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Bella et ses amis vivent dans un monde où les tempêtes causent d'importants dommages aux bâtiments et entraînent les gens à travers le temps contre leur volonté. La première tempête en 1996 a été appelée l'Impulse. La plupart des voyageurs du temps développent une maladie mortelle, connue sous le nom du Syndrome de Margaret Brown. En plus de travailler dans un laboratoire, qui essaie d'arrêter les tempêtes, Bella travaille (avec un humain nommé Tom) dans un bar dont les propriétaires sont Emmett et Garrett. Adam le client préféré de Bella, connait Edward depuis l'armée. Bella a passé les deux dernières années à essayer de sauver Jessica et maintenant Edward a été ajouté à sa liste car il a récemment révélé que lui aussi était un voyageur du temps (né en 1901). Bella a aussi révélé à Rosalie qu'elle avait tué Embry pour le sauver de la torture des Raiders (des gens qui blâment les voyageurs du temps pour les désordres causés dans le temps.) Quand nous avons laissé le groupe, Emmett et Rosalie se disputaient (pour des raisons inconnues de Bella) Garrett et Jessica s'embrassaient et gardaient des secrets, Jake et Bella se disputaient pour savoir si Bella devait demander aux vampires de transformer Jessica et Edward se défoulait sur une aire de jeu avec Bella.

11 / Noire la nuit et sauvage la mer

Bella avait empilé des os de poulet, des tiges de céleri molles, des oignons ratatinés et des carottes dans une grande casserole. Alors qu'elle couvrait la nourriture tout juste mangeable d'eau froide et la remuait, elle se surprit à regarder la porte de la salle de bain toujours fermée. Au-dessus du bruit de la flamme du gaz et des bulles qui se formaient lentement pour donner une soupe légère elle entendit des sons anciens et familiers : le tintement d'un pot posé sur le lavabo, le changement de vêtement, un robinet ouvert.

Debout, là, elle se sentait à nouveau comme quand elle avait huit ans, comme si elle attendait toujours dans l'appartement vide de Renée que sa maman et sa grand-mère rentrent à la maison. Après avoir couru à la maison après l'école elle n'avait pas osé mettre un pied dehors – pas même demander de l'aide à M. Phillips de l'autre côté du couloir. Alors que les émeutes faisaient rage dans les rues en contrebas, elle avait gardé les rideaux tirés et vivait de gâteaux secs et de pots de cornichons. Toujours obéissante, le four lui avait été interdit.

L'ouverture de la porte d'entrée l'avait envoyé se cacher sous le lit de Renée, la transformant en prisonnière tremblante, ses mains se mettant sur sa bouche et se cachant dans sa cellule poussiéreuse. Les pas lourds d'un homme avaient brisé son courage quand quelqu'un de trop grand et trop fort avait fait irruption en criant Renée, Marie et Bella, Bella, Bella encore et encore. Bella n'avait pas reconnu sa voix à l'époque mais dans son avenir elle deviendrait le nouveau centre de son univers alors que les berceuses de sa mère et les discussions avec sa grand-mère se fondraient dans une collection brumeuse de rêve. Il ne lui était pas venu à l'esprit que le père qu'elle connaissait à peine traverserait deux Etats alors que le monde s'effondrait – qu'il le ferait pour s'assurer qu'elle était en sécurité.

Lorsque personne ne répondit, le lit grinça sous son poids, le vide de l'appartement se remplissant de sanglots. Les pleurs l'avaient attiré. Ses larmes lui avaient donné un petit coup de courage. Et ensuite Charlie la berçait dans ses bras et chuchotait ses remerciements à la chambre vide et elle avait appris à quel point il était dangereux d'aimer quelqu'un. Le cœur pouvait être une chose délicate.

Bella remua la soupe, bannissant ses souvenirs dans le tourbillon miniature créé par la cuillère bosselée. Un Edward parfumé et nauséeux sortit de la salle de bain. Il se percha sur son tabouret préféré et appuya les deux coudes sur le comptoir. Bella voulait le pousser dans le lit rembourré du coin et le convaincre de se reposer mais elle savait qu'il résisterait si elle essayait. Il prétendrait qu'il allait bien, toujours bien.

