La semaine qui venait de se terminer avait été des plus compliquée et très fatigante pour tout le monde. Cora reprenait doucement des forces depuis l'attaque de l'épouvantard. Regina n'en pouvait plus des demandes stupides des habitants qui faisaient absolument tout pour la contrarier. Henry devait supporter, tous les jours pendant de très longues heures, les regards accusateurs de sa professeure, Mary Margaret. Emma courait absolument partout, elle essayait de prendre soin de tout le monde et ça l'épuisait peu à peu. Monsieur Gold avait fermé sa boutique d'antiquité, son cœur redevenait peu à peu rouge en présence de sa femme mais aussi de Gideon qui avait étrangement une merveilleuse influence sur lui et, par conséquent, il supportait beaucoup moins facilement la haine que les habitants ne tentaient même pas de lui cacher. Belle avait explosé d'énervement, mercredi, alors qu'ils déjeunaient tous au Grannys', elle s'était levée et avait hurlée sur toutes les personnes présente dans le petit restaurant, elle n'arrivait plus à faire semblant, à faire comme-ci elle n'écoutait pas les chuchotements de chacun. Gidéon essayait de garder son ami dans le droit chemin mais sa magie noire était tellement forte qu'elle l'épuisait rapidement. Personne n'en pouvait plus, tout le monde était sur les nerfs et Regina n'en pouvait plus non plus. Elle en avait plus qu'assez de voir sa mère se triturer les méninges encore et encore. Elle n'en pouvait plus de voir son fils aller à l'école à reculons et revenir une mine triste sur le visage. Elle n'arrivait plus à supporter de voir les cernes sur le visage fatigué d'Emma. Elle quitta donc la mairie beaucoup plus tôt qu'à son habitude et rentra chez elle le plus rapidement possible. En arrivant, elle découvrit la blonde paisiblement endormie sur son canapé. Elle se permit de l'observer de longues minutes avant de la couvrir à l'aide du plaid qui reposait sur le dossier du canapé. Elle monta ensuite et retrouva son fils dans sa chambre, en train de faire ses devoirs, alors que sa mère lisait tranquillement assise sur le lit de la pièce.

"Bonjour mon chéri, tu as bientôt fini ?" Demanda-t-elle doucement.

"Bonjour maman ! Bientôt, Emma m'attend en bas pour jouer au Pokémon !" Sourit-il.

"Bonjour ma chérie !" Lança Cora en posant son livre à côté d'elle.

Regina, comme à son habitude, se tendit en entendant sa mère l'appeler de la sorte, elle n'arrivait toujours pas à s'y faire et pourtant elle essayait. Elle tenta de sourire pour ne pas montrer son trouble et s'avança vers son fils pour glisser sa main dans ses si beau cheveux ébènes. Elle lui déposa un doux baiser sur le front et vérifia le début de ses devoirs.

"Emma est en train de dormir alors tu vas la laisser tranquille aujourd'hui, elle est bien trop épuisée pour s'occuper de toi se soir. Termine tes devoirs et ensuite joue un peu à la console mais n'en abuse pas, je compte sur toi. Je vais aller préparer le repas, mes lasagnes feront du bien à tout le monde." Sourit-elle.

"Je vais venir t'aider chérie." Affirma Cora en se levant du lit.

"Merci maman, tu es géniale." Souffla Henry en lui encerclant les hanches.

Regina déposa tendrement sa main sur le haut du crâne de son fils et le serra doucement contre son corps avant de sortir de la chambre suivie de près par sa mère. Cora passa par le salon pour vérifier qu'Emma allait bien et une fois que se fut chose faite, elle retrouva sa fille dans la cuisine. Silencieusement, elles se mirent à cuisiner. Regina jetait très peu de coup d'œil vers sa mère alors que Cora essayait de comprendre ce qui était en train de se passer, ce qu'elle avait bien pu faire pour que sa fille soit aussi distante d'elle avec qu'elle avait pourtant l'impression que leur relation s'améliorait de plus en plus.

"Il faut qu'on parle." Lança finalement Regina en posant tout ce qu'elle avait dans les mains.

"Bien sûr, de quoi veux-tu discuter ma chérie ?" Demanda doucement Cora.

