Voici la suite ! N'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez, ça fait toujours plaisir ;)

Remerciements : Un grand merci à Marine, Samara83, Tchingtchong, Rock'xanne, Caro, et Emissea pour leur commentaires plus qu'encouragents !

Disclamer : Tout appatient à JK Rowling sauf, Lowyn, Klaryss et Célia qui sont de ma composition et, bien entendu, je ne fais pas d'argent avec cette fic...


Chapitre 4: Une guerre qui fait rage

Pendant le week-end, Lowyn restait dans son coin et ne parlait à personne. Son changement d'humeur étonna certaines personnes. Et, comme elle semblait plus froide, les élèves se disaient qu'il valait mieux la laisser se calmer seule. Lowyn était assise à part dans la salle commune quand Remus s'approcha d'elle.

- Ca va? demanda-t-il timidement.

- Oui, répondit-elle sans lever les yeux de son devoir.

- J'ai croisé le directeur. Il m'a dit qu'il aimerait te voir.

- Merci Remus.

Et sans rien ajouter d'autre, Lowyn se leva et sorti de la salle des Gryffondor. Elle parcouru les différents couloirs et fini par se retrouver face à face avec une gargouille.

- Draco, murmura-t-elle et la statue pivota.

Lowyn monta l'escalier et frappa à la porte. Une voix se fit entendre, puis la jeune sorcière franchi le seuil. Dumbledore l'invita à s'assoire et l'a regarda de ses yeux bleus pénétrant.

- Alors, comment s'est passée cette semaine? demanda-t-il.

- Tout va bien, j'ai réussi à m'adapter.

- En pratiquant l'Occlumencie? insista-t-il avec amusement.

- Je préfère garantir ma sécurité.

- Je vois. On vous a questionné?

- Oui, mais j'ai toujours dévié les conversations pour ne pas parler de moi.

Il y eut un silence, puis le directeur reprit:

- Si quelque chose n'allait pas, me le diriez vous?

- J'ai toujours été habituée à me débrouiller seule. Vous n'avez pas à avoir peur. Je contrôle la situation.

Lowyn avait parlé d'un te voix sans timbre. Albus Dumbledore n'insista pas. Il savait que si Lowyn ne voulait rien dire, elle ne dirait rien. C'était à cela, qu'elle avait été entraînée: le silence.

- Bien. Mais sachez que je suis là pour vous aider…

- Et vous avez déjà fait beaucoup, coupa Lowyn d'un ton froid. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai des devoirs à terminer.

Le directeur ne se formalisa pas du ton qu'elle employait et des ses airs froids. Il préférait d'ailleurs la savoir comme ça, car c'était la meilleur façon pour que tout reste secret. Lowyn se leva et quitta le bureau, sans un regard au vieil homme.

Les jours passaient, puis les semaines. Lowyn était toujours aussi froide et distante vis à vis des autres élèves. Sirius ne comprenait plus et trouva cette situation plutôt difficile puisqu'ils travaillaient en binôme pour les cours de Défense Contre les Forces du Mal. Un jour qu'ils devaient rédiger un devoir sur la Bulle de Protection, ils s'étaient tous deux installés à la bibliothèque. Il fallait décrire ce sort complexe qui permettait de se protéger de n'importe quel sort lancé par quelqu'un extérieur à la bulle. Les personnes présentes à l'intérieur pouvaient faire traverser leur sortilèges à tout loisir. Mais le problème était que pour effectuer ce sort, il fallait concentré tout son pouvoir et ne pas faiblir. Et les sorts extérieur lancé à répétition pouvaient affaiblir le créateur de la bulle jusqu'à le faire céder. C'est pourquoi ce sort était inutile à lancé que sur soi-même. Il était plus intelligent qu'il y ait au minimum deux personnes sous la bulle: un créateur de bulle et un autre sorcier pouvant effectuer d'autres sorts à tout loisir. Cette pratique restait très difficile car, la bulle demandait plus de magie si la rayon de protection était important.

C'est ce que Lowyn tentait de rédiger dans son devoir. Puis elle se rendit compte que Sirius ne semblait pas du tout s'intéresser à ce qu'elle écrivait. Il était penché sur un bout de parchemin qu'il cachait sous sa table.

- Qu'est-ce que tu fous? demanda-t-elle en lui arrachant le parchemin des mains.

Lowyn vit des couloirs et des allées qu'elle connaissait bien, représentées dessus. C'était une carte, une carte de Poudlard.

