.

Un petit résumé :

Quelque chose a modifié le temps c'est L'Impulse et ça donne des orages qui parfois prend les gens dans une époque et les amène à une autre ... ceux à qui c'est arrivé ont une maladie... Rosalie et les autres vampires essaient de voir comment stopper cette altération du temps ou cherchent des remèdes. Ces voyageurs malgré eux sont pourchassés par les Raiders et par FBI, les uns le font pour les pendre (Pendle Hill) et les autres font des expériences sur eux ... chacun doit vivre avec les conséquences de ce phénomène…


3 / L'ENFANT DU JEUDI

Les mains d'Edward racontaient l'histoire de sa profession. Des années de graisse de moteur étaient entrées dans les lignes, créant une carte des moteurs réparés. Une autre histoire commençait à ses poignets, s'enroulant autour de ses coudes avec des taches de couleur éclatante. Les images dans sa peau parlaient une langue que Bella ne connaissait pas encore. Alors que sa main flottait dans l'air entre eux, son regard parcourut ses tatouages : une corde effilochée, un coquillage, l'horizon d'une ville, deux initiales, un oiseau en vol.

"Bonjour," dit Jessica, avançant pour accepter de lui serrer la main. "Je suis Jessica. C'est mon amie Bella. Ne t'inquiète pas elle ne tirera pas. Bella sérieusement… range ton arme."

A moitié riant et à moitié se moquant, Bella garda son arme exactement là où elle était, bien qu'elle accepte la main d'Edward quand il la lui tendit une seconde fois. Jessica lui sourit, faisant ce petit geste de se mordre la lèvre qui pouvait laisser croire à un gars qu'elle était mignonne et vulnérable.

Certaines choses ne changeaient jamais. Comme d'habitude la proie envisagée par Jessica était beaucoup trop vieille pour elle. Il avait l'air d'avoir la vingtaine avancée – peut-être un an ou deux de plus que Bella. Une cicatrice coulait du bout de son nez jusqu'à sa pommette, coupant en deux une tache de rousseur. Il était assez grand pour qu'elle se sente petite, même à côté de la petite Jessica. Et il souriait comme s'il l'avait inventé, comme s'il était le premier personnage de l'histoire du monde à découvrir la nature contagieuse des sourires.

"Je suis désolé si nous vous avons surprises," dit-il, ses doigts toujours contre ceux de Bella. "Jasper a essayé d'appeler plus tôt mais il n'y est pas arrivé."

Jessica plissa le nez. "Oui ça ne me surprend pas. Les lignes font toujours ça quand il y a une tempête. L'un des avantages de vivre au milieu d'un putain de nulle part. Quoi qu'il en soit, ravie de te rencontrer. Est-ce que tu travailles avec Tanya et Irina ou… ?"

"Ils sont du bureau de Chesterton," dit Emmett, en se mettant derrière Bella et Jessica et les surplombant, il était plus grand que tout, il fixa Edward. "Je pensais qu'ils ne viendraient pas avant le mois prochain."

Le pouls de Bella se mit à battre deux fois plus vite. Alors que la branche de l'organisation de Rosalie se concentrait sur comment remettre le temps dans son état précédent et le monstre dans sa cage, les gens de Chesterton dans l'Indiana recherchaient un possible remède pour le syndrome de Margaret Brown. Pendant des mois Bella avait essayé de recueillir un échantillon de sang de loup pour eux.

Les présentations furent faites. Le vampire femelle était Mary Atwood. Le mâle silencieux qui penchait la tête et qui regardait entre Bella et Rosalie était Jasper Whitlock et le dernier vampire, celui qui gardait sa main sur l'épaule de Rosalie était Carlisle Cullen.

Docteur Cullen. Bella avait entendu les autres en parler mais elle connaissait tout le travail de Carlisle. C'était l'un de ceux qui avait développé les pommades et les médicaments qui rajoutaient de précieux mois à la vie de Jessica.

Etranger ou pas, vampire ou non, Bella aurait pu l'embrasser.

"J'ai dû fermer un peu plus tôt," dit Mary. "La ville était bourrée de Fédéraux. Et ils auraient commencé à être soupçonneux."

Garrett sauta pour s'asseoir sur un comptoir haut, agitant son bras devant le laboratoire comme si les machines à cliquetis occupaient tout Pendleton. "Pas bien mieux ici. Il faut juste échanger les Fédéraux contre les Raiders."

"Tu devrais penser à déménager bientôt aussi," dit Carlisle. "Il est temps ne crois-tu pas ?"

La panique parcourut la poitrine de Bella, un oiseau pris au piège battant contre ses côtes. Les emmèneraient-ils avec Jessica ou profiteraient-ils de cette occasion pour respecter leurs lois et rompre tous les liens ? Quitter Tanya et Irina avait été facile, Bella ne travaillait avec elles que depuis quelques mois et avait dû s'inquiéter de plus grandes choses pendant son évasion – de plus grandes choses l'exilant de Forks. C'était différent à présent, elle ne pouvait pas recommencer dans une autre branche de leur organisation. Pas de nouveau.

