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… CHAPITRE 4 …

Monsieur pantalon en soie alias Monsieur Frimeur

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Edward Cullen avait une matinée très chargée. Ce n'était pas un samedi matin typique. Il avait commencé assez normalement, avec de la compagnie prête et désireuse dans son lit. Mais ce matin agréable avait périclité rapidement une fois que le Chevrolet délabré était entré dans le quartier. Et la tentative d'Edward pour faire face à son arrivée bruyante avait tourné à l'échec.

Horriblement.

C'était une débâcle qui s'était déroulée et Edward rentra chez lui après avoir rendu l'échelle. Remercions Dieu pour l'échelle. Il s'était brûlé le torse à force d'essayer, en vain, de sauter pour grimper au mur de derrière. Il n'avait plus que sa tête et sa jambe gauche intactes. Ses deux avant-bras étaient égratignés à l'intérieur à force de tenter de se hisser sur le mur rugueux. Le gros orteil de son pied droit avait saigné parce qu'il avait tenté de s'appuyer dessus pour se propulser et c'était à ce moment-là qu'il avait ruiné son pyjama en déchirant son genou droit.

Le même pantalon auquel il avait mis le feu dans sa cour après. Il était resté là nu, comme un guerrier païen, retrouvant au moins un petit peu de satisfaction et de punition en regardant son offrande aux furies partir en flammes et fumée. Ce pantalon l'avait énervé et à présent c'en était fini de lui. Pourquoi n'avait-il pas attrapé un Levi dans ce premier accès de colère, il ne le saurait jamais. Les choses auraient pu être différentes dans un jeans.

Quand il était rentré il s'était senti un peu mieux après la disparition de son pantalon en soie. Il s'était immédiatement dirigé vers sa spacieuse salle de bain. Il s'était regardé dans le miroir puis avait envisagé de se débarrasser du chaume qui avait poussé depuis hier matin. Pour une raison quelconque les femmes aimaient sa barbe, ce qui expliquait qu'il la gardait le week-end. Il luttait pour se raser tous les jours. Il décida de renoncer puis alluma la douche, la laissant se réchauffer avant de rentrer dans la grande cabine suréquipée.

Il n'avait pas réfléchi à l'impact qu'allaient avoir ces jets sur son corps endolori…

"Waouh! Putain de merde," rugit-il, en se réfugiant dans un coin de la cabine, loin de l'eau chaude battante qui jaillissait sur ses abrasions, ses écorchures et mordait son corps.

"Fils de pute!" grogna-t-il, en serrant les dents avant de régler la température. Il testa l'eau avec sa main et après une minute ou deux il revint sous le jet, grimaçant légèrement encore.

Il resta là, à se calmer puis il commença à se laver les cheveux puis le corps et laissa ses pensées vagabonder. Bien sûr elles allaient vers la rue et l'heure passée. C'était inévitable.

Il n'avait aucune idée du nom de la jeune fille et n'avait aucun désir de le savoir. Moins il en saurait à son sujet mieux ce serait.

Cependant il avait découvert un certain nombre de choses à son sujet.

D'abord il avait découvert que c'était une 'elle' pas un 'il'. Elle.

Deuxièmement elle criait beaucoup, avec plus ou moins de raison comme quand elle lui avait parlé des problèmes de son camion.

Troisièmement, elle avait eu une attitude complètement cavalière d'accrocher sa casquette inexplicablement sur sa bite tendue. Il n'aurait jamais pu prévoir que ça puisse lui arriver. Jamais, même en un million d'années. Ils n'avaient pas encore été officiellement présentés.

Quatrièmement, elle conduisait un véhicule défectueux et dangereux et elle le laissait allumé sans raison valable. N'avait-elle aucune notion du prix de l'essence? Plus important encore, ne se souciait-elle pas de sa sécurité?

Cinquièmement, elle s'habillait avec des vêtements hideux qui ne lui allaient pas. Elle n'avait aucune idée d'à quel point son corps était petit. Puis elle portait des vêtements qui avaient appartenu à un petit-ami très grand.