- Rend le moi, s'impatienta Sirius en tentant de la récupérée, mais il se ravisa: Lowyn avait fait apparaître sa baguette. Du calme, je voulais juste savoir où était James.

- Il y a le nom des élèves? s'étonna-t-elle en regardant les petits points bouger sur la carte.

- Oui et maintenant j'aimerai bien la récupérer.

- Et si jamais un Serpentard tombait la dessus, tu y as pensé?

- Un Serpentard? Mais qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent avec ça?

- Tu l'as eu où? répondit-elle par une question.

- Je…, il soupira. Bon sang! Rend la moi Lowyn.

- Réponds! dit-elle en pointant sa baguette.

- Jure moi de ne rien répéter!

- Je te le jure, dit Lowyn de sa même voix froide.

Sirius ferma les yeux et soupira avant de s'expliquer:

- Je l'ai créée. Avec James, Remus et Peter. C'est la Carte du Maraudeur.

- Efface là et cache là.

- Quoi?

- Tu m'as très bien entendue.

- Mais pourquoi? demanda Sirius incrédule qu'elle lui donne des ordres de cette façon.

- Ne te pose pas de question et fais le! s'énerva Lowyn un ton plus fort.

Sirius approcha sa baguette du papier et murmura «Méfait accompli». La carte redevint vierge et Sirius la prit pour la mettre dans une poche de sa robe de sorcier.

- Alors, heu… tu en es où? demanda-t-il timidement pour lire le devoir auquel il n'avait pratiquement pas participé.

- J'ai fini, dit-elle en se levant et quittant la bibliothèque avec ses affaires.

Sirius ne comprenait rien. Il y avait vraiment quelque chose d'étrange avec cette fille. On aurait dit qu'elle n'était pas du tout la même personne qu'au début de l'année. Avant, elle était douce, gentille, souriante… mais maintenant, elle était froide, distante et sans cœur. Peut-être y avait-il une raison à tout ce changement. Mais une chose était sûre, il souhaitait plus que tout retrouver la fille douce et agréable du début.

Septembre mourut pour faire naître le mois d'Octobre et les journées se rafraîchissaient. Les devoirs coulaient à flot ce qui occupa tout le monde. En plus de cela, James était capitaine d'équipe de Quidditch de Gryffondor et devait organiser les séances d'entraînement. Remus et Lily devaient aussi assurer l'ordre et le calme dans les couloirs de l'école en effectuant leurs rondes nocturnes. En plus de cela, Lily frôlait la crise de nerf à chaque fois que James lui faisait quelques remarques très explicites. Lowyn, quant à elle, ne changea pas son comportement vis à vis de son entourage. Elle se plongeait dans ses devoirs et personne n'osait l'interrompre pour déclencher sa colère.

Ce jour-là, les Gryffondor de septième année se trouvaient en cours de Défense Contre les Forces du Mal. Chacun était absorbé par les précisions du professeur Larkins en ce qui concernait les Sorts Conjugués. Il ne s'agissait que d'un cours théorique et la pratique serait abordée la prochaine fois. Le professeur était en train de préciser que c'était une méthode très utile pour intensifier n'importe quel sortilège.

Soudain, il fût interrompu dans son monologue par l'entrée du professeur McGonagall. Elle avait un air grave et sans prendre la peine de s'excuser, elle annonça:

- Mr Potter. Le professeur Dumbledore veut vous voir dans son bureau.

Tous les regards se tournaient vers James qui affichait un air très étonné. Sirius fronça les sourcils en regardant son ami, pour une fois qu'il n'avait rien fait de mal! James reprit contenance et se redressa sur son siège avant de demander:

- Maintenant? Ca ne peut pas attendre la fin du cours?

Le jeune sorcier était passionné par ce cours et trouvait ça même très utile en ces heures sombres. Le regard du professeur de métamorphose se durcit:

- Non, ça ne peut pas attendre. Venez.

James se leva et la rejoignit d'un pas traînant. Lorsque la porte fût refermée sur eux, le professeur Larkins reprit son cours comme si de rien n'était. Les trois Maraudeurs se jetaient encore des regards étonnés. Se pouvait-il que Dumbledore ait découvert l'un de leurs précieux secrets? Sirius abandonna cette idée. Si ça avait été le cas, il n'aurait pas seulement convoqué James…

L'heure passa et le jeune Potter ne revint pas en cours. La fin de journée approchait et tout le monde se dirigea dans la Grande Salle pour le repas. Sirius était de plus en plus inquiet, car son ami n'était toujours pas là. Il remonta ensuite dans la salle commune de Gryffondor d'un pas lourd. Tout le monde y était présent sauf celui qu'il considérait comme son propre frère.