Fronçant les sourcils Rosalie inspecta ses ongles. "Pas encore. Je pense que nous sommes sur le point de faire une percée. Il me faut encore au moins un an ici."

"Bien sûr, pas de problème…" fit Mary. "Nous dirons simplement aux Raiders de bien vouloir rester assis jusqu'à ce que Rose obtienne ce qu'elle veut. Je suis sûre qu'ils seront tout à fait raisonnables..."

Jasper continuait à regarder Bella. C'était subtil mais elle le remarqua. Une goutte de sueur coulait sur sa nuque et entre ses omoplates : une démangeaison agaçante tout comme son regard. Etre aussi profondément sous terre n'offrait aucun soulagement à la chaleur. Avec autant de moteurs en mouvement et tant d'énergie pulsant dans laboratoire, il ne faisait jamais froid.

Emmett passa son bras autour de la taille de Rosalie, la prenant contre lui. "S'ils essaient de s'introduire ici, Rose pourra les charmer pour les soumettre."

"Ouais parce que les regarder fixement leur ravirait leur pantalon," dit Garret puis il fit une espèce de jappement quand Rosalie le frappa à l'épaule.

"Traitez-moi de vieux jeu…" dit Marie, "… mais dans ce scénario je préfèrerais utiliser la violence."

Rosalie sourit, "Moi aussi."

Tandis que les vampires continuaient à se chamailler, Jessica fit signe à Edward de s'asseoir à sa table. Alors que les pieds de sa chaise frottaient contre le sol en ciment, une machine derrière Bella siffla pour signifier qu'elle était en train de prendre les mesures comme elle le faisait toutes les heures. Se tenir si près d'elle lui envoya une vibration qui chatouilla son cou et ses oreilles comme si elle avait roulé par-dessus une grille.

"Alors," dit Jessica, "Edward… c'est ça ? Que fais-tu ?"

Ses mains se croisèrent sur le placage écaillé de la table à côté d'un cœur gribouillé. "Je suis réparateur principalement. Je suis celui qu'appelle Mary quand les choses cessent de fonctionner."

"C'est cool. Je ne suis qu'un assistant. Bella l'est aussi mais elle fait ses propres recherches. Est-ce que tu vas rester ici ou … ?"

Si Jessica lui offrait un endroit où dormir sur son canapé, Bella l'étranglerait.

"Non, je pense que les autres vont le faire mais j'ai une chambre dans une pension de famille."

Emmett se retira de sa propre discussion pour ricaner. "Il n'y en a qu'une en ville. Tu veux aller dans cet endroit qui était un bordel autrefois ? Le Working Girls Hotel ? Joli !"

Le sourire de Jessica s'éclaira. "Oh c'est dans le quartier historique non ? Si tu veux je pourrais te faire visiter. Une de nos voisines travaillait pour l'ancienne agence de voyage, avant l'Impulse et elle m'en a beaucoup parlé."

"Euh ce serait… gentil…" Edward serra les lèvres comme s'il essayait d'avaler son rire. D'un ton calme il ajouta : "Quel âge as-tu ?"

"Elle a dix-sept ans," dit Bella avant que Jessica puisse essayer de le tromper en lui disant qu'elle était née en 1987. Si Jessica avait vécu toute sa vie comme Bella, elle aurait eu vingt-sept ans.

Jessica donna un coup de coude à Bella. "Merci maman. Oui j'ai dix-sept ans. Quel âge as-tu ?"

"Vingt-neuf. Je…"

Rosalie interrompit ce qu'Edward était sur le point de dire en annonçant qu'ils devraient se remettre au travail au lieu de rester assis à perdre toute la journée. Lorsqu'elle revint à son premier amour - son ordinateur – elle commença à enchainer les ordres, invitant les nouveaux arrivants à effectuer diverses tâches de celles qu'elle avait dans sa liste.

Bella rit sous cape. Certaines choses ne changeaient jamais.

x-x-x

x-x-x

"Docteur Cullen ?" demanda Bella, en l'approchant pendant un moment de calme.

Il lui sourit très gentiment, aucun vampire ne lui avait jamais fait ça avant. "Appelle-moi Carlisle je t'en prie."

"Carlisle alors. Puis-je te parler seule à seul une minute ?"

Il la suivit dehors, l'air était encore chargé d'orage. Bella imagina l'énergie tourner autour d'elle : de longs doigts orange qui menaçaient de l'attraper par la gorge et de la serrer jusqu'à ce qu'elle se réveille à un autre moment.

Au lendemain des tempêtes il était si facile d'imaginer les griffes remontant au cours des années et sélectionner les victimes comme si l'énergie était un être sensible. Les éclats de lumière colorée par les flammes qui se dissipaient au-dessus de Pendle Hill semblaient être quelque chose de solide, quelque chose sur quoi elle pouvait tirer, juste pour voir les débris tomber.

