Note : Ce léger délire m'est venu en voyant un post sur Tumblr qui m'a instantanément fait penser à Carlos. Je ne peux malheureusement pas vous partager le lien parce que le site ne me le permet pas, mais j'espère que vous apprécierez ce petit OS :D


Mal et Carlos

Amitié / Humour / Fluff


Carlos était tranquillement installé à la bibliothèque, ne demandant rien à personne lorsqu'un poing s'abattit brusquement devant lui. Le garçon sursauta, son cœur s'emballant dans la panique, avant de lever les yeux vers son assaillant qui n'était nul autre que Mal, irradiante de fureur. Devant la manière qu'avait son amie de le toiser, Carlos se rétracta instinctivement sur lui-même. Il connaissait cette expression mécontente, et cela n'annonçait rien de bon pour lui.

— Qu'est-ce que c'est que ça ? gronda Mal.

Carlos fronça les sourcils, essayant de comprendre cette question tout en fouillant dans sa mémoire à la recherche de quelque chose qu'il aurait pu faire pour la mettre en colère. Mais rien ne lui vint, alors il se risqua à répondre.

— De quoi est-ce que...

— Ça !

D'un geste sec, Mal tapa à nouveau sur la table, attirant quelques regards dans leur direction. Carlos se décida finalement à regarder la main de son amie et découvrit le sachet qu'elle tenait. Un sachet en plastique transparent, dans lequel se trouvait des petites pilules de toutes les couleurs.

— Oh.

— De la drogue Carlos ? siffla-t-elle d'une voix menaçante. Sérieusement ? Je te croyais plus intelligent que ça !

De la drogue ? Carlos écarquilla les yeux de stupeur en entendant ce mot, puis ouvrit la bouche en comprenant la méprise de son amie.

— Mal ce...

— N'essaye pas de prétendre que c'est pas à toi ! Evie l'a trouvé dans la poche de ta veste en voulant la réparer. C'est hors de question que je laisse un de mes alliés toucher à ses saletés, tu m'entends ?

— Mais Mal je...

— Tais-toi ! Je ne veux pas entendre tes excuses ! Ramasse tes affaires et viens avec moi. Il faut qu'on parle.

Carlos déglutit, hésitant à obtempérer pour échapper aux oreilles indiscrètes et ne se défendre qu'une fois en privé. Mais il n'avait pas envie de se soumettre, pas envie d'affronter les regards déçus de Jay et d'Evie et certainement pas envie de laisser à Mal l'occasion de se déchaîner contre lui alors qu'il n'avait absolument rien fait.

— Non.

Elle le regarda, incrédule.

— Non ? répéta-t-elle en plissant les yeux d'un air menaçant, et il savait qu'elle était capable de l'empoigner par le bras et de le traîner de force s'il ne se justifiait pas rapidement.

— Ce n'est pas de la drogue, affirma-t-il en soutenant son regard.

— Tu sais ce que je pense des menteurs, lui rappela-t-elle d'une voix absolument terrifiante, et Carlos eut envie de baisser les yeux et de se murer dans le silence pour ne pas alimenter davantage sa colère.

Mais il savait qu'il avait raison, et qu'il n'aurait qu'une seule chance pour se faire entendre.

— Mal ! S'il-te-plaît. Ce n'est pas de la drogue, je te le promets. Laisse-moi juste dix minutes pour te le prouver ?

Mal l'observa avec attention, prenant conscience de sa détermination et de son regard dénué de toute culpabilité.

— Dix minutes, accorda-t-elle finalement.

Le visage de Carlos s'éclaira d'un sourire soulagé et, abandonnant le reste de ses affaires sur la table de la bibliothèque, il attrapa le sachet de pilules et prit la direction de la sortie en faisant signe à Mal de le suivre.

— Où est-ce qu'on va ?

— Aux toilettes. J'ai besoin d'eau.

Mal haussa un sourcil perplexe face à cette déclaration mais ne posa pas d'autre question, se contentant de lui emboîter le pas avec méfiance. Elle ne se formalisa pas le moins du monde de devoir entrer dans les toilettes des garçons et croisa les bras alors qu'elle le regardait ouvrir un robinet et remplir l'un des lavabos.

— Qu'est-ce que tu fais ?

Il ne prit pas la peine de lui répondre, préférant ouvrir le sachet et s'emparer de quelques pilules colorées qu'il jeta dans l'eau.

— Approche et regarde.

Dubitative mais surtout curieuse, Mal obéit et alla le rejoindre juste en face des lavabos, observant les petites pilules qui flottaient à la surface. Pendant quelques secondes, il ne se passa rien de particulier, puis lentement, elles se mirent à gonfler, devenant d'abord des petites boulettes puis s'agrandissant encore jusqu'à prendre des formes différentes. Mal identifia rapidement un chien, une sorte de cheval et ce qui, d'après les livres d'histoire d'Auradon, s'appelait un dinosaure.

Des animaux. Les pilules de Carlos n'étaient rien de plus que des stupides jeux pour enfants qui prenaient la forme d'animaux au contact de l'eau. Une envie de rire lui chatouilla la gorge, mais elle préféra toiser son camarade avec une touche de condescendance.

— Sérieusement ? Tu as quel âge ? Six ans ?

Carlos lui adressa un petit sourire contrit et baissa les yeux alors que ses joues se coloraient d'une légère honte.

— Je trouvais ça rigolo, marmonna-t-il pour se justifier.

A nouveau, Mal eut envie de se moquer de lui. Mais elle posa à nouveau les yeux sur les animaux à présent pleinement formés qui continuaient à flotter à la surface de l'eau, et une autre envie s'empara d'elle. Elle se mordilla la lèvre un instant, hésitante, puis, sans oser le regarder en face, elle céda à la tentation.

— Tu penses qu'il en existe en forme de dragon ?