/!\ Attention: Langage extrêmement vulgaire, sexe, descriptions graphiques, mentions de viol, meurtre et autres joyeusetés.
Traduction de la fanfic de CaptainReina.
Aux US, il y a les prisons fédérales, et celles relevant des états (federal prison et state prison).
Fun fact: Les États-Unis ont le taux d'incarcération le plus élevé au monde, et ils ne rigolent absolument pas avec leurs peines. D'ailleurs, si quelqu'un a commis plusieurs crimes, les peines s'additionnent, c'est pourquoi on peut voir des américains qui se prennent parfois des centaines d'années de temps d'incarcération!
"Je sais utiliser mes putains de jambes et marcher moi-même, bordel!"
La nuit communément calme de la prison fut troublée par un grognement presque bestial, réveillant de nombreux détenus sur le passage des gardes. Beaucoup grommelèrent, d'autres fulminèrent, d'autres encore se rapprochèrent des barreaux pour observer la scène. Certains se mirent même à siffler en voyant la personne escortée par les gardes.
"C'est vraiment nécessaire? Arrêtez de me transporter comme une putain de pierre! J'ai deux jambes, laissez-moi les utiliser! Bordel de merde!"
"Tu saurais pas la fermer?" rétorqua l'un des gardes. "Tu déranges les autres détenus."
Le petit homme n'arrêta pas de maugréer et protester pendant que les deux officiers le traînaient et portaient le long du couloir, ignorant totalement leurs avertissements. "Et ces putains de menottes de merde m'arrachent la peau, lâchez-les, bordel!"
"Ferme ta putain d'gueule," cracha l'autre garde, et avant qu'il ne puisse répliquer, il fut brutalement jeté dans une cellule. "Tu le regretteras, Ackerman."
"Sinon quoi?" insista Ackerman, se relevant sans effort malgré ses mains menottées, ne manquant pas l'occasion de cracher aux pieds des officiers. "Vous voulez vous battre, les deux connards? Je vous botterai le cul sans les mains et je vous étranglerai avec ces menottes merdiques!"
"Continue à attirer l'attention," le menaça le garde, "et tu deviendras la salope de quelqu'un. Ou encore mieux, la petite pute de toute la prison."
Le corbeau resta sans voix alors que la réalité de la chose s'installa - ou plutôt, le percuta comme un train - et il regarda la porte se fermer, hébété. Le claquement du métal lui mit un coup au cerveau, et aucune insulte ou riposte ne lui vint. Ce n'était pas comme s'il ne s'était jamais retrouvé derrière les barreaux. C'était un voleur et un tueur. Trancher la gorge de quelqu'un dans son sommeil avait souvent pour conséquence un certain temps en prison, tout cela lui était donc familier. Il n'était pas en terrain inconnu.
Cependant, la prison fédérale... les fédérales n'étaient pas comparables à celles d'État.
"Eh bien. Qui les gardes nous ont-ils apporté cette fois?"
Le choc l'avait tellement envahi qu'il n'avait pas entendu ses nouveaux compagnons de cellule se lever, et il maudit silencieusement son inattention en se retournant. Deux hommes musclés à souhait le regardaient de haut, portant le même sourire narquois sur leur visage. Ils se ressemblaient beaucoup, même dans la pénombre; sûrement des frères. Ackerman recula par instinct, blasphémant quand il réalisa que ses mains étaient toujours menottées.
"On dirait bien que c'est un petit téméraire, Joe." Le plus grand des deux fit craquer ses phalanges en ricanant. Son compagnon à peine moins costaud s'approcha légèrement du corbeau, son sourire s'élargissant.
"Tu sais que j'aime quand ils ripostent, Jim." Un grognement primitif gronda dans la gorge d'Ackerman quand Joe s'avança, mais sa seule réponse fut une légère hésitation. "Ils sont bien plus amusants à briser. Sais-tu qui nous sommes, petit homme?"
Ackerman fléchit en arrière, grimaçant devant leur haleine putride alors qu'il examinait leur visage et essayait de se les remémorer. Il les reconnut rapidement - les Blues Brothers. Surnommés ironiquement par rapport à leurs attaques contre des églises de gospel, ils ont été arrêtés pour tuerie de masse après leurs assauts sur six églises, ayant fusillé les occupants et brûlé les bâtiments.