Quand Bella et Carlisle atteignirent la lisière de la forêt elle lui montra les deux tubes du sang de Jake qu'elle essayait d'utiliser pour la recherche. Ses narines se dilatèrent.

"Un de mes amis a du sang qui peut soulager les symptômes du syndrome de Margaret Brown," déclara-t-elle. "Je l'ai compris lorsqu'il en a fait don à une victime. Ils appartiennent au même groupe sanguin." Elle se demanda s'il pouvait sentir ses demi-vérités dans ses respirations superficielles et la vitesse de son pouls.

"L'effet semble être temporaire peu importe la quantité utilisée. J'ai fait des recherches et essayé de trouver un moyen de faire durer l'effet plus longtemps mais pour être honnête je n'en sais pas assez. Il me faudrait des années pour être vraiment qualifiée pour travailler dessus et je n'ai pas des années. J'espérais que tu pourrais te renseigner. Je peux obtenir plus d'échantillon quand tu en auras besoin."

Carlisle hocha la tête. "Je serai heureux d'y travailler. Ton ami serait-il prêt à venir au laboratoire pendant que je suis ici ?"

"Non probablement pas. Il reste dans les bois la plupart du temps. Il a eu des démêlés avec les Raiders par le passé, alors c'est plus sûr pour lui de rester hors de vue. Tu sais comment c'est. Une fois que tu as été accusé de quelque chose, les Raiders t'attrapent en premier et posent les questions ensuite."

Jake préfèrerait aller jusqu'à Pendle Hill et se rendre plutôt que de participer à une expérimentation conduite par un vampire.

Quand Bella avait commencé à prendre son sang il l'avait forcé à jurer qu'elle ne donnerait pas d'échantillons à Rosalie ou à d'autres. Tout ce qui avait avoir avec son sang et les employeurs de Bella lui faisait grincer les dents même lorsqu'il était sous sa forme humaine.

Peut-être pensait-il qu'ils pourraient l'utiliser d'une manière ou d'une autre contre lui – pour trouver ses faiblesses - comme si son talon d'Achille se trouvait dans ses globules rouges. Bella ne savait pas. Il devrait lui pardonner maintenant que Carlisle était là. Certaines choses étaient plus importantes que des promesses.

"Oui je comprends," dit Carlisle. "Bon s'il change d'avis…"

"Je te le dirai."

x-x-x

x-x-x

Juste avant le coucher du soleil, Garrett ramena Jessica et Bella chez elles. Comme toujours, Jessica réclama la place passager avant et passa tout le trajet à rigoler quand il touchait volontairement son genou en changeant les vitesses. Bella appuya la tête contre la vitre teintée et regarda les yeux sombres de Garrett dans le rétroviseur. Peut-être qu'elle lui demanderait de transformer Jessica si on en arrivait là. Rosalie avait toujours été le choix évident, elle avait le meilleur contrôle. Elle ne retenait jamais son souffle pendant les étreintes. Mais elle n'avait jamais fait sourire Jessica comme si elle était toute illuminée de l'intérieur.

La maison était une caravane : une boîte de conserve qui était une fournaise l'été, une glacière l'hiver et était décorée comme dans un cauchemar des années 1970 de brun, jaune et vert avocat. Des pots de mauvaises herbes restaient sur le côté des marches en bois grinçantes. Il y aurait eu des tomates et des poivrons si Bella avait songé à les arroser. Un tas de ferraille était garé dans l'abri auto. Grâce au miraculeuses compétences en mécanique de Rosalie ce tas de ferraille fonctionnait encore, les jours où Garrett n'était pas en mesure de faire office de chauffeur.

"Tu veux que j'attende ?" demanda Garrett.

"Non," dit Bella. "La tempête est passée. J'aimerais marcher et prendre l'air. Tu peux y aller."

Dire le mensonge sans faire rire les gens était une lutte. Marcher dans la chaleur pour atteindre son deuxième emploi lui apporterait autant d'air frais qu'un cercueil hermétiquement fermé.

"D'accord," dit Garrett, en se tortillant sur son siège pour tapoter l'extrémité du nez de Jessica. "A plus tard."

A l'intérieur de la caravane, Bella regarda la voiture de Garrett disparaître sur la route en gravier à travers la fenêtre poussiéreuse de la cuisine. Une fois qu'il fut hors de vue et plus important encore, hors de portée de l'odeur du sang de Jessica - elle commença à préparer une seringue.

"Oh, la joie !" dit Jessica, en se poussant pour faire de la place à Bella sur leur canapé, une autre relique des années 70. "Il est temps de se shooter. J'ai toujours l'impression qu'on devrait être dans une ruelle miteuse ou sur les docks quand on fait ça."

"Les docks ?" Bella enroula une sangle autour du bras de Jessica et la serra. "Nous sommes à trois cents kilomètres de l'océan. Pendleton n'a pas de docks."

"Ne sois pas si pédante. Je pensais à un peu d'ambiance."

