Chapitre 4 : Invitation maudite ?
Sources : RDV au dossier sources Wattpad du chapitre
Trois semaines étaient passées depuis le retour d'Amy. Elle se leva de bonne heure ce matin-là pour mettre un peu d'ordre dans sa maison. Son ménage lui prit deux heures avant de s'offrir une douche.
Dix minutes plus tard, elle se rendit dans sa chambre, une serviette enroulée autour du corps et une autour des cheveux. Elle choisit une jupe rouge avec un corsage à lacet rouge et des ballerines rouges. Pas besoin de serre-tête pour aplatir sa belle coiffure volumineuse, ni d'artifices pour compléter sa beauté. Elle redescendit en entendant trois coups donnés à sa porte. Sonic se tenait à l'entrée, une main cachée dans son dos et le sourire au bord des lèvres.
"- Bonjour Amy.
- Tiens bonjour Sonic. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je passais dans le coin alors je suis passé te voir comme on a eu l'occasion de se voir qu'une fois depuis deux ans.
- Oui c'est vrai entre. C'est gentil de ta part d'être venu.
- C'est un peu normal, c'est quand même de ma faute si on a dû passer deux ans sans toi.
- Ah non je t'interdis de dire ça, s'énerva la hérissonne ! Même si tu avais encore une fois foncé dans le tas comme à ton habitude on est jamais à l'abri de ce genre d'accident !
- Tu peux dire ce que tu veux toutes les preuves sont contre moi. C'est moi qui suis en parti responsable. Même si tu as oublié c'est moi le coupable.
- Tu n'as pas à l'être mais tu es gentil de t'excuser. Allez entre, ne reste pas dehors."
Le hérisson bleu se frotta contre le mur avec un regard séducteur, comme pour la séduire ou lui cacher quelque chose.
"Qu'est-ce que tu caches derrière ton dos ?"
Son ami lui tendit un bouquet de roses blanches, le rouge aux joues.
"Oh des roses blanches mes préférées ! Merci tu es très mignon !"
Elle lui prit le bouquet des mains en échange d'un baiser sur la joue. Cette fois le hérisson resta tranquille en se retenant de rougir. Il la veut toute entière, il est fou d'elle, elle est parfaite, elle mérite de recevoir son amour. Émerveillé, il l'observa avec un regard d'amour fou. La hérissonne se dirigea vers la cuisine. Elle ouvrit un placard à la recherche d'un vase. Derrière elle, Sonic fixait le bas de son dos. Son visage affichait un sourire coquin quand ses talons se détachèrent du carrelage pour attraper un beau vase violet. Elle ouvrit le robinet d'eau froide pour en remplir le récipient. Les fleurs décorèrent la table de cuisine. Leur parfum était merveilleux.
"- Elles sont magnifiques. Mais j'y pense, pourquoi es-tu venu me voir ? Tu voulais me demander quelque chose ?
- Heu...en effet je voulais te demander si...
- Je t'écoute.
- Si tu étais d'accord pour une promenade avec moi ce soir.
- D'accord.
- Alors je viendrai te chercher à 22 heures, ça ira pour toi ?
- Très bien à tout à l'heure.
- À tout à l'heure."
