Hello, les ami(e)s!
Ca faisait clairement trop longtemps que je ne vous avais pas posté une petite histoire^^
Celle-ci est d'ailleurs une toute petite histoire de 6 chapitres avec pour personnages principaux Severus Rogue et une OC.
Rating M pour violence et contenu sexuel explicite, donc attention à vos petits yeux ;-)
Je vous laisse découvrir ce premier chapitre!
Excellente lecture à vous!
Captive
Chapitre 1
C'en était fini de sa liberté. Elle le savait. Elle s'était fait prendre. Bêtement en plus… Quelle idée de revenir pour secourir un chat ? Elle était en temps de guerre. Des gens mourraient et étaient faits prisonniers par ces hommes vêtus de capes noires et de masques effrayants, tous les jours. Alors pourquoi revenir sur ses pas pour un stupide animal ?
Elle grimaça tandis que deux de ces "fameux" Mangemorts la traînaient jusqu'aux geôles de Lord Voldemort, celui qui s'était autoproclamé maître du monde sorcier et moldu par la même occasion.
Elle n'avait tout simplement pas pu faire autrement. Elle n'avait pas pu se résoudre à laisser ce chat mourir brûlé vif dans l'incendie de cette maison. Elle avait un bien trop grand cœur – tout le monde le lui avait déjà dit – et c'est ce qui l'avait perdu…
C'était vraiment stupide et désolant… Elle qui avait survécu à l'attaque de sa maison, elle qui était sortie vivante de cet enfer, elle qui, sans le moindre pouvoir magique, avait tout fait pour tenter de venir en aide à ses parents et à ses frères – malheureusement pour elle, sans résultat – puis était parvenue à échapper aux griffes des serviteurs du Seigneur des Ténèbres avait perdu sa liberté pour un pauvre petit matou.
« Entre là-dedans ! » s'exclama l'un des deux hommes qui la tenaient en la poussant à l'intérieur d'une cellule où se trouvaient déjà quatre autres jeunes filles.
Sous la force de sa poussée, Jade trébucha et tomba à genoux, incapable d'amortir sa chute puisque ses mains avaient été liées par un enchantement.
Les deux Mangemorts se moquèrent de sa chute, lui envoyèrent encore l'un ou l'autre Doloris pour se défouler puis refermèrent la porte et remontèrent à l'étage pour aller prendre un whisky bien mérité après avoir levé le sort d'Entrave.
La jeune fille se redressa péniblement, encore secouée par ce satané maléfice de malheur qui vous donnait envie de mourir pour abréger vos souffrances, et observa ses compagnes d'infortune.
Elles étaient toutes plus ou moins dans le même état qu'elle : des vêtements déchirés, des taches de sang, des blessures un peu partout et des traces de larmes qui avaient dessiné des sillons sur leurs joues salies.
Jade fit brièvement connaissance avec elles en se présentant, en leur demandant leur nom et leur âge, en les interrogeant pour savoir si elles étaient des sorcières ou de simples humaines comme elle…
Il apparut que deux d'entre elles étaient des sorcières dont les parents et elles-mêmes se battaient dans ce qu'il restait de l'Ordre du Phénix contre Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom et les deux autres des Moldues qui subissaient seulement la colère du Lord Noir et de ses sbires. Elles étaient toutes les cinq à peu près dans la même tranche d'âge : Jade qui était la plus jeune avait 17 ans et Hannah, la plus âgée, en avait 22. Elles s'étaient toutes faites capturer par des Mangemorts et Mary, qui était la première à avoir été emmenée dans ce cachot, était là depuis environ cinq jours.
La jeune fille leur demanda encore si elles avaient reçu à manger depuis qu'elles étaient là et elles secouèrent la tête négativement avant d'ajouter qu'elles avaient juste droit à un peu d'eau une fois par jour. Elle grimaça face à leur réponse et s'abstint de les interroger sur les traitements qu'elles subissaient ou le sort qui leur était réservé, ne voulant pas s'alarmer et faire des cauchemars par avance.
Jade et ses compagnes restèrent dans le noir et le silence le plus complet durant deux jours car on vint deux fois leur porter de l'eau et les sortir de leur prison pour les battre.