Une fois les gants enfilés et une lingette d'alcool passée sur la peau de Jessica, Bella la piqua avec l'aiguille et poussa le piston, la chaleur se répandit le long du bras de Jessica et s'épanouit sur ses joues en un joli rougissement. Pendant les heures qui suivraient, alors que le sang de Jake l'inonderait et que les plaies sur sa poitrine et son dos s'estomperaient, sa température atteindrait une légère fièvre.

Bella jeta les gants et lava ses mains des horribles résidus de poudre qu'ils avaient laissés derrière eux.

"Pour info," dit Jessica en s'allongeant sur le canapé avec un petit soupir, "je n'allais pas essayer de faire quoi que ce soit avec Edward. Je voulais juste, tu sais, le mater un peu plus, comme je le fais avec Garrett. Et Emmett, maintenant que j'y pense. Et probablement Jasper et Carlisle aussi. Mon Dieu, tu penses que j'ai un fétichisme pour les vampires ? De toute façon, c'est juste un régal pour les yeux. Complètement inoffensif. Et délicieux."

Bella eut le sourire aux lèvres et perdit la bataille. "Edward fait plutôt du bien aux yeux, je te l'accorde."

"Je voudrai transformer ça en insinuation mais je n'en vois pas une de bien. Je ferai du bien à ses yeux ? Non, c'est stupide." Elle frissonna. "Et ça me donne des images mentales d'une sorte de sexe oculaire bizarre. Beurk !"

Un petit rire traversa les lèvres de Bella lorsqu'elle retourna sur le canapé. "Parfois je me demande si ça tourne rond chez toi..."

"Je t'aime quelquefois." Une copie du vieux sourire éclatant de Jake se répandit sur le visage de Jessica. Utiliser son sang avait toujours cet effet, comme si elle portait un peu de sa personnalité dans ses veines, rougeoyant à travers sa peau.

"Ouais ?" Avec ses doigts doux, Bella glissa une boucle vagabonde derrière l'oreille de Jessica. "Eh bien, je t'aime, toujours."

Jessica se blottit plus près, posant sa joue sur le genou de son amie pendant quelques secondes avant de dire, "Ok, assez de bêtises. Allez, au travail. Ramène plein de pourboires."

"Argh, je vais essayer. C'était surtout des Raiders ces dernières semaines. Salauds de mesquins. Je suppose qu'être maléfique ne paie pas bien de nos jours."

"Humm, merde. Je pensais devenir un super-vilain. J'avais même commencé à faire des croquis de ma tanière. Mais s'il n'y a pas d'argent, je suppose que je vais devoir me contenter d'être un des gentils. C'est nul. Leurs tenues ne sont jamais très amusantes."

"Est-ce que j'allais faire partie de ton équipe diabolique ? Un serviteur ou quelque chose comme ça ?"

"Commandant en second, bien sûr. Je t'aurais laissé diriger un pays ou deux quand j'aurai pris le pouvoir du monde entier." En bâillant, Jessica enleva ses chaussettes et les jeta dans un coin de la pièce, où elles resteraient sans doute jusqu'à ce que Bella la harcèle pour qu'elle les ramasse. "J'ai un astucieux plan, aussi. A l'épreuve des imbéciles. Pas de monologues idiots quand j'aurais attrapé le héros. En plus, j'allais te donner Edward à la fin."

"Comme c'est généreux de ta part... !"

"Ouais, eh bien… comme je suis la Reine Suprême de Toute Chose, j'aurais probablement dix gars dans ma... euh." Les sourcils de Jessica se rapprochèrent. "Existe-t-il un mot pour une version masculine de harem ? Peu importe. Ça n'a pas d'importance. Le fait est que je pourrais me passer d'un mec sexy pour ma Vice-Reine des Merveilles."

Bella rit. "Eh bien, merci."

"Quand tu veux. Tu pourrais t'amuser un peu avec ce joli garçon. Oh, mais je garderais Garrett dans ce scénario, alors n'y pense même pas. Je me fiche qu'il soit vieux. Je le voudrais toujours dans mon homme-harem. Mon ho-harem ? Oui !" Jessica pointa son index en l'air. "Mon ho-harem. C'est le mot parfait pour ça."

"As-tu oublié qu'il te casserait probablement en deux et te drainerait de ton sang si tu essayais de t'amuser avec lui ?"

"Non, non. C'est ce qu'il y a de mieux dans le fait d'être la Reine Suprême de Toute Chose. Je pourrais juste lui ordonner de ne pas mordre ou me serrer jusqu'à ce que mes yeux me sortent des orbites et il devrait obéir." Elle fronça le nez. "Et maintenant je reviens à l'image du sexe oculaire."

"Ah, la boucle est bouclée !" Debout, Bella attrapa son sac du crochet près de la porte et le vida de tout ce qui l'incriminait, sauf l'arme. Charlie allait avec elle partout. "Si tu changes d'avis et conquiers le monde avant mon retour, immortalise le carnage pour moi afin que je ne manque rien."

