Bonjour à tous ! Je sais que ça fait très longtemps que je n'ai pas posté de chapitre, mais je suis bien décidée à terminer tout ça rapidement ! Voici donc la suite et deuxième partie du précédent chapitre. Je vous laisse savourer tout ça :) C'est le plus long chapitre que j'ai écrit auparavant !
Disclamer : Tout apartient à JKRowling, mis à part quelques uns de mes personnages... Je ne fait pas d'argent avec cette fic...
Remerciements : Je tiens à remercier tout ceux qui ont continué ou découvert ma fic récemment. Merci beaucoup pour vos commentaires et surtout pour continuer à me lire ! Merci à PatmolDH, Rebecca-Black, BlackClaire, Tenaan et Lora, Mini-Yuya, MP, Ichina63 et bien d'autres...
Bonne lecture !
Chapitre 16 : La Chute
Le mois de Février laissa place à celui de Mars et Severus commença à penser qu'il avait laissé suffisamment de temps à Klaryss pour s'habituer à son nouveau pouvoir. Il était désormais temps d'apprendre ce qu'elle avait vu et également de lui rappeler sa mission première.
Pour cela, il devait lui parler seul à seul et le moment idéal était à sa sortie de cours de Divination. Elle marchait lentement, les yeux plongés dans son livre dédié à la voyance. Severus l'a pris sans ménagement par le bras pour la faire entrer dans une salle de classe sombre et vide.
- Non mais ça va pas ? s'exclama Klaryss plus surprise qu'autre chose.
- Laisse-moi voir ce que tu as vu, dit Rogue d'une voix doucereuse.
Klaryss ne comprit pas tout de suite ce qu'il allait faire. Il plongea son regard dans le sien et la jeune fille se rendit bientôt compte qu'elle ne pouvait plus rompre le contact. Elle était là, impuissante, sentant Rogue fouiller dans son esprit, sans savoir comment faire pour l'arrêter…
Quand soudain, il ferma les yeux et recula de quelques pas en titubant quelque peu. Une image resta gravée dans sa mémoire : celle d'une Lily maman d'un petit garçon aussi brun qu'un élève bien connu de Poudlard. Il s'était attendu à découvrir des images de Lowyn White montrant d'où venaient ses pouvoirs et confirmant la légende… Et au lieu de cela, il vit la seule femme pour laquelle il n'eut jamais des sentiments devenir, dans l'avenir, maman avec un autre.
Face à cet instant d'hésitation, Klaryss commença à se diriger vers la porte. Severus reprit contenance et attrapa la jeune fille par le bras. Il devait agir. Les visions de Klaryss portaient désormais sur un avenir lointain, plus seulement sur des résultats de match… Si jamais elle apprenait des choses sur lui…
- Je sais ce que tu attends de moi mais je ne peux pas. Je ne contrôle pas mes visions…
- Ces visions sont bien trop dangereuses pour que tu ailles les répéter à tout le monde, déclara Rogue en resserrant son emprise. Désormais, je serai le seul à qui tu pourras les révéler.
Il agita sa baguette sans prononcer le moindre mot. Klaryss ressentit une chaleur brûlante à sa gorge et à ses mains. La douleur devint suffisamment forte pour la clouer au sol. Une dernière fois, Rogue lui ordonna de se concentrer sur Lowyn, puis il quitta la pièce en laissant seule la Gryffondor écrasée pas la douleur.
Les heures passaient et Klaryss étaient toujours étendue sur le sol. Elle n'avait plus la moindre notion du temps ou de l'espace qui l'entourait. Ayant l'impression de flotter dans un bain d'eau brûlante, la douleur s'estompait peu à peu.
Peter était inquiet de ne pas savoir où se trouvait Klaryss. Jamais elle n'avait omis de le prévenir les rares fois où elle préférait louper le repas pour mieux réviser. Bibliothèque, Grande Salle, salle commune… Elle restait introuvable. Ce fut en fin d'après-midi qu'il se décida à utiliser la carte du Maraudeur pour la localiser. Elle semblait se trouver dans une salle de classe habituellement inoccupée.
Il fit au plus vite pour la rejoindre. Poussant la porte, le spectacle sous ses yeux le figea : ce fut une Klaryss à demi consciente qui était allongée sur le sol. Les yeux mi-clos, ses mains fixées à sa gorge, elle semblait à peine respirer. Criant son nom, Peter accouru vers elle et la saisit dans ses bras. Les paupières de Klaryss vacillèrent légèrement.
- Que s'est-il passé ? Tu as eu une autre vision ?
La jeune fille ouvrit doucement la bouche pour tenter d'articuler quelque chose, mais en vain. Aucun son ne put franchir ses lèvres. Elle renouvela l'expérience qui n'eut guère plus de succès. Réalisant quelle faculté Klaryss venait de perdre, des larmes de colères se mirent à quitter ses yeux.
- Ne pleur pas, murmura Peter tout aussi effrayé qu'elle. Je suis là. Je vais t'emmener à l'infirmerie…
Klaryss dut prendre appui sur le Gryffondor pour pouvoir se redresser. Elle tenait à peine debout et Peter fit attention de ne pas la brusquer en parcourant les couloirs. Lily croisa leur chemin et s'inquiéta de voir son amie qui ne pouvait plus marcher seule.
