Bonsoir les Supercorpiens, alors oui c'est bien déjà une suite, vous l'avez mérité, vos retours m'ont fait plaisir alors voici pour vous le chap 2/10 de cette fic.

Remerciement aux guests :

J : Oui Lena a pardonné mais la blessure reste ouverte, on peut guérir et la plaie se refermer ce qui est apparemment mais souffrir encore de cette blessure, ce qui est le cas de Lena. Oui un bon duo d'enquêtrice enfin surtout Kara mais chacun son domaine. Le Road trip les rapprocher oui c'est possible en effet. Merci pour ta review.

Lisa418 : merci pour ta review, oui quoi de mieux qu'un road trip pour rapprocher deux personnes.


Supergirl ne m'appartient pas nana...


Chapitre 2

Comme prévu, le lendemain elles prirent la route aux alentours des treize heures, Lena avait loué une décapotable afin qu'elles puissent profiter de la beauté des paysages et de la douceur du temps. Kara avait voulu conduire mais la brune lui avait rétorqué qu'elle voulait arrivés avant la fin de la décennie et depuis la blonde faisait la moue.

« Tu comptes bouder encore longtemps ? Je te promets de t'acheter une sucette au prochain arrêt petit cœur. » gloussa Lena retenant un rire alors que son amie baissait ses lunettes de soleil pour qu'elle voit son roulement de yeux.

La brune jeta un regard bref puis le reporta sur la route mais elle avait eu le temps d'apercevoir un sourire retenu.

« Je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas que je conduise, je suis une excellente conductrice ! » clama Kara en se tournant vers le chauffeur, retenant ses cheveux contre sa nuque alors que ses mèches blondes virevoltaient au gré du vent.

« Oui pour une grand-mère de 90 ans, tu conduits très bien tu es très alerte mamie ! » se moqua la femme d'affaires avant d'éclater de rire devant l'air outré de la Kryptonienne qui croisa les bras en boudant à nouveau.

« Figures toi que j'ai en fait 56 ans, je suis donc ton aînée, alors un peu de respect pour tes aïeuls ! » contra Kara qui finalement s'attacha les cheveux agacés, de ne pouvoir les garder en place.

Elle avisa Lena qui avec ses lunettes et son voile sur la tête avait tout d'une grande star d'Hollywood dans les films des années soixante. Elle avait tellement de classe, tout simplement magnifique pensa Kara en détournant la tête pour reporter son attention sur les paysages magnifiques des vallées d'Irlande afin de ne pas confronté son cœur qui s'emballa à cette vue.

« Tu ne les fait pas, très bien conservée pour ton âge Kara Zor El. » rigola Lena en reportant brièvement son attention sur la blonde, elle ne pouvait pas le voir, mais sentait qu'elle levait les yeux au ciel, la faisant sourire.

Leur complicité revenait peu à peu mais rien n'était gagné encore car Lena avait à nouveau érigé des murs autour de son cœur et les avait serties de plomb.

Deux heures et demi plus tard, elles arrivaient à destination dans une petite bourgade qui ne payait pas de mine mais qui était charmante.

« Euh pas sûr qu'on trouve un hôtel ici, c'est euh comment dire… » commença Kara en sortant de la voiture regardant autour d'elle.

« Pittoresque ? » compléta Lena en enlevant son foulard en lissant ses cheveux avec ses doigts.

« J'allais dire flippant… » corrigea la blonde se pinçant les lèvres alors que les gens qui circulaient devant la mairie où elles s'étaient garées, les dévisageaient comme si elles venaient d'atterrir avec leur vaisseau spatial en plein sur le parvis de la mairie.

La brune pouffa et rejoignis son amie sur le trottoir en lui donnant un coup de coude dans le bras.

« Je vous protégerai Supergirl. » murmura-t-elle pour qu'elle seule l'entende.

Et sur ses paroles Lena se dirigea vers l'entrée du bâtiment administratif laissant la journaliste dubitative, était-elle en train de flirté ?

La jeune femme rejoignit la PDG qui attendait à l'accueil que la réceptionniste se décide à prêter attention à elles. Cette dernière était plongée dans un roman à l'eau de rose et semblait passionnée par sa lecture. Kara et Lena se regardèrent, incrédules. La brune se racla la gorge pour attirer l'attention de la vielle femme qui leva les yeux de ses pages regardant sous ses lunettes.

« C'est pour quoi ? » demanda-t-elle aimablement.