La brune attrapa un verre à pied et se servit un bon verre de vin qu'elle but sans hésiter, sans prendre le temps d'en profiter réellement. Elle s'en servit un deuxième et se posa doucement contre son plan de travail pour ne pas tomber tant ses jambes tremblées. Elle regarda sa mère pendant de très longues minutes, par où devait-elle commencer ? Y avait-il vraiment un ordre chronologique pour poser ses questions ? Devait-elle commencer par parler d'elle ou directement s'intéresser à Emma ? Sa main se resserra sur son verre et peu à peu, la pression devenant trop forte, il explosa en mille morceaux, la blessant au passage. D'un geste vif du poignet elle fit disparaitre les éclats de verre et sa blessure avant que sa mère n'ait le temps de réagir.

"Pourquoi as-tu sauvé la vie d'Emma Swan ce jour-là ?" Demanda-t-elle durement.

"Je répondrais à ta question, à toutes tes questions mais d'abord, répond aux miennes, le plus sincèrement possible." Fit doucement Cora.

"Bien, que veux-tu ?" Soupira Regina en levant les yeux au ciel.

"Comment te sens-tu lorsque tu es en présence d'Emma ? Que ressens-tu réellement ?" Questionna tendrement la rousse.

"Pourquoi veux-tu le savoir ?" Grogna la brune.

Regina se tendit, parler de sentiment avait toujours été quelque chose de compliquer pour elle mais parler de sentiment avec sa propre mère lui paraissait totalement impossible. Pourquoi parlerait-elle de ce qu'elle ressentait pour la blonde avec la personne qui l'avait privé d'amour durant toute sa jeunesse ? Celle qui l'avait privé de son véritable amour pour la marier à un roi qui avait l'âge d'être son propre père. Pourquoi ferait-elle une chose pareille ? Pourquoi se dévoilerait-elle à quelqu'un qui lui avait rabâchée durant toute son enfant que l'amour était la pire de toutes les faiblesses ? L'amour était une faiblesse pour sa mère, c'était une évidence, alors pourquoi voulait-elle parler de sentiment ? Pourquoi Cora voulait-elle s'intéresser à elle maintenant ? Après tant d'année passée sans se soucier d'elle. Elle avait tué son véritable amour, en écrasant son cœur dans sa main comme si Daniel n'était qu'un vulgaire moustique, en la regardant dans les yeux pendant l'acte. Jamais Regina n'oublierait la satisfaction qu'elle avait vu dans le regard chocolat de sa mère ce jour-là.

"Je te promet de répondre à tes réponses seulement si tu réponds sincèrement à la mienne." Imposa la rousse en croisant les bras sur sa poitrine.

"Bien, je crois que... que je me sens bien lorsqu'elle est là. J'aime sa présence au manoir, elle a le don de faire sourire Henry juste en le regardant, elle arrive te radoucir rien qu'en entrant dans la pièce et c'est une très bonne chose. Elle nous protège sans chercher à savoir si nous sommes fautifs ou pas et ça fait beaucoup de bien de ne pas avoir à se justifier d'avoir pris tel ou tel choix. Lui parler est apaisant, elle sait rajouter une touche d'humour quand la discussion devient douloureuse et sait rester silencieuse lorsqu'elle sait qu'il faut l'être, elle sait conseiller avec attention et consoler avec tendresse. Elle ne juge pas, quoi que tu puisses lui dire, elle restera de glace face à l'horreur, jamais elle ne se permettra de donner son jugement sur quoi que ce soit. C'est apaisant." Dit-elle en fixant le sol.

"Ce que je veux savoir c'est qu'est-ce que tu ressens quand elle est dans la même pièce ? Qu'est-ce que tu ressens quand tu l'aperçois dans un couloir du manoir ? Qu'as-tu ressenti en la voyant, endormie sur le canapé. Regina chérie, je suis ta mère, tu peux me parler de tout ce dont tu as envie, tu peux répondre à mes questions sans avoir peur de recevoir de correction." Fit Cora en s'approchant de sa fille de quelque pas, elle savait très bien que son comportement d'antan jouait en sa défaveur mais elle tenait à avoir cette conversation.