La plupart des personnes étaient maintenant remonté dans leur dortoir. Même Peter était parti se coucher. Il ne restait maintenant plus que Lowyn qui travaillait dans un coin, Remus qui lisait un livre sur un canapé, en remuant sa jambe d'un geste nerveux et Sirius qui avait arrêté de faire les cents pas, et qui maintenant, se contentait de fixer le feu mourrant de la cheminée. Il se répétait inlassablement la même question: que s'était-il bien passé?

Le portrait de la grosse dame pivota enfin et Sirius se leva précipitamment pour savoir qui était le nouveau venu. Il se trouva face à James qui avait les yeux rouges derrière ses lunettes rondes. Sans dire un mot, il passa devant ses amis et s'apprêta à monter les escaliers pour retrouver le dortoir. Sirius le prit par le bras et lui demanda:

- Qu'est-ce qu'il te voulait? On s'est inquiété! On avait aucunes nouvelles de toi…

James se tourna vers son ami. Il ne voulait pas en parler et affronter de nouveau la vérité. Mais il savait qu'il leur devait une explication. Il tenta d'esquiver:

- Mon après-midi s'est terminée à l'infirmerie.

- Quoi? s'exclama Sirius.

Remus se leva et s'approcha aussi de James. Lowyn, quant à elle, ne fit que lever ses yeux de ses devoirs en prêtant maintenant une plus grande attention à la conversation.

- Disons que je me suis énervé et qu'ils ont du me donner des calmants…

- Tu t'es énervé contre qui? McGo?? l'interrogea Sirius de plus en plus pâle.

James baissa les yeux. Il n'avait pas la force de continuer. La vérité était si douloureuse. C'est alors que Remus posa la question que le jeune Potter redoutait tant:

- Que t'a dit Dumbledore?

Une haine prit part de lui, il devait leur dire. Les larmes lui montaient aux yeux pour la deuxième fois de la journée. Puis il lâcha enfin ce qu'il gardait sur le cœur:

- Mes parents sont morts!!!

Ces quatre mots firent l'effet d'une balle à chacun d'entre eux. Sirius s'était figé, il ne pouvait pas y croire. Remus s'approcha et posa une main sur l'épaule de James. Lowyn s'était levée de sa chaise et demanda en gardant un regard toujours aussi vide d'expression:

- Comment est-ce arrivé?

- Vous-Savez-Qui a envoyé des Mangemorts chez moi pour les tuer, car ils avaient refusé son offre. C'est quelque chose qu'il aime faire en ce moment.: tendre la main aux familles de sang pur et les tuer s'ils refusent.

James avait prononcé ces phrases d'un ton froid et remplit de haine. Sirius s'appuya sur une table à proximité, il ne voulait pas y croire. Les parents de James avaient été comme une seconde famille pour lui. A vrai dire, il les considérait comme ses véritables parents, surtout après l'accueil dont ils avaient fait preuve lorsqu'il s'était enfuit de la demeure des Black. Ne pouvant tenir face à la colère qui l'envahissait, Sirius prit la table qu'il renversa sur le sol. Certains livres et parchemins, laissé par des élèves, se retrouvèrent également éparpillés par terre. Lowyn s'approcha pour intervenir:

- Arrêtes Sirius! Ca ne sert à rien!!

Le jeune homme s'approcha d'elle et pointa du doigt d'un air menaçant.

- Qui es-tu pour me dire ce que je dois faire? cria-t-il. Tu ne peux ne serait-ce qu'imaginer ce que je ressens!! Tu es froide comme la glace…

Sans attendre plus longtemps, Lowyn le gifla violemment avant de monter dans son dortoir. Sirius se rendit compte, mais un peu tard, qu'il avait été trop loin. Il s'écroula sur le sol et se mit à pleurer comme un enfant. Remus ne savait plus qui, il devait soutenir. James avait ravalé ses sanglots et regardé la scène comme s'il n'était pas présent. Puis il se dirigea vers son ami et s'assit à côté de lui. Il posa une main sur son épaule avant d'ajouter:

- Entre frères, on doit se serrer les coudes.

Sirius fit de même et les deux jeunes hommes se regardaient, la même idée en tête. Si jamais un Mangemort ou Voldemort lui même venait à croiser leur route, ils seraient sans pitié.