"Même les trucs avec Garrett ?"

"Pas s'il y a du sexe oculaire."

"Tss. Tu es tellement vanille*."

"Ne m'oblige pas à t'acheter une ceinture de chasteté oculaire..." Bella s'approcha et embrassa Jessica.

"Ok, maintenant je dois vraiment y aller."

"Au revoir ! Si Edward entre dans le bar, vois si tu peux lui faire rebondir une pièce sur le cul pour moi."

"Ha. Pour toi ? Je vais le faire pour moi. A plus tard."

En allant vers le bar, Bella regardait la forêt qui l'entourait recherchant l'énorme silhouette de Jake sous l'ombre épaisse. Souvent il restait suffisamment près du parc des caravanes pour tenter de surveiller Jessica pendant que Bella était absente. Cela rassurait toujours Bella de savoir qu'il était là, savoir que Jessica ne serait pas entrainée par les Raiders ou qu'elle ne disparaitrait pas de nouveau dix ans plus loin– pas qu'il puisse y faire quelque chose. Aujourd'hui il était introuvable. Avait-il été attrapé ?

Non, c'était impossible. Il était coincé dans sa forme de loup ce matin. Il pourrait se battre.

Le bar d'Emmett et de Garrett était situé dans ce qui avait été le bowling local autrefois. Le panneau au-dessus de l'entrée indiquait toujours Rodeo Lanes. Seule la pharmacie voisine avait survécu au pillage qui avait suivi l'Impulse, tous les magasins à proximité avaient été démolis depuis longtemps. Des étals de marché se trouvaient sur les tombes de ces bâtiments : un mélange de chariots et de comptoirs sous des tentes, colportant de tout, des faux charmes de voyage anti-temps aux vêtements de bébé usés.

L'heure de l'ouverture n'était que dans dix minutes mais Adam, un client régulier, était déjà assis sur le deuxième tabouret à gauche du bar en train de boire un verre d'hydromel d'Emmett. Dans la cuisine le chant parfait de Garrett se mêlait au grésillement des pommes de terre congelées dans l'huile chaude, comme prévu et pile à l'heure : un dessert salé pour terminer le dîner alcoolisé d'Adam.

"Hé chérie !" dit Adam avec son accent lent et trainant qui la laissait parfois se demander s'il venait d'une autre époque.

"Hé comment ça va ?"

"Je n'ai pas à me plaindre."

"Conneries. Tu peux te plaindre plus que quiconque que je connais."

Il répondit par un de ses rares rires : un son essoufflé et silencieux comme s'il essayait de murmurer son amusement. "Et toi ? Tu as l'air fatiguée."

"Oh quel beau parleur ! C'est vraiment ce que veulent entendre les belles filles…"

Des fossettes apparurent sur ses joues rouges tandis que sa bouche formait un sourire. "Hé j'essaie ! Ils te font t'épuiser là-bas ?"

"Non. Je peux toujours faire en sorte que Jessica fasse le gros du nettoyage si je suis fatiguée."

"Jusqu'à ce que tu arrives et que Tom te fasse faire tout le boulot, pas vrai ?"

"Et… ce n'est pas la vérité?" En roulant des yeux, elle tapota son épaule. "Je reviens dans une minute."

Bella passa dans la pièce de derrière – elle était rarement utilisée sauf par elle. Comme dans le reste du bar il y avait des carreaux dépareillés, récupérés dans les décombres des autres bâtiments pour remplacer la moquette fine et le parquet. Les panneaux de bois sur les murs avaient résisté à l'Impulse et ressemblaient probablement à ce qu'ils avaient été il y avait dix-neuf ans. Tout ça était moche comme la mort.

Après avoir verrouillé la porte, elle sortit du pantalon bleu foncé et de la tunique qu'elle portait pour faire comme si elle était femme de chambre. Le miroir sur le mur du fond lui renvoyait les mots d'Adam : tu as l'air fatiguée. L'ancien mascara granuleux et le baume à lèvres maison qu'elle gardait dans son casier ne feraient pas grand-chose pour la faire paraitre plus éveillée mais ça devrait suffire.

Après s'être changé et avoir brossé ses cheveux puis mis son arme dans le holster dans ses bottes, un autre tabouret au bar était occupé. Edward était assis à côté d'Adam et ils discutaient des temps forts d'un match de foot qui se déroulait sur la télé dans un coin. Le visage solennel d'une commentatrice interrompit le second ralenti d'un touchdown, la réception était instable, une ligne statique partageait son abdomen, suivi d'images floues de soldats américains se battant dans un désert lointain.

Bella secoua la tête. Avec la mort et les impôts on pouvait toujours compter sur la guerre et le football dans ce monde.

"Hé," dit-elle à Edward, en passant derrière le bar. "Que puis-je te servir ?"

"Oh euh… comme lui ?"

