Emma descendit les escaliers avec Henry sur son dos, il était accroché à elle tel un koala à sa branche. Cora était montée prendre une douche et Regina était dans son bureau en train de remplir des dossiers, pour une fois il était heureux de voir sa mère avoir du travail, au moins aujourd'hui il aurait Emma rien que pour lui. La blonde arriva dans le salon les bras chargés de couverture et de coussin, l'enfant avait envie d'une cabane à l'intérieur alors une cabane d'intérieur il aurait. Elle le jeta doucement sur le canapé ce qui le fit éclater de rire, elle alla dérober quatre chaises dans la salle à manger et déplaça les canapés et la table basse pour faire un peu d'espace. Elle s'appliqua pour construire la cabane du salon, elle voulait vraiment faire plaisir à Henry qui la regardait avec des yeux pétillant de joie. Coussins et couvertures en place, tout était prêt. Le petit brun jeta un coup d'œil à l'intérieur et sauta de joie en tapant dans ses mains, Emma ne put s'empêcher de sourire tendrement en voyant qu'elle avait réussi sa mission. La sonnerie de la porte d'entrée les coupa dans leur petite danse de la joie et ils se regardèrent, les sourcils froncés, en faisant une petite moue boudeuse.

"Ta mère attendait quelqu'un ?" Demanda Emma en regardant attentivement la porte d'entrée.

"Personne, grand-mère non plus normalement." Fit-il en s'élançant vers la porte.

La blonde le rattrapa par le bras avant qu'il n'ouvre la porte et lui demanda d'aller se cacher dans la cabane. Il accepta en marmonnant et une fois qu'elle le vit s'engouffrer dans l'habitat fait de couverture, elle attrapa le stylo qu'elle gardait toujours derrière son oreille prête à se défendre en cas d'attaque. Personne n'était attendu, les Mills n'étaient pas très appréciés en ville et Gidéon se serait annoncer avant d'arriver. Son cœur se mit à battre beaucoup plus vite et, le plus doucement possible, elle s'approcha de la porte et jeta un coup d'œil dans le judas. Ses épaules s'affaissèrent en se rendant compte que s'était seulement Snow, elle s'était fait tout un tas de film en seulement quelques secondes. Elle se sentait tellement stupide de réagir d'une manière aussi paniquée. Elle retourna rapidement au salon et se jeta presque sous la cabane.

"Alors ? C'est qui ?" Demanda Henry en souriant.

"Snow ! J'ai besoin de toi : opération esquive. Acceptes-tu la mission soldat ?" Répondit-t-elle.

"Chef, oui chef !" Fit-il en faisant le salut militaire.

"Il faut trouver une excuse pour qu'elle s'en aille avant que ta mère n'entende la sonnette et que Cora ne descende." Souffla Emma en se laissant tomber sur les fesses.

"Je m'en charge !" Lança l'enfant.

Henry sauta sur ses pieds et courut vers la porte qu'il ouvrit à la volée sans que la blonde n'ait le temps de le retenir une seconde fois. Elle soupira et se colla au mur pour que Snow ne puisse pas la voir contrairement au petit brun, elle lui fit signe de la saluer et de commencer la conversation. Ses amies se moqueraient bien d'elle s'ils savaient dans quelle situation elle était à cet instant, mais qu'importe.

"Bonjour ! Tu es venu voir ma maman ou Cora ?" Demanda malicieusement Henry.

"Bonjour mon grand, je suis là pour Emma en réalité, je peux entrer ?" Sourit Snow.

"Elle est malade." Lança-t-il pour l'empêcher d'entrer.

"Comment ça ? Elle va bien ? Qu'est-ce qui lui arrive ? Elle a besoin de quoi que soit ?" S'inquiéta-t-elle immédiatement.

"Elle a mal aux cheveux ! Elle a des poux...euh... non, non... elle a eu des poux... et du coup elle s'est lavée très fort les cheveux, elle a même arraché certaine de ses mèches ! Elle s'est aussi frappé le front en tombant sur une flaque d'eau, elle a mal aux yeux et le haut du nez cassé ! Elle a plus de voix parce que... elle a trop vomi ! Elle a froid aussi, très froid !" Expliqua Henry en essayant de décrire au mieux les gestes fait par Emma.

"Mais... il faut que j'aille la voir ! Je peux l'aider à aller mieux, à la maison !" Annonça Snow.

"Non, non, personne ne peut la voir pour l'instant, maman prend bien soin d'elle ! Je lui dirais que tu es venu, merci d'être passé !" Se dépêcha-t-il de répondre.