C'était véritablement horrible. Des Mangmorts venaient les chercher dans leur geôle, à tour de rôle, et ils les menaient dans une salle de torture où elles étaient enchaînées, fouettées, battues, torturées à l'aide de sortilèges et insultées durant un temps qui lui paraissait vraiment long. Le moment où elles attendaient et entendaient leurs camarades crier de douleur était presque aussi pénible que celui qu'elles passaient en compagnie de leurs bourreaux à être torturées…
Le troisième jour, voyant que l'état de Mary, qui n'avait rien avalé depuis près d'une semaine, avait empiré et qu'elle n'était même plus capable de se redresser, quand les deux Mangemorts arrivèrent pour leur donner de l'eau, la jeune fille se leva et alla courageusement à leur rencontre, alors que toutes avaient reculé dans le coin opposé en entendant la porte grincer avant de s'ouvrir.
« Oh, oh, oh ! s'exclama l'un des deux hommes en pointant sa baguette sur elle. Qu'est-ce que tu fais, toi ?
- Monsieur, Mary ne va pas bien du tout, déclara-t-elle en désignant sa compagne du doigt. Cela fait trop longtemps qu'elle n'a pas eu à manger. Il faut lui donner quelque chose rapidement, sinon elle va mourir.
- Et qu'est-ce que tu veux que ça me fasse, qu'elle meure ou qu'elle vive ? demanda-t-il en esquissant un rictus moqueur.
- Je suppose que si vous nous gardez ici, c'est qu'il y a une raison et que vous voulez que l'on soit en vie, sinon vous nous auriez tuées au lieu de nous ramener dans ces cachots, répliqua-t-elle, logique.
- Mais c'est qu'on est futée pour une petite Moldue ! se moqua l'autre homme en se rapprochant d'elle et en la reluquant des pieds à la tête. Et pas vilaine du tout, en plus ! »
Jade avala difficilement sa salive suite à sa réplique mais elle tint bon, elle soutint leurs regards et ne recula pas malgré le peu de confiance et la peur qu'ils lui inspiraient.
« Alors ? Qu'est-ce que tu es prête à faire pour avoir un peu de bouffe ? demanda soudain le Mangemort en l'attrapant à la gorge et en empoignant l'un de ses seins de son autre main.
- Rien. Vous devez la nourrir pour qu'elle reste en vie, rétorqua-t-elle en tentant de garder son calme et de retenir les larmes qui lui montaient aux yeux.
- Avec de l'eau, vous pouvez tenir quinze jours sans manger, lui apprit le second homme, qui observait la scène comme s'il s'agissait d'un simple spectacle.
- Alors, chérie, tu veux toujours négocier ? interrogea l'autre qui malaxait brutalement sa poitrine et qui l'avait acculée contre l'un des murs de la cellule pour se presser contre elle.
- Je… Non… répondit-elle tristement. Je… Laissez-moi, s'il vous plaît… implora-t-elle d'une voix faible, ses larmes roulant sur ses joues pour y tracer de nouveaux sillons.
- T'as vu ça ? demanda-t-il à son compagnon, amusé. Cette gosse reste polie en toute occasion ! » ajouta-t-il avant d'éclater d'un rire gras.
L'autre se joignit à son rire et l'écouta poursuivre :
« Allez, Wilkes ! Prends-en une, toi aussi, et profite un peu ! Personne n'en saura rien ! »
Le dénommé Wilkes sembla hésiter un instant, comme s'il pesait le pour et le contre de cette proposition, et, n'attendant pas qu'il se décide, l'homme aboya à l'adresse de Jade :
« À genoux, chienne ! »
Il lui donna un grand coup dans l'estomac à l'aide de son genou et la jeune fille tomba par terre devant lui, pliée en deux, en se tenant le ventre.
« Tu veux de la bouffe ? demanda-t-il encore, sadique, tout en ouvrant sa robe et en déboutonnant avidement son pantalon. Je vais t'en donner, moi ! Tiens, prends ça ! » ordonna-t-il une fois qu'il eut sorti son membre de son caleçon.