A travers la brume qui trainait toujours au-dessus du bar même en l'absence de fumeurs, l'hydromel semblait plus sombre, comme du bois de rose liquide. Le brouillard ne ternissait pas les yeux d'Edward cependant. C'était la même lumière vert clair que dans le laboratoire.

"Tu vas rester en ville longtemps, mon gars ?" lui demanda Adam.

Il haussa les épaules. "Je ne sais pas encore, peut-être. Tout dépend de ce que mes amis vont décider."

"Bien, ne t'en va pas sans me dire au revoir."

"Je n'y songe même pas." Le sourire d'Edward s'agrandit incluant Bella dans sa chaleur alors qu'elle déposait l'un des plus jolis verres devant lui. "Merci." Il se tourna pour attraper son portefeuille dans sa poche arrière mais Adam l'arrêta d'un signe de sa main.

"Celui-là est pour moi. Mets ça sur mon ardoise, Bella."

Merci mon dieu. Si Edward avait sorti une pièce pour payer, Bella aurait incapable de réprimer un rire. Zut Jessica ! La fille ressemblait à une version humaine de l'Impulse, ramenant Bella à l'époque où elles étaient toutes les deux adolescentes.

"D'accord," dit-elle. "Vous vous connaissez tous les deux ?"

"Oui," dit Edward. Un de ses longs doigts suivit une goutte de condensation pendant son voyage le long de son verre. "Ça va faire neuf ans maintenant."

"Waouh ! Le monde est petit !" dit-elle et c'est tout à quoi elle put penser.

"Oui. "Edward prit une gorgée de sa boisson. "Alors Bella je me suis retrouvé au garage plus tôt et je dois te demander quelque chose. Quelles sont les chances que Rosalie me permette de conduire sa voiture ? Attention tu vas me briser le cœur si tu me dis que c'est impossible."

Un autre sourire d'Adam passa sur ses lèvres – presque fort, pour lui. Bella ne put contenir son propre rire.

"Oh s'il te plait laisse-moi être là quand tu lui demanderas !" dit-elle. "Ce n'est pas que je veuille voir ton cœur se briser. Je veux juste voir sa réaction. Avec une caméra si possible."

Souriant dans son verre, Edward haussa les sourcils. "C'est un 'peut-être', alors ?"

"Tu aurais plus de chance de convaincre Emmett de venir travailler en tutu tous les jours pendant un mois," déclara Adam.

Bella sortit un chiffon et essuya le bar pour donner l'impression qu'elle faisait autre chose que discuter. "Non ce serait facile. Il le ferait si tu pariais. Il coordonnerait même probablement la couleur du tutu avec son bandeau sur l'œil."

Le grincement de la porte d'entrée laissa passer le collègue de Bella, Tom et restaura temporairement sa croyance aux miracles. Pour une fois il était à l'heure pour son quart de travail. Il lui offrit un geste du menton en guise de salutation mais ne dit rien à Adam et Edward. Il traversa le bar, prit la porte de derrière pour ressortir dans la ruelle. Moins d'une minute de travail et il prenait déjà une pause. Cela devait être son nouveau record.

Les clients commençaient à arriver. Bella se retrouva très occupée à prendre les commandes. Une fois que Tom revint, elle fit ce qu'elle put pour que ce soit lui qui s'occupe de ceux qui portaient un brassard rouge qui les désignait comme étant des Raiders mais ils étaient si nombreux que c'était impossible. L'acidité remonta dans sa gorge alors qu'elle observait les verres s'empiler devant trois hommes en particulier. Peut-être que la distance faisait s'emballer son imagination et déformait leurs voix mais c'était bien eux qu'elle avait entendus dans la forêt ce matin.

"Bella, nettoie cette table !" dit Tom.

Il n'était pas son patron. C'était Emmett et Garrett et ils disaient toujours s'il te plait. Pourtant si elle ne le faisait pas ce ne serait probablement pas fait. Alors qu'elle traversait la pièce enfumée, Bella se força à chanter dans sa tête.

I will not kill the sherriff's son. I will not kill the sherriff's son*.

Compte tenu de la position de son père dans la communauté le fait que Tom soit employé par deux vampires qui enfreignaient des centaines de lois quotidiennement faisait toujours rire Bella. Sans mentionner le fait que lesdits vampires dirigeaient ce qui devenait rapidement une oasis pour les Raiders. Bella souhaitait trouver une façon d'empêcher ça d'arriver. Qu'allaient-ils faire, jeter les Raiders dehors ? Le bar était censé être leur couverture - leur façon de passer inaperçu, d'être des citoyens ordinaires, respectueux de la loi. Refuser de servir les Raiders ne ferait rien pour promouvoir cette image.

"Je demande simplement si tu en as vu un venant du futur ?" dit l'un des Raiders à un de ses amis pendant que Bella s'approchait. Un charme anti-voyage dans le temps pendait à une ficelle autour de son cou : une pochette de coton contenant probablement les os d'un minuscule rongeur et autres objets. Il pourrait contenir du cérumen et du chewing-gum prémâché c'était censé le protéger mais aucune superstition ne pourrait le garder dans le présent.