Sixièmement, elle n'était certainement pas sans attrait une fois que vous aviez dépassé ses vêtements à la garçon. Même avec sa casquette elle était attirante… mais simplement pas dans le sens habituel.

Septièmement, elle n'était certainement pas normale. Outre l'histoire de la casquette, quelque chose à son sujet lui faisait penser à Ally Sheedy le personnage de John Hughes en 1985 dans le film classique le Breakfast Club*. Cette fille était définitivement … un cas désespéré. Elle paraissait intelligente pourtant. Il n'était pas sûr que les filles avec qui il sortait normalement utilisent le mot "hyperbole" dans la conversation. Ou du tout.

Huitièmement, elle avait beaucoup de cheveux cachés sous sa casquette, qui auraient pu penser ça possible?

Neuvièmement, elle avait une propension à rougir et elle l'avait fait souvent, semblant mal à l'aise et elle s'était enfuie loin de lui et de son érection, cette pensée conduisit Edward à un débat interne concernant ses préférences sexuelles.

Dixièmement, elle visait terriblement bien. Il devait le reconnaître, elle l'avait visé et bel et bien touché avec la casquette.

Onzièmement, des meubles neufs étaient livrés chez elle. Il avait remarqué le camion de livraison en passant devant la fenêtre de sa chambre pour aller se doucher. Plus tôt il s'était inquiété qu'elle soit un squatter donc à présent il était rassuré de voir ce camion. Pas que son bien-être l'intéresse…

Douzième et dernièrement, elle avait une échelle, mais elle ne le savait pas jusqu'à ce qu'il le lui dise.

A présent il connaissait plusieurs choses sur elle. Une douzaine de choses. Et c'était ce à quoi il réfléchit longuement sous la douche, laissant l'eau chaude chasser loin de lui son irritation et son stress. Une bonne session de branlette sous la douche aurait amélioré mon humeur mais il avait de satanées marques à l'endroit clé et ça aurait été plus douloureux que plaisant.

Il devrait attendre plus tard ce soir pour se soulager. Avec de la chance ces marques de morsures ne seraient plus visibles. Perdu dans ses projets pour l'après-midi et la soirée, il sortit de la douche, se sécha et s'habilla et ensuite prépara un sac à dos avec les choses dont il aurait besoin.

Alors qu'il était en train d'ouvrir le garage pour partir, il vit le cas désespéré dans son allée, elle regardait les livreurs descendre ses meubles. Elle s'était retournée et avait regardé vers son garage mais elle avait évité son regard tandis qu'il était sorti pour récupérer le journal qu'il y avait laissé plus tôt. Mais il l'avait quand même sentie le regarder.

Il avait senti son regard la plupart du temps. Cette impression bizarre que vous avez quand quelqu'un vous regarde, il l'avait senti pendant qu'il tentait de convaincre Victoria de rester ou de le laisser la ramener. Cette sensation avait été là aussi quand il avait tenté sans succès de passer par la fenêtre de son appartement. Il sentait qu'elle le regardait, de quelque part dans sa maison vide, se moquant de lui dans sa détresse et trouvant de l'humour dans sa malchance.

Il était certain qu'elle s'était moquée de lui parce qu'il avait effectivement été assez méchant avec elle quand il y était allé pour récupérer l'échelle des Randall. Pour décourager toute tentative de conversation superflue il l'avait fixée. Il était en colère et blessé, physiquement et il savait qu'elle avait vu ces éraflures sur son estomac et l'écorchure sur son genou et sûrement même ses orteils râpés ainsi que ses avant-bras. Au moins cette fois-ci elle n'avait plus d'érection à qui parler ou à regarder.

Un 'merci' n'aurait probablement pas été de trop pour lui avoir laissé utiliser l'échelle mais il avait gardé les lèvres scellées pour ne pas laisser éclater sa colère avec des invectives supplémentaires. Ce n'était pas de sa faute s'il avait marché dans la boue en passant par le patio. Il avait complètement oublié ses pieds sales jusqu'à ce qu'il remarque les traces sur le tapis.

Il ne lui avait pas dit un seul mot quand il était revenu rendre l'échelle. Pas un mot valait toujours mieux qu'une volée de jurons. Et pour avoir tenu sa langue, sa récompense avait été la casquette scandaleusement bien envoyée dans son dos pour son manque de communication. Si la casquette te va, mets-la, Abruti!