- Que s'est-il passé ?
- Je n'sais pas. Je l'ai trouvé sur le sol d'une classe vide.
Lily se servit de sa baguette pour faire apparaître un brancard. Ce fut heureux car Peter était à bout de force. Doucement, ils allongèrent la jeune fille muette. Lily essuya les dernières larmes coulant sur les joues de Klaryss et leurs yeux se croisèrent…
Un autre visage de Lily apparut. Elle ne semblait pas tellement plus âgée qu'à ce jour, mais la peur déformait ses traits. Elle fermait les yeux en murmurant des mots dans un ancien langage de l'ancienne Magie. On aurait dit qu'elle pressait quelque chose tout contre elle quelque chose ou quelqu'un. Un claquement de porte se fit entendre. Elle ouvrit ses paupières, dévoilant ses beaux yeux verts au regard terrifié. Elle laissa tomber dans un lit l'enfant qu'elle protégeait et resta devant lui les bras écartés.
- Pas Harry, pas Harry, je vous en supplie, pas lui!
- Pousse-toi, espèce d'idiote… Allez, pousse-toi…
- Non, pas Harry, je vous en supplie, tuez-moi si vous voulez, tuez-moi à sa place…
- C'est mon dernier avertissement…
- Non, pas Harry ! Je vous en supplie… Ayez pitié… Ayez pitié… Pas Harry ! Pas Harry ! Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez…
- Pousse-toi, idiote, allez, pousse-toi…
Une lumière verte aveuglante prédomina. Et le visage de Lily apparut de nouveau. Là, sur le sol, la jeune maman était immobile les yeux ouverts et vidés de toute vie.
Klaryss voulu chasser cette dernière image de sa tête. Elle s'agita sur son brancard et fini par en tomber. Une fois étendue sur le sol froid du couloir, elle se mit à trembler en libérant toutes les larmes de son corps. Elle ne voulait pas croire en la mort si proche de son amie. Peter et Lily firent de leur mieux pour calmer leur amie. Ils la replacèrent tant bien que mal sur le brancard en évitant de croiser son regard.
- On aurait dit qu'elle faisait une crise, précisa Lily à l'infirmière de l'école.
Klaryss semblait dormir paisiblement, dans un des lits de l'infirmerie, grâce à une potion de sommeil dont Mme Pomfresh avait le secret. Peter ne cessait de jeter des regards dans sa direction s'attendant à une nouvelle série de convulsions. Il n'avait pas dit un seul mot. Les choses avaient empiré pour Klaryss et il n'avait rien fait. Il aurait dû forcer la jeune voyante à rendre visite à l'infirmière plus tôt. Il était convaincu que, prise en charge à temps, rien de tout cela ne serait arrivé. Mais non. Pendant des semaines, Klaryss n'avait pas arrêté de dire que c'était un don et qu'il lui fallait faire des efforts pour le maîtriser. Mais Peter avait toujours senti se pouvoir comme étant maléfique : une malédiction. Une force contre laquelle il devait lutter à n'importe quel prix pour ne pas perdre celle qu'il aimait…
Peter fut interrompu dans ses sombres pensées par la parole de Mme Pomfresh :
- …Elle devait vraiment avoir besoin de repos. Et ça, c'est une chose dont je peux m'occuper. Maintenant, c'est son mutisme qui m'interpelle. Je ne comprends pas comment est-ce qu'elle a pu perdre l'usage de sa voix. On en saura peut-être plus quand elle se réveillera. Il s'agit peut-être d'une question psychologique. Peut-être n'accepte-t-elle plus ce qu'elle voit et que son inconscient lui interdit de faire des révélations. Je souhaite sincèrement que ce ne soit pas le cas, car je serai incapable de la soigner ici.
- Ce qui veut dire ? demanda subitement Peter, en redoutant la réponse.
- Ce qui signifie qu'il faudra la transférer à l'hôpital Ste Mangouste.
Klaryss récupéra de sa fatigue du mieux qu'elle put grâce à un sommeil forcé par la magie. Sa respiration était lente et régulière. Une douce chaleur parcourait la peau de ses bras. Elle ouvrit ses yeux et se mit à battre des paupières pour mieux observer le soleil qui donnait à travers la fenêtre. Mais contrairement à ce qu'elle pensait, ce n'était pas la fenêtre de son dortoir. Elle tourna la tête et vit Peter endormi sur une chaise en lui tenant la main. Elle baissa aussitôt le regard. L'atroce vision de Lily lui revint en mémoire et elle était effrayée à l'idée d'en avoir une autre.
La jeune fille avait dû remuer quelque peu, car Peter se réveilla.
- Klaryss. Tu vas bien ?
Les yeux clos, elle lui répondit d'un bref hochement de tête. Hochement qui ressemblait à tout sauf à un acquiescement.
- Est-ce que tu peux parler ?
Elle n'essaya même pas d'ouvrir la bouche. Elle savait qu'après ce que lui avait fait Rogue, cela ne servirait à rien. Peter était déçu, mais il garda quand même un vague espoir. Il lui tendit un parchemin et une plume en murmurant :
- Peut-être que comme ça…
Klaryss ouvrit un œil, puis l'autre en regardant ce qu'il lui avait posé sur son lit. Elle n'y avait pas songé. Peut-être cela pouvait-il marcher… Elle l'espérait plus que tout.