Il lui ferma la porte au nez en la claquant le plus fort possible et s'adossa à celle-ci en soupirant profondément. Il entendit les pas de la brune s'éloigner et se retourna enfin vers Emma qui le regardait, les sourcils haussés.

"Tu penses que j'ai des poux ? Vraiment ?" Dit-elle en se retenant de sourire.

"J'ai paniqué d'accord ?" Avoua Henry en levant les mains vers le ciel.

Le brun et la blonde se regardèrent dans les yeux, de longues secondes, avant d'éclater de rire. Snow n'avait sans doute pas cru un seul mot mais cela n'avait aucune importance pour le moment. Emma attrapa Henry et le souleva facilement, toujours en riant, ils se dirigèrent vers la cuisine. Ils attrapèrent discrètement tout un tas de paquets de gâteau mais aussi des chips et deux petites bouteilles de jus de pommes. Ils retournèrent rapidement sous la cabane de couverture et goutèrent en regardant les dessins animés à la télé. Le cœur d'Emma se mit à battre un peu plus vite en voyant Henry se tenir le ventre, riant à s'en décrocher la mâchoire tant les mésaventures de ses petits personnages jaunes, plus couramment appelés "mignon", étaient drôle. Il mit plusieurs minutes avant de se calmer, les larmes au bord des yeux tellement il avait rigolé. Emma se laissa lourdement tomber sur les coussins et très rapidement Henry vint se blottir contre elle, posant tendrement sa main sur son ventre plat et sa joue contre son épaule. Pour la première depuis son arrivée, la blonde retira son bandana et le posa un peu plus loin, mais toujours à porter de main évidement, avec son stylo. Henry ne put s'empêcher de sourire en voyant qu'elle avait assez confiance en lui pour s'en séparer, se serait-ce qu'un tout petit peu, et resserra un peu plus sa prise sur le t-shirt de la blonde. Emma encercla son petit corps de ses bras et glissa une main dans ses cheveux qu'elle caressa avec douceur.

"On peut discuter, un peu ?" Demanda timidement le petit garçon.

"Bien sûr Henry, de quoi veux-tu parler ?" Sourit-elle doucement.

"Tu aimes bien le dessin animé Peter Pan ?" Lança l'enfant après plusieurs minutes de silence.

"Petite, je l'adorais. Je l'enviais, il était libre et heureux avec les enfants perdus alors que moi, moi j'étais en prison dans ma propre maison." Fit Emma en souriant.

"Moi aussi je l'aimais beaucoup, je croyais qu'il était gentil mais en réalité, il fait partie des méchant de l'histoire." Souffla-t-il.

"Tu es en train de détruire mon enfance Henry Mills !" S'indigna-t-elle faussement.

Le petit brun ne put retenir son rire en la voyant porter sa main à son cœur en fermant les yeux, il se réinstalla contre la blonde et soupira d'aise en enfouissant son visage dans son cou. Il appréciait vraiment beaucoup Emma, il reconnaissait en elle un certain aspect philanthropique, elle était emplie de bienveillance et faisait preuve de bienfaisance envers tout le monde, même envers de parfait inconnu. Il aimait son caractère, elle savait se montrer à la fois douce, calme, compréhensible, protective et bien sûr altruiste mais elle savait aussi être dur, menaçante et même froide. Ce contraste se voyait très rapidement, Emma n'avait pas toujours le même comportement, la même façon de se tenir lorsqu'elle était en présence de deux personnes différentes. Henry avait bien remarqué que lorsqu'elle était auprès de lui, de sa mère ou même de sa grand-mère, Emma était tendre et attentionnée mais lorsqu'elle était en présence de ses parents biologique, de Robin ou de quiconque regardant un peu trop lourdement, sa mère, sa grand-mère ou même lui, elle était capable d'entrer dans une colère noire et même d'en venir aux mains pour les protéger.

"Dis-moi Em', c'est quoi ton Disney préféré ?" Fit-il doucement.

"Petite, j'adorais Blanche-Neige et les Sept Nains, un peu comme toutes les petites filles dans le monde je suppose. Dans cette histoire, je détestais Blanche-Neige, son personnage m'énervait et, pour te dire la vérité, elle m'a toujours énervée. Tu te rends comptes, elle sifflote et parle avec des animaux en faisant le ménage ! C'est insupportable ! Moi j'ai toujours adoré la méchante reine, je trouvais que c'était un personnage énigmatique. Comment peut-on, à ce point, détester une personne ? Sa haine allait forcément au-delà d'un simple " Célèbre est ta beauté majesté, pourtant une jeune fille est hélas bien plus belle que toi.", je n'ai jamais réussi à y croire. Pour venir à en souhaiter la mort de quelqu'un, la raison de cette colère doit être beaucoup plus sombre, beaucoup plus douloureuse qu'une simple compétition de beauté entre deux femmes. Je me suis toujours dit que, si la méchante reine avait vraiment voulu attenter à la vie de Blanche-Neige, celle-ci ne serait plus en vie aujourd'hui. Mais ne le dis pas à ta mère, elle risquerait de prendre la grosse tête." Souffla Emma en souriant.