Ackerman détourna le regard après sa réalisation, laissant ses lèvres se courber de satisfaction. Contre tout bon sens et son meilleur jugement, malgré son instinct lui criant de se retenir, il ricana, "Je trouve que vous ressemblez qu'à deux avortements de rue foirés."
Quand le poing fonça vers son visage, c'était au ralenti. Il savait que ça allait arriver. Il n'eut qu'à se baisser, et le craquement écoeurant des os contre le métal le fit tressaillir un court instant. Il s'élança ensuite sur le côté pour éviter un coup de pied, se redressant une seconde plus tard pour frapper Joe au visage - ou Jim? Peu importe, il ne s'en souciait guère - s'accordant un moment de satisfaction devant le cri et l'effusion de sang qui suivirent.
"Et tu sais qui je suis?" siffla-t-il férocement, crachant au sol devant les frères, méprisant.
Il récupéra une pince à cheveux de derrière son oreille, se débarrassant rapidement de ses menottes tant qu'il en avait l'occasion. Il les lança à un des frères, savourant le faible 'ow' qui suivit.
"Je suis Levi Ackerman. Je suis No Name. Je suis le tueur à gages dont votre consanguine de mère vous racontait les histoires quand elle vous allaitait."
"T'es pas beaucoup plus vieux que nous," protesta un frère, bien plus frêle maintenant que son sang coulait. Les lèvres de Levi se courbèrent dans un sourire satisfait, et il ramassa les menottes, les laissant se balancer sur un doigt.
"Je pensais que vous étiez encore des fils à maman, toujours à sucer sur ses seins aujourd'hui." Il fit un pas en avant, son regard noir les mettant au défi de faire le moindre mouvement pendant qu'il passait les menottes entre les barreaux pour les attacher ensemble. "Je me souviens de votre procès. Vous saviez que j'étais là? Vous arrêtiez pas de l'appeler à l'aide, en pleurant comme les petits cons reniés que vous êtes, la suppliant de vous sauver." Levi serra les menottes plus que nécessaire, son sourire reprenant de plus belle. "Pathétique."
Joe et Jim se mirent immédiatement à crier de colère, mais Levi était déjà hors de leur portée, grimpant dans un lit propre et se recroquevillant, un peu comme un chat. Il bâilla en y mettant tout son coeur, s'installant le plus confortablement possible, et dit simplement, "Bonne nuit, les enfants."
Mais il ne dormit pas, et le matin suivant le vit être taclé au sol par deux officiers, menotté, et traîné hors de la cellule.
"Éloignez vos sales pattes de moi, les connards en uniforme!"
Crier à en perdre la voix n'était pas ce que Levi considérait comme une bonne façon de commencer la journée, mais apparemment les gardes ne toléraient pas le fait qu'un détenu se débarrasse de ses menottes et massacre deux autres prisonniers.
"Arrête de te débattre!"
"J'enfoncerai une putain de bombe dans le créateur à démons de ta putain de femme, je m'en bat les couilles! Lâchez-moi!"
Les officiers le tirèrent le long du couloir, suivis par le chahut des autres détenus. Levi ne fit pas l'effort de se tenir debout, s'assurant que les gardes aient le plus de mal possible à le déplacer.
"Je refuse d'aller où que ce soit avant de savoir où vous m'emmenez!"
"Tu verras, alors tiens-toi bien!"
"À la seconde où on me retire ces menottes, je te botterai le cul si violemment que tu devras retirer mes ongles de pieds d'entre tes dents!"
Un spasme douloureux traversa soudainement son corps et mit ses nerfs en feu, ses muscles se contractant violemment. Un gémissement pathétique et dégradant quitta ses lèvres, et il jeta un regard mauvais aux hommes qui le traînaient alors que l'un d'entre eux rangeait son taser dans sa ceinture, l'air suffisant.
"Et ce n'était rien. Si tu veux éviter un autre choc, tu vas bien te comporter, compris?"