Elle se redressa dans son lit, posa le parchemin bien à plat sur ses jambes, ouvrit un petit encrier qu'il venait de lui donner et y trempa doucement la pointe de sa plume. Sans un regard à Peter, elle approcha la plume du parchemin, retenant son souffle. Soudain, sa main se mit à faire de grands gestes en tout sens. La plume se brisa et aucune goutte d'encre ne vint tacher le bout de parchemin. Prise de colère, Klaryss attrapa le tout et le jeta à l'autre bout de la pièce. Ainsi donc, Rogue avait pensé à tout…
Peter était très surpris face à cette crise de colère. Il avait toujours connu Klaryss d'un calme inégalable, jamais elle n'avait élevé un mot plus haut que l'autre. Il se rendit compte à quel point cette situation la perturbait. Mais il fallait que cela cesse…
- Klaryss écoute-moi, commença Peter d'une voix grave.
La jeune fille se tourna vers lui pour la première fois. Elle évitait toujours son regard mais elle sentait le sérieux qui émanait de lui elle l'écouta donc avec la plus grande attention.
- Je sais que ce que tu vis en se moment doit être très difficile à gérer. Et, aussi dur que ce soit, je te demande de ne pas laisser transparaitre cette souffrance.
Elle eut un geste de recul. Elle semblait ne pas comprendre où il voulait en venir.
- Je sais ce que tu veux dire. Mais crois-moi, ne laisse rien transparaitre. Mme Pomfresh n'a rien pu faire, personne ne sait ce que tu as… Et… Si tu ne te rétablis pas de toi-même, ils t'enverront à l'Hôpital Ste Mangouste…
Un silence pesant que Klaryss ne pouvait briser, s'installa. Une folle. Voilà ce qu'ils pensaient d'elle. Tous autant qu'ils étaient la prenaient pour une folle qu'il fallait enfermer ! Elle ne put retenir des larmes en réalisant ce que Rogue avait fait d'elle, une folle… Elle sentit Peter qui s'était assis près d'elle et la serrait aussi fort qu'il pouvait entre ses bras.
- Je suis là mon amour, je suis là, murmura-t-il. Je ferai tout ce qu'il faut pour que cela redevienne comme avant…
Mme Pomfresh dut se résoudre à laisser Klaryss quitter l'infirmerie. Malgré son mutisme, elle était capable de se déplacer seule et semblait bien mieux reposée qu'en arrivant. Elle lui demanda simplement de repasser la voir au premier signe de faiblesse.
Klaryss prit une grande inspiration avant de franchir le portrait de la grosse dame. Nombreux furent les élèves présents dans la salle commune en ce vendredi soir. Elle rassembla tout son courage et s'avança sous le regard des autres qui la fixaient comme une bête curieuse. Elle aperçut Lily, assise auprès de James, non loin de la cheminée. La jeune Evans était partagée entre l'envie d'aller retrouver son amie ou de la laisser seule. Elle se remémora la crise qu'avait eue Klaryss auprès d'elle et se simple souvenir la dissuada de tout contact. La jeune Bedelt, quant à elle, fit demi-tour souhaitant quitter les lieux. Mais Peter l'a prit dans ses bras et lui murmura à l'oreille :
- Je suis là. N'ais pas peur.
En prononçant ses mots, son regard croisa celui de Lily et il comprit où était le problème.
- Suis-moi. On va monter dans mon dortoir.
Dans cette pièce, ils ne seraient dérangés par personne. James passait ses nuits avec Lily dans la chambre de Préfet en Chef et Remus faisait de même avec Célia (en dehors des nuits de pleine lune). Il ne restait plus que Sirius qui trouvait de nombreuses combines pour se retrouver seul avec Lowyn. Peter ignorait où il allait, mais cela n'avait pas d'importance. Fermant les rideaux de son lit à Baldaquin, il se dit qu'il passerait des nuits tranquilles avec Klaryss et que cela pourrait grandement l'aider.
Au milieu de la nuit, Klaryss ressentit une soif dévorante lui brûler les lèvres. Jugeant qu'il n'était pas utile de réveiller Peter, elle se leva sans un bruit et descendit jusqu'à la salle commune. Elle s'approcha d'une carafe d'eau mise à disposition des élèves et commença à se servir un verre. Elle pensait être seule, c'est pourquoi elle sursauta, renversa son verre et se retourna vivement lorsqu'Alice l'interpella :
- Klaryss ! Ca fait plaisir de te revoir !
Le visage d'Alice se changea en un autre à peine plus âgé, mais déformé par la souffrance.
- Dis-nous où il est, ordonna la voix d'une femme. Tu en veux encore c'est ça ? Endoloris !
Alice poussa un hurlement déchirant et ce cri fut bientôt accompagné de celui d'un homme qui se tordait tout autant de douleur sur le sol. Les cris avaient beau retentir, les corps se plier de souffrance… Mais rien ne pouvait arrêter la douleur. Seule l'envie de mourir prit le dessus dans leurs esprits.