« Nous aimerions consulter le registre de l'état civil ainsi que la liste des habitants et leur adresse. » répondit la journaliste en sortant sa carte de presse pour faire précipiter les choses.

« Vous êtes journaliste américaine, vous allez faire un reportage sur notre ville ? » s'enthousiasma soudainement la dame de l'accueil qui posait son livre se redressant sur sa chaise en prenant la carte de Kara pour lire son nom.

« Euh… » fit la blonde un peu prise au dépourvu avant de se rattraper rapidement sous le regard fasciné de Lena qui l'avait rarement vue à l'œuvre dans ce qu'elle faisait de mieux son travail de journalisme. « En fait, nous avons l'intention de faire un article sur les ressortissant Irlandais qui ont séjourné quelque temps aux états unis et qui venaient de petites villes comme la vôtre et les mettre à l'honneur de par leur acte pour la communauté. » mentit Kara sans ciller.

A ce moment Lena comprit comment elle avait pu être abusé par la candeur et l'innocence de la jeune femme, tout simplement parce qu'elle savait en jouer de ce visage angélique et de ce sourire solaire à qui on donnerait le bon Dieu sans confession. Lorsqu'elle mentait comme cela pour obtenir quelque chose d'une personne, Kara Danvers semblait tellement sincère. La femme d'affaires en avait fait les frais, elle était tombée pour ce visage, ce sourire et cette amie à qui elle aurait décroché la lune. Elle secoua la tête chassant ses pensées parasites, elle avait décidé de pardonner à Kara, de laisser une chance à leur amitié, ce n'était pas en ressassant le passé, qu'elles parviendraient à la reconstruire.

La fille du ciel lui avait mentis, oui, mais elle savait qu'elle avait été sincère dans leur relation, elle l'avait compris mais ce n'était pas pour autant qu'elle acceptait le mensonge alors qu'elle avait tout donné à son amie, jusqu'à son cœur.

« Lena ? » appela Kara en posant une main sur son avant-bras.

« Oui… ?» répondit la brune, posant un regard vague sur la Kryptonienne qui lui souriait tendrement.

« C'est bon, elle nous autorise à consulter la liste des habitants et l'état civil. » annonça la blonde en lui faisant signe de la suivre.

Non, Kara ne simulait pas lorsqu'elle lui tendait ses sourires, elle était sincère, elle le savait.

Leur recherche les amena dans une petite ferme légèrement en dehors de la ville. Lorsque Lena s'arrêta devant la barrière de la propriété des Kieran, elle souffla, son cœur battait la chamade, elle ne pensait pas que leur recherche tombe juste du premier coup mais au fond d'elle, peut être qu'une petite lumière s'allumait, celle de l'espoir.

« Tout va bien se passer Lena et si ce n'est pas la bonne alors on ira voir les 4 autres jusqu'à ce qu'on trouve. » la rassura la journaliste gardant ses mains sur ses genoux, les serrant pour s'empêcher de toucher son amie.

Cette dernière lui sourit et hocha la tête et ensemble elles sortirent de la voiture pour se diriger vers la l'entrée de la ferme. Arrivées devant la porte, Lena pris une grande inspiration et frappa. Des bruits de pas se firent entendre, des cliquetis d'une clé dans une serrure puis la porte s'ouvrit sur un vieil homme aux cheveux blancs, ses yeux étaient d'un vert pétillant rappelant les vertes prairies d'Irlande et Lena eu le cœur qui s'emballa subitement alors qui les regardait un bref instant avant de leur sourire.

« Que puis-je faire pour vous ? » leur demanda-t-il avec courtoisie.

Lena resta prostrée, son regard fixé sur le vieil homme dont les yeux lui rappelaient les siens mais cela ne voulait rien dire du tout, en Irlande beaucoup de gens avaient les yeux clairs, c'était comme un marquage, un héritage ethnique.

« Monsieur, excusez-nous de vous déranger pouvons-nous prendre un peu de votre temps. » s'enquit Kara prenant la parole alors que Lena qui semblait avoir perdu la voix ses yeux ne quittant pas l'homme âgé.

« Oh mais oui bien sur entrez, nous allions nous faire un thé, désirez-vous en prendre un ? » les invita l'habitant en s'écartant de l'encadrement pour les laisser entrer.

« Avec plaisir. » acceptèrent-elles en chœur faisant rire le vieil homme qui appela sa femme :

« Mon cœur, nous avons deux charmantes demoiselles qui nous rendent visite. »

Une vielle dame sortie la tête de la cuisine en leur souriant.