"Va bien te faire foutre," dit Levi d'une voix rauque, lançant des regards noirs aux gardes de derrière ses mèches négligées.
Ils l'ignorèrent complètement, et ses pieds traînaient sur le sol de ciment alors qu'ils trimballaient son corps flasque. Il ne fut pas surpris quand ils s'arrêtèrent devant une grande porte blindée, l'ouvrant pour le jeter à l'intérieur de la cellule. Il regarda ses alentours avec mépris, se levant doucement sur des jambes faibles avant de grimacer.
"Sérieux, pourquoi ils me gardent menottés même ici?" maugréa-t-il à lui même, se laissant tomber sur le lit d'appoint avec un soupir énervé.
Pendant qu'il regrettait sa décision d'avoir attaqué les frères, un autre homme se tenait debout dans le couloir, caché du regard des gardes. Il se frotta le menton, pensif, ses yeux bleus froids sur l'épaisse porte d'acier nécessaire à contenir un si petit homme. Ses lèvres se courbèrent en un léger sourire intrigué avant qu'il ne batte en retraite dans les couloirs sombres.
"Si on te laisse aller à la cafétéria, tu te comporteras bien?"
Après trois jours de deux repas chacun qui consistaient en une bouillie non identifiable, Levi était prêt à s'arracher les cheveux. Il avait sauté sur l'opportunité de quitter la cellule, supportant les traitements des gardes pour enfin se débarrasser de ces menottes de merde. Mais maintenant, dans la file du petit déjeuner, regardant la "nourriture" être préparée et voyant les regards prédateurs qu'il recevait, il commençait à regretter d'avoir accepté.
"Regardez ce qu'on nous a apporté!" dit une voix railleuse et forte, accompagnée par des rires. "On dirait bien que t'as pas aimé l'isolement, huh, petit gars?"
Levi se tourna lentement, ne leur donnant pas la satisfaction de voir sa colère. Les Blues Brothers se tenaient à quelques pas de lui, entourés d'homme aussi grands et musclés qu'eux, si pas plus. Ses yeux bleu argenté les examinèrent un par un. Ils avaient tous le même sourire sordide, plusieurs tatouages, et leurs mains faisaient la taille de la tête de Levi. Leurs muscles ondulaient sous leurs vêtements, et dans d'autres circonstances, Levi aurait pu choisir l'option de la séduction.
Il avait l'impression que cette fois, la séduction ne serait pas nécessaire pour être taclé et baisé sans merci.
"La correction de l'autre nuit n'a pas été assez pour vous?" susurra Levi, notant avec mécontentement que les bleus avaient disparu rapidement.
"T'auras pas l'occasion d'aller si loin cette fois, chéri," dit l'un des autres hommes en faisant craquer ses phalanges. "On va faire en sorte que tu ne puisses pas résister."
"On va faire ce qu'on aurait dû la première nuit - te mettre nos queues si profond dans la gorge et le cul que tu finiras par nous supplier d'avoir pitié."
"On va se relayer dans ton petit cul serré. Tu regretteras ce que t'as fait."
"Oh, génial. Viol de prison. Ce dont j'ai toujours rêvé." Levi leva les yeux au ciel dans sa tentative de sembler apathique pendant qu'il cherchait une échappatoire. Son coeur battait la chamade devant son destin morbide. Il les nia complètement et se tourna pour essayer de se frayer un chemin dans la foule, lâchant un soupir d'indignation, "J'ai pas le temps pour ces co-"
Le poing dans ses cheveux était inéluctable, et il laissa s'échapper un sifflement presque inaudible quand ses mèches noires furent tirées brusquement. Il laissa tomber son plateau de bouillie mystère, tentant d'agripper le bras connecté au poing, mais avant de pouvoir le toucher, il disparut.
"En fait, très chers, j'aimerais avoir celui-ci."
Levi pivota à l'apparition de la nouvelle voix, et il eut du mal à retenir son exclamation de bordel de dieu, en voilà un que j'enfourcherais bien.
