Bonjour à tous ! J'espère que cette suite vous plaira !
Disclamer : Tous les personnages appartiennent à JKRowling et je ne fais pas d'argent avec cette fic...
Remerciements : Un grand merci à tous ceux qui continuent à me lire ou qui commencent tout juste :)
Bonne lecture :)
Chapitre 19 : Le petit Dragon
Le Seigneur des Ténèbres jubilait. Ainsi, la légende était vraie. Les maîtres dragon avaient bel et bien existés. Il n'y avait donc aucun doute sur l'authenticité de l'Ultime Dragon. Il lui fallait convertir Lowyn en tant que Mangemort ou trouver des moyens persuasifs pour la faire travailler pour lui. Il possèderait donc une armée de dragon sous son contrôle et son pouvoir serait sans limite. Plus personne ne lui résisterait, pas même Albus Dumbledore.
Peter n'avait pas très bien compris pourquoi Voldemort avait envoyé un dragon à Poudlard. Mais, comme tout le monde, il avait été très impressionné des pouvoirs qu'avait manifestés Lowyn. Le lendemain, il alla trouver Severus Rogue pour lui poser quelques questions :
- J'imagine que le Seigneur des Ténèbres a eu ce qu'il voulait. Et c'est en partie grâce à moi qu'il a découvert les pouvoirs de Lowyn. A son tour maintenant de faire ce qu'il faut pour sauver Klaryss.
Severus Rogue se mit à rire.
- J'espère que tu plaisantes ! C'est moi qui, depuis des mois, tente de pénétrer dans son esprit. Moi qui ai découvert son véritable nom de famille. Moi qui ai donné toutes ces informations au Seigneur des Ténèbres. Tout ce qu'on t'a demandé était simple : trouver son emploi du temps et tu n'en as même pas été capable !
- C'est moi qui t'ai dit qu'elle avait l'habitude d'aller dans le parc tous les soirs, se défendit Peter.
- Ha, parce que tu penses que je n'aurai pas été capable de le deviner seul ? Je pensais qu'avoir un Mangemort qui fréquente d'aussi près les Maraudeur serait une idée stratégique. Mais j'aurai du garder à l'esprit que n'es qu'un bon à rien. Sans James et Sirius, tu ne serais capable de rien faire et personne ne saurait qui tu es. J'imagine aussi que ta Klaryss n'aurait jamais tourné les yeux vers toi !
- Ne parle pas d'elle comme ça ! s'exclama Peter en plaqua Severus contre le mur.
- Voyons, regarde la vérité en face, susurra Severus d'une voix doucereuse. Tu sais au fond de toi que j'ai raison.
Peter relâcha le Serpentard et quitta le couloir à pas vifs.
Lowyn se sentait mal à l'aise. Elle avait constamment l'impression que Voldemort allait surgir d'un moment à l'autre pour venir la chercher. Une semaine. C'était le temps qui lui restait à passer à l'école. Elle avait beaucoup apprécié cette année de cours. Elle y avait rencontré des personnes qu'elle ne pourrait pas oublier aussi facilement. Mais par-dessus tout dans son mal être, elle savait qu'elle n'avait pas été tout à fait honnête avec Sirius. Elle lui avait tout dit sur ses pouvoirs et sa famille, mais rien concernant l'avenir. Après ces confessions, Sirius devait surement s'imaginer que leur avenir était lié, mais cela était loin d'être aussi simple. Il avait des amis et elle une mission. Et les deux n'étaient pas compatibles.
Les deux premiers jours d'examens se déroulèrent sans incident notable. Sirius se rendit compte que Lowyn était quelque peu tendue et il avait bien compris que cela ne concernait pas les épreuves en elles-mêmes. Lowyn était suffisamment douée pour les réussir haut la main. Non, son angoisse résidait en l'éventuelle apparition de Voldemort à Poudlard. Sirius passait tout son temps auprès de Lowyn, car il sentait que son soutient était important.
- Tu ne vas pas dans la cabane hurlante ce soir ? demanda Lowyn assez étonnée.
- Non, répondit Sirius. James y est avec Remus. Peter n'a pas la tête à ça semble-t-il…
- Et toi ?
- Moi je reste auprès de toi.
Lowyn fronça les sourcils.