« Installez-vous mesdemoiselles, je vous apporte le thé. » convia la dame alors que l'homme les invitait à s'asseoir.

« Alors qu'est-ce que deux vieux croulant comme nous peuvent faire pour deux si jolies jeunes femmes ? » voulu-t-il savoir en posant son regard vert sur Lena puis sur Kara.

Il y eu un long silence, cette fois la blonde laissa son amie s'exprimer, c'était à elle de parler, à elle de se présenter, elle ne pouvait plus prendre les devants et parler à sa place. La brune se racla la gorge baissant la tête, elle tritura ses mains, jouant avec ses ongles, elle ne savait pas vraiment par où commencer et les battements frénétiques de son cœur ne lui facilitait pas la tâche, elle avait les mains moites et se les essuya sur son jean. Kara posa sa main sur son dos en signe de réconfort, pour lui apporter son soutien mais la fébrilité de son amie à son contact, lui fit ôter. Retenant un râle de douleur alors que son cœur se serrait à ce nouveau rejet. Elle avait voulu la suivre pour lui apporter du soutien, une présence qu'elle avait espéré réconfortante mais encore une fois les gestes qui avait été si naturel et facilement accepté autrefois, n'étaient plus tolérer et Kara dû ravaler sa salive et serrer les dents pour ne pas fondre en larmes face à la répulsion que Lena avait envers elle. Plus rien ne sera comme avant se découragea-t-elle.

« Je …j'ai perdu ma mère lorsque j'avais quatre ans… » commença –t-elle après avoir soufflé grandement.

Elle fit une pause tentant de rassembler ses mots et son courage, elle jeta un coup d'œil à Kara qui lui souriait timidement.

« Oh mon Dieu ma pauvre chérie, c'est horrible ! » se désola la vielle dame en lui servant une tasse de thé, Lena la remerciant d'un sourire.

« Elle s'appelait Siobhán Kieran et était originaire d'Irlande, suite à sa mort j'ai été adopté par mon père. Jusqu'il y a quelques années, je pensais qu'il n'était pas mon vrai père mais en fait…il l'était… » poursuivit Lena contenant difficilement son émotion en regardant ces deux personnes qui l'écoutaient sans dire un mot, juste patientant qu'elle est finie.

Etait-ce de la tendresse qu'elle lisait dans leurs yeux ? Ou juste son esprit qui créait des images qu'elle avait envie de voir. Se retrouver devant ces gens qui étaient peut-être ses grands-parents, la rendait tellement à fleur de peau. Ils étaient si avenants, tellement à l'écoute que la jeune femme voulait y croire.

Kara voyait qu'elle pouvait craquer à un moment ou un autre mais elle ne savait pas quoi faire pour l'aider, lui insuffler sa force sans la toucher, il était clair que ce n'est pas ce que voulait la jeune femme alors elle se contenta de s'approcher doucement, lui signifiant par un petit raclement de gorge qu'elle était là pour elle, qu'elle ne bougeait pas et qu'elle respectait Les limites qu'elle lui dictait inconsciemment.

« J'ai grandi dans une famille très riche mais dépourvu du moindre sentiment d'amour, ma belle-mère surtout que j'ai appris à appeler mère parce que je n'avais qu'elle comme référence, était froide et sans la moindre once d'instinct maternelle, juste assoiffée de pouvoir. Mon père qui m'adorait mais n'était jamais là est mort alors que j'étais encore jeune puis mon frère qui m'a donné de l'amour mais qui est devenue fou et à tuer tellement de gens pensant faire le bien de l'humanité en éradiquant tous les extra-terrestres en commençant par Superman, il a fait de nombreuses victimes innocentes et moi… » expliqua-t-elle ravalant la boule dans sa gorge qui rendait son élocution difficile. « Moi, j'ai ce nom Luthor, j'ai mes côtés sombres mais je ne veux pas être comme eux, terroriste xénophobe arriéré j'ai toujours lutté contre cela contre ce nom, essayant de lui donner des lettres nobles mais au fond comment pourrais-je faire, je ne sais même pas qui je suis… » finit-elle dans un sanglot arrachant une grimace à Kara qui se rapprochait encore de son amie posant timidement une main sur la sienne espérant qu'elle ne la rejetterait pas cette fois.