Jade détourna la tête en pleurant mais le Mangemort se rapprocha d'elle pour lui mettre son engin dans la figure et il exigea fermement en l'attrapant par les cheveux et en tirant dessus :
« Voilà de la saucisse ! Suce-la, salope !
- Non… protesta-t-elle, tremblante de peur, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine.
- Oh, si ! Tu vas la sucer, sinon je t'écartèle ! » menaça-t-il, dangereux.
Son instinct de survie lui criant de faire ce que cet abominable personnage demandait et refusant de souffrir encore plus qu'elle ne souffrait déjà dans la chambre de torture, elle consentit finalement à tourner son visage vers lui et à prendre son sexe en bouche.
« Je t'avertis : si tu me mords, je t'arrache la tête ! la prévint-il en tirant encore sur ses cheveux. Maintenant, suce ! »
La jeune fille accéda alors à sa requête malgré le dégoût que ça lui inspirait et le haut-le-cœur qu'elle ressentait à l'idée de ce qu'elle était en train de faire et elle entendit que l'autre homme s'était finalement décidé, ayant sans doute trouvé l'idée excellente, et infligeait le même traitement à Joy.
Son tortionnaire grognait de plaisir et de satisfaction, il enfonçait ses ongles dans la peau de son crâne, tirait sur ses cheveux et la poussait vers son sexe tandis que lui-même imprimait des mouvements de bassin afin d'entrer et de sortir de sa bouche de plus en plus vite. Il allait de plus en plus loin dans sa gorge et Jade, dont ses larmes roulaient sur ses joues, pensa qu'il allait finir par l'étouffer, s'il n'arrêtait pas bientôt.
Heureusement pour elle, avant que cet être répugnant ne puisse atteindre l'orgasme et ne se déverse dans sa bouche, une femme s'écria soudain en faisant sursauter les deux Mangemorts :
« Gibbon ! Wilkes ! Qu'est-ce que vous faites ?
- Heu… Rien… répondit Wilkes en fourrant rapidement son sexe dans son pantalon et en remettant sa robe par-dessus.
- On leur apprenait une chose ou l'autre, répliqua Gibbon en se rhabillant lui aussi et en repoussant brutalement Jade.
- Vous n'êtes que des imbéciles ! cria-t-elle, folle de rage. Le maître a bien dit que personne ne devait les toucher de cette façon ! Elles ne sont pas pour vous ! Mais bien pour des hommes qui les méritent vraiment !
- On ne les a pas baisées, on a juste visité un peu leurs petites bouches, se défendit Gibbon en souriant bêtement.
- Ferme-la ! ordonna-t-elle avant de lui asséner une grande gifle. Rhabillez-vous correctement, bande de babouins en rut, et aidez-moi à les amener dans la salle de réception ! C'est aujourd'hui que le maître les offre à ses meilleurs lieutenants.
- Alors, Bella, toi aussi tu as droit à l'une de ces filles ? ne put s'empêcher de demander Gibbon, amusé, alors que Wilkes ne disait plus rien.
- Bien sûr que non, idiot ! Moi, j'ai droit à quelque chose de bien mieux… » répondit-elle, mystérieuse.
Les trois Mangemorts se chargèrent des jeunes filles et les conduisirent à travers les différentes pièces pour les mener finalement dans la salle de réception.
C'était une salle immense au sol de marbre noir, les murs étaient blancs et tous les meubles étaient de couleur noire. Il y avait une énorme cheminée dans laquelle crépitait un feu de bois et au bout de la pièce, sur une estrade à laquelle on accédait par un tapis rouge sang qui traversait toute la salle, se trouvait un gigantesque trône composé de centaines de crânes humains.
Jade frissonna d'horreur en songeant qu'il s'agissait probablement de vrais crânes, elle baissa la tête et s'agenouilla avec ses compagnes quand les Mangemorts le leur ordonnèrent, et elles s'alignèrent toutes devant le terrible Seigneur des Ténèbres qui les observait avec répulsion en caressant la tête de son horrible serpent.
Le maître du monde se leva de son siège et passa devant elles, relevant tantôt un menton pour voir leur visage, tirant un peu sur leurs guenilles comme pour les rendre plus présentables et soupirant de dépit en secouant lentement la tête.