- Tu devrais y aller. C'est votre dernière pleine lune à Poudlard ! Rien ne sera plus pareil après…
Lowyn ne termina pas sa phrase. Beaucoup de choses allaient changer après leur dernière année à Poudlard.
- Je sais. Mais je ne voulais pas te laisser seule, reprit Sirius.
- Ne t'en fais pas pour moi. Il ne m'arrivera rien cette nuit…
- Mais j'y pense ! Tu pourrais venir avec nous ! Sous ta forme animagus tu ne risquerais rien face à Remus…
- C'est vrai mais je n'aimerai pas que tout le monde sache que je suis aussi un animagus. Ne t'en fais pas pour moi, reprit Lowyn avec un sourire. Vas-y.
- Je te rejoins vite dans ce cas, dit-il.
Parcourant les couloirs du château sous forme de chien, Sirius savait qu'il n'attirerait pas l'attention sur lui. Arrivant dans le parc de Poudlard, il longea la forêt interdite pour mieux rejoindre le saule cogneur. Il s'arrêta soudain, surpris par un bruit provenant des arbres. Un centaure s'approcha de lui et prit la parole :
- Je sais qui tu es. J'ai besoin de voir la jeune White. C'est urgent !
Sirius reprit sa forme humaine pour communiquer.
- Que lui voulez-vous ?
- Nous avons besoin de son aide et vite.
Sirius eut un moment d'hésitation puis reprit forme animale pour chercher la jeune fille.
Lorsque Lowyn vit entrer Sirius dans la salle commune de Gryffondor, elle fut quelque peu surprise :
- Tu n'y es pas resté longtemps !
- J'ai croisé un des centaures de l'autre jour, annonça Sirius. Il demande à te voir d'urgence… Mais il n'a rien voulu me dire de plus.
Sans un mot, Lowyn prit sa cape et suivit Sirius jusqu'à la forêt interdite. Le centaure était toujours là, l'air inquiet.
- Qu'y a-t-il ? demanda Lowyn à la créature.
- Suivez-moi vite.
Face à son air pressé, Lowyn ne posa pas d'autres questions et se contenta de la suivre dans les profondeurs de la forêt. Sirius resta derrière eux se demandant ce qui pouvait bien se passer. Après plusieurs minutes de marche, ils rejoignirent d'autres centaures, tous centrés autour de quelque chose. Lorsque Lowyn se rapprocha, les créatures s'écartèrent en murmurant entre eux. La jeune fille reconnu tout de suite ce qui avait causé tant d'intérêt auprès des centaures. Un bébé dragon se trouvait là et semblait incapable de bouger. Lowyn s'approcha et prit avec précaution la petite créature entre ses bras.
- On ne savait pas quoi faire, commença l'un des centaures.
- Son aile est cassée, dit Lowyn en examinant le dragon. Sirius, j'ai besoin de toi.
Le jeune Gryffondor s'approcha d'un pas hésitant.
- Prends-le dans tes bras.
- Quoi ? s'étonna Sirius.
- N'ais pas peur, tant que je serai là il ne te fera rien, expliqua Lowyn.
Les centaures, quant à eux, se contentèrent de regarder tout en se tenant à l'écart. Sirius ouvrit ses bras tout en semblant toujours aussi réticent. Lowyn plaça le dragon dans les bras du jeune homme et prit entre ses doigts la tête du bébé. Elle plongea son regard dans le sien et put ainsi appuyer son autorité. Puis elle commença à s'éloigner en cherchant des plantes tout autour d'elle.
- Où tu vas ? demanda Sirius soudain paniqué.
- Trouver des plantes pour son aile. Ne t'en fais pas il ne te fera rien tant que je serai en vie, ajouta-t-elle avec un sourire.
- Je ne veux pas douter de tes compétences mais, tu ne crois pas que sa « maman » risque de débarquer pour venir chercher son petit ?
- Elle ne pourra venir que si je l'appelle, dit Lowyn qui continuait ses recherches tout en s'éloignant.
Sirius attendit que les bonnes plantes soient récoltées. Il regarda la créature et réalisa que c'était cet animal qui faisait que Lowyn était en perpétuel danger. Il ignorait exactement comment ce pouvoir était transmis. Il fallait nécessairement des liens du sang pour contrôler ses créatures. Ce qui faisait que même si un jour il ferait parti de la famille White, il ne serait jamais en possession de ces pouvoirs.