Et Lena ne se tendit pas, ne frémit pas, elle attrapa juste ses doigts de son pouce en effectuant une pression de celui-ci pour la remercier, d'être toujours là pour elle.

« Ma chérie… » fit la vielle dame en se levant pour s'assoir aux cotés de Lena qui baissa timidement la tête, la regardant en coin tentant d'endiguer ses larmes, depuis quand ne parvenait-elle plus a maintenir le masque en place, depuis quand se laissait-elle aller devant de parfait inconnus ?

La propriétaire des lieux prit l'autre main de la brune et l'enveloppa dans les siennes usées par le temps, jetant un doux regard à Kara qui a regret relâcha la main de son amie qui avait reporté son attention sur l'aïeul.

« Je peux comprendre que vous cherchiez vos origines après tous ces malheurs mais notre fille n'a jamais eu d'enfant… » avoua la vielle dame d'une voix éraillée, compatissante à la douleur de la brune.

Le cœur de Lena tomba dans son estomac, elle ne s'attendait pas à trouver sa famille tout de suite mais elle espérait tellement que ces deux adorables mamie et papi soit les siens, ils avaient l'air si aimant, tout ce qu'elle rêvait de parents. Toute son enfance, elle s'était demandée ce qu'aurait été sa vie si sa mère n'était pas morte et encore maintenant. Aurait-elle été différente ? Certainement. Les souvenirs de sa mère le peu qu'elle avait, étaient fait d'amour et de tendresse. Elle n'était pas riche mais son cœur était rempli de fortune. Est-ce que ses grands-parents l'aurait gardé l'amenant au cinéma, à la patinoire ou mangé une glace lorsque sa mère serait partie au travail ? Plutôt que d'être supervisée par une gouvernante froide et autoritaire. Qu'elle étude aurait-elle fait ? Sur ce fait elle était certaine que rien n'aurait changé la science était sa passion. Aurait-elle connu les personnes qui étaient passé dans sa vie ? Aurait-elle eu des amis qui l'aimaient vraiment pour ce qu'elle était plutôt que sa fortune ? L'aurait-on trahi comme elle l'avait été toute sa vie ? Tellement de questions sans réponse qu'elle n'aurait surement jamais.

« Com…comment est-elle ? » demanda timidement Lena en trouvant un étrange réconfort alors que la vielle dame frottait avec douceur son dos.

Elle n'avait jamais été tactile, elle n'aimait pas le contact pour tout dire jusqu'à Kara. Après elle, elle avait été plus ouverte aux autres, plus encline aux contacts, aux câlins. Mais depuis sa trahison, elle était retombée dans sa réserve et évitait le toucher des autres. Mais cette vielle femme, lui apportait un réconfort, cette parfaite inconnue lui donnait du bien-être. Elle aurait tellement aimé qu'elle soit sa grand-mère mais comme à chaque fois, la vie ne lui accordait jamais le bonheur auquel elle aspirait.

« Je suis désolée, je n'aurais pas dû vous poser la question, c'est incorrect, je ne cherchais pas à vous faire de la peine. » s'excusa vivement Lena en posant son autre main sur celles de la dame âgée qui avait toujours la sienne serrée dans la chaleur de ses mains.

« Oh mais non voyons ma douce enfant, ce n'est pas incorrect de demander de parler de ma Siobhán, elle était notre joie, notre lumière, elle était tellement gentille, pleine de candeur et de naïveté. » contra la propriétaire des lieux en souriant avec tendresse à Lena qui sentis son cœur chaviré.

« Notre petite Siobhán était insouciante et cela lui a coûté la vie… » ajouta le vieil homme avec tristesse.

Un silence se fit après cette déclaration, chacun perdu dans leur pensées, Kara observait d'un air attendrie la jeune femme d'affaires qui ne s'était pas dégagée de la poigne de la grand-mère qui machinalement traçait de petit cercles sur le dos de la main de Lena. Et d'un coup son cœur se serra pour son amie, elle pouvait lire dans ses yeux sa déception et c'était dans des moments comme cela qu'elle aurait voulu la serrer fort dans ses bras en lui murmurant des mots apaisant, lui disant que tout irait bien, qu'elle allait trouver sa famille, qu'elle était sa famille.

« Bien merci de votre gentillesse nous allons vous laisser. » remercia Lena en posant à nouveau sa main sur celles réconfortantes de la grand-mère.

« Allons bon, il n'y a pas d'hôtel ici et vous n'allez pas reprendre la route à cette heure, il est près de 18 heures. » s'offusqua la vielle dame en se levant.