Grand, blond, et charmant portait un sourire, amical en apparence. Mais Levi était un expert en expressions faciales, et quelque chose dans le sourire de cet homme clochait. Le blond était grand et musclé, mais moins costaud que les autres hommes autour de lui, et ses cheveux ainsi que ses vêtements étaient immaculés. Ses doigts étaient enfoncés dans l'avant-bras de celui qui avait agrippé Levi, son sourire ne quittant jamais ses lèvres.
"Il est exactement mon type," dit le blondinet sur un ton cordial, yeux bleu glaçant glissant vers Levi et lui causant un frisson. "Bien sûr, seulement si personne n'a de problème avec ma requête?"
Levi était certain que cet Adonis en personne allait être étripé quand, à sa grande surprise, les autres s'écartèrent.
"Merci, gentlemen," dit le dieu bien bâti, et il offrit une main à Levi. "Alors… on dirait bien que tu es à moi, petite chose. Quel est ton nom?"
Une rage écrasante prit le contrôle de Levi à ces mots, et il ignora la main, crachant aux pieds de l'homme. "Personne ne me possède, espèce d'enculé - " Comprendre 'je t'enculerais bien'. " - alors tu ferais mieux de retirer ces putains de mots."
"Oh? Je viens de te sauver de toutes ces bêtes." Levi lâcha par réflexe un grognement agressif quand, en un mouvement rapide, l'homme immobilisa ses bras derrière son dos. Il se mit à lutter, mais le murmure dans son oreille envoya un délicieux frisson le long de sa colonne, et ses genoux cédèrent. "Si tu ne joues pas le jeu, ils te reprendront. Alors pourquoi ne pas être un gentil garçon, Ackerman, et faire ce que je demande?"
"Va te faire enculer," rétorqua Levi, se dégageant de son emprise.
"Les termes disent que c'est toi que je dois enculer," songea le blond, sourire toujours en place, bien qu'une part d'ombre y rôdait. "On peut garder ça pour plus tard. Je suis Erwin Smith." Quand Levi refusa de répondre, Erwin haussa légèrement les épaules et continua à parler, relâchant les bras de Levi. "Dois-je te rappeler que les gardes qui sont en train de regarder la scène te laisseraient te faire violer?"
"Je ne les laisserais pas faire," siffla Levi. "Je mourrais bien avant."
"Mais la prison tenterait de te garder en vie," remarqua Erwin. "Tu ne ferais que replonger dans les mêmes problèmes, plus faible et incapable de te battre."
"Où tu veux en venir, bordel? T'es en train de dire que je devrais te faire confiance? Toi, qui a décidé que je t'appartiens?"
Erwin resta silencieux un instant, puis se retourna, se dirigeant vers la sortie de la cafétéria. "Viens avec moi; je sais où l'on peut parler en privé."
Levi le fixa, abasourdi. "Tu crois que je suis assez con pour te suivre? Et puis, ils -" il pointa les officiers qui gardaient les portes. "- ne me laisseront pas sortir. Pas après ce que j'ai fait."
"Oui, tuer trois de leurs hommes à mains nues, en handicaper un quatrième à vie, tabasser deux autres détenus, et attaquer un officier avec son propre taser a généralement pour effet de te donner une mauvaise réputation."
"Je - comment est-ce que - ?"
"Je sais des choses. Bon, est-ce que tu vas venir avec moi pour que l'on puisse avoir une discussion civilisée?" Erwin lui offrit un sourire accueillant quand Levi ouvrit la bouche pour répéter l'évidence, ajoutant, "Je peux te faire passer outre ces porcs. Et puis, j'ai de la vraie nourriture."
La dernière partie captura immédiatement l'intérêt de Levi, bien qu'il tente de le cacher. Son regard méfiant fit le tour de la pièce avant de retomber sur Erwin. "Si tu tentes quoi que ce soit j'arracherai ta putain de gorge avec les dents."
"Mais bien sûr," accepta facilement Erwin. "Suis-moi."
Levi fut si choqué devant les possibilités que lui offrait cet homme qu'il ne remarqua même pas les regards échangés entre Erwin et les gardes.
N'hésitez pas à laisser un commentaire (que je transmettrai à l'auteur original)!
Prochain chapitre dans une semaine.
