Attention, spoilers Descendants 3 !
Si vous suivez la promo de Descendants 3 et tous les teasers et autres qui nous tombent dessus, vous avez peut-être vu le teaser « VK day » et plus récemment la nouvelle chanson « Good to be Bad ». Je ne vais pas commenter la chanson (si quelqu'un veut en discuter en privé je suis dispo) mais le teaser et le concept de VK day est, je trouve, particulièrement révoltant et donne peu d'espoir pour la qualité du film à venir. Encore une fois si quelqu'un veut râler avec moi par MP, je suis totalement dispo. Mais de mon côté j'ai écrit un petit one-shot tout simple pour essayer de réparer l'horreur de tout ce qui se dégage de ce teaser avec l'idée des questionnaires et des candidatures des enfants pour pouvoir aller à Auradon. Urg. Evie est parfaite et je refuse qu'ils la rendent responsable d'une décision aussi inhumaine.
Bonne lecture !
Il n'était pas inhabituel d'entendre la porte de la chambre d'Evie et Mal claquer, permettant à cette dernière de relâcher un trop plein d'émotion et une frustration accumulée tout au long de la journée. S'adapter et vivre à Auradon n'était pas toujours simple, et parfois Mal avait besoin d'évacuer. L'un des moyens les plus efficaces pour le faire était donc de claquer la porte de la chambre lorsqu'elle pouvait enfin y trouver refuge, s'assurant bien de signaler son humeur à tout le couloir.
Ce qui était inhabituel, c'était que la porte claque alors que Mal était allongée sur son lit, l'humeur légère, dessinant avec application.
Le bruit soudain et totalement inattendu la fit sursauter, et elle se tourna aussitôt vers la porte, les yeux écarquillés de stupeur, pour découvrir Evie qui jetait son sac dans un coin de la pièce avec fureur avant d'entreprendre d'enlever ses bottes.
— Evie ? Est-ce que tout va bien ?
Son amie prit soin de retirer ses chaussures et de les jeter à travers la pièce avant de se tourner vers elle, la mâchoire serrée et les yeux remplis d'agacement et de frustration.
— Non ! Bien sûr que ça ne va pas ! Comment ça pourrait aller alors qu'on est coincés dans un stupide pays remplis de lois débiles qui sont mises au point par des vieux à l'esprit tellement étroit qu'on ne pourrait pas y faire passer un grain de riz !?
Mal ferma son cahier de croquis et se redressa dans son lit, comprenant où cette conversation allait mener.
— Il y a eu une nouvelle rencontre avec le Conseil, devina-t-elle.
Si Ben était le roi d'Auradon, il était loin d'avoir tous les pouvoirs, et devait demander l'autorisation au Conseil pour faire passer la plupart de ses décisions. Or, comme Evie venait si bien de le souligner, le Conseil était composé majoritairement d'anciens du royaume, qui avaient connu l'époque où la magie et les méchants vivaient librement dans le monde, et qui avaient presque tous participés à la création de l'île de l'Oubli et à l'exil de tous les vilains. Ils voyaient donc d'un très mauvais œil les nouveaux décrets de Ben et d'Evie pour permettre à plus d'enfants de l'île de venir vivre à Auradon.
Evie laissa échapper un grognement de frustration et se laissa tomber sur le lit juste à côté de Mal, les bras croisés et les sourcils froncés. Cette dernière s'approcha d'elle et posa une main réconfortante sur son épaule.
— Qu'est-ce qu'ils ont fait cette fois ?
— Ils nous limitent à seulement quatre enfants, grommela Evie. Quatre ! Est-ce qu'ils réalisent combien d'enfants sont coincés là-bas ? Combien sont confrontés à la faim, au froid, à la violence ? On a la place et les moyens d'en accueillir bien plus ! Mais non, quatre ça a si bien fonctionné avec nous, donc ils proposent qu'on garde ce chiffre. Je les déteste.
Mal serra doucement son épaule, pinçant les lèvres pour contenir sa propre rage à cette annonce. Les dirigeants d'Auradon étaient des crétins et le resteraient toujours. Aucun d'entre eux n'avait la moindre idée de comment était la vie sur l'île, et parfois elle regrettait de ne pas avoir le droit de leur en donner un petit aperçu.
— Est-ce que tu leur as parlé de ton idée de parrainage ? Elle est géniale, ça les convaincra peut-être d'élargir le nombre.
Evie gémit et enfouit son visage dans ses mains. Sa rage commençait à se dissiper, laissant place au désespoir et à ce sentiment d'impuissance qui l'étreignait un peu plus fort chaque jour.
— J'ai essayé, mais ils sont parvenus à détourner mon idée et c'est encore pire. Maintenant ils veulent qu'on fasse remplir des questionnaires à ces pauvres gosses, en leur demandant des choses aussi absurdes que pourquoi ils veulent venir vivre à Auradon et qui ils préfèrent entre nous quatre.
— C'est des conneries, grogna Mal.
— Le seul bon côté de cette idée, c'est qu'avec la quantité de formulaires qu'on va recevoir, on va enfin pouvoir établir une estimation du nombre d'enfants présents sur l'île, et peut-être l'utiliser pour faire pression sur le Conseil. Mais tout le reste M…Parfois j'ai juste envie de revenir au plan initial, de voler la baguette et de détruire cette maudite barrière.
Mal laissa échapper un petit rire sans joie.
— Vu l'absence de nouvelles du côté d'Uma, tu peux parier qu'elle a un plan et qu'elle va s'en charger à notre place.
Evie se laissa aller contre Mal, appuyant sa tête contre son épaule, et ferma les yeux.
— Si c'est le cas, sache que je ne ferais rien pour l'en empêcher. Je m'en fiche de ce qui peut arriver à Auradon, et de libérer nos parents. Je veux juste sauver ces enfants.
— Et tu le fais déjà, E.
— Ce n'est pas suffisant.
— Tu fais du mieux que tu peux, et c'est déjà bien plus que ce que n'importe qui d'autre n'a jamais fait pour eux.