Faux sourire en place, Bella empila les verres vides. Si elle ajoutait du colorant alimentaire à la boisson de leur choix et affirmait que cela les empêcherait de voyager dans le temps, paieraient-ils plus cher ? Ça pourrait compenser le manque de pourboire.

"Je ne leur demande pas exactement l'histoire de leur vie," dit l'un des autres en adressant son sourire aux seins de Bella. "S'ils ont joué avec cette merde, c'est tout ce que j'ai besoin de savoir. Qu'ils se balancent…"

Bande de crétins. Aucune personne sensée ne voulait voyager dans le temps - pas quand presque tous ceux qui en avait l'expérience finissaient avec une peau tachée de lésions et au final, une défaillance de plusieurs organes. Et pourtant, les Raiders persistaient à croire que les voyageurs du temps s'étaient infligés cela eux-mêmes - que des gens comme Jessica étaient... à blâmer pour l'Impulse et les tempêtes qui ont suivi.

Eh bien, les voyageurs dans le temps et ceux qui ont conduit des expériences interdites. Jessica était les deux. Après chaque tentative de contenir l'énergie la propagation avait accéléré, la règlementation a surgi plus vite que les théories du complot. Le labo n'obéissait à presque aucun de ces trucs.

En pilotage automatique, elle déposa les verres dans la cuisine et retourna à son poste. Adam avait disparu mais Edward était toujours là. Avec Emmett et Garrett occupés ailleurs, il était le seul visage amical.

"Autre chose ?" lui demanda-t-elle.

"Ça va, merci," dit-il, sa voix aussi basse qu'elle pouvait l'être sans se dissoudre dans le bruit du bar. "J'étais sur le point de retourner à la pension de famille. J'ai une autre question de probabilité pour toi mais..."

"D'accord, vas-y."

"Moi contre ces types… dans une bagarre." Son regard se dirigea vers la table de Raiders. "Quelles seraient mes chances ?"

Peut-être qu'il essayait seulement de bien s'entendre avec elle, elle n'y pouvait rien. Elle sourit.

"Je ne sais pas. Es-tu doué ?"

"A la baston ?" Un pli apparut entre ses sourcils. Il faisait tambouriner ses doigts sur ses genoux, en suivant les conversations qui résonnaient tout autour d'eux. "Je suppose que oui."

Posant ses avant-bras sur le comptoir, Bella jeta un coup d'œil entre Edward et la table d'ivrognes tapageurs.

Un coin de sa bouche se souleva, comme s'il la défiait elle au lieu d'eux.

"Sans hésitation," dit-elle. "Je parierai sur toi."

x-x-x

x-x-x

Le lendemain matin, quand Bella sortit de la salle de bain de Rosalie avec une Jessica somnolente, elle trouva Edward assis au comptoir, sirotant une tasse fumante et feuilletant un livre.

"Désolé", dit-il, en sautant sur ses pieds. "Emmett a dit que je pourrais trouver du café ici. Je n'avais pas réalisé..."

"C'est bon," dit Jessica, en serrant la ceinture de son peignoir. " Ce n'est pas comme si j'étais nue ou quoi que ce soit. Bella pourrait probablement avoir besoin de compagnie, de toute façon."

Non, Bella n'avait pas besoin de la compagnie - pas pendant son évasion matinale. Edward garda les yeux baissés pendant que Bella aidait son amie à se coucher. Maintenant il n'y avait plus moyen qu'il ne sache pas ce que Jessica était.

Pas quand l'odeur de la pommade faisait pratiquement apparaître dans l'air des lignes puantes au-dessus d'elle. Il avait travaillé dans le laboratoire qui produisait cette pommade, rafistolant les machines et respirant cette odeur tous les jours. Bella fronça les sourcils. Faire partie de leur organisation ne voulait pas dire grand-chose. C'était encore un étranger, une menace.

"Tu es sûre que je ne m'impose pas ?" chuchota-t-il quand Bella se lava les mains.

"C'est très bien. Vas-y, bois ton café."

Récupérant le mélange d'eau, de miel et de levure qu'elle avait mis de côté avant d'appliquer la pommade à Jessica, Bella commença à ajouter les ingrédients secs. Ce n'est que lorsqu'elle retourna le pâton sur la table qu'elle regarda de nouveau Edward. Il frissonna en avalant une gorgée de café noir.

"Sers-toi du sucre, si tu veux," dit-elle. "Il y en a assez. Et il y a un peu de crème dans le frigo."

Au premier essai, il ouvrit le congélateur au lieu du réfrigérateur. Il s'agissait d'unités séparées, toutes deux construites dans le but de contenir presque assez de nourriture pour les loups de Bella. Edward se tint là un moment, les yeux fixés sur les étagères surchargées.

"Ouah ! Tu cuisines beaucoup, n'est-ce pas ?"

Un autre tour de pâte collante, un autre saupoudrage de farine. "Oui. C'est ma thérapie."