"Petit, je n'avais pas le droit de regarder Blanche-Neige et les sept nains, je ne savais pas pourquoi et ça m'énervais beaucoup." Marmonna Henry.

"Ta mère avait raison de ne pas te laisser regarder ce dessin, il est bien trop stupide et simple pour quelqu'un d'aussi intelligent que toi. Ta mère a toujours pris soin de toi, en toute circonstance, quand la malédiction a été levée ton estime d'elle à dut considérablement baissée. Qu'aurais-tu pensé d'elle en voyant se dessin qui la montre voulant tuer une jeune femme simplement pour être la plus belle de toute ? Elle avait peur et c'est tout à fait normal." Expliqua la blonde en lui caressant doucement les cheveux.

L'enfant se blottit un peu plus contre le corps de son amie blonde et ferma les yeux en sentant les larmes monter. Emma avait parfaitement raison, il savait qu'il avait été ignoble avec sa mère en apprenant la vérité, il aurait été capable de l'être bien plus s'il avait eu connaissance de cette adaptation de l'histoire. Il serra sa prise sur son pull en reniflant fortement pendant que la blonde lui caressait avec douceur le dos. Elle le laissa se calmer, le gardant contre elle pendant de très longues minutes.

"Tu la trouves comment ma maman ?" Questionna-t-il timidement.

"Elle est formidable. Regina est très gentille de nature et lorsqu'elle aime quelqu'un, elle l'aime de tout son cœur, de toute son âme, de toute ses forces ce qui lui a joué préjudice dans le passé. Elle n'est pas née méchante, elle a dû le devenir pour se protéger tu sais, parfois l'amour fait mal quand il est perdu. Lorsque cette perte crée une douleur atroce, la fissure présente dans le cœur détruit peu à peu cette personne de l'intérieur, la faisant sombrer dans l'oubli. Très peu de personne sont en capacité d'aimer comme ta mère, vraiment très peu, c'est ce qui rend ce genre de personne lumineuse. Ta mère est formidable, lumineuse, gentille, tendre et très intéressante." Souffla-t-elle, le regard rêveur.

"Tu trouves ma maman jolie ?" Fit Henry en essayant de retenir au mieux son sourire éclatant.

"Evidement, qui ne la trouverait pas belle ? Je pars du principe que toutes les femmes sont magnifique à leur façon, toute sans exception, alors oui, ta mère est une femme vraiment magnifique." Répondit la blonde.

"Ça ne répond pas à ma question, est-ce que tu trouves ma maman belle ?" Demanda-t-il en insistant.

"Je vais te confier un secret gamin, je trouve que ta mère est la plus belle de toutes les femmes que je n'ai jamais connues, vraiment la plus belle." Souffla doucement Emma.

La blonde ne put empêcher son sourire étirer ses lèvres, évidemment que Regina était magnifique, personne n'était en capacité d'égaler sa beauté. Emma avait dit la vérité sans même réfléchir, bien sûr que la brune était la plus belle femme qu'elle avait eu la chance de voir durant sa vie. Elle en avait connu des femmes charmantes, qui étaient en capacité de faire tourner la tête à toutes les personnes qu'elles croiseraient mais Regina avait plus qu'elles, elle avait bien plus. Elle avait cette petite fissure de tristesse dans ce regard, qui montrait que derrière sa beauté se cachait une femme blessée par la vie et par l'Homme, se petit rien du tout qui rendait son âme aussi belle que l'était son enveloppe corporelle.

"Maman dirait que je suis beaucoup trop curieux mais, pourquoi tu es comme ça avec Snow ? Pourquoi tu refuses de la voir et de la connaitre ? Tu as le droit d'avoir une maman toi aussi tu sais, avoir une maman c'est vraiment génial." Fit-il en se redressant pour s'asseoir.