Le lendemain, la journée se déroula calmement. Les Maraudeurs n'étaient pas d'humeur aux farces et seule Lowyn savait pourquoi. Au petit déjeuner, cette-dernière s'était approchée de James et lui avait murmuré à l'oreilleen posant une main sur son épaule :

- Même si cela ne se voit pas, je compatis James. Et saches que je suis avec toi.

Et sans rien ajouter, la jeune fille reprit son chemin pour s'assoire seule, un peu plus loin. Le Gryffondor avait simplement levé les yeux vers elle, la gorge trop nouée pour parler. Sirius s'empressa de lui demander ce qu'elle lui avait dit et James répondit qu'elle lui avait apporté son soutien. Le jeune Potter se dit que même sous ses airs froids, Lowyn était une fille bien qui était là pour ceux qu'elle appréciait.

Durant cette journée Lily Evans ne cessa de se poser des questions en vers l'inattention que James lui témoignait. Elle ne comprenait plus rien et finissait par se demander si elle n'y était pas pour quelque chose. Elle tenta plusieurs fois de lui parler (provoquer serait le mot le plus approprié) mais en vain. Il l'ignorait délibérément et Lily se surprit à regretter le temps où il était toujours à lui tourner autour. Elle préférait voir un Potter rieur et heureux plutôt qu'un James triste et renfermé. Après quelques jours, Lily monta dans son dortoir pour parler avec Lowyn. Elle voulait en avoir le cœur net. Comme elle s'y attendait, elle retrouva Lowyn allongée sur son lit tout en lisant. Elle s'approcha et s'assit à côté d'elle.

- Est-ce que je peux te poser une question?

Sans lever les yeux, Lowyn répondit par l'affirmative et encouragea la jeune fille à continuer.

- Je sais que tu es assez proche des Maraudeurs et… je me demandais si tu … si tu savais ce qui arrive à James…

- Oui.

Lily s'étonna et attendit la suite qui ne venait pas. Elle décida donc de poursuivre:

- Je vois bien que quelque chose ne tourne pas rond, et ça m'inquiète. Je veux dire, d'habitude il fait toujours tout ce qu'il peut pour attirer mon attention et me tourner autour…

- Et ça te manque? demanda Lowyn en levant enfin ses yeux vers elle.

- Quoi? Non. Pas du tout. C'est juste que … il n'est pas dans son état normal et je n'aime pas le voir comme ça…

Lowyn regarda intensément la rousse qui finissait par s'en sentir mal à l'aise. Puis elle ajouta en reportant son attention sur son livre:

- Désolée je ne peux rien te dire. C'est à James de t'en parler et s'il ne l'a pas fait, je n'ai pas à le faire…

- C'est si grave que ça?

- Oui. Mais crois moi, demande lui toi même. Je pense que ça lui ferait du bien de te savoir compatissante…

- D'accord, merci.

Lily ne savait pas comment s'y prendre. Cela faisait plus d'un quart d'heure qu'elle avait fini de prendre son petit déjeuner et elle était toujours assise en se demandant si c'était le bon moment ou non. Elle se décida enfin à se lever et s'approcha de James.

- Est-ce que je pourrais te parler seul à seul?

- Je n'ai rien à cacher à mes amis.

Lily était gênée de cette réponse. Autrefois, James aurait donné n'importe quoi pour être seul avec elle. La jeune fille leva les yeux vers les autres Maraudeurs et Remus se leva en disant:

- On doit y aller Cornedrue, on te retrouve tout à l'heure…

Puis ses trois amis s'éclipsèrent au soulagement de la Gryffondor. Elle s'assit à ses côtés et, posant une main sur la sienne, lui demanda:

- Que se passe-t-il James? Tu n'es plus le même en ce moment…

- Je n'ai pas envie d'en parler, dit-il en retirant sa main.

- Je sais garder un secret si c'est ce qui te fait peur. Et puis, je n'aime pas te voir comme ça…

- Mes parents sont morts. Voilà. Tu sais tout.

Lily porta sa main à sa bouche, plus choquée par le ton qu'il avait employé que par la nouvelle. Elle s'approcha de lui pour le prendre dans ses bras et murmurant:

- Je suis tellement désolée…

- Non! cria-t-il en l'a repoussant et se levant d'un bon. Je ne veux pas de ta pitié!

Etonnée de se revirement, Lily regarda James s'en aller de la Grande Salle à pas vifs.