« Oh mais non, nous ne voulons pas abuser de votre hospitalité, nous allons nous débrouiller. » contra la brune surprise par tant de générosité de la part de parfaits inconnu.

Est-ce tous les irlandais étaient tous aussi adorables et accueillant ? Ne se méfiaient-ils jamais des gens, elles pourraient être des tueurs, des voleurs ?

« Il suffit, vous nous déranger pas et je serais un bien piètre gentleman, si je laissais deux jolies jeunes demoiselles repartir le soir dans une campagne isolée, il n'y a plus de discussion à avoir jeune fille ! » gronda le vieil homme faisant taire Lena qui baissa la tête en rougissant.

La journaliste retint un ricanement tant elle n'avait pas l'habitude de la voir ainsi telle une petite fille disputée par son grand-père et même s'il ne l'était pas réellement, la jeune femme ne pipait mot semblant s'être prit d'affection pour le couple. Ça ne lui ressemblait tellement pas que la blonde compris que son amie était véritablement en manque de quelque chose. Que son cœur était vide de l'amour d'une famille, un vide qu'elle ne pouvait pas combler pour son plus grand désespoir.

« C'est vraiment très gentil de votre part monsieur et madame Kieran. » remercia Kara en leur donnant un sourire radieux.

Jamais encore, elle n'avait vu des gens aussi chaleureux, ils inspiraient confiance. La fille du ciel savait que Lena n'était pas du genre à faire confiance si rapidement aux gens, bien au contraire et pourtant, elle sentait que son amie était pleinement à l'aise avec le couple ce qui en disait long sur son état d'esprit.

« Appelle moi Julia ma petite et mon mari c'est Ronan. » rectifia Julia lui rendant son sourire.

« Bien merci beaucoup Julia que puis-je faire pour vous aider ? » proposa la cadette des Danvers en se plaçant devant la vielle femme qui du lever la tête pour la regarder.

« Mon Dieu ce que tu es grande, a quoi-t-on nourrit tes parents ? » s'exclama-t-elle en riant faisant pouffer les deux jeunes femmes.

« Je vais aider Julia à faire le repas, vas chercher nos affaires Kara ! » ordonna la brune en prenant le bras de la maitresse de maison.

« Tiens on sait qui porte la culotte dans votre couple ! » rigola Ronan en suivant Kara décidé à l'aider pour porter leurs affaires.

« Nous ne sommes pas… » commencèrent en même temps les deux jeunes femmes en rougissant. « Un couple… » finirent-elles en cœur détournant les yeux, embarrassées comme jamais.

« Oh tu as vu comme elles sont mignonnes, elles sont si fusionnelles, elles me rappellent nous quand nous avions leur âge. » s'amusa madame Kieran en se laissant guider par la PDG qui s'étranglait avec sa salive tandis que Kara devenait rouge écarlate.

« Ronan, restez ici, je vais m'en occuper, vous allez vous faire mal. » déclara Kara en faisant asseoir le vieil homme calant son dos avec un coussin.

« Merci mon petit, tu es un ange. » fit-il en la regardant de ses yeux verts pétillants.

Kara sortie en toute hâte pour fuir sa gêne, elle était presque certaine que tout le monde avait pu entendre son cœur s'emballer alors que les personnes âgées évoquaient un couple en parlant d'elle et de Lena. Elle ne comprenait vraiment pas comment ils avaient pu se méprendre à ce point sur elles deux, elles n'avaient rien d'un couple, tout juste des amies essayant de recoller les morceaux de leur amitié qui avait volé en éclat. Un couple, elles ne le seraient jamais. Cette révélation lui broya les entrailles, lui serrant le cœur tandis qu'elle revenait à la maison portant leurs bagages comme s'ils n'avaient pas pesé plus d'une plume.

Lorsqu'elle revint, elle fut accueillie par les rires de Lena, elle posa leurs bagages à l'entrée et s'approcha doucement pour voir la jeune femme le sourire radieux couper les légumes finement tout en écoutant Julia raconter, il semblait une anecdote sur leur couple. Et Kara ne put retenir un sourire en voyant son amie si radieuse, et le son de son rire était la plus belle des mélodies à ses oreilles, ce son qu'elle n'avait plus entendu depuis des mois. Elle vit sur sa vison périphérique que le vieil homme la regardait en souriant.