Lowyn revint et commença écraser ses plantes entre ses doigts pour mieux les appliquer sur l'aile blessée. Le dragon ne bougea pas d'un pouce, comme hypnotisé par la jeune fille. Elle s'appliqua dans sa tache sous le regard silencieux des centaures. Après quelques minutes de soin, elle s'écarta et déclara :
- Il ne pourra pas revoler avant un moment. Je vais devoir appeler sa mère.
- Quoi ? s'exclama l'un des centaures. Nous ne voulons pas de ces créatures ici !
- C'est la seule façon de faire évacuer ce dragon, souligna Lowyn. N'ayez crainte, tant que je suis là je peux les contrôler.
- Nous n'avons pas peur ! C'est juste que nous ne souhaitons pas que ces dragons prennent l'habitude d'aller et venir dans notre forêt…
- Ils n'auront aucune raison de revenir, une fois que la dragonne aura récupéré son petit, expliqua Lowyn.
- Tu ne crois pas que c'est un piège ? demanda Sirius.
- Voldemort n'a plus besoin de me voir jouer avec des dragons à présent. Il sait qui je suis. Tiens le bien, je vais appeler sa mère.
Sirius déglutit avec difficulté, il espérait que la mère dragonne n'allait pas se jeter sur son petit une fois arrivée.
Lowyn ferma les yeux en se concentrant. Son esprit se connecta de nouveau à celui de la créature qu'elle avait repoussé auparavant. Elle se rendit compte que la dragonne était restée aussi près que possible de Poudlard, sentant que son petit y était présent. Lowyn se concentra pour lever l'interdiction qu'elle avait imposée à la créature pour la tenir à l'écart de l'école.
Un cri retentit au-dessus des arbres. La jeune fille autorisa la dragonne à se poser près d'eux. Se servant de ses mains tendues, Lowyn du faire des efforts de concentration pour être sûre de maîtriser la situation.
- Sirius, demanda Lowyn, approche-toi avec le petit pour lui montrer qu'il va bien.
- Tu es sûre de toi ?
- Oui, mais fais vite quand même.
Le Gryffondor ne se le fit par redire deux fois. Il approcha doucement mais sûrement de la dragonne en lui présentant le petit. Ce dernier commença à ne plus tenir en place, trop content de retrouver sa mère. Lowyn ferma les yeux pour également se concentrer sur la petite créature et calmer son enthousiasme. Se trouvant suffisamment près, Sirius déposa au sol le bébé dragon et recula avec prudence tout en restant face à la dragonne. Lowyn relâcha quelque peu son influence sur les créatures et tout le monde observa la dragonne prendre dans sa gueule son petit incapable de voler. Les yeux de la dragonne se tournèrent vers ceux de Lowyn, dans l'attente d'une autorisation de départ. Lowyn fit comprendre à la créature qu'elle n'avait pas à revenir en ces lieux et ce fut par conversation muette qu'un pacte se créa.
Ce fut lorsque la jeune fille ferma les yeux que la dragonne sembla enfin en mesure d'agir par elle-même. La créature déploya ses ailes et bâtit l'air avec force pour mieux s'élever dans le ciel obscur.
- La créature ne reviendra pas, assura Lowyn aux centaures.
Bane s'inclina légèrement. La jeune fille leur fit un signe de tête avant de s'éloigner pour quitter la forêt interdite. Sirius l'a suivi sans ajouter un mot. Lowyn s'arrêta à la lisère de la forêt et se tourna vers le Gryffondor :
- Tu peux aller rejoindre tes amis, je vais remonter discrètement au dortoir.
- Tu saignes ! s'exclama Sirius.
Lowyn porta sa main à son nez et sentit un liquide chaud en couler. Sirius la maintint dans ses bras pour être sûr qu'elle ne tombe pas inconsciente.
- Ce n'est rien, assura la jeune fille.
- Non, ce n'est pas rien.
- Cela me demande beaucoup d'effort de créer autant de magie. Mais tout ira bien maintenant. Je n'aurai plus besoin de recommencer. Les dragons sont partis et Voldemort n'a plus besoin de me tester. Il sait.