« Messieurs, déclara-t-il soudain de sa voix aigüe et glacée. Si j'ai fait venir ces misérables créatures dans cette pièce, c'est pour vous en faire cadeau. Vous êtes tous les cinq de fidèles lieutenants, vous me servez loyalement depuis plus de cinq ans et vous méritez donc un petit bonus.
- Merci, Maître, répondirent-ils de concert.
- Vous allez pouvoir choisir vous-même votre captive et vous pourrez en faire ce que bon vous semble. »
Un murmure d'approbation s'éleva dans la salle et Voldemort réinstaura le silence en déclarant :
« Severus, je te laisse choisir en premier. Laquelle veux-tu ? »
Rogue s'avança alors vers les cinq jeunes filles pour les examiner.
Parmi elles, se trouvaient Miss Abbot ainsi que Miss Quirke, qui étaient toutes deux élèves à Poudlard autrefois et à qui il avait donné cours de potions. Sachant ce qu'il serait probablement forcé de leur faire subir, il était hors de question qu'il choisisse l'une d'elles.
Il observa ensuite les trois autres, qui étaient certainement des Moldues, étant donné qu'il ne les avait jamais vues de sa vie. Elles avaient toutes l'air terrifiées et deux d'entre elles avaient des traces de larmes fraîches sur leurs pommettes salies. Malgré ses larmes, une seule ne pleurait pas bruyamment et regardait fixement devant elle, comme résignée. Elle semblait être la plus jeune de leur groupe pourtant…
« Celle-ci, déclara-t-il finalement en désignant Jade de la tête.
- Parfait, excellent choix, Severus, s'amusa le mage noir. Lève-toi et suis ton nouveau maître ! » ordonna-t-il sèchement à la jeune fille.
Jade obéit immédiatement, se redressa et planta son regard vert dans celui de l'homme qui l'avait choisie, comme on choisit une pièce de viande chez un boucher, avant de le suivre et de se poster devant lui sur ses indications tacites.
Malefoy, Yaxley et Dolohov choisirent ensuite leur captive l'un après l'autre et Greyback prit celle qui restait puis Voldemort leva sa baguette dans leur direction et déclara en lançant son sortilège :
« Ces esclaves sont liées à vous pour la vie. Si vous mourez, elles mourront aussi. Par contre, si elles meurent, vous continuerez de vivre. Ça évitera des tentatives de meurtre de leur part car, si elles vous tuent, elles mourront également.
- Merci, Maître, acquiescèrent-ils tous.
- Allons ! Maintenant, montez à l'étage et prenez possession d'elles ! ordonna le Seigneur des Ténèbres en retroussant ses lèvres. Il faut leur montrer qui commande ! »
Les Mangemorts éclatèrent d'un rire gras, excepté Severus, et ils partirent tous vers l'étage en tirant ou en poussant les jeunes filles, qui sanglotaient déjà en comprenant ce qui les attendait, ou encore, dans le cas de Rogue, en lui faisant un signe de tête pour lui dire d'avancer devant lui.
Jade, qui était la seule à ne pas pleurer, souffla par le nez en repensant à une conversation qu'elle avait eue avec sa mère quelques années plus tôt, quand ces sorciers de l'Ombre avaient commencé à s'en prendre régulièrement à eux, les Moldus, en les torturant, les enlevant, les violant et les tuant.
« Tu ne dois pas leur résister, Jade, avait expliqué sa mère à la jeune fille de 15 ans qu'elle était alors. S'ils t'ont capturée et que tu es certaine que tu ne peux pas leur échapper, tu dois obéir et les laisser faire. C'est la seule façon de survivre.
- Mais, maman, je ne vais tout de même pas… avait-elle voulu protester.
- Se faire violer est quelque chose d'extrêmement douloureux, Jade, l'avait-elle interrompue. Moins tu résistes et moins tu auras mal. Si tu arrives à te détendre, à ne pas te crisper et à te laisser faire, tu n'auras peut-être même pas mal du tout.
- Pourquoi tu me dis ça ? avait-elle demandé, les larmes aux yeux.
