Chapitre 45 : L'amour est éternel
Tikal se laissa guider par ses sanglots. Le voir si malheureux lui faisait mal au cœur, il avait besoin d'être consolé. Le hérisson leva la tête en entendant ses pas. Ses yeux étaient maintenant rouges et gonflés, son visage déformé par la tristesse. Elle eut pitié de lui en voyant l'état dans lequel il s'était mis.
"- Va t'en.
- Shadow s'il te plaît laisse-moi te parler.
- VA T'EN ! NE ME FORCE PAS À TE FAIRE PEUR !
- Si tu crois que je vais te laisser dans cet état c'est mal me connaître ! Je t'interdis de me parler sur ce ton ! Alors si tu ne veux vraiment pas que je t'abandonne laisse-moi te parler !"
Il s'attendit à ce qu'elle le frappe. En une seconde, elle s'accroupit en lui sautant au cou. Ses bras l'enlacèrent comme une bouée de sauvetage. Quelque chose mouilla son épaule, elle pleurait. Cette fois il a dépassé les bornes sans même la toucher. Il lui rendit tendrement son étreinte pour s'excuser. Là il y est allé trop fort.
"- Ne pleure pas ma chérie !
- Est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis ? J'ai beau te dire que je t'aime malgré tout et tu refuses de m'écouter ! Mais puisque tu préfères rester seul je m'en vais !"
Sur ces mots, elle se redressa sur ses talons pivotèrent, elle s'enfuit en courant. Ce n'est qu'en la voyant partir que Shadow comprit son erreur. Il n'a pas fait ce qu'il fallait pour la convaincre qu'il la mettra en danger. Il se releva pour lui demander pardon.
"Tikal attends ! Oh non qu'est-ce que j'ai fait ?"
Il se lança sur ses talons. C'en était trop pour Tikal, les larmes dégoulinantes sur ses joues. Shadow, plus rapide, réussit à la rattraper. Quand elle fut à quelque pas de lui, il l'attrapa par la main.
"- Tikal s'il te plaît ne t'en va pas ! Je suis désolé, je voulais pas te parler comme je l'ai fait !
- Alors pourquoi as-tu haussé le ton comme mon père ? J'avais l'impression de le revoir avant qu'il ne provoque le massacre de mon peuple !
- Tikal écoute. Je ne veux pas te faire de mal, je veux juste te protéger.
- En m'éloignant de toi ?
- Comment peux-tu être capable d'aimer un monstre ? Est-ce que tu comprends que j'ai été le complice du savant qui a provoqué la colère de Chaos et manqué de détruire le monde à plusieurs reprises ?
- J'en ai conscience et je m'en moque ! Si tu es un élu des émeraudes du Chaos ce n'est pas pour rien. Tu aurais pu tuer des millions d'innocents mais tu t'es repenti et les as sauvés au péril de ta vie. Cette erreur, tu voulais la faire avec de bonnes intentions. Quand on perd un être cher à cause d'une personne, on ne vivra plus en paix tant que son assassin sera toujours dans la nature.
- Je sais Tikal mais...
- Mais quoi ?
- Je ne veux pas qu'Eggman sans prenne à toi par ma faute. Ni que mes cauchemars deviennent réalité.
- Tes rêves ne veulent rien dire et ne te révéleront jamais les mauvais tours que te jouera ton avenir. Et pourquoi voudrais-tu qu'Eggman s'en prenne à moi ?
- Quand Amy a été kidnappée il y a quatre ans, Eggman a découvert l'amour de Sonic pour elle en mettant au point une machine pour nous espionner à travers notre vie. J'ignore s'il s'en sert encore à l'heure qu'il est, mais j'ai peur qu'il te kidnappe pour que tu lui dises comment libérer Chaos sans provoquer sa colère et conquérir le monde. Ou encore qu'il se serve de toi pour que je revienne à son service en échange de ta liberté.
- Impossible de libérer Chaos sans briser l'émeraude mère. Il ne peut en sortir que par lui-même et s'il ne détecte aucun danger. Eggman n'osera plus après la catastrophe qu'il a provoqué. Chaos ne risquera plus de se plier à ses ordres. Bien que cette histoire remonte à des années, il en a encore des souvenirs.
- S'il touche à un seul de tes cheveux il aura affaire à moi."
Il se rapprocha et la serra dans ses bras. Mon dieu qu'elle est chaude ! Il se sentit mieux. La chaleur de son corps lui fit du bien. Il l'aime tendrement, il ne veut plus la quitter, il ne supporte plus d'être loin d'elle. Tikal enroula ses bras autour de son cou. Elle savait que ce qu'il pensait bien faire, il voulait le faire par amour.