Il avait été stupéfait.

Elle lui avait tourné le dos et été rentrée chez elle, refermant le portail du garage et claquant la porte à l'intérieur. En réalité ça avait été la chose la plus sensée qu'elle ait dite et faite. Et si les circonstances ne l'avaient pas concerné si directement, il aurait pu trouver tout cela amusant pour cette seule raison. Mais cela avait surtout mis en évidence une chose dont il commençait à être sûr : le cas désespéré avait besoin d'une casquette avec Bitch [garce] écrit dessus pour s'assortir à la nouvelle sienne Asshole.

Donc c'est avec ces pensées toutes fraîches qu'Edward attrapa sa casquette et la jeta dans sa voiture avec son sac à dos juste avant de sortir du garage. L'expression sur son visage tandis qu'il sortait et posait la casquette sur sa tête avait été une suprême récompense pour lui. Il avait souri à son indignation et l'avait saluée avec une seule pensée en tête.

Appelle-moi Abruti et abruti je serai!

Le sourire d'Edward ne resta que sur son visage le temps de sortir de la rue dans son Aston Martin, il se dirigea vers la marina pour rencontrer Irina Sergeyevna Denaliskaya. Il se voyait déjà passer l'après-midi à naviguer puis à dîner sur le yacht de son papa.

Et oui c'était parfois si bon d'être Edward Cullen!

ooo O ooo

Bella ne se souvenait pas d'avoir été aussi irritée par un seul humain avant. Ce qui en disait beaucoup. Elle était enseignante après tout. Elle avait fait son apprentissage en enseignant l'anglais dans les classes freshmen et sophomore* l'année dernière, travaillant avec beaucoup d'élèves qui avaient peu de désir d'apprendre quelque chose sur cette langue. Tout ce dont ils avaient besoin c'était une connaissance rudimentaire de la langue, juste assez pour leur permettre de tweeter et d'envoyer des messages à leurs amis à l'autre bout de l'établissement…

Mais l'abruti de l'autre côté… cet idiot d'Edward Cullen… il remportait la palme.

Lorsqu'elle avait réintégré sa maison après l'avoir vu, avec la casquette, la saluer elle était encore plus en colère. Si elle avait pu se jeter sur son lit et taper dessus avec ses pieds et ses poings, elle l'aurait fait dans un accès de colère. Mais il n'y avait encore rien dans sa maison, il faudrait qu'elle attende plus tard dans la journée.

Elle décida de prévoir un déjeuner. Demander à une femme et elle vous le dira, manger est un moyen génial de soulager le stress et l'énervement. En même temps ça faisait presque six heures qu'elle avait petit-déjeuné et elle avait faim. Malheureusement elle ne pourrait pas prendre son camion pétant pour aller chercher de la nourriture. Mais… merci à Charlie … il lui avait emballé quelques courses en prévision. Des choses… avait-il dit … qui allait faire de la place dans ses placards… elle pouvait bien les prendre avant que la limite de consommation soit dépassée…

Merde j'ai oublié de l'appeler pour lui dire que j'étais bien arrivée!

Elle passa un appel rapide, laissant le message à Charlie, lui assurant qu'elle était bien arrivée et qu'elle était occupée par son installation.

Et par cet abruti de voisin! Elle revint vers son camion pour récupérer les sacs de courses.

Elle les déballa et constata en triant les choses qu'il y avait à l'intérieur, il avait acheté ses choses préférées. Ce genre de choses n'était pas stocké chez lui. Il y avait des bouteilles d'eau, du soda allégé, de l'huile pour cuisiner, des épices, du thé anglais, du beurre de cacahuète, des crackers au fromage, de la confiture de fraise, de la soupe, du pain, de la sauce ranch, des bretzels, des Lucky charms*, un paquet de twizzler*.