- Parce que je vois bien comment le monde évolue, je vois que la situation empire de jour en jour et je veux que tu sois préparée à toutes ces horreurs. Je veux que tu puisses survivre, même si je ne suis plus là, avait déclaré la femme, déterminée.
- Tu as dit la même chose aux garçons ?
- Oui mais je ne suis pas sûre qu'ils m'écouteront… Toi, je sais que tu le feras. Tu es une jeune fille intelligente, Jade, tu sais que j'ai raison. »
La jeune fille avait acquiescé et enlacé sa mère, avant de descendre avec elle dans la cuisine pour le déjeuner.
« Entrez là », ordonna soudain le sorcier en la faisant sortir de ses pensées.
Jade s'exécuta et pénétra dans une grande chambre à coucher décorée luxueusement avec un immense lit qui trônait au centre, paré de riches draps de soie, à proximité duquel elle s'arrêta.
Rogue entra derrière elle et referma la porte à clé avant de se tourner vers la jeune fille qui patientait sagement debout devant lui.
Il la détailla pendant plusieurs secondes, observant ses cheveux bruns et ondulés qui s'arrêtaient au niveau de ses épaules, ses yeux en amande d'un vert étincelant qui le fixaient résolument, les traits fins et délicats de son visage, la blancheur de sa peau mais aussi l'état de ses vêtements déchirés et les blessures qui parsemaient son corps.
« Enlevez vos vêtements », exigea-t-il tout à coup.
N'ayant pas immédiatement réalisé qu'il s'adressait à elle, perdue dans ses pensées, elle sursauta et recula légèrement quand elle le vit approcher en répétant, menaçant :
« Enlevez vos vêtements !
- Oui, pardon », répliqua-t-elle en faisant ce qu'il ordonnait.
Elle laissa tomber sa chemise déchirée à ses pieds, ôta ses chaussures et ses chaussettes, déboutonna son jeans, dont elle se débarrassa également, et se redressa en jetant un œil à l'homme une fois qu'il ne lui resta plus que ses sous-vêtements.
« Faites un tour sur vous-même », exigea-t-il en observant attentivement son corps et les plaies qui le recouvraient.
Jade tourna lentement sur elle-même, lui faisant voir son dos que le fouet avait littéralement déchiqueté, puis elle reprit sa position initiale face à lui.
Subitement, elle entendit les cris déchirants de ses compagnes d'infortune s'élever depuis les chambres voisines. Ses yeux s'arrondirent, sous le choc, son rythme cardiaque augmenta et elle reporta son attention sur l'homme en noir, qui ne l'avait toujours pas touchée.
Il pointa sa baguette magique vers elle, qui ferma les yeux, s'attendant à recevoir un Doloris, puis elle les rouvrit en se rendant compte que rien ne s'était passé. Enfin, si : il l'avait simplement débarrassée de la saleté, du sang et de la crasse qui la recouvraient.
« Vous n'avez pas peur ? demanda-t-il au bout d'un long moment de silence, intrigué.
- Si, Monsieur, je suis terrifiée, répondit-elle en toute honnêteté.
- Quel âge avez-vous ?
- 17 ans, répliqua-t-elle en fermant brièvement les yeux après avoir entendu un grand bang ! dans la chambre d'à côté.
- Êtes-vous vierge ? s'enquit-il encore d'une voix neutre.
- Oui… » murmura-t-elle faiblement en baissant la tête.
Elle aurait voulu lui dire que non, que tout un troupeau de garçons lui était passé dessus avant lui mais, elle ne savait pas pourquoi, elle avait senti qu'il valait bien mieux lui dire la stricte vérité.
Rogue grimaça tandis qu'elle regardait ses pieds puis il lui ordonna :
« Allez sous la couverture et enlevez vos sous-vêtements. »
Jade hocha la tête, rejoignit le lit, se glissa sous la couette et retira son soutien-gorge ainsi que sa culotte à l'abri de son regard avant de les laisser tomber à côté du lit.
Severus soupira et il se déshabilla à son tour en prenant soin de plier ses vêtements et de les déposer sur le dos d'une chaise puis il rejoignit finalement le lit et s'y glissa avec elle.