"Ça va ?" demanda-t-il, la regardant les yeux mi-clos.

"Ouais," dit-elle. "Je vais bien."

Baillant en souriant paresseusement, il essaya de convaincre ses mains endormies de mettre de la farine dans un saladier. Pendant quelques minutes il laissa le silence se prolonger entre eux. De temps en temps son regard glissait sur elle : une compagne incroyablement douce et calme.

"Comment va Jessica ?" demanda-t-il enfin.

"Mieux je pense. Ça aide probablement que le gars dont elle est folle se soit improvisé infirmier."

"Quelle chanceuse !"

Bella rit. "Je pensais que Garrett n'était pas ton genre."

"Zut." Le sourire somnolent s'épanouit en un sourire narquois. "Attrapé sur le fait."

Après un instant d'hésitation Bella se recomposa et carra les épaules comme lui et demanda. "Et toi comment ça va ?"

Edward sourcilla aux épluchures de carottes qui étaient restées sur le comptoir. "Ça va. Je me sens presque normal pour l'instant. Pas besoin d'infirmier, pas encore."

"Je laisserai tomber facilement Garrett pour toi."

Il rit presqu'imperceptiblement et la regarda comme si elle était une machine, comme si un bruit ou un bourdonnement pourrait lui expliquer comment elle fonctionnait. Des motifs tourbillonnants apparurent sous ses doigts dans la farine. Il tapa du pied, prêt à dire quelque chose. Chaque fois que sa bouche s'ouvrait il ravalait les phrases avant qu'elles puissent se former.

"Oh enfer," fit-il, en haletant en regardant vers la farine. Rien n'avait été ajouté : pas de beurre, pas de lait, pas d'œufs. De la poudre blanche et sa voix. Son commentaire suivant fut plus fort – pour Bella. "Alors j'ai une autre question de probabilité pour toi."

"Oui. Vas-y."

Elle continua à débarrasser les épluchures en les jetant dans le bac pour le compost. En parlant il fit le tour du comptoir et se rapprocha.

"Si je te proposais de sortir," dit-il, "Quelles seraient les probabilités que tu refuses ?"

Danger. Danger. Danger.

Le cœur de Bella ainsi que ses mots étaient hésitants mais pas son sourire : il connaissait la réponse. Edward attendit, les sourcils haussés. En mâchonnant l'intérieur de sa joue Bella fit passer son poids d'un pied sur l'autre.

Un rendez-vous ne pouvait pas faire de mal si ? Il ne se transformerait pas en une peine de cœur. Si Edward pouvait reprendre suffisamment espoir elle le pourrait aussi. Ignorant les signaux d'avertissement clignotants, elle laissa le sourire gagner.

"Proche de zéro," dit-elle. "Je parie sur toi."

Edward fit un grand sourire. "Bon à savoir."

Sur ce, il attrapa le saladier et se concentra pour mesurer la farine. En toussant un rire, Bella lui donna un coup de coude.

"Tes chances diminuent là," dit-elle.

Il gloussa, l'attrapa par la taille et l'embrassa sur la joue. Trop près. Pas assez. Les vapeurs de la pommade piquèrent les yeux de Bella et lui démangèrent au fond de la gorge comme si elle venait d'avoir un rhume.

"Tu dînes avec moi ?" dit-il.

Le regard sévère de Bella ne dura qu'un battement de cœur avant de sentir sa tête se hocher. En retour il lui fit ce sourire, celui qu'il lui avait fait au parc, un sourire authentique. La brûlure à l'arrière de sa gorge se transforma en une boule.

Oh je t'en prie ne le regrette pas.

X-X-X

X-X-X

"Tu as entendu que le Président venait en ville ?" demanda Tom alors qu'il séchait quelques verres neuf à moitié moins vite que Bella lavait. Tout un tas de gobelets à motifs, dépareillés, de tasses ébréchées et quelques conserves étaient alignées dans l'évier presque cachés par l'eau savonneuse.