Le corps de Klaryss se mit à se convulser. Ecroulée sur le sol, la jeune fille ne pouvait se débarrasser de ces atroces images qu'elle venait de voir. Elle ressentait la souffrance et souhaita que la mort vienne la chercher à son tour. Affolée, Alice tenta de stabiliser la jeune fille et l'appelant plusieurs fois par son prénom. Alerté par les cris, Peter se leva en sursaut et descendit quatre à quatre les marches menant à son dortoir. Il s'assit auprès de Klaryss et l'a pris dans ses bras.
- Klaryss, je t'en prie, écoute-moi. Respire avec moi !
Elle était là, entre ses bras, le dos collé au torse du jeune Gryffondor. Elle se concentra tant bien que mal sur cette voix lointaine qui s'adressait à elle. Les violentes images de sa précédente vision s'estompèrent peu à peu, au fur et à mesure qu'elle calait sa respiration au même rythme que celle de Peter.
- C'est bien. Calme-toi, respire avec moi ! Respire avec moi !
Quelques années auparavant, Klaryss avait appris cette méthode pour calmer ses quelques crises d'asthme avec Peter. Elle était loin de s'imaginer que cette méthode était tout aussi efficace pour la calmer d'une vision. Après plusieurs longues minutes, la respiration de la jeune fille ne fut plus qu'un doux sifflement. Alice qui avait assisté à cette scène, était choquée par l'état de son amie.
- Je vous accompagne à l'infirmerie, annonça Alice.
- Non. Tout va bien maintenant, ce n'est pas la peine d'y aller, affirma Peter.
- Pardon ? Tu plaisante j'espère ! Est-ce que tu as vu dans quel état se trouve ta copine ? Tu ne peux pas rester là sans rien faire !
- Tu ne comprends pas. Si jamais ça s'apprend qu'elle va mal, ils voudront l'envoyer directement à Ste Mangouste ! Elle n'est pas folle, elle ne doit pas y aller !
- Ce n'est plus une question de folie, mais de soin. Tu ne peux pas veiller constamment sur elle ! Il lui faut voir des spécialistes !
- Mais je ne veux pas la perdre ! hurla Peter.
- Je vois. Tu agis par pur égoïsme…
- Ecoute. Regarde-la. Elle est aussi ton amie. Laisse-lui une chance. Je suis sûr qu'il y a un moyen de la guérir, mais pas en l'enfermant dans une chambre de deux mètres sur trois. C'est de Klaryss dont on parle. Je l'a connais. Et crois-moi, l'enfermer à l'hôpital est la dernière chose qu'elle souhaiterait vivre. Je ne veux pas qu'elle perde espoir au point de vouloir mettre fin à ses jours.
- N'essaye pas de me faire culpabiliser ! Je ne peux pas supporter de la voir dans cet état.
Alice regarda son amie avant de prendre une décision.
- Je ne dirais rien, mais à une seule condition. Débrouille-toi comme tu veux, mais je veux qu'elle aille mieux dès demain. Mais je te préviens, la prochaine fois que je la vois faire une crise de ce genre, je l'emmène moi-même à l'infirmerie !
- Merci Alice ! Merci mille fois !
- Tache de ne pas me faire regretter cette décision !
Alice monta dans son dortoir, laissant Peter seul avec ses idées sombres.
Pendant que Klaryss tentait de se reposer le reste de la nuit, Peter resta éveillé afin de trouver une solution. Il savait qu'il ne pouvait empêcher ces visions. C'est pourquoi il chercha une idée pour les rendre plus vivables. Il ignorait complètement pour quelle raison Klaryss réagissait aussi violemment face à l'avenir qu'elle voyait. Mais il se doutait que cela n'était pas sans douleur. Il lui fallait donc trouver le nécessaire pour atténuer cette souffrance.
L'aube se leva et il l'a senti remuer à ses côtés. Il conseilla à la jeune fille de rester toute la matinée au lit avec les rideaux fermés. Il s'habilla et, prenant quelques livres avec lui, se dirigea vers les cachots pour y préparer une potion. Il s'inspira d'élixirs déjà connus pour créer son propre breuvage. Il devait intensifier les effets pour être sûr que cela fonctionnerait.
Après quelques heures de préparation, il rejoignit la jeune fille dans le dortoir.
- Tiens. Je viens de la préparer, annonça Peter en lui tendant une petite fiole. J'espère que ça va marcher. Tu ne devrais plus ressentir de douleur avec ça !
Klaryss prit la potion entre ses mains, d'un air hésitant. Elle ne doutait pas des talents de Peter pour ce qui était de la préparation des potions mais, elle eut un mauvais pressentiment.
- Je sais que je ne suis pas aussi doué que Lily pour les potions mais crois moi, j'ai mis du cœur à l'ouvrage ! J'ai pris mon temps de bien suivre les indications et de faire comme il faut. Je trouve que c'est même plus simple de travailler sans avoir un prof derrière ton dos pour regarder tout tes moindres gestes. Je comprendrais que tu ne veuilles pas essayer. Je n'ai jamais été très doué en magie, je suis loin d'être un grand sorcier, ajouta Peter en baissant la tête.