La respiration de Jade s'accéléra quand il posa une main sur son flanc et elle ferma les yeux quand elle le vit approcher son visage du sien.
Malgré la délicatesse avec laquelle il posa ses lèvres sur les siennes et la relative douceur de ses baisers, la jeune fille ne put empêcher ses larmes de couler sur ses joues roses, silencieuses.
Elle le laissa approfondir le baiser, parcourir son corps de ses mains, caressant tantôt sa poitrine, son visage, son ventre, ses cuisses, ses épaules ou ses fesses, se presser contre elle avec sa verge tendue… Elle supporta tout sans broncher.
Pourtant, à l'intérieur, elle voulait crier, se rebeller, lui hurler d'arrêter. Elle n'en fit rien. Appliquant sagement les conseils de sa mère. Se demandant si elle allait quand même avoir mal. Priant pour qu'il ne la fasse pas souffrir exprès, après l'avoir amadouée par une façade de gentillesse et de douceur. Elle savait que les Mangemorts pouvaient se montrer fourbes et retors et elle refusait de lui accorder sa confiance, même si, pour le moment, il paraissait relativement calme et tendre.
Soudain, elle s'aperçut que la main de l'homme se rapprochait dangereusement de son sexe et elle se crispa quand elle sentit un doigt s'insinuer en elle. Puis, songeant aux paroles de sa mère, elle souffla et tenta de se détendre progressivement.
Elle avait raison… se dit-elle, à moitié soulagée, tandis que le Mangemort entrait et sortait lentement son index de son antre chaud.
Il introduisit peu à peu un deuxième puis un troisième doigt tout en massant sa petite boule de chair de son pouce et en embrassant, léchant et suçotant ses tétons, dans le but de lui faire produire de la cyprine afin de faciliter la pénétration mais, malgré tous ses efforts de préparation, le vagin de la jeune fille restait relativement sec.
Elle ne voulait pas de lui et, bien qu'elle le laissât faire sans se débattre, crier, hurler ou pleurer comme les autres, qu'il entendait toujours dans les chambres voisines, elle n'éprouvait aucun plaisir et ne produisait pas suffisamment de sécrétions.
Il enleva alors ses doigts en grimaçant légèrement, sachant que ça allait être douloureux pour elle, se positionna au-dessus d'elle en lui faisant écarter ses cuisses le plus possible, frotta son gland recouvert de liquide préséminal contre son entrée puis il poussa doucement pour entrer en elle sans la blesser.
« Ah… » gémit-elle en fermant fortement ses paupières tout en sentant ses chairs s'écarter de plus en plus pour accueillir cet hôte étranger.
Elle mit ses mains sur ses épaules pour essayer de le repousser et tenta de reculer et de se soustraire à lui mais elle entendit subitement l'homme, qui s'était arrêté, lui conseiller pour son plus grand étonnement en la maintenant fermement en place :
« Ne faites pas ça, vous allez vous faire mal. Soufflez et détendez-vous. »
Jade ouvrit ses paupières pour plonger son regard vert dans le sien et il lui demanda en caressant doucement son visage d'une main :
« Comment vous appelez-vous ?
- Jade, répondit-elle, sous le choc de sa question et de son geste d'apaisement.
- C'est bientôt terminé, Jade », déclara-t-il alors avant de l'embrasser et de terminer sa progression dans son corps.
Il s'immobilisa quelques instants en elle pour lui laisser le temps de s'habituer à lui puis il commença à imprimer un mouvement de va-et-vient lent et contrôlé, avant d'accélérer peu à peu la cadence, puis de se décharger dans son ventre, quelques minutes plus tard, en poussant un grognement rauque.
La jeune fille, essoufflée et les joues roses, observa l'homme qui était couché sur elle puis elle le vit se redresser, ferma les yeux en le sentant se retirer et elle le regarda se lever avant de le voir se diriger vers la salle de bain.
Il revint vers elle environ cinq minutes plus tard, vêtu d'un pyjama noir, et lui demanda :
« Désirez-vous prendre un bain ?