"J'ai une maman moi aussi, regard, j'ai son collier." Sourit Emma en sortant un pendentif de sous son haut. "C'est une biche, c'était le patronus de ma mère. Mon père lui a offert, à vrai dire, ça faisait des jours et des jours qu'il faisait la tournée des magasins pour trouver le cadeau parfait pour lui déclarer son amour, lorsqu'il a découvert que le patronus de ma mère était une biche, il a fait tous les magasins possibles et inimaginable pour trouver un objet représentant se cadeau, ça ne pouvait pas être autrement. Ma mère me la placé autour du cou lorsqu'elle m'a retrouvée dans cette forêt, c'était sa façon à elle de me promettre de m'aimer du même amour que celui que mon père lui portait. Et elle a tenu sa promesse, son amour pour moi était tellement fort, tellement beau qu'elle m'a sauvée la vie au péril de la sienne." Raconta la blonde en caressant son collier avec tendresse.

"Et toi ? Tu l'aimais ?" Demanda Henry en observant attentivement le petit pendentif en or.

"Enormément, mes parents nous ont quittés alors que je n'avais qu'à peine un an et pourtant, mon cœur est mort en même temps qu'eux et pourtant, jamais, je n'ai cessé de les aimer de toute mon âme. Pas un jour ne passe sans que je ne pense à eux, ils ont donné leurs vies pour moi et je leur ai dédié ma vie." Sourit-elle

"Snow peut aussi être ta maman." Affirma l'enfant.

"Snow n'est pas et ne sera jamais ma maman. J'en ai déjà une, j'ai également Molly que je considère comme une deuxième maman, je n'ai besoin de personne d'autre." Coupa Emma soudainement plus sèche.

"Pourquoi tu refuses d'apprendre à la connaitre ? Elle aussi elle pourrait prendre soin de toi, je pense qu'elle t'aime énormément tu sais." Souffla le petit brun.

La blonde expulsa bruyamment tout l'air présent dans ses poumons alors qu'elle essayait de calmer la colère qui montait doucement en elle. Elle n'avait aucune envie d'en parler, elle n'avait pas à expliquer ou même à justifier ses actes mais elle s'était fait la promesse de toujours dire la vérité à Henry, quel que soit sa question. Elle ne pouvait s'empêcher d'être irritée par son comportement, ne pas vouloir de Snow dans sa vie était sa décision, pour qui se prenait-il pour vouloir la contester ? S'était tout de même elle l'adulte de l'histoire non ? Elle attrapa sa bouteille de jus de pomme et en but plusieurs gorgées avant de croquer dans un cookie, elle n'avait pas particulièrement faim, non, mais elle tentait au mieux de gagner un peu de temps pour calmer la colère qui commençait à couler dans ses veines. Henry n'y était pour rien, il n'avait pas à subir sa colère à cause d'une autre.

"Tu aimes ta mère, pas vrai gamin ?" Lança Emma.

"Bien sûr mais..." Fit-il en fronçant les sourcils.

"Pourtant ce n'est pas elle qui t'a donné la vie. Elle t'a adopté, elle t'a aimé aussi fort que tu ne l'aimes, bien vrai ?" Coupa-t-elle.

"Oui... oui c'est vrai, tu as raison mais je ne..."Tenta-t-il.

"Si ta mère biologique revenait, pour te reprendre à Regina, te forcer à habiter avec elle loin de ta vraie famille. Tu accepterais ? Tu lui pardonnerais ses années d'absence ? Tu accepterais de faire sa connaissance ? Tu irais avec elle, en laissant ta mère, que tu aimes et qui t'aimes, seule et attristée ?" Demanda la blonde en le regardant dans les yeux.

"Non ! Jamais ! Je ne laisserais jamais ma maman !" Cria-t-il presque.