Le hérisson sortit et referma la porte. Son sourire montrait cette fois de la joie pure. C'est génial, il a obtenu un rendez-vous avec elle ! Un bon début pour renouer après une relation désastreuse. A l'intérieur, Amy était troublée. Son ami est devenu bizarre. D'abord il lui offre un bouquet de ses fleurs préférées et il lui propose une promenade nocturne. De plus quand elle a accepté son invitation, elle a vu dans ses yeux un sentiment qu'elle n'a jamais vu avant : de l'amour. Il vaut mieux ne plus y penser. Mais elle eut beau s'occuper tout le reste de la journée, elle n'arrêtait pas de repenser à son regard. Il faut avouer qu'il est plus gentil et plus beau qu'avant. Elle a dit plus beau ? Décidément elle a mal dormi cette nuit. Une petite promenade lui fera du bien. Elle sortit à l'extérieur, referma la porte derrière elle et prit la direction de la forêt. Tout en marchant le long de la rivière, elle repensa au regard de Sonic avant qu'il ne reparte. Impossible de se concentrer sur autre chose. Tout naturellement elle commença à chanter pour exprimer ce qu'elle ressentait en ce moment, comme la renaissance de son amour endormi il y a deux ans de cela envers le hérisson. Même si elle savait que tout était différent pour lui, elle ne s'est jamais sentie aussi sereine depuis. Bref elle était heureuse, à moins que quelque chose ou quelqu'un en décide autrement. Non loin de là, un hérisson vert aux yeux bleus marchait aussi dans le bois. Il portait des lunettes rouges aux verres noirs, une veste noire déchirée avec des flammes jaunes et rouges et des chaussures vertes en métal. Son torse était marqué par deux cicatrices, marques d'une ancienne bagarre. De plus son visage ressemblait trait pour trait à Sonic. On l'aurait pris pour son frère jumeau avec les couleurs de peau et des yeux inversées. Mais le reste de sa peau était très dorée par rapport au hérisson bleu. Il avançait tête baissée. Une voix aussi belle que celle d'une sirène envahissant ses oreilles la releva. Ce son était aussi beau que le plus doux chant des oiseaux qu'il ait entendu à ce jour. Il fonça à la même vitesse que Sonic vers la jeune fille qu'il entendait, un sourire de joie sur ses lèvres. Plus il approchait, plus il l'entendait clairement. Quand il sentit que la jeune fille n'était plus qu'à quelques mètres, il grimpa dans l'arbre derrière lequel il se trouvait. Il s'arrêta sur la seconde branche. Une main saisissant une partie du bois lui donna un appuis en cas de chute. Ses prunelles imprimèrent l'image de la hérissonne avec une joie intense. Un brasier ardent s'alluma dans sa poitrine.
"C'est toi ma fiancée ! Celle qui m'a émerveillé par son sourire une semaine plus tôt."
Au fur et à mesure qu'elle avançait, le hérisson sautait d'arbre en arbre. La hérissonne chantait toujours en passant près d'un arbre couvert de fleurs de cerisier. Son admirateur resta dans l'arbre précédent. Alors qu'elle s'approchait du cerisier, une brise douce tournoya autour de la jeune femme. Ses cheveux et sa jupe se soulevaient un peu au contact de ce vent. Une douce mélodie l'appelant par son prénom résonna dans ses oreilles. La voix de cette mélodie lui était étrangement familière. Elle l'ignore pourquoi mais elle l'avait déjà entendue quelque part. Le seul souci est qu'elle n'arrivait pas à mettre un nom dessus. Le tourbillon invisible l'entoura. Toutes les pétales se détachèrent de leur cœur pour se mêler au vent. Cette merveilleuse tornade revint vers la hérissonne. Les pétales s'accrochèrent à sa robe en prenant l'apparence d'une tenue de princesse. Comme pendant la fête, sa joie et son sourire ne s'évaporèrent pas. Elle tournoya gracieusement sur elle-même en poussa un petit rire particulièrement charmant, comme une petite fille s'amusant au gré du vent. Dans l'arbre de droite, le hérisson la regardait émerveillé. Bientôt les pétales se détachèrent du tissu de sa robe dans un tourbillon de rose, reprenant leur position initiale comme si rien ne c'était passé. Amy n'en resta pas moins joyeuse. Pourquoi pas embaumer sa maison d'un deuxième bouquet. Chaque fois qu'elle cueillait une fleur, elle en respirait le parfum. Le hérisson en profita pour sauter dans le cerisier. Il descendit discrètement du tronc, caché du côté gauche. Il attendit que la hérissonne vienne de son côté pour se placer devant elle. Avant même qu'elle le voit, elle le heurta de plein fouet. Le choc fit tomber les lunettes du hérisson de son nez. La hérissonne bascula en arrière, les bras levés en l'air et les fleurs lui échappant des mains. Son corps s'étendit de tout son long dans sa chute. Même si elle ressemblait à une mouette écrasée, sa perfection n'en était pas moins atténuée selon le hérisson. Elle se releva, paniquée à la vue de la personne qu'elle avait heurté.