"J'ai voulu la détester à son arrivée, je l'ai tellement voulu mais je n'y suis malheureusement pas arrivée. Son sourire constamment fixé sur son visage, le pétillement dans ses yeux, la sincérité dans sa voix, la douceur dans ses gestes, son comportement plus qu'enfantin mais aussi très protecteur : tout ça à eut raison de moi. Sans que je ne comprenne pourquoi, mon cœur s'est mis à battre plus rapidement en sa présence, discuter avec elle est devenue bien plus facile qu'avec n'importe qui, n'importe lequel de ses compliments a le don de me faire monter le rouge aux joues, son sourire éclatant me retourne agréablement l'estomac à chaque fois, sentir son corps auprès du mieux me ravit alors que je déteste les contacts physiques en dehors d'Henry. Je ne sais pas ce qui est en train de m'arriver, je me suis même mise à rêver d'elle, de son sourire ravageur, de ses yeux d'un émeraude si profond. Je ne sais pas ce qui m'arrive, j'ai essayé de le contenir mais je n'y arrive pas, c'est bien plus fort que moi et... si je suis bien tout à fait honnête... tout ça me fait affreusement peur... Je me sens attirer par elle mais j'ai l'horrible impression que... si je venais à me servir d'elle pour arriver à mes fins, arriver à passer une simple nuit dans ses bras et bien... je finirais par amèrement le regretter." Avoua-t-elle la voix cassé.

"Merci d'avoir été honnête ma chérie, ne t'inquiète pas, tout cela est tout à fait normal. J'étais enceinte de toi quand j'ai eu une vision, une vision de ton avenir. Tu y apparaissais tellement heureuse, aimée et bien entourée. Cette vision était une mise en garde, si je voulais que tu ais cette vie-là, il fallait que je sois la pire des ordures avec toi, pour te forger un caractère, pour que tu deviennes la méchante reine et que tu puisses enfin goûter au bonheur, ce bonheur que j'ai toujours secrètement rêvé. Tout ce qui est arrivé était calculé, à la seconde précise, mon plan était plus que parfait jusqu'à Daniel. Il ne faisait pas partie de ma vision, je ne savais pas quoi faire et j'ai tout simplement, disons, paniqué. Le tuer était une solution simple, cela t'aurait fait du mal et aurait renforcé ton caractère alors c'est ce que j'ai fait. Tu as rapidement mis la mort de ton amant sur le dos de cette stupide Blanche-Neige, je n'avais eu aucune précision sur la raison pour laquelle tu devais devenir cette être abominable alors j'ai laissé faire sans m'interposer. Je t'ai suivie de loin, j'ai souvent conseillé ton père avant son décès, il était au courant de très peu de chose mais avec sa gentillesse maladive, il m'a forcément aidé. J'ai sauvé Emma ce soir-là, parce que je l'avais reconnu, elle faisait partie de ma vision, la jeune femme devant moi était bien plus jeune mais j'étais sure et certaine que s'était-elle alors je lui ai sauvé la vie. Je t'avoue que si ça n'avait pas était-elle, j'aurais simplement obéi à Lord Voldemort sans aucune hésitation mais je ne pouvais pas tuer quelqu'un qui, dans un futur plus ou moins proche, devait rendre ma fille heureuse. Je ne peux pas t'en dire plus, je risque déjà de changer le destin ce qui n'est pas bon du tout, juste laisse toi aller, ne tente pas de contrôler tes sentiments, laisse les choses se faire s'il te plait. Je souhaite que tu sois heureuse, tu dois être heureuse et Emma en est la clé. " Expliqua Cora en regardant sa fille dans les yeux.

En voyant la sincérité dans les yeux de sa mère, Regina ne put s'empêcher de laisser quelques larmes glisser le long de son visage tant elle était émue. Elle avait beaucoup de mal à croire en cette histoire mais elle voulait faire confiance à sa mère et croire en elle pour une fois. Sans chercher à se contrôler, son corps s'approcha de celui de sa mère jusqu'à se blottir dans ses bras si réconfortants. Elle s'accrocha au chemisier de sa mère et laissa ses larmes couler librement. Cora accepta volontiers l'étreinte de sa fille et la serra dans ses bras, par ce simple geste, elle tentait de lui faire comprendre tous les sentiments qu'elle avait pour elle et qu'elle n'arrivait pas encore à expliquer. Elles restèrent blotties l'une contre l'autre pendant encore de longues minutes, cette douce étreinte était une nécessité pour les deux.

"Bon, les lasagnes ne vont pas se cuisiner seule." Soupira Cora en souriant.

"Tu as raison mère." Pouffa doucement la brune en séchant ses larmes.

"Allez, va vérifier qu'Emma va bien dans le salon, elle dort mal ses derniers temps, et reviens m'aider !" Sourit la rousse.