Klaryss posa une main sur la joue du jeune homme. Et comme pour lui prouver qu'elle avait une entière confiance en lui, elle oublia son instinct et avala la potion en deux gorgées. Elle ressentit instantanément une douce chaleur se répandre dans son corps et, bientôt, sa migraine disparue. Elle eut un sourire pour la première fois depuis de longs jours. Reprenant espoir, Peter annonça qu'il avait préparé une dizaine de fioles.
Lors du déjeuner dans la Grande Salle, Alice se sentait mal à l'aise. Elle avait l'impression de ne pas avoir agit comme une amie envers Klaryss. Céder au caprice de Peter n'était pas la meilleure solution selon elle. Mais ses doutes s'envolèrent d'eux-mêmes lorsqu'elle aperçut la jeune fille s'installant à la table des Gryffondor pour le repas. Elle resta à l'écart avec Peter, mais elle semblait vraiment en bon état de santé. Personne ne pouvait s'imaginer un seul instant qu'elle eut souffert d'une crise de démence la nuit dernière. Croisant les doigts pour que cela dur, elle tenta de ne pas trop la fixer du regard. Qu'avait-elle vu ? C'était une question inévitable qui ne cessait de la hanter.
Lowyn entra dans la Grande Salle pour y déjeuner. Elle s'arrêta net lorsque son regard tomba sur Klaryss qui s'était attablée avec Peter et commençait tout juste son repas. Lowyn ne prit pas le temps d'en apprendre d'avantage qu'elle fit aussitôt demi-tour. Sirius, qui l'a suivait, eut à peine le temps d'apercevoir Klaryss pour comprendre le soudain changement de direction de Lowyn. Il fit à son tour marche arrière en annonçant :
- C'est bon j'ai compris. On va chercher à manger en cuisine !
Dès la reprise des cours, tout le monde se rendit compte du changement d'état de Klaryss. Mis à part son mutisme, la jeune fille se comportait comme des mois auparavant. Elle souriait et se sentait légère. Toutes les affreuses images qu'elle avait pu voir lors de ses précédentes visions ne semblaient plus appartenir qu'à un mauvais rêve. La seule condition était de prendre constamment la potion. Durant ces trois jours de cours, elle avait déjà bu la moitié des fioles préparées par Peter. Au moindre signe de changement, la jeune fille n'hésitait pas à user de ce breuvage magique.
Un soir dans la salle commune, les élèves de Gryffondor de septième année s'étaient réunis autour du feu. Peter et Klaryss venaient de quitter leurs amis pour se réfugier dans le dortoir des Maraudeurs.
- Je suis contente de la voir sourire de nouveau, dit Lily calée dans les bras de James.
- Oui on dirait que toutes ces visions c'est du passé ! ajouta ce-dernier.
- J'espère que ça va durer, dit Alice en commençant à se ronger les ongles.
- Ca devrait durer, confirma Lowyn qui gardait ses yeux fixés sur son livre. A condition qu'elle continue à se droguer…
- Quoi ? s'exclama son entourage.
- Mais de quoi est-ce que tu parles ? demanda Lily, agacée par de tels propos.
- Vous n'avez pas remarqué son regard vitreux ? En même temps ça ne m'étonne pas. On ne peut pas changer comme ça du jour au lendemain sans prendre quelque chose.
- Ha oui ? Et comment as-tu pu remarquer une telle chose toi qui passe ton temps à l'éviter en changeant constamment de pièce ? rétorqua Lily qui commençait à perdre son sang froid.
Lowyn leva les yeux de son livre pour annoncer :
- Ce n'est pas parce qu'on ne me voit pas que je ne sais pas observer.
Le lendemain matin, Sirius décida de passer dans le dortoir pour y récupérer un de ses livres de cours. Cela faisait un bon moment qu'il n'y avait pas dormi mais, d'une part, il préférait être auprès de Lowyn tant qu'il le pouvait et, d'autre part, il savait bien que Klaryss avait besoin de tranquillité avec Peter. Il avait su respecter ça durant cette dernière semaine, mais il était difficile de s'organiser pour toujours avoir toutes ses affaires de cours avec soi.
Il entra dans le dortoir et, sans regarder personne, commença à fouiller dans sa malle pour y trouver son livre.
- Non mais ça va pas ? s'exclama Peter. Tu pourrais frapper avant d'entrer comme ça !
- Frapper ? Je te signale que c'est aussi mon dortoir !
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, Klaryss dort ici. Ce n'est donc plus un dortoir pour homme où on n'aurait rien à se cacher !
Sirius se tourna vers Peter et Klaryss qui étaient assis sur le lit et déjà habillés.
- Pourquoi tu me prends la tête ? Vous êtes déjà en prêt pour aller en cours ! Il n'y a rien ici que je ne puisse voir !
- Oui bah si tu étais passé cinq minutes plus tôt… commença Peter.
Klaryss posa sa main sur le bras de Peter, comme pour le calmer. Celui-ci garda le silence et Sirius leva les yeux de sa malle pour comprendre pourquoi le jeune Maraudeur ne finissait pas sa phrase. C'est à ce moment là, pendant un bref instant, qu'il croisa le regard de Klaryss.