"- Oh pardon je suis vraiment navrée ! Je ne vous avais pas vu !
- Ce n'est rien c'est moi qui ne regardait pas où j'allais jolie demoiselle."
L'intéressé lui fit une petite référence, une main appuyée sur son torse. La hérissonne ne fit pas attention à son compliment. Elle ramassa les lunettes du hérisson qu'elle essuya avec un pan de sa jupe. Celui-ci jeta des regards d'envie en voyant le tissu remonter de quelques centimètres le long des jambes roses d'Amy. Puis elle les remit sur le front du propriétaire. Les yeux bleus du hérisson agrémentés de son regard séduisant lui rafraîchirent la mémoire, pour la plus grande joie de Scourge. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas été admiré de la sorte. Elle l'a croisé il y a une bonne semaine alors qu'elle était partie faire des courses au marché. Sur le chemin, elle est passée près d'une terrasse où tous les clients masculins l'ont admirée. Le même hérisson vert ne l'avait pas quittée des yeux. Le plus beau sourire l'avait remercié de toute cette attention. Ensuite il a dû la suivre car elle l'a recroisé peu après. Il lui a adressé un regard et un sourire séduisant avec la démarche qu'il fallait. Un simple silence a servi de réponse à la hérissonne. Elle se détacha de lui à la recherche de ses fleurs. Elle s'arrêta au bord du cours d'eau où elles étaient tombées. Les fleurs flottaient maintenant à la surface du naturel tissu bleuté. Elle sourit face à ce magnifique spectacle. Elle sortit de ses pensées en voyant la main du hérisson se placer devant son visage, un bouquet des mêmes fleurs à la main. Elle l'accepta en respirant ce parfum qui ravivait autant ses narines.
"Merci beaucoup."
Elle tourna les talons en direction de sa maison. Mais le hérisson lui barra le passage.
"Excusez-moi."
Elle essaya de le dépasser mais il n'avait pas l'intention de la laisser s'en aller. Il se rapprocha d'elle, tellement qu'elle dut reculer jusqu'à sentir le cerisier dans son dos. Il appuya sa main droite juste à côté de sa tête pour être sûr de l'avoir coincée. La gauche se plaça derrière son dos.
"- Comme tu es mignonne ! Tu me parles poliment comme à un inconnu.
- Justement parce que c'est le cas. Enfin plus tellement parce que je vous ai croisé la semaine dernière.
- Allons tutoies-moi ma princesse.
- Comme tu veux.
- C'est bien tu es une gentille fille ma chérie, sourit-il en caressant sa joue d'un doigt.
- Arrête avec ces surnoms, protesta Amy en repoussant sa main.
- Mais c'est qu'on se met en colère !
- Bon ça suffit ! Qui es-tu et qu'est-ce que tu me veux ?
- Je m'appelle Scourge, Scourge le Hérisson. Et toi, quel nom embellie ton visage ?
- C'est Amy, Amy Rose.
- Quel nom charmant, un nom aussi radieux que les émeraudes qui illuminent tes yeux.
- Maintenant si tu pouvais me laisser partir.
- Pourquoi donc le ferais-je, demanda innocemment le hérisson ?
- Parce que je n'ai rien à faire avec toi.
- Rien à faire, scandalisa-t-il ? Allons toutes les filles comme toi rêvent de passer un moment avec moi, le plus beau hérisson de Mobius.
- Oui et bien pas moi ! Maintenant va t'en tu me gènes !"
Elle repoussa l'obstacle vivant. Alors que ses jambes l'emportaient dans une course, la main de Scourge s'agrippa à son bras. Il la tira en arrière avec une grande force. La jeune femme se fit plaquer contre l'arbre en manquant de se cogner la tête. Les deux mains du mâles se collèrent sur le tronc des deux côtés de sa tête.
"- Dis que tu m'adores !
- Laisse-moi tranquille !
- Dis que tu m'adores et embrasse-moi mon amour !
- Quoi ?"