Sans demander son reste, Regina quitta la cuisine pour se rendre vers le salon en marchant le plus rapidement possible. La blonde était toujours endormie, elle n'avait pas bougé, pas changé de position. La brune s'assit doucement sur sa table basse en verre et approcha sa main du visage serein de la blonde. Elle lui caressa la joue avec tendresse en la regardant dormir. A quoi pouvait-elle bien rêver pour paraitre aussi calme et apaisée ? Elle resta de longues minutes à l'observer en silence puis se décida enfin à retrouver sa mère qui l'attendait dans la cuisine. Celle-ci l'accueillit avec un sourire malicieux et un clin d'œil se qui la fit rougir. Ensemble, elles préparèrent le plat de lasagne et une tarte aux pommes qui leurs serviraient de diner. Henry descendit finalement, après avoir joué pendant de longues minutes à ses jeux vidéo, et s'assist habilement sur le plan de travail pour pouvoir observer au mieux ses deux ainées en train de cuisiner. Les trois Mills partagèrent un moment rempli de complicité, ils rigolèrent tous les trois sans se rendre compte de ce qui les entourait. Emma, qui s'était réveillée plusieurs minutes plus tôt, était adossée contre la porte en bois et les regardait, le sourire aux lèvres. Elle était heureuse de les voir aussi bien, tous les trois, ensemble. Discrètement, elle attrapa les couverts posés sur l'ilot de la cuisine et alla mettre la table pour les laisser profiter de leur petit instant en famille. Depuis plus d'une semaine, tout le monde était à cran et ils avaient partagé très peu de moment ensemble alors elle les laissa tous les trois, en famille. Elle retourna s'asseoir sur le canapé et attrapa son téléphone, elle discuta de longues minutes avec Gidéon pour prendre des nouvelles de Monsieur Gold et Belle. Une fois rassurée, elle composa le numéro de Molly et s'allongea confortablement dans le canapé en entendant les premières tonalités.

"Emma ? Oh ma grande ! Comment vas-tu ? Ta mission se passe bien ? J'espère que je te manque au moins un tout petit peu !" Fit-elle en décrochant.

"Bonjour Mol', Tout va très bien ne t'en fais pas, tout est calme pour le moment, j'en profite pour t'appeler et prendre des nouvelles. Et oui, évidement que tu me manques, ne serait-ce qu'un tout petit peu." Sourit Emma en fermant les yeux.

"Je suis ravi de l'apprendre, toi aussi tu nous manque, à tous. Ici tout va bien, les élèves s'entrainent sans relâche pour être fin prêt. Même si McGonagall est la nouvelle directrice, toi, tu es leur idole et au fond je pense qu'ils veulent tous te rendre fière d'eux. George a hâte de revoir sa partenaire de crime pour recommencer ses farces et attrapes. Et toi ? Raconte-moi un peu la vie dans le monde moldu mais magique, c'est un peu étrange comme appellation d'ailleurs ! " Informa la petite rousse.

"Ses gamins sont extraordinaire, tout ira bien, je le sais, je le sens. Dis-lui que je ne suis pas pressée de rentrer car qui dit revenir à Poudlard dit entamer une guerre où plusieurs personnes perdront la vie et je n'en ai pas la moindre envie. StoryBrooke, est une ville à part, elle ne ressemble en rien au ville moldu habituelle parce qu'il y a de la magie mais elle ne ressemble pas pour autant à nos villes magiques parce que tout le monde n'en a pas. C'est rafraichissant, je suis vraiment heureuse de revoir Cora après tout ce temps et j'ai enfin pu mettre un visage sur le nom de Regina et Henry, le fils de celle-ci, il fait une moue tellement mignonne avec son visage que personne ne résiste, je suis sûr que même toi tu craquerais !" Rigola la blonde.

"Que dirais-tu de prendre des jours de congés après la bataille et d'aller à StoryBrooke pour les vacances, tous ensemble, comme une famille ? J'aimerais énormément rencontrer cette mystérieuse jeune femme et son fils, se jours-là on verra bien si je peux résister à cet enfant, je te rappel que j'ai de l'expérience moi ! Tu passeras le bonjour à Cora, j'ai beaucoup de respect pour elle sans même la connaitre, ce n'est pas fou ça ?" Plaisanta Molly en rigolant à travers le téléphone.

"Le charme Mills a opéré sur toi à distance ! Je vais devoir te laisser Mol', je ne les entends plus rire dans la cuisine, ils ont surement terminé et moi j'ai tellement faim que je pourrais manger un éléphant à moi seule !" Lança Emma en se redressant.