L'endroit semblait sombre et d'un froid glacial. Pas la moindre lumière ne venait éclairer la pièce et c'est pour cette raison que Klaryss ne distinguait pas très bien ce qu'elle voyait. Le froid s'intensifia et traversa son corps tout entier. Seuls le malheur et la tristesse régnaient en ce monde. Désirer la mort était quelque chose qui s'imposait à soi pour échapper à cette constante souffrance. Soudain, son regard pu discerner une personne. Un homme était recroquevillé sur lui-même, immobile. Il semblait lui aussi attendre que la mort vienne le chercher. Ce n'est qu'après un instant qui lui parut une éternité, qu'elle put reconnaître l'homme qui était là. Sirius. Ses traits étaient déformés par le temps, la souffrance et le désir de mourir.
Lorsque Klaryss rouvrit les yeux, elle était allongée sur le sol, son corps tout entier était gelé. Elle entendit vaguement des voix :
- Sors de là ! ordonna Peter.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Sirius qui était mal à l'aise face à Klaryss qui se tordait sur le sol.
- Sors de là tout de suite !
Sans se faire prier une nouvelle fois, Sirius partit immédiatement en laissant Peter s'occuper seul de Klaryss.
Peter fouilla dans ses affaires pour en sortir une des fioles de la potion qu'il avait pu préparer. Il fit boire la jeune fille une ou deux gorgées. Le liquide apaisa le froid intense qu'elle ressentait encore en elle. Afin d'oublier cette sensation, elle prit la fiole des mains de Peter et l'a vida en peu de temps. Peter s'étonna de cette vive réaction puis se senti soulagé de voir Klaryss se relever d'elle-même, prête à aller en cours comme si de rien n'était.
Sirius arriva devant la salle de classe et s'appuya contre le mur près de Lowyn. Son regard ne quittait pas le sol et il ne décrocha pas un mot.
- Oh toi, ya quelque chose qui ne va pas, commenta Lowyn.
- Je voulais récupérer un livre dans le dortoir et je suis tombé sur Peter et Klaryss.
Lowyn eut un frisson en redoutant la suite de l'histoire.
- Elle a eut une réaction bizarre. Elle s'est retrouvée sur le sol et à commencer à bleuir de froid, expliqua Sirius.
- Tu as croisé son regard ? demanda Lowyn.
- Possible. Je ne m'en souviens pas vraiment, tout s'est passé si vite. Tu crois qu'elle a eu une vision me concernant ?
Lowyn ne répondit pas. Face à ce silence qui n'avait rien de rassurant, Sirius reprit :
- En tout cas, ça m'étonnerait qu'on l'a voit en cours aujourd'hui. Elle semblait vraiment secouée par ce qu'elle venait de voir.
Sirius venait à peine de finir sa phrase qu'il vit Klaryss et Peter entrer dans la salle de cours pour s'y installer. Klaryss semblait aller bien. Même mieux que ça elle semblait être en pleine forme, comme si rien ne s'était jamais passé. Elle souriait à ses amis et commençait à sortir ses affaires de cours.
- C'est impossible, murmura Sirius.
- Regarde ses yeux, dit Lowyn.
Sirius prêta une plus grande attention au regard de la jeune fille et se rendit compte que ses yeux étaient vitreux, comme s'ils étaient brouillés par quelque chose.
- Elle est sous influence d'une potion. C'est pour ça qu'elle peut supporter ce qu'elle voit de l'avenir, expliqua Lowyn.
Lowyn et Sirius prirent à leur tour place dans la salle de classe.
- Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi est-ce qu'elle a perdu la parole comme ça du jour au lendemain, souleva Sirius.
- Si tu veux mon avis, quelqu'un est derrière tout ça, dit Lowyn. C'est comme si quelqu'un l'avait réduite au silence pour ne pas ébruiter ses visions.
- Tu penses à quelqu'un en particulier ?
- Rogue.
- Quoi ? Qu'est-ce que Servillus pourrait faire de vision d'avenir ? s'étonna Sirius. C'est vrai, s'il veut en savoir plus sur ta famille, c'est dans le passé qu'il lui faudra chercher, pas dans l'avenir…
Lowyn ne prit la peine de répondre. Et quand Sirius souhaitait insister sur ce point pour comprendre, leur professeur fit son entré dans la salle et le cours commença. Sirius ne dit rien, mais il sentait qu'elle lui cachait quelque chose d'important.
Le soleil donnait dans le dortoir des Maraudeurs et Klaryss finit par se réveiller. Elle ne se sentait pas très bien et une violente migraine commença à se faire sentir. Se levant et cherchant à taton dans son sac de cours, elle ne put mettre la main sur ce qu'elle désirait. Sa tête lui faisait de plus en plus mal et le soleil de plus en plus lumineux dans la pièce n'arrangeait rien. Certaines images commencèrent à refaire surface : une Lily allongée sur le sol en gardant ses yeux ouverts et vide de vie, une Alice poussant des cris déchirant tout en se tordant de douleur sous les incessants sortilèges de doloris…
Klaryss porta ses mains à ses tempes pour tenter de stopper toute cette violence. Elle chercha de nouveau une fiole contenant la potion magique qui savait lui éviter tout ça. Sa respiration se fit plus rapide à mesure que sa tête la faisait souffrir. Peter finit par se lever, sentant que Klaryss n'était plus aussi calme qu'auparavant. Il la vit fouiller dans ses affaires et allant même jusqu'à retourner la mal du Maraudeur pour trouver un peu de potion.