Bella ne pouvait pas vivre sans ses Lucky charms. C'était ses céréales préférées depuis l'enfance. Renée avait planté cette fantaisiste petite graine dans l'esprit de Bella il y avait des années de cela : si vous mangiez régulièrement des lucky charms au petit-déjeuner vous pouviez dire que vous meniez une vie magique. Et un jour… peut-être… tous ces charms finiraient par s'accumuler et en effet vous auriez une vie merveilleuse.

Bella ne pouvait qu'espérer.

Après avoir fini son sandwich au beurre de cacahuète et à la confiture de fraise avec de l'eau, Bella était en train de ranger une boite de vaisselle dans la cuisine quand son portable sonna. Le camion de livraison était à la grille d'entrée. Son mobilier était arrivé et elle alla voir.

Elle se posta au même endroit que tout à l'heure, quand Abruti était sorti avec sa Bitmobile et lui avait fait signe avec sa casquette posée sur sa tête.

Evidemment il avait trouvé qu'elle lui allait bien alors il l'avait mise. Cela montrait qu'il avait le sens de l'humour, supposa-t-elle. Mais ce petit sourire sur ses lèvres sculptées et le salut avec ses longs et gracieux doigts… uhg! Ça l'avait juste énervée! Il la narguait et lui souriait et qu'elle soit damnée si jamais elle lui disait deux mots à nouveau.

Quand les livreurs eurent fini, Bella retourna à ses occupations, déballer le reste et ranger. Les autres ustensiles de cuisine furent rangés dans les tiroirs et placards. Les sacs de livres et de fournitures de bureau montés à l'étage dans l'une des chambres qu'elle utiliserait comme bureau. Elle rangea les salles de bain et ses vêtements. Elle posa ses deux lampes sur ses nouvelles tables de chevet et fit son nouveau lit.

Sa mère l'avait aidée à choisir ses meubles. Renée l'avait convaincue de prendre un lit plus grand, le raisonnement de sa mère? "Bella, sait-on jamais, peut-être tu auras de la compagnie et tu auras besoin de plus de place pour être à l'aise." Bella avait rougi comme une grenade et plutôt que de s'engager dans une discussion concernant son avenir proche, elle avait simplement hoché la tête et avait glissé au vendeur qu'un lit queen size* serait ok. Ce serait certainement plus luxueux que le petit lit dans lequel elle avait dormi des années durant.

Après un après-midi bien occupé Bella fut soulagée de se dire qu'elle en avait fini pour aujourd'hui. Ça recommencerait demain lorsque Jake arriverait avec le camion. Il amènerait d'autres meubles qu'elle avait depuis quelques années qui provenaient des appartements qu'elle avait occupés pendant sa vie d'étudiante.

Après une douche rafraîchissante sous les multiples jets d'eau que proposait sa salle de bain, Bella enroula ses cheveux mouillés et son corps courbaturé dans des serviettes neuves et moelleuses. Elle alla dans sa chambre pour choisir son pyjama préféré : un pantalon en flanelle et un vieux débardeur délavé. De retour à la salle de bain, elle se changea et se sécha les cheveux.

Ensuite elle se prépara un dîner léger, un peu de soupe de tomate et un soda. Après coup elle prit les crackers au fromage avec la sauce ranch. Il n'y avait ni table ni chaise, elle s'assit donc sur le bout de son canapé qui faisait une sorte de méridienne, tira une de ses petites tables de chevet qu'elle avait transporté dans son camion. Elle regardait les dernières lueurs persistantes après le coucher de soleil par la fenêtre en mangeant son repas. Quand elle eut terminé elle ouvrit son ordinateur portable pour jeter un coup d'œil à ses e-mails.

Waouh! Super!

Il y avait 22 nouveaux mails. Elle effaça les publicités et le courrier indésirables immédiatement. L'un était un courrier de bienvenue provenant de son établissement scolaire. Sa mère lui en avait envoyé un pour lui souhaiter bonne chance dans sa nouvelle maison et en lui demandant de lui envoyer des photos une fois que l'aménagement serait terminé. Il y avait aussi un message d'Angela qui lui demandait de l'appeler ce soir si elle n'était pas trop fatiguée après sa longue journée. Tout le reste était des commentaires de lecteurs de sa fan fiction.

Le premier était très succinct, même sec. Mais c'était quand même positif et elle était contente de le recevoir.