« Tu devrais lui dire… » dit-il tout bas, tandis qu'il tapotait le la place à ses cotés sur le canapé pour lui signifier de venir s'asseoir.

« Lui dire quoi ? » questionna la blonde sans quitter des yeux la femme d'affaires qui s'affairait en cuisine sous le regard et les recommandations de Julia, tel un commis, en s'asseyant aux cotés de Ronan.

« Que tu l'aimes ma petite… » murmura-t-il à son oreille en lui faisant un clin d'œil.

« Quoi mais …non…Lena …est mon amie…ma… » nia automatiquement la journaliste avant de baisser les yeux sous le regard inquisiteur du grand père qui levait un sourcil narquois, ses yeux verts pétillants de malices.

« Elle…nous…c'est compliqué, nous essayons de reconstruire notre amitié, nous avons passé une période difficile et…elle ne …elle ne me voit pas comme ça… » expliqua Kara avant de s'interrompre essuyant une larme traîtresse qui s'était échappé de ses yeux alors qu'elle avait tellement tenté de retenir depuis plusieurs jours déjà.

« Oh ma petite, je suis certain que cela s'arrangera, et tu pourrais être étonnés, laisses parler ton cœur Kara, il est immense, je n'ai qu'à te regarder pour le voir, tu es celle qui l'aidera dans sa quête et lui rendra le bonheur. » assura l'aïeul en posa une main réconfortante sur les siennes qu'elles trituraient.

La jeune femme ne répondit pas mais au fond de son cœur, elle espérait vraiment que le vieil homme avait raison ne serait-ce que pour donner du bonheur à son amie…

« Dis donc ma petite tu es sacrément costaud ! » fit Ronan en se redressant faisant craqué ses vielles articulations douloureuse en avisant les bagages près de la porte.

« Oh…euh eh bien euh je viens de la campagne. » rit jaune Kara comme si cela était une explication à sa super force.

« On ne dirait pas comme ça avec sa taille toute fuselée et son air frêle et délicat, n'est-ce pas ?» se moqua Lena en amenant les plats dans la salle à manger, un sourire narquois sur le visage.

« Oui tu ne manges pas assez petite fille ! » rétorqua Ronan faisant éclaté de rire Lena qui s'installa aux cotés de Kara qui roulait des yeux.

« Kara Danvers qui ne mange pas assez, l'ogre de National City ! » se moqua la brune en faisant rire les deux petits vieux.

« Non mais dit que je suis une goinfre ! » s'offusqua Kara en prenant un air outré.

« Bah ce n'est pas moi qui le dit mais ta sœur, vu ce que tu ingurgites, c'est étonnant qu'il n'y ait pas eu une pénurie de nourriture dans toute la ville ! » gaussa la femme d'affaires en se retenant d'éclater de rire devant la mine indignée de la blonde qui relevait la tête en la détournant de son amie, boudant comme un enfant qu'on a réprimandé, faisant rire l'assemblée.

« Tu ne les trouves pas adorables mon chéri, elles flirtent devant nous en toute innocence. » s'amusa madame Kieran en donnant un coup de coude à son mari qui gloussa alors que les deux jeunes femmes s'étouffaient avec leur nourriture.

« Quoi mais on ne flirte pas !» contra vivement la journaliste en rougissant furieusement tandis que Lena levait les yeux au ciel en buvant une gorgée d'eau, ayant compris le jeu des deux vieillards.

« Tss, si tu rougis encore on pourra te mettre à l'intersection comme feu de signalisation. » tança monsieur Kieran qui riait de bon cœur.

Décidément cette soirée était la meilleure qu'il avait passé depuis bien longtemps. Ces deux invitées surprises était un plaisir à chahuter, surtout Kara qui piquait des fars, dès qu'elle était nerveuse ou troublée.

La soirée se poursuivit sur les taquineries du couple sur les deux jeunes femmes et leur supposée union, cela avait eu le mérite de détendre complètement Lena pour le plus grand plaisir de Kara.

« Bien mes petites, je vais vous montrer votre chambre. » annonça Julia en se levant faisant rougir la blonde à l'idée de passer la nuit dans le même lit que sa meilleure amie qui éveillait de plus en plus de sentiments inapproprié à son égard.


Voila j'espère que cette suite vous aura plu, faite le moi savoir, est ce que Lena finira par se détendre et s'ouvrir à Kara à nouveau, est ce qu'elles trouveront enfin la famille de la brune ? Que se passera-t-il dans ce lit ? lol c'est à vous.