Même avec le contreplaqué cloué au-dessus de la fenêtre manquante, le bar avait l'air bien mieux que la veille. Emmett et Garrett l'avaient transformé. Pas un débris ni même un éclat de verre ne menaçait la peau de Tom ou de Bella pendant qu'ils travaillaient à remettre tout en place.

"Sérieusement ?" fit Bella.

"Ouais. La semaine prochaine. Je suppose qu'il vient pour voir les dommages. Probablement pour faire un discours. Nos pensées et nos prières accompagnent les habitants de l'est de l'Oregon et bla-bla-bla." Tom haussa les épaules. "Rien de nouveau - que du vieux. Je me demande si les protestataires seront dehors ce jour-là."

"Aucune idée."

La main posée sur un verre Tom se figea. "Tu as entendu ça ?"

Arrêtant l'eau, Bella pencha la tête. Un, deux, trois coups secouèrent la porte d'entrée. Tom était sur le point de lui demander de s'en occuper mais à la place il lui fit signe de rester là pendant qu'il allait chasser les intrus. Peu importe ce qu'il ou elle lui dit, ça convainquit Tom et il ouvrit la porte. Elle craqua. Après une conversation à voix basse on aurait dit qu'elle traversait l'eau pour atteindre les oreilles de Bella, Tom l'appela.

Le shérif Ashby, le père de Tom, était devant la fenêtre condamnée, un petit carnet noir à la main. Quand ils étaient côte à côté les ressemblances entre le père et le fils étaient frappantes. Même cheveux blonds sales, même carrure dégingandée, mêmes yeux bleus larmoyants. C'était comme regarder une personne mais à deux époques différentes, une qui avait vécu linéairement et l'autre qui était arrivée du passé avec l'Impulse.

Bella lutta pour contenir un mouvement de crainte et de panique. Ça y était. Ils l'avaient trouvée. Ou pire ils avaient trouvé Jessica. Ils la traîneraient dans un centre de détention, la découperait et la mettraient sous un microscope et l'étireraient tellement qu'il n'y aurait plus rien à enterrer.

"Salut Bella," dit le shérif Ashby, sa voix étant une version plus rauque et moins nasillarde de celle de Tom. "Désolé de te déranger. Je vais juste prendre quelques minutes de ton temps. L'un de vous deux a-t-il vu Adam Davis depuis la tempête… ? On m'a dit que c'était un habitué."

Elle essaya de garder son sang-froid tandis que le soulagement se déversait sur elle comme du miel, suivi par une profonde piqûre de culpabilité. Quelque chose avait pu arriver à son client préféré et elle était soulagée que ce soit lui au lieu de Jessica. Plus que cela un démon égoïste tapi dans son ventre ne la laisserait pas arrêter de penser au moins ce n'est pas nous. Elle expira lentement et adopta une expression polie mais inquiète.

"Non je ne l'ai pas vu," dit-elle. "Tout va bien ?"

Le shérif se gratta le menton. "Ses voisins sont allés le voir après que tout se soit calmé et il était parti. S'il ne réapparaît pas bientôt je devrais le signaler comme un voyageur du temps possible."

"Je l'ai vu," dit Tom. "Je suis arrivé avant Bella et il était là, demandant si nous serions ouverts aujourd'hui."

Il avait l'air si facile et nonchalant que Bella l'aurait peut-être cru, si elle n'avait pas su que tous les mots qui sortaient de sa bouche était un mensonge éhonté. Tom n'était jamais arrivé au travail avant elle… et ce jour-là ne faisait pas exception.

"Hum," Le shérif Ashby étudia son fils par-dessus ses lunettes de fortune. "Une idée où il aurait pu aller ?"

Tom secoua la tête. "Je n'ai pas demandé. Peu importe où il va, tant qu'il ne me dérange pas… pour être honnête."

"Je pense qu'il a de la famille à La Grande," dit Bella. Un autre mensonge pour se rapprocher de Tom. "Peut-être qu'il est allé voir s'ils ont survécu à la tempête."