"- Je ne laisserai rien t'arriver, je te le promets. Je te protégerai comme je l'ai fait pour Maria. Je t'aime tellement.
- Je t'aime aussi Shadow. Tu peux me faire peur autant que tu le voudras, tu n'arriveras jamais à m'éloigner de toi.
- Mais j'ai plus l'intention de te laisser m'échapper. Tu es l'amour de ma vie.
- Tu es sincère ?
- Je ne l'ai jamais été de toute ma vie."
Les bras de l'échidnée resserrèrent son étreinte. Il fit de même, comme s'il avait Maria près de lui. Il revit en quelques minutes ses plus beaux souvenirs de son amie : leurs jeux, leurs rires, leurs câlins, leurs joies. Mais rien que leurs moments les plus heureux. Quand il la faisait monter sur son dos et faisait le tour de l'ARCHE en courant. Elle riait en se balançant sur ses épaules comme sur un cheval. Une larme roula sur sa joue et sécha. Il aurait voulu rester ainsi aussi longtemps qu'il le voulait avec son amour.
"- Tikal, je ne veux plus te quitter. Chaque instant loin de toi est une torture.
- Moi aussi. Je t'aime.
- Je t'aime aussi ma princesse."
Les amoureux se regardèrent avec une grande passion, les yeux dans les yeux. Shadow rapprocha son visage et la laissa rapprocher le sien. Ils fermèrent les yeux au fur et à mesure que leurs lèvres se rapprochaient. Ils échangèrent un autre doux baiser qu'ils remplirent avec tout l'amour qu'ils éprouvaient. Au bout de ce moment de bonheur, ils séparèrent leurs lèvres et s'enlacèrent à nouveau. Shadow sentit le parfum de sa belle. Quelle odeur fabuleuse ! Il avait envie de déposer des baisers dans son joli cou fin et à l'aspect soyeux. La douceur de sa poitrine, bien ronde et bien dessinée, contre son torse lui donnait envie d'y porter la main. Mais il avait trop peur de sa réaction. Sa tentation à la vue de tant de beauté prit le dessus. Ses lèvres s'imprimèrent à la naissance de son cou. Tikal gémit en sentant ses baisers aussi doux et voluptueux que des caresses. Le hérisson posa sa main sur son sein et commença à la caresser. Il saisit le tissu entre ses doigts et le baissa pour mieux la caresser. Mais il eut l'impression de la mettre mal à l'aise. C'est pourquoi il recouvrit sa poitrine pour se faire pardonner d'avoir voulu la déshabiller.
"- Pardon Tikal je suis dans la lune. Je sais pas ce qui m'a pris.
- Au contraire, pourquoi as-tu arrêté un tel bonheur ?
- Je ne veux pas faire la même erreur que Sonic avec Amy.
- Enfin Shadow tu sais que je t'aime sincèrement !
- Est-ce que tu te sens prête pour ça ?
- Bien sûr mon amour."
Elle laissa échapper un bâillement, elle était épuisée. Sa journée a été très longue.
"- Excuse-moi je suis un peu fatiguée.
- Allez je te ramène chez Cream."
Le hérisson la prit dans ses bras et s'élança dans la forêt. Bien qu'il faisait noir depuis longtemps, la température était douce. Tikal commença à s'endormir mais préféra rester éveillée pour ne rien perdre de la beauté du paysage.
Ils arrivèrent devant la maison de Cream. A cette heure-ci, elle devait être couchée comme ses parents et les filles parties. Tikal espérait que Vanilla ne s'était pas inquiétée de l'heure à laquelle elle rentrerait. Shadow n'avait pas besoin de passer par la porte. La fenêtre de la chambre de l'échidnée était ouverte. Cream a dû oublier de la fermer. Il se téléporta dans la chambre plutôt que de sauter et secouer Tikal. A l'intérieur, il la posa sur la terre ferme.
"- Merci Shadow.
- Maintenant je vais te laisser dormir et on se verra demain matin.
- Tu ne veux pas dormir ici ? Mon lit est assez grand pour deux et ça ne dérangera pas Vanilla.
- Merci mais je n'ai pas envie de te mettre mal à l'aise.
- S'il te plaît reste juste cette nuit !
- Tu ne veux vraiment pas être tranquille ?
- Non je te jure que tu ne me déranges pas.
- Si tu insistes c'est d'accord."
