque KO.
"- Bon là c'est plus possible, jura sa mère ! Je vais aller m'expliquer avec ce dégénéré et lui remettre son cerveau en place !
- Non maman si ça se trouve il n'attend que ça pour me faire du chantage en échange de notre mariage ! Il faut que je parte ce soir avant qu'il ne débarque et s'en prenne à vous pendant qu'il en est encore temps.
- C'est ce que nous avons prévu après ton coup de fil, expliqua Sogoruko. Tu pars en exil chez ton oncle Pegasus. Nous t'avons préparé une valise avec des vêtements et des effets personnels. Nous n'avons pas oublié tes cartes et ton disque de duel. T'exercer avec tes cousins te changera les idées.
- Merci grand-père, merci maman, je pars tout de suite.
- Mais pense au moins à te changer, remarqua sa mère !
- Je n'ai pas ce luxe. Plus vite je partirai, plus vite je serai en sécurité.
- Pense bien à utiliser le téléphone crypté de ton oncle pour nous prévenir de ton arrivée, précisa Sogoruko. Ainsi Marik ne pourra pas te localiser."
Après avoir fait la bise à sa famille, Yugi s'élança en courant sous la pluie. Dans l'obscurité de la nuit, on entendait plus que ses talons claquant à la surface des flaques et le roulement de roulettes de sa valise qu'il traînait derrière lui. Au moins chez son oncle, il pourra enfin souffler. Son oncle Pegasus était le dirigeant de l'entreprise Illusion créatrice du jeu "Magic and Wizard", les cheveux blancs et les yeux noisettes. Il l'avait élaboré après un voyage en Égypte où il découvrit un ancien jeu de magie mettant en scène de vrais duels de monstres et de magiciens au temps du pharaon Atem. Veuf depuis dix ans, il ne lui restait au monde que ses trois fils : Seto, Noah et Mokuba. Tous les trois avaient les yeux bleus de leur défunte mère, bien que ceux du benjamin étaient plus foncés. Seto avait 18 ans et les cheveux bruns, Noah 17 ans et les cheveux vert émeraude et Mokuba 13 ans et les cheveux noirs et longs. Depuis leur enfance, Yugi entretenait une grande complicité avec ses cousins, surtout pour faire des mauvais tours. Lors des visites familiales, ils passaient le plus clair de leur temps à s'affronter à "Magic and Wizard". Seto autrefois le meilleur des quatre, Yugi a fini par dépasser son niveau. Au début mauvais perdant, il finit par être fier de son cousin. Pendant son exil, Yugi pourra compter sur eux pour retrouver le sourire, le temps que la tempête se calme.
Au petit matin, alors que l'aurore pointait le bout de ses rayons, Yugi arriva devant un superbe manoir. Une gigantesque barrière de bois empêchait quiconque d'y pénétrer. Mais Yugi savait parfaitement par où il devait entrer. Il tapa un code sur le clavier devant lui, une trappe s'ouvrit sur un escalier éclairé. Yugi claqua la trappe et descendit jusqu'à une porte qu'il ouvrit sur une cour. En y pénétrant, son oncle vint à sa rencontre pour le serrer dans ses bras et lui faire la bise.
"- Ah te voilà enfin Yugi ! Tu aurais pu me laisser venir te chercher. J'aurais su le faire en toute discrétion. Tu n'as pas attiré l'attention j'espère ?
- Non aucun risque en pleine nuit et en plein orage.
- Va vite te changer et te débarbouiller. Mon dieu on dirait une pouffe qui a chialé après s'être fait larguer.
- Et encore t'as pas vu la panoplie complète. Si tu m'avais vu avec la perruque, les gants et le tablier.
- COUSIN, appelèrent trois voix !
- Ah tiens voilà les trois confrères !"
Yugi laissa tomber sa valise pour courir vers ses cousins et leur sauter au cou.
"- Bah alors cousin ton vœu amoureux se retourne contre toi maintenant, plaisanta Noah ?
- Par contre la robe et le maquillage baveux, là il a dépassé le sommet de la connerie, remarqua Seto dégoûté.
- Quand il sera calmé on ira lui faire sa fête, grimaça Mokuba.
- Calmos Jason, on est pas vendredi 13, rappela Yugi.
- Oups pardon ! Bon va vite te laver et te changer cousin, on s'occupe de tes affaires."
Au même instant, on sonna à la barrière principale. Pegasus appuya sur un bouton du clavier près de la porte. Un invité qu'ils n'attendaient pas et deux autres compères apparurent sur l'écran au-dessus.
"Vite emmenez Yugi à l'intérieur et ne sortez sous aucun prétexte, le voilà."