Sirius ne se sentait pas tellement plus rassuré par ces paroles. Lowyn porta une de ses mains sur le visage du Maraudeur.
- Tu n'as pas à avoir peur. Les choses sont ce qu'elles sont. Je te promets que tout ira bien pour moi. Mais toi, tu dois profiter de tes derniers instants à Poudlard. La fin approche.
- Je n'aime pas te laisse seule.
- Je suis loin d'être seule, ajouta-t-elle en souriant. Malgré mes efforts pour fuir tout le monde, beaucoup semblent m'apprécier.
Sirius baissa les yeux.
- Je rentrerai rapidement, promit-il. Je ne peux même pas te donner la carte du Maraudeur pour que tu puisses rejoindre la tour des Gryffondor sans soucis. J'ignore où elle se trouve. James n'arrive plus à remettre la main dessus…
- Ce n'est rien, assura Lowyn. Je suis une grande fille.
Sirius regarda alors la Gryffondor s'éloigner de lui pour rejoindre le château. Une fois qu'elle eut franchi le seuil, il se changea en chien avant de retrouver ses amis pour une dernière pleine lune à Poudlard.
Le lendemain matin, Remus tenta de se remettre de sa douloureuse transformation. Même si ses amis étaient présents durant ses nuits de loup-garou, les transformations n'en restaient pas moins douloureuses. Mme Pomfresh s'occupait de lui, comme après chaque pleine lune. Elle passa en revue chaque blessure afin de n'en oublier aucune. Après application d'une potion dont elle avait le secret, chaque nouvelle blessure se changeait en cicatrice, comme si elle représentait une blessure très ancienne. Il en avait toujours été ainsi. Mais, ces derniers mois, la sorcière savait qu'elle devait s'appliquer à cette tache avec bien plus de rigueur. L'infirmière n'était pas sans savoir que le jeune Remus avait désormais une femme dans sa vie. Une femme qui ignorait tout de sa condition.
Mme Pomfresh était bien la seule à ne pas juger Remus qui refusait d'être honnête envers Célia sur sa lycanthropie. Elle le connaissait depuis sept ans maintenant. Sept années durant lesquelles, elle avait vu Remus grandir et évoluer. C'était au début un enfant timide qui ne parlait que très rarement aux autres élèves de l'école. Puis son attitude avait quelque peu changée lorsqu'il s'était lié d'amitié avec les autres élèves de son dortoir : James Potter, Sirius Black et Peter Pettigrow. Il semblait être tiraillé entre deux sentiments. D'une part, l'envie de se confier à ses amis et tout partager avec eux. Et, d'autre part, la peur d'un éventuel rejet ou dégoût en apprenant ce qu'il était réellement à chaque pleine lune. Ce sentiment semblait avoir disparu au bout de quelques mois. Il se passa alors un nouveau changement vers sa troisième année d'étude. Ses blessures semblaient moins profondes et moins difficiles à soigner. On aurait dit que seule les transformations lui étaient douloureuse et que le reste de la nuit, le loup la passait calmement comme un chien domestique et bien tranquille. Mme Pomfresh n'était pas dupe. Elle avait le sentiment que ses amis savaient ce qu'il était réellement. Mais elle ne chercha pas à connaître le fin mot de l'histoire. Il vivait mieux ces pleines lunes et semblait heureux avec ses amis. Cela suffisait à l'infirmière. Il était comme un fils pour elle. Un fils dont elle prenait soin chaque mois depuis sept ans.
- Tu as un autre bleu dans le dos, ajouta Mme Pomfresh.
Remus n'eut pas besoin de demander, que l'infirmière s'évertuait déjà à le faire disparaître.
- Merci, murmura-t-il.
- Pas besoin de me remercier, dit-elle avec un sourire bienveillant. Tu sais que tu peux revenir quand tu veux si jamais tu vois quelque chose qui m'a échappé ou que tu as encore mal quelque part.
- Comme d'habitude.
C'est en gardant son sourire que Mme Pomfresh regarda le petit Remus quitter l'infirmerie pour la dernière fois.
Et voilà ! Le prochain et dernier chapitre arrive trèèès bientôt !
Si vous avez des remarques, critiques ou autres, n'hésitez pas ;)
= Reviews !