- Que se passe-t-il ? Tu n'as plus de potion ? Attends, il en reste quelques unes dans mon sac, annonça Peter.
Il fouilla dans son sac, sans succès.
- C'est pas possible, il en restait là !
Klaryss lui prit le sac des mains et le vida sur le lit. Rien. Aucune fiole ne se trouvait là. Elle porta de nouveau ses mains à ses tempes espérant que cela ferait disparaître la douleur.
- Je vais en faire d'autre, je te le promets. Mais il faut que j'aille acheter d'autres ingrédients. J'irai demain à Pré-au-Lard et…
Klaryss débarrassa violemment le lit de son contenu. Elle ne pouvait attendre une minute de plus. Elle s'était habitué à ne plus ressentir la moindre souffrance que cette dernière lui semblait aujourd'hui beaucoup trop forte et insupportable.
- Calme-toi, dit Peter en levant les mains, plus pour se protéger lui-même de la fureur de la jeune fille. Je te promets de faire vite.
Klaryss avait l'impression d'étouffer. Il lui fallait prendre l'air. Elle se leva et se mit à courir à toute vitesse dans les couloirs de l'école.
- Klaryss attends ! s'exclama Peter.
Il n'eut pas le temps de s'habillé qu'elle avait déjà disparue. La jeune fille savait qu'elle ne pouvait sortir dans le parc de Poudlard sans éveiller les soupçons. Elle se dirigea donc vers la tour d'astronomie qui devait être déserte à cette heure matinale.
La douleur était déchirante et toutes ses images d'horreur se bousculèrent dans sa tête. Elle n'était presque plus consciente de la réalité qui l'entourait. Se rapprochant du bord, elle pensa un instant que sauter dans le vide lui donnerait de nouveau cette sensation de légèreté qu'elle avait ressenti grâce à la potion. Sentant le vent s'engouffrer dans se cheveux et le vide qui s'offrait à elle, elle n'avait plus qu'une simple impulsion à donner pour de nouveau retrouver cette sensation de délivrance.
C'est à ce moment là qu'une personne l'attrapa par le bras pour la ramener sur la terre ferme.
- Où vas-tu comme ça ? Tu n'aurais pas des choses à me montrer avant de mourir ?
Lorsque Klaryss se retourna, son regard se plongea dans celui de Serverus Rogue et ce-dernier n'eut pas le temps de lire dans l'esprit de la jeune fille qu'elle avait déjà une vision.
La scène se déroulait au même endroit : la tour d'astronomie. De nombreuses personnes étaient présentes ce soir-là et deux d'entre-elles étaient connues de Klaryss. Dumbledore et Severus Rogue.
- Severus… dit Dumbledore d'un ton suppliant.
Rogue resta silencieux. Il s'avança et repoussa brutalement un jeune homme aux cheveux blonds. Les autres personnes qui n'étaient autre que des Mangemort, reculèrent sans un mot.
Rogue observa Dumbledore un moment, et l'on voyait la répugnance, la haine creuser les traits rudes de son visage.
- Severus… S'il vous plaît…
Rogue leva sa baguette et la pointa droit sur Dumbledore.
- Avada Kedavra !
Un jet de lumière verte jaillit de la baguette de Rogue et frappa Dumbledore en pleine poitrine. Dumbledore fut projeté dans les airs comme par une explosion. Pendant une fraction de seconde, il sembla suspendu sous la marque des ténèbres étincelante puis retomba lentement en arrière, par-dessus les remparts, telle une grosse poupée de chiffon, avant de disparaître dans le vide.
Klaryss repoussa violemment le sorcier et se mit à courir à vive allure pour lui échapper au plus vite. Rogue tomba au sol, sans avoir eut le temps de comprendre ce qui venait de se passer. Il se releva péniblement et parti à la recherche de Klaryss.
La jeune fille se retrouva dans un endroit reculé du château où elle put se cacher derrière une gargouille. Elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle venait de voir. Rogue tuant le directeur de l'école. Comment cela pouvait-il être possible ? Ce monde allait-il tourner aussi mal que cela ? Des larmes remplirent ses yeux et commencèrent à couler sans qu'elle ne puisse les contrôler. Tous ses amis allaient mourir ou connaître d'affreuses souffrances. Cela ne pouvait être vrai. Les forces du mal ne pouvaient gagner !
Sa tête lui faisait tellement mal qu'elle semblait sur le point d'exploser. Accroupie sur elle-même, Klaryss se balançait d'avant en arrière. Ses doigts se crispèrent parmi ses cheveux lâchés. Elle ferma les yeux en espérant pouvoir se réveiller de cet affreux cauchemar.
Peter se servit de la carte du Maraudeur pour localiser la jeune sorcière. Elle s'était arrêtée de courir et semblait s'être cachée derrière une gargouille de pierre. Il courut jusqu'à l'endroit indiqué et se figea face à la scène qu'il voyait devant lui. Elle était là, accroupie sur le sol, les yeux fermés. Ses mains s'étaient agrippées à ses cheveux et en arrachaient quelques poignées. Elle était méconnaissable.