Avant même qu'elle comprenne ce qu'il voulait d'elle, la main droite du hérisson lui pinça le menton. Les prunelles de son bourreau disparurent derrière leurs volets. Ses lèvres se rapprochaient de la bouche de sa proie. Tout sonna clairement comme un déclic dans la tête d'Amy. Sans perdre l'esprit, elle saisit la main de Scourge qu'elle repoussa en arrière. Il rouvrit les yeux pour voir ce qu'elle faisait. La main dans laquelle se trouvait son bouquet pivota en l'air. Elle le gifla un grand coup avec les fleurs avec une telle rapidité qu'elles laissèrent plusieurs petites coupures de sang sur sa joue gauche. Il émit un gémissement de douleur qui se transforma en cri quand elle le repoussa d'un coup de pied dans le tibia. Le hérisson s'écroula au sol avec plusieurs pétales sur le visage et le reste des fleurs à côté de son visage. Il porta la main à sa joue meurtrie en souriant. En plus de le repousser Amy venait de l'exciter. Elle recula en le voyant se relever, prête à courir s'il le fallait. Bien lui en prit car Scourge s'approcha en titubant sur sa jambe qui avait pris le coup de pied.
"- Je vois que tu as du caractère en plus de la beauté qui te rend supérieure aux autres filles. Je sens qu'on est fait l'un pour l'autre.
- Pas du tout je reste à distance des pervers et des coureurs de jupons comme toi !
- C'est une proposition pour jouer ? J'adore jouer au chat et à la souris. Sauf que si je t'attrape, je vais te faire monter au septième ciel. Ça te plaît ? Moi oui.
- Non et d'abord je n'ai pas l'intention d'être amoureuse d'un garçon que je connais à peine !
- Alors commençons à apprendre à nous connaître, dit-il sur un ton sensuel avec une expression faciale perverse. Si tu vois ce que je veux dire."
Ces mots firent paniquer la hérissonne. Folle de terreur, elle s'enfuit aussi légèrement qu'une biche prise en chasse par un chasseur. Scourge chassa rapidement la douleur de sa jambe pour s'élancer derrière la hérissonne.
"Ne va pas si vite chérie enfin ! Tu ne voudrais quand même pas que je te perde !"
Cet idiot ne semblait pas avoir compris que c'était justement le but d'Amy. Ou alors il cherchait à jouer avec ses nerfs. Même s'il était rapide, elle avait de l'avance sur lui. Sa panique était si grande que son cœur s'emballait. Pourvu qu'il tienne jusqu'au bout, elle ne veut pas s'écrouler en chemin et se retrouver quelque part avec Scourge où elle ne pourra jamais sortir, ironiquement comme au bon vieux temps. Il lui fallut courir jusqu'à la ville. Malheureusement le hérisson n'avait pas du tout envie de l'abandonner. Elle aperçut bientôt une ruelle entre deux bâtiments. Si elle y parvient, elle pourra se cacher. Si Scourge aurait l'idée de vérifier de ce côté, elle n'aura qu'à l'assommer avec son marteau et courir s'enfermer chez elle à double tour. Il ne sait pas où la retrouver s'il la perdait de vue à nouveau, elle aura donc un grand avantage. Elle s'engagea alors sur un passage piétons y menant directement. Seulement avec tant de précipitation qu'elle en oublia de regarder autour d'elle. Elle leva la tête en entendant un crissement de pneus. À peine eut-elle le temps de réagir qu'une voiture la percuta de plein fouet. La hérissonne roula sur le capot. Sa tête heurta le pare-brise qui se fissura sous la violence du choc. La voiture s'arrêta avec un grand coup. Amy retomba lourdement sur le sol inconsciente, un mince filet de sang coulant au coin des lèvres. À l'endroit où elle s'était cognée, ses cheveux étaient rougis par une plaie profonde. Les passants y assistèrent figés d'horreur. À quelques mètres sur le trottoir, un renard jaune et un hérisson noir et rouge venaient d'assister à la scène avec la même expression. C'était Tails et Shadow. Ils se précipitèrent vers le corps inanimé de la hérissonne.