"Veux-tu de l'aide ? Je sais que c'est un peu tôt pour la thérapie de couple, puisqu'on vient de se rencontrer hier mais..." dit-il , en faisant un autre de ses sourires asymétriques. Bella regarda son pâton.

"Hmm, je ne sais pas," dit-elle. "Es-tu doué ?"

"Je le suis, en fait. Une de mes mères adoptives était une excellente cuisinière. Elle m'a bien appris."

"D'accord. Fais ce que tu veux mais tu dois en congeler les trois quarts. C'est ma seule règle."

"Marché conclu. Voyons voir par ici." Fouillant dans les tiroirs et les placards, il commença à rassembler des ingrédients, son café apparemment oublié. La découverte d'un petit paquet emballé dans du papier d'aluminium le fit applaudir. "Tu as du chocolat !"

"Juste ce bout. Pas assez pour grand-chose."

"Non, non, je peux utiliser ça. Si c'est d'accord, je veux dire. Rosalie aime le chocolat ?"

Bella voulait sourire d'un air entendu mais elle refusa de le permettre. "Je ne suis pas sûre. Elle pourrait l'aimer."

"Je suppose qu'on va le découvrir assez tôt." Se frottant les mains comme s'il complotait pour rejoindre Jessica dans ses aventures imaginaires en tant que super-vilain, il examina sa pile d'ingrédients.

Pendant que Bella plaçait sa pâte dans un bol beurré pour la faire lever, Edward mélangeait du beurre en crème et du sucre et cassait des œufs d'une seule main. Elle tordit le cou et jeta un coup d'œil dans son bol pour voir des coquilles mais n'en trouva aucune.

"Qu'est-ce que tu fais ?" demanda-t-elle.

"Un chef-d'œuvre." Se retournant, il se pencha sur le bol comme s'il protégeait un secret commercial. "Oh, au fait, j'ai une autre question de probabilité pour toi."

"Si c'est à propos d'Emmett et du tutu, je pensais ce que j'ai dit. Mets-le au défi et il n'y a rien qu'il ne fera pas."

"Dans ce cas, je le mets au défi de me donner les clés de Rosalie."

"Comme si elle lui en laissait un double. Quoi qu'il en soit, ta question ?"

"Ouais." Son mouvement cessa, il se frottait la nuque. "Quelles sont les chances que je puisse éviter cette virée que Jessica veut que nous fassions ? Meilleures ou pires que les chances que je finisse derrière le volant de la voiture de Rosalie ?"

Un autre sourire menaçait de se déchaîner. "Difficile à dire. Je pense que c'est assez équilibré."

"D'accord." Une cuillère à café d'imitation de vanille alla dans son mélange. "Alors quelles sont mes chances pour te convaincre de venir en virée pour protéger ma vertu ?"

Un bruit en partie ronflé, en partie ricané arriva du lit. Si Jessica dormait vraiment, Bella prendrait les clés de Rosalie elle-même et les remettrait à Edward. Elle lui donnerait même une liasse d'argent pour l'essence et assez de coupons de rationnement pour faire le plein.

"Ne t'inquiète pas," dit-elle. "Je sais de source sûre qu'elle n'a pas l'intention de t'ajouter à son ho-harem. Ta vertu restera intacte."

x-x-x

x-x-x

"Qu'est-ce que c'est ?" demanda Rosalie, regardant attentivement au coin de son bureau. Une friandise garnie des copeaux de chocolat était posée là, attendant d'être mangée.

"Un petit gâteau," dit Edward.

"Oui, je peux voir ça. Qu'est-ce qu'il fait sur mon bureau ?"

"C'est pour toi."

Rosalie le regarda comme s'il lui avait offert une gorgée du sang de Jake. "Oh. Merci."

"Je le prends si tu n'en veux pas, Rose," dit Jessica en mangeant un peu de son propre cupcake. "Oh, Mon Dieu, Edward. Si j'avais l'argent, je t'engagerais pour venir me faire des gâteaux tous les jours. Ooh, hey, tu veux faire un tour dans le quartier historique plus tard ? Bella et moi partons à midi aujourd'hui et elle n'a pas besoin de travailler au bar. Elle pourrait venir avec nous."

Edward n'hésita qu'une seconde avant de sourire. "J'adorerais."

"Super ! Bella, apporte des sous."

* Vanille … pour la communauté BDSM ceux qui n'en font pas partie font pour eux du sexe vanille

* Je ne tuerai pas le fils du shérif.

Note de l'auteur

Soyons clairs : Mary n'est pas le diminutif de Mary Alice. Souvenez-vous de la nomade, Marie, qui est apparue dans Révélation ? Ouais, moi aussi je l'avais oubliée jusqu'à ce que je parte à la recherche d'une femme nomade sans attaches.

Rodeo Lanes et The Working Girls Hotel sont de vrais endroits. Pendle Hill l'est aussi, bien que ce Pendle Hill ait un nom différent dans notre monde. On en reparlera plus tard…