Il s'assit sur son lit et la laissa se changer. Tikal fit tout son possible pour ne pas croiser son regard de peur de le blesser ou de le mettre mal à l'aise. Elle sortit de son armoire une nuisette blanche à bretelles en dentelle et se changea derrière le paravent. Le hérisson la vit se débarrasser de ses ballerines, sa robe qu'elle posa par-dessus. Dieu qu'elle est belle ! Il lui adressa un sourire qu'elle lui rendit et s'assit devant sa coiffeuse. Il jetait des regards d'envie sur ses belles épaules nues. Il avait envie de s'approcher et y déposer ses lèvres. Tikal ôta ses bijoux qu'elle rangea dans un tiroir. Dans un autre, elle prit du coton et du lait démaquillant qu'elle appliqua dessus. Elle se débarbouilla pour enlever toutes traces de maquillage tant et si bien qu'il ne resta plus rien sur son visage, mais le coton était sale. Elle le jeta dans la corbeille en-dessous du meuble et rangea le flacon dans un tiroir. Maintenant prête à se coucher, elle rejoignit Shadow et s'assit à quelque centimètres de lui. Elle resta là, mains croisées sur les genoux, comme si elle attendait quelque chose de sa part. Shadow comprit où elle voulait en venir. Elle se demandait si elle avait bien fait de lui demander de rester cette nuit. Peut-être faisait-elle des cauchemars en ce moment. Il lui prit la main.
"- Allons ne te tracasse pas comme ça ma chérie. Si tu préfères que je m'en aille dis-le moi et je viendrai te voir demain matin.
- Non tu peux rester.
- Mais pourquoi tu es si tendue ? Tu es mal à l'aise d'être comme ça devant moi ?
- Non je t'assure que ça n'a rien à voir avec ça ! C'est juste que je suis désolée pour tout à l'heure quand je t'ai interrompu.
- Ce n'est rien je comprends. S'il te faut plus de temps tu peux me faire confiance. Ne va pas croire que je suis pressé."
Ces mots la touchèrent beaucoup, il respectait son choix. Quelle chance elle a de l'avoir comme petit ami ! Elle posa sa main sur son front et le caressa.
"J'ai eu raison de tomber amoureuse de toi. Je ne pensais pas que je trouverais un jour un garçon comme toi. Tu es si beau et si gentil. Gérald t'a vraiment tout donné. Tu as en plus reçu de ses mains la tendresse et la beauté. Tu es mille fois plus beau que je le pensais. Maintenant que je peux t'admirer, je me rends compte que j'ai sous-estimé ta beauté."
Quand il sentit sa belle main douce et fraîche toucher son front, il ressentit une étrange sensation dans tout le corps. Il eut l'impression d'entendre une voix lui ordonner de l'embrasser, c'est tout ce qu'elle voulait. Il se rapprocha de son visage en fermant les yeux. Un nouveau baiser suivi de caresses sur sa poitrine, l'échidnée était aux anges. Jusqu'à ce que le hérisson noir redevienne paranoïaque. Il ne veut pas la mettre mal à l'aise, il a honte de vouloir faire ce genre de choses avec elle. Il mit fin à son désir et se dirigea vers la fenêtre lorsque la voix de Tikal l'interpella.
"- Shadow où vas-tu ?
- Je m'en vais, je ne veux pas te mettre mal à l'aise. J'ai honte de penser à des choses pareilles avec toi. Ce sont tes paroles qui m'ont touché et qui m'ont donné envie d'aller plus loin.
- Non reste s'il te plaît je t'assure que tu ne me mets pas du tout mal à l'aise ! Si tu veux qu'on fasse ce que tu voulais je suis d'accord. Maintenant ne bouge plus ! Je t'interdis de faire un pas de plus !
- Tu veux que je m'en aille, demanda-t-il en lui faisant face ?"
Tikal tira les bretelles de sa nuisette vers le bas. Le vêtement tomba en guise de réponse. Le hérisson voulut se retenir face à ce coup bas. Elle le voulait, il en avait plus qu'envie. Où est donc le mal à ça. Toutes ces barrières qu'il avait érigé entre eux étaient tombées. Il ne se retint plus de l'embrasser avec une passion dévorante. Les mains de l'échidnée glissèrent dans ses pics et sur son dos. Le mâle posa une main sur ses fesses pour la soulever, plaquée contre lui. La jeune femme enroula ses jambes autour du bassin de son partenaire. Il l'allongea sur le lit et grimpa au-dessus d'elle. Une pluie de baisers s'abattit sur son corps. D'abord son cou et ses épaules, ensuite son buste. L'échidnée ripostait par des caresses au même endroit. Des gémissements envahirent la chambre.
Au bout de ce tendre moment d'amour, les amoureux s'endormirent blottis l'un contre l'autre. La couverture cachait le buste de Tikal, les joues encore teintées de rouge. Mais peu importe, elle était heureuse. Shadow affichait également un sourire, une main sur le sein de sa belle. Lui aussi venait d'être une victime de l'amour comme il l'avait tant rêvé.