Pendant que ses fils et son neveu couraient se cacher à l'intérieur, Pegasus remonta dans un monte-charge se trouvant dans la cour. Pendant la montée, il se jura mentalement de ne pas sauter sur ce salopard de première classe qui avait osé souiller son neveu de la sorte. Revenu à la surface, il ouvrit une porte incrustée dans la barrière en apparaissant le plus naturel possible. A la porte se tenait Marik accompagné de sa fratrie.
"- Bonjour messieurs dames puis-je vous aider ?
- Oui nous sommes à la recherche de mon petit ami qui a fugué cette nuit. D'après sa mère et son grand-père, il se serait enfui par la fenêtre de sa chambre alors qu'ils dormaient.
- (Mon petit ami non mais tu t'entends ? Pourquoi pas ta fiancée tant qu'on y est ?) Pourriez-vous me le décrire ?
- Petit, les yeux violets, les cheveux en pics noirs et violet clair avec des mèches blondes sur le devant.
- Non cela ne me dit rien. N'auriez-vous pas une photo ?
- Ishizu montre-lui."
Sa sœur sortit son téléphone de sa poche et montra à Pegasus une photo du jeune homme travesti. L'oncle sentit son sang bouillir dans sa tête, ce n'est pas le moment de l'étriper.
"- Je ne comprends pas c'est votre petit ami ou votre petite amie ? Vous voyez bien que c'est une fille sur cette photo ?
- Ishizu pas une avec sa robe enfin !"
Elle corrigea son erreur en montrant cette fois une de Yugi habillé normalement.
"- Non je n'ai jamais vu cette personne. Pouvez-vous m'envoyer ces photos si jamais je le vois ? Celle avec sa robe m'aiderait s'il se déguisait en femme pour passer inaperçu.
- Bonne idée. Dans ce cas donnez-moi votre numéro et je vous les envois tout de suite."
Les deux hommes s'exécutèrent. Avec ces preuves entre ses mains, il suffirait de les conserver avec le numéro de ce crétin et le balancer à la police qui débarrassera définitivement Yugi de ce pervers jouant avec sa dignité.
"- Mais une question pourquoi tenez-vous à le retrouver ? S'il s'est enfui il devait avoir une raison ? N'auriez-vous pas été disons abusif envers ce garçon jusqu'à le pousser à vous fuir ?
- M'accuseriez-vous d'avoir maltraité l'amour de ma vie ? Il n'en est rien.
- (Répète un peu mon salaud ? Tu veux que je te montre la vérité en face ? Sauf que celle-là elle va faire mal en s'écrasant droit dans ta sale gueule.) Oh veuillez m'excuser je pensais juste que...
- Et quand il sera de nouveau à moi, nous nous unirons tous les deux. Je le jure devant Râ.
- Oh alors vous êtes égyptiens ?
- Précisément. Bien nous n'allons pas vous déranger plus longtemps. Bonne journée monsieur.
- Vous de même. (C'est ça dégage et ne t'approche plus de cette maison à moins d'un kilomètre avant que je ne te refasse le portrait. Voyons si tu seras toujours le plus beau avec ta gueule bousillée.)"
Pegasus claqua la porte derrière eux. Il attendit que le bruit de leurs motos se fondent au loin pour relâcher la colère qu'il avait repoussée.
"- Alors toi mon coco, si j'apprends que tu as posté cette photo sur quelconque site pornographique pour faire du chantage à mon neveu innocent et forcer ce mariage de merde en échange de sa dignité, ça va vraiment barder ! Frime tant que tu peux parce que bientôt tu vas pleurer ta mère ! Je vais te mettre la misère jusqu'à ce que tu me demandes d'arrêter en chialant !
- Papa, demanda Seto derrière lui ?"
Surpris, l'oncle se retourna pour voir ses fils revenus cette fois sans Yugi.
"- Les enfants je croyais vous avoir dit de...
- Yugi est à l'intérieur sous la douche dans sa chambre, expliqua Noah. Il se reposera juste après.
- Pourquoi tu râlais comme un vieux grincheux, demanda Mokuba ?
- Voyez par vous-même."
En leur montrant la photo de leur cousin travesti, tous trois hurlèrent en détournant la tête et en cachant leurs yeux d'un bras.
"- Mes yeux ça pique, se plaignit Mokuba !
- Ah le salopard de fils de...
- Seto pas devant Mokuba enfin, coupa Pegasus !
- Papa cache cette horreur que nous ne serions voir, supplia Noah !
- Bon là ça se corse déjà. Il nous faudra vérifier si ce cinglé n'aurait pas posté cette photo sur un site pornographique afin de faire chanter Yugi.
- On s'en occupe papa, proposa Mokuba. Préviens tata et grand-père au passage que Yugi est en sécurité avec nous.
- Je m'en occupe. Mais surtout n'en touchez pas un mot à Yugi, le pauvre a déjà assez de pression comme ça avec ce type à ses trousses. Mieux vaut le laisser tranquille et ne pas le stresser d'avantage."