- Oui, acquiesça-t-elle, reconnaissante qu'il lui permette de se laver après ça.
- Venez, dans ce cas. »
Jade passa en position assise, se rapprocha du bord du lit, toujours sous la couverture, en grimaçant puis lui lança un regard de détresse.
« Que se passe-t-il ? interrogea-t-il alors en captant son message.
- Je… J'ai un peu mal et je ne crois pas que je saurais me lever et marcher déjà maintenant », expliqua-t-elle brièvement en posant inconsciemment une main sur le bas de son ventre.
Rogue retourna dans la salle de bain puis il revint vers elle, enleva la couverture derrière laquelle elle se cachait toujours, provoquant un léger sursaut de surprise de sa part, passa un bras sous ses jambes et l'autre dans son dos et l'emporta jusqu'à la salle d'eau.
Là, il la déposa doucement dans la baignoire remplie d'eau chaude et déclara :
« Je pense que je peux vous faire confiance et que vous n'allez pas tenter de vous noyer. Il y a du savon, du shampoing et des huiles à votre disposition. Prévenez-moi quand vous avez terminé. »
Et il quitta la pièce en la laissant seule et abasourdie par son discours.
La jeune fille se lava lentement, soulagée de sentir l'eau chaude apaiser sa douleur au ventre et détendre les muscles de ses cuisses, puis elle essaya de se redresser d'elle-même et de sortir toute seule de la baignoire mais, n'ayant pas mangé depuis bientôt quatre jours, le manque de nourriture associé à sa récente « activité physique » se fit ressentir et elle retomba lourdement dans la baignoire, provoquant un grand splash et sûrement un coup bleu sur sa fesse gauche.
Alarmé par le bruit, le Mangemort arriva précipitamment dans la salle de bain et la découvrit dans l'eau qui se frottait le postérieur en grimaçant.
« Qu'est-ce que vous avez fait ? interrogea-t-il abruptement.
- J'ai essayé de me relever toute seule… » répondit-elle piteusement.
Severus soupira d'irritation, vida la baignoire, sécha la jeune fille d'un coup de baguette, alla chercher quelque chose dans une armoire puis ordonna en revenant vers elle :
« Levez les bras. »
Jade obéit et il lui enfila une nuisette en satin violette, qui était le premier vêtement qui lui était tombé sous la main parmi tous ceux qu'il y avait dans ces placards pour assouvir les désirs et les fantasmes des serviteurs du Seigneur des Ténèbres, avant de la reprendre dans ses bras et de la ramener dans la chambre pour la déposer sur le grand lit.
« Couchez-vous et dormez », décréta-t-il en faisant le tour du lit, avant de soulever la couverture et de s'installer de l'autre côté.
La jeune fille se glissa sous la couette et s'enfonça dans les oreillers en serrant le drap de lit entre ses mains et en entendant toujours avec horreur les autres filles hurler de douleur, pleurer et supplier tandis que leurs bourreaux ricanaient, criaient des ordres ou les frappaient.
« Monsieur ? interpela-t-elle subitement après plusieurs dizaines de minutes de silence troublé par ces bruits terrifiants.
- Quoi ? interrogea-t-il après quelques secondes d'hésitation.
- Est-ce que… Est-ce qu'ils vont les tuer ? demanda-t-elle de sa voix tremblante.
- Je ne pense pas. Ils voudront sans doute les garder en vie pour qu'elles puissent encore leur servir plus tard, répondit-il, pragmatique.
- C'est horrible de les entendre… »
Severus ne répondit rien, il tendit son bras pour attraper sa baguette magique et jeta un sortilège pour empêcher les bruits extérieurs de pénétrer les murs de leur chambre, avant de la reposer sur la table de chevet.
« Merci, Monsieur.
- Tu dois m'appeler Maître, rétorqua-t-il en se rendant compte qu'il ne pouvait pas la laisser s'adresser à lui de n'importe quelle façon.
- Merci, Maître », se corrigea-t-elle aussitôt, sans se formaliser.
Merci d'avoir lu! J'espère que ce premier chapitre vous aura plu et vous aura donné envie de connaître la suite!
A la prochaine!
Bisous ;-)