Commentaire de : Stargazer91

Message : Lecture géniale. Continue. Merci.

Elle répondit comme toujours dans ces cas-là.

Réponse de : bellybeans

Message : Merci pour le compliment et le com'. Je vais sûrement réécrire très bientôt!

Les autres commentaires étaient du même genre, courts et allaient dans le même sens, Bella leur répondit en leur faisant une réponse plus ou moins standard.

Mais le suivant déclencha un grand sourire sur le visage de Bella. Il provenait de l'une de ses plus grandes fans, une lectrice qui commentait chaque chapitre de chaque histoire qu'elle avait écrite. Elle avait même été inspirée pour faire des bannières juste parce qu'elle aimait ce qu'elle lisait. A l'occasion la fan lui envoyait des e-mails factices d'Ethan… des photos sexy et des manipulations sur les photos de l'acteur tel qu'il était décrit dans Written in the Star-le film. La plupart des fans auraient probablement sauté de joie de le manipuler lui … et pas ses photos.

Alerte commentaire de : Star-A-Holic

Message : Oh bellybeans! Je te décerne des étoiles d'or en abondance!

Quelle merveilleuse fin! Oh il y aurait tellement de choses à dire… par où commencer? Comme toujours, l'histoire était super! Ethan romantique, Ethan sexy, Ethan le chevalier en armure étincelante! Merci de nous avoir amenées jusque-là! Pour Ethan : chérie tu t'es trompée… C'est Stella qui a de la chance et NOUS L'ENVIONS TOUTES! Je dis ça… grand tombeur!

J'espère que ça ne sera pas bien long avant que nous ayons de tes nouvelles… Il me faut une nouvelle histoire! *Toussote* Pas de pression! Oublie ça… PRESSION!

A plus tard,

Star-Ho

Réponse : bellybeans

Je suis ravie que tu aies aimé tous les Ethans! Ethan pourrait-il être mieux? Non! Stella a de la chance… et elle sera une femme très satisfaite… si tu vois ce que je veux dire… et je sais que tu comprends!

Merci pour tous ces fous rires, ces gentils mots et ces compliments et le la quantité impressionnante d'étoiles que tu m'as envoyée sur cette histoire. Jusqu'à la prochaine!

A plus tard

xo –belllybeans

Le commentaire suivant était juste un smiley et un cœur. Bella renvoya un smiley, un cœur et une exclamation en réponse. La suivante proposait plus.

Commentaire de : Crazy4Hockey

Message : OMG! J'ai envie de pleurer. C'est vraiment terminé? NNNNNNNNNNNNNooooooooooooooNNNNN! Je suis tombée amoureuse de cette histoire mais tu le sais déjà puisque je te le répète dans chaque commentaire. La fin parfaite pour une histoire parfaite. J'attends avec impatience tes futures histoires!

Réponse : bellybeans

Message : Salut C4H

Je sais, je veux pleurer aussi. Je suis contente que tu aies apprécié le voyage. Merci pour tout l'amour et toutes ces reviews. Ravie que tu aies aimé la fin. Ethan… la falaise qui surplombe la mer… les larmes… le BAISER! Stella est une garce de l'accaparer comme ça! LOL

Xo- bellybeans

Ensuite c'était des commentaires courts qui ne demandaient en réponse qu'un merci d'avoir lu. Ensuite il y en avait une d'une lectrice régulière qui se mettait à la place de Bella et c'était plutôt agréable et inattendu.

Commentaire de : val2008

Message: Ma très chère bellybeans,

Dire que je suis désolée d'être arrivée à la fin serait un euphémisme. Je me demande toujours pourquoi des gens prennent le temps d'écrire des histoires et de les partager avec de parfaits inconnus, sans compensation financière. Je pense que je comprends bien. Si tu as un dixième du plaisir à écrire l'histoire que j'en aie à la lecture de nos commentaires alors je comprends.

Pas seulement que cette histoire soit merveilleuse, drôle et nous rende complètement gaga, ça été un plaisir absolu de commenter parce que tu prends toujours le temps de répondre.