Le shérif prit leurs coordonnées, c'est-à-dire celles de Bella, bien sûr, puisqu'il connaissait celles de son fils. Tom s'énerva avant qu'elle ne puisse répondre.

"Je suis George Washington," dit-il en roulant les yeux. "Honnêtement, papa, est-ce vraiment nécessaire ? Adam est un ivrogne inoffensif. Il a probablement juste trouvé de l'alcool et s'est évanoui quelque part. Il va... se montrer une fois qu'il aura décuvé. Il le fait toujours."

Le shérif Ashby récita les déclarations attendues sur les agents fédéraux, le maintien du contrôle et les Raiders, son visage devenant plus rouge à chaque mot. Avant que Tom ne puisse continuer la dispute, Bella laissa échapper son faux nom complet : Annabel Newton. Tout ce qu'ils dirent, sauf probablement l'explosion de Tom, fut griffonné dans le carnet.

Après plusieurs minutes de plus que le "peu" promis se soit écoulé, le shérif Ashby partit enfin. Bella retourna nettoyer, pendant que Tom faisait semblant d'aider. Il attendit cinq minutes entières avant de parler à nouveau, comme s'il avait compté dans sa tête. Quand sa voix dissout le silence, c'était étonnamment doux.

"Tu vas bien ?" demanda-t-il.

Bella sursauta, laissant presque tomber un verre. "Ouais, bien. Pourquoi ?"

"Oh, allez !" Il lui tapa le bras avec le torchon. "En fait, je me pointe assez souvent au travail pour remarquer qu'Adam et toi êtes amis."

Bella réfléchit à sa réponse pendant quelques minutes. A la fin, elle décida de poser une question.

"Pourquoi as-tu menti ?"

L'air sortit à travers les dents de Tom : un sifflement comme celui qu'il aurait pu faire s'il s'était brûlé.

"Tu crois vraiment que je veux qu'Adam se fasse attraper par les trous du cul qui viennent ici tous les soirs ?" Son bras fit un signe de la main en direction de la colline, dispersant des bulles de savon. "S'ils en ont vent il sera traîné jusqu'à Pendle Hill avant même que mon père ne fasse un rapport sur un présumé voyage dans le temps ou quoi que ce soit d'autre."

Il n'y a pas longtemps, Tom avait dit à Bella qu'il n'était pas un si mauvais gars. Elle ne pouvait toujours pas dire si c'était la vérité. En secouant la tête, elle replongea ses mains dans l'évier. C'était épuisant de toujours soupçonner ceux qu'elle rencontrait. Comment serait la vie si les gens pouvaient faire confiance à leurs collègues et voisins ?

Est-ce que c'était vraiment comme ça ?

"Peut-être qu'il aura de la chance," dit Tom. "S'il a fait un voyage dans le temps, je veux dire. Peut-être qu'il atterrira loin dans le passé, avant que toute cette merde ne se produise."

Bella essaya de lui rendre son faux sourire, qu'ils en soient l'un et l'autre un peu convaincu. Même si Adam avait Margaret Brown, il serait mieux avant 1996, c'était vrai, mais il n'y avait pas de rapports de personnes qui étaient parties vers le passé. C'était toujours vers le futur.

X-X-X

X-X-X

"Un rendez-vous ?" demanda Jessica, le visage vide du sourire enthousiaste que Bella attendait. Elles étirèrent entre elle un drap miteux et parfumé, sur le matelas nu de Jess et le mirent en place. Avant que Bella ne puisse mettre le drap plat par-dessus, l'élastique lâcha et un coin se décrocha.

"Oui," dit Bella, en remettant le drap-housse en place et en le laissant là. "Ce vendredi."

Jessica mit un oreiller bosselé dans sa housse. "Tu es certaine que c'est la meilleure idée ?"

Bella essaya de rire. "Qu'est-ce que c'est ? Je pensais que tu me donnerais des rouleaux de pièces de 25 cents à faire rebondir sur son cul."

"C'était avant que ce cul n'ait Margaret Brown." En soupirant, Jessica attaqua un autre oreiller. "Est-ce que tu essaies de te briser le cœur ?"