- Klaryss ? dit doucement Peter.
La jeune fille ne bougea pas, elle semblait ne plus l'entendre. Comme enfermée dans son monde de douleur et de souffrance. Il s'assit auprès d'elle en entourant ses épaules de son bras. Il lui murmura des mots doux et rassurant qu'elle n'entendait pas. Elle continuait de se balancer d'avant en arrière tout en s'arrachant ses si beaux cheveux.
- Je t'en pris, reste avec moi, sanglota Peter qui commençait à comprendre qu'il était en train de perdre celle qu'il aimait.
Il lui prit les mains et commença à relever son visage face au sien. Klaryss avait gardé ses yeux clos et souhaitait ne plus jamais les ouvrir.
- Je t'en pris. Je t'aime. Ma vie n'a de sens qu'avec toi. Je n'ai rien à te cacher. Tu sais tout de mon passé et mon avenir se poursuivra toujours à tes côtés. Je t'en pris, regarde moi. Tu y verras nos prochains jours heureux, notre bonheur futur. Tu pourras trouver l'espoir d'amour dans mes yeux.
Il avait prononcé ces mots tout en lui caressant les joues. Il espérait pouvoir se plonger dans ses yeux sans la crainte d'une vision funeste. C'est alors que Klaryss avait entendu ces mots. Après de longues secondes d'hésitation, elle finit par ouvrir les yeux et à le regarder pour la première et dernière fois depuis de nombreuses semaines.
Peter se tenait debout dans un endroit sombre, sans doute un cimetière. Il avait un regard noir et semblait avoir perdu le sommeil depuis longtemps. Ses vêtements étaient semblables à ceux d'aujourd'hui, il s'agissait donc d'un futur excessivement proche. La manche de son bras gauche était relevée et son regard se posa sur son avant bras. Un tatouage fraîchement encré dans sa peau s'étendait sur la majeure partie. Une tête de mort et un serpent : la marque des ténèbres.
C'en était trop pour Klaryss. Elle se releva précipitamment en reversant Peter sur le sol. Elle se mit à courir jusqu'à en perdre haleine. Elle ne faisait plus attention à l'endroit où elle se trouvait. Cette dernière image était un coup de grâce pour elle. L'homme qu'elle aimait devenir Mangemort. Toutes ces visions tournoyaient dans sa tête la coupant de la réalité. Son crâne lui faisait de plus en plus mal et la seule solution était d'extraire ces images de ses souvenirs. Elle commença à se cogner la tête sans doute contre un mur, mais la douleur causée par le choque n'était rien comparaison de sa migraine. Elle se cogna encore et encore, dans l'espoir que tout s'arrête enfin. Puis, son vœu fut exhaussé, tout s'arrêta…
Peter se releva tant bien que mal. Qu'avait-elle bien vu ? Cela ne présageait rien de bon. Il lui courut après et fut choqué par sa violente réaction. Il était là impuissant, à regarder la sorcière qu'il aimait tant se fracasser la tête contre les murs du couloir. Il en était responsable. Le professeur McGonagall intervint rapidement. D'un geste de sa baguette la jeune fille se figea comme ayant perdu connaissance. Sans un mot, le professeur emmena Klaryss à l'infirmerie. Peter les suivit sans rien ajouter. Il savait ce qui allait se passer.
L'infirmière de l'école du reconnaitre que ses compétences en matière de guérison avaient des limites. C'est pourquoi, avec Dumbledore, la décision fut prise d'envoyer la jeune étudiante à l'hôpital Ste Mangouste, dans l'espoir d'un rétablissement futur…
Le soir même, tous les élèves avaient été secoués par le triste départ de Klaryss. Personne n'avait réellement compris ce qui avait bien pu lui arriver. Peter avait passé le reste de la journée dans son coin, ne souhaitant ni voir ni parler à personne. Les autres élèves de septième année de Gryffondor s'étaient réunis, silencieux autour du feu de la salle commune.
- On vit aujourd'hui une époque terrifiante, dit Remus.
- Oui. Qui pourrait penser que même entre ces murs, on peut être touchés ? ajouta James.
Chacun avait le regard fixé sur le sol ou les murs qui les entouraient. Ils venaient tous de perdre une amie.
- Ce doit être affreux pour Peter, remarqua Lily en se serrant contre James. Je ne sais pas ce que je ferai si…
Elle n'eut pas le courage de terminer sa phrase. James resserra son étreinte autour d'elle.
- On s'imagine toujours que ça n'arrive qu'aux autres, dit Remus qui tourna son regard vers Sirius. Mais ces temps de guerre il nous faut être uni quoi qu'il arrive.
Sirius le regarda intensément. Il savait désormais qu'il avait retrouvé son ami. Remus le pardonnait et il se sentit l'esprit plus léger.
Et voilà ! J'espère que ça vous a plu ! Le prochain chapitre mais vous pouvez le devinez s'intitulera "Du Maraudeur au Mangemort"... Et vous finirez bientôt par apprendre des choses sur Lowyn :)
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