"Alors imagine que ta mère soit une princesse. Qu'elle critique plusieurs membres de ta famille dès qu'elle les croise. Qu'elle ose te dire, en te regardant droit dans les yeux, que ce sont des monstres, des créatures ignobles. Imagine qu'elle t'ait abandonné, seul, dans un monde inconnu, totalement dépourvu de magie, pour protéger son peuple. Non pas pour te donner une chance d'être heureux. Non pas pour te sauver la vie. Non pas pour te donner toutes tes chances de trouver une famille aimante. Non, loin de là. Simplement pour que tu viennes, un jour, sauver son peuple. Elle t'expliquera qu'elle n'avait pas le choix, qu'elle devait t'éloigner de la malédiction qui arrivait mais, tout enfant parfaitement constitué, rêve de grandir auprès de ses deux parents qu'importe les difficultés à venir. Tout le monde à un jour été un enfant. Tout le monde le sait. Je le sais. Regina le sait. Cora le sait. Tout le monde dans le monde moldu le sait. Chaque personne dans le monde magique d'où je viens le sait. Tous les habitants de StoryBrooke le savent. Elle aussi, elle le sait, elle connait parfaitement la douleur que provoque de grandir seule, sans mère ni repère. Et pourtant, toi, elle t'a abandonné pour sauver son peuple. Parce qu'une prophétie lui avait dit, qu'un jour, tu viendrais apporter la délivrance à son peuple. Après tout ça, après avoir vu son passé, après l'avoir vu prendre cette décision sans aucun doute, après l'avoir vu te mettre dans une armoire magique sans aucun geste montrant une quelconque hésitation, après l'avoir vu sourire à son mari et affirmer haut et fort que tu viendrais un jour les sauver ainsi que le peuple tout entier. Après tout ça, tu accepterais de l'avoir dans ta vie ? Tu accepterais d'apprendre à la connaitre ? D'aller vivre chez elle ? De l'appeler "maman", de l'aimer sans chercher à avoir plus de réponse que celle qu'elle veut bien te donner, de te montrer fièrement avec elle dans la rue. Tu serais prêt à abandonner ta mère, ne plus l'aimer, ne plus la voir tous les jours, ne plus lui parler, ne plus penser à elle, faire comme-ci elle n'avait jamais existé ou alors la critiquer dès que tu as le malheur de la croiser quelque part ?" Enuméra Emma en jouant avec son pendentif dans la main.

"Non... non, jamais... je ne laisserais jamais ma maman seule..." Souffla Henry sur le point d'éclater en sanglot à tout moment.

"Moi non plus et même si ma maman n'est plus de ce monde, même si je ne saurais jamais si elle est fière de la personne que je suis devenu ou si elle va bien là où elle se trouve, jamais je ne la trahirais ainsi. Jamais de toute ma vie, je n'appellerais "maman" qui que ce soit d'autre, jamais je n'aimerais quelqu'un aussi fort qu'elle ou que mon père et même si je ne peux pas les voir tous les jours, pas un seul jour ne passe sans que je ne pense à eux, sans que je ne les imagine la nuit, avant de sombrer dans le sommeil. J'ai une nouvelle famille, j'aime vraiment très fort de nombreuse personne, certains je les considère comme mes frères ou mes sœur, d'autre comme un oncle ou une tante et certaine personne prenne soin de moi comme-ci j'étais leur enfant, je les aime comme des parents mais jamais mon amour pour eux n'égalera celui que je porte à mes vrais parents." Expliqua la blonde en lui prenant doucement la main.

Le brun se mordit l'intérieur des joues pour ne pas laisser ses larmes couler et se jeta dans les bras d'Emma en s'excusant de son comportement. La blonde le serra contre son cœur, en le berçant tendrement et en câlinant son cuir chevelu avec douceur. Plusieurs minutes passèrent avant qu'il ne réussisse à se calmer mais il resta bien accrocher à la blonde comme à une bouée de détresse. Ils se rallongèrent sur les couvertures sans qu'Henry ne bouge, restant fortement agripper au t-shirt, à présent mouiller de larme, de son amie blonde. Ils restèrent silencieux pendant de très longues minutes, Emma finit même par croire qu'il s'était endormi mais sa respiration saccadée lui prouva le contraire.

"Je suis vraiment content que tu sois là, maman et mamie vont mieux depuis ton arrivée." Avoua-t-il timidement.

"Si Cora t'entendait l'appeler mamie, elle te le ferait certainement regretter gamin." Plaisanta Emma en la faisant rigoler.

"C'est un secret entre nous alors !" Affirma Henry en souriant de toutes ses dents.

"Tout ce qui a été dit dans la cabane, restera dans la cabane pour l'éternité !" Souffla la blonde.

Dans un geste presque parfaitement synchronisé, ils levèrent en même temps leurs auriculaires et le nouèrent ensemble, scellant ainsi par le pacte du petit doigt leur promesse. Henry se blotti à nouveau contre Emma et s'endormit une fois apaiser, très rapidement suivit par la blonde. Enfermés sous leur cabane de couvertures, protégés du monde extérieur, ils ne remarquèrent pas que deux personnes, assise sur le canapé, avaient suivie de près leurs conversations en souriant. Mère et fille ne purent s'empêcher d'acquiescer aux paroles de l'enfant, tout le monde allait bien mieux depuis l'arrivée de la blonde. Cora se nota mentalement, pour ne surtout pas l'oublier, qu'elle devait faire regretter à Henry de l'avoir appelé "mamie".