"Prend soin de toi ma grande et ne me laisse plus jamais une semaine entière sans nouvelle d'accord ? Gidéon me fait peut-être un rapport détaillé tous les soirs, je préfère entendre ta voix pour être sûr que tu vas bien. Fais très attention à toi, je t'aime fort ma grande fifille." Sourit l'adulte.

"C'est promis. Je t'aime aussi Mol', à très bientôt." Souffla doucement la blonde.

Elle raccrocha et laissa son téléphone tomber sur le canapé puis pris son visage dans ses mains en souriant. Pour l'instant tout aller bien à Poudlard, les élèves seraient tous prêt à temps. A StoryBrooke, rien n'était arrivé depuis l'épisode de l'épouvantard et tant mieux mais, Gidéon et elle, restaient tout de même sur leurs gardes, juste au cas où. Molly avait raison, elle ne devait pas les laisser aussi longtemps sans réponse, avoir entendu sa voix lui avait fait un bien fou. Elle se redressa et se leva sur canapé, glissant son téléphone dans sa poche, elle remarqua enfin la présence de Regina dans le salon. Était-elle là depuis longtemps ? Avait-elle entendu sa conversation ? Qu'importe, elle n'avait rien à cacher après tout. Elle la regarda et perdit rapidement son sourire, la brune était là, droite comme un i, les bras croisés sur sa poitrine et le regard noir de colère. Elle s'approcha et posa le plus doucement possible sa main sur son épaule.

"Tout va bien 'Gina ?" Demanda-t-elle finalement.

"Le diner est servi." Lança sèchement la brune.

Elle retira son bras d'un geste vif et retourna dans la salle à manger en laissant Emma derrière elle, complétement déboussolé. Que venait-il de se passer ? La blonde soupira profondément et rejoignit la famille Mills en trainant des pieds. S'était-il passait quelque chose pendant qu'elle dormait ? Que s'était-il passé pendant qu'elle était au téléphone avec Molly ? Elle n'en avait pas la moindre idée et cela l'agaça au plus haut point, elle détestait ne pas avoir de réponse à ses questions. En entrant, elle se jeta presque sur Cora et lui déposa un gros baiser baveux sur sa joue en rigolant.

"Mol' te passe le bonjour !" Souffla-t-elle avant de s'asseoir à sa place.

"Molly Weasley ? Comment va-t-elle ?" Demanda la rousse en souriant.

"Elle va bien, tout le monde va bien, ils se préparent sans relâche. Ils seront prêts." Affirma Emma en lui lançant un clin d'œil.

"C'est qui Oli Vislai ?" Questionna Henry en souriant.

"Molly Weasley est un peu comme ma deuxième maman, elle est vraiment géniale et je l'aime très fort. Tu la rencontreras lorsque nous irons à Poudlard." Fit la blonde. "Tes lasagnes sont vraiment succulente 'Gina." Reprit-elle la bouche pleine.

"Ravie qu'elles te plaisent." Répondit la brune en rougissant.

"Quand est-ce qu'on ira à Poudlard ?" Lança l'enfant en sautillant de joie et d'impatience.

"Quand StoryBrooke sera attaqué, il faudra fuir pour protéger tous les habitants de la ville. Grâce à des passages secret, on sera très rapidement à l'école et là-bas, la bataille finale éclatera. Evidement on va la gagner." Sourit-t-elle en souriant sereinement.

Le petit brun se calma et se rassit correctement sur sa chaise avant de plonger son visage dans son assiette. StoryBrooke allait être attaqué et personne ne le savait, il trouvait ça vraiment injuste, les habitants n'auront pas la chance de pouvoir se défendre. Il n'avait pas envie de les voir mourir, il ne les aimait pas tous mais ils ne méritaient pas d'être blessés malgré tout. Pourquoi ne pouvaient-ils pas fuir avec eux ? Au moins, comme ça, ils auraient tous la vie sauve ! Emma le vit jouer avec son repas et comprit rapidement les interrogations qui lui perturbaient l'esprit.

"Ne t'en fais pas gamin, il n'arrivera rien à personne. Voldemort veut seulement Cora et Rumpel, moi à la limite même si pour l'instant il ne sait pas que je suis ici, mais il ne prendra pas le risque de s'en prendre à des personnages de contes de fée pour rien. Tout le monde ira bien, seulement si nous ne sommes plus en ville. Ne t'en fais pas, je vous protègerais tous." Sourit-elle.