Merci, merci pour le partage et je suis – comme toujours … dans l'attente de plus.

VAL2008

Réponse : bellybeans

Message : c'est un très grand plaisir de lire tes gentils mots! Ça m'amuse ce défi et cette évasion. Répondre aux commentaires m'apporte du carburant pour continuer. C'est un grand plaisir de découvrir ce que les lectrices ont à dire et je pense que c'est important de répondre à quelqu'un qui prend le temps de lire ce que j'aie écrit. C'est souvent un "merci" et ma réponse est "de rien". J'ai toujours lu tes commentaires attentivement. Ils sont toujours drôles et merveilleux – je les prends comme des baisers informatiques.

xo – bellybeans

Elle allait passer au commentaire suivant lorsqu'elle entendit un grondement provenant de l'extérieur. Elle regarda par la fenêtre pour voir la Bitmobile à l'autre bout de la rue. Elle éteignit rapidement la lampe pour pouvoir jeter un coup d'œil sans se faire remarquer. La dernière chose qu'elle voulait c'était qu'Abruti pense qu'elle l'espionnait.

Il n'était pas seul dans sa voiture. Il y avait quelqu'un sur le siège passager.

Lorsqu'elle entra dans le garage, la lumière qui s'alluma automatiquement, permit à Bella d'observer. Le moteur ronfla une dernière fois et les phares s'éteignirent. Abruti sortit et fit le tour de la voiture pour… Seigneur, le gars avait des manières!... ses longues jambes l'emmenèrent de l'autre côté de la voiture, du côté passager, il ouvrit la portière s'empara de la main qui était tendue, la prit dans la sienne et l'aida à s'extirper.

C'est une Barbie qui en sortit.

OH. Mon. Dieu. Regardez-la!

Elle se tenait bien droite, ses cheveux blonds platine brillants lui arrivaient à mi-dos. Elle portait un short microscopique et à l'autre extrémité de ses longues jambes interminables, des bottines noires avec des talons vertigineux. Elle avait visiblement oublié de se mettre un tee-shirt, elle portait ce qui semblait être un soutien-gorge de sport. Il contenait tout juste ses seins qui criaient "encore plus gros!" Peu importe le manque de t-shirt, la fille avait de ces abdos… tout homme ou toute femme tuerait pour avoir les mêmes. Un chapeau noir, qui ressemblait vaguement à la casquette d'un policier, était posé sur la tête.

Elle roula des yeux au style de vie de son abruti de play-boy et de sa playmate de la soirée.

Sérieusement? Deux filles différentes en moins de 10 heures? Il semblerait que tu sois bon pour une punition ce soir! Vu la façon dont elle est attifée!

Elle avait pertinemment compris que Barbie passerait la nuit là, quand Abruti alla dans le coffre et en sortit un sac à dos noir qu'il mit en bandoulière sur son épaule puis un sac fourre-tout à fleurs roses, qui pourrait éventuellement être à elle.

Elle regarda depuis l'obscurité de son salon Barbie se diriger vers la porte sur ses hauts talons puis entra avec Abruti sexy. Il fit une pause, cependant. Derrière sa voiture. Il se retourna. Et regarda dans la direction de chez Bella. Et lui fit un signe de la main.

Oh! Merde!

Bella plongea sur le sol, certaine qu'Abruti avait remarqué sa présence.

C'était impossible! Il n'y avait pas moyen qu'il puisse me voir! Le salon est dans le noir! La maison entière est dans le noir!

Bella sortit juste la tête pour pouvoir regarder. Le portail du garage descendait et elle ne pouvait plus le voir. La maison était plongée dans l'obscurité. Oups… non… faux… les lumières du salon étaient en train de s'allumer. Elle regarda pendant quelques minutes encore, accroupie derrière le fauteuil. Les lumières s'éteignirent dans le salon en face et tout fut plongé dans l'obscurité une fois de plus. Oups… non… encore une fois l'étage s'alluma, la chambre principale.

Evidemment.

Abruti… tu es vraiment dégoûtant, excité, et un bâtard pervers!

Bella le vit apparaitre à la fenêtre du haut pour fermer les rideaux. Il s'arrêta et fit à