Même sans les mots, Bella aurait vu l'écho de Rosalie dans l'expression de Jessica et le ton de sa voix. Elle s'attendait presque à ce que Jessica se fasse pousser des cheveux blonds et perde un petit doigt.

"Je veux dire, flirter est une chose," dit Jessica, "Mais sortir avec quelqu'un ? Si tu tombes amoureuse de lui... perdre un ami n'est-ce pas déjà assez dur ?"

"Ça l'est. La plupart du temps, je ne pense pas que quelque chose puisse faire davantage mal."

Les yeux de Jessica s'embuèrent mais elle ne laissa pas les larmes couler. "Bon sang, Bella !" dit-elle, d'une voix étranglée. Elle s'assit au bord du lit face au mur opposé. Ses épaules se soulevant montrant le rythme de sa respiration lente.

"Jess…."

"C'est bon." La main de Jessica trancha l'air avec ses mots. "Tu devrais sortir et t'amuser. Ça fait longtemps que tu n'as pas fait quelque chose comme ça. Et hé, tu as toujours au moins cinq minutes entières entre le travail au labo et le bar. Tu me raconteras tout ça à ce moment-là."

L'estomac de Bella se tordit. Elle rampa sur le lit, ruinant leur travail et attrapa Jessica dans ses bras. Trois coins du drap-housse se détachèrent du matelas.

"Hé," chuchota Bella. "J'aurai plus de cinq minutes. Beaucoup plus. Je vais forcer les jours à avoir plus d'heures, s'il le faut."

Avec un rire tremblotant, Jessica s'appuya en arrière et posa sa tête sur l'épaule de Bella. "Où tu vas mettre ces heures ? Parce que si c'est pendant les rendez-vous avec Edward, je ne suis pas sûre de savoir comment il se sent à propos d'une partie à trois. Ou comment je le ferais, d'ailleurs. Je veux dire, tu es sexy et tout, mais..."

"Pft. N'essaie même pas de prétendre que je n'ai pas bousculé ton monde quand on avait 12 ans."

Toutes les deux sourirent au souvenir du soir où elles avaient décidé de découvrir ce qu'était le French kiss… Leur verdict : bizarre. A la seconde où leurs langues s'étaient touchées, elles s'étaient éloignées brusquement et avaient couiné, prétendant toutes les deux qu'elles plaisantaient sur le fait d'essayer.

"Oh, oui, tu m'as époustouflé," dit Jessica, en passant une mèche de cheveux sur leurs épaules.

"Avant cette nuit-là, je n'avais jamais réalisé qu'une personne pouvait avoir autant de salive."

"C'est toi qui parles. Tu foutrais la honte à un Saint Bernard."

"Garrett raconte une histoire différente."

Bella grogna. "Bien sûr qu'il le fait. Ooh, hé, quand je trouverai ces heures supplémentaires, Garrett pourra se joindre à nous. Ça pourra être un plan à cinq au lieu d'un plan à trois."

"Cinq ?"

"Ouais. Toi, moi, Edward, Garrett… et un cupcake."

En gloussant, Jessica s'effondra sur le ventre. "Ça me semble parfait." Son ongle suivit les coutures sur le matelas, qui montent et descendent comme une aiguille qui suivrait l'énergie temporelle.

"Bella ?"

"Hmm ?"

Jessica rentra sa lèvre inférieure entre ses dents et frissonna comme si elle se débarrassait de quelque chose. "Oublie ça."

"Qu'est-ce qui ne va pas ?"

"Rien". Un sourire creusa des fossettes sur les joues de Jessica, convainquant presque Bella. "J'allais juste suggérer qu'on recommence à faire le lit mais j'ai décidé que je suis trop à l'aise pour bouger. Soyons paresseuses."

Les doigts de Bella suivirent la spirale d'une des boucles de Jessica et tirèrent sur la pointe. "Tu es sûre que c'est ça ?"

"Yep." Un autre sourire fragile et à fossettes. "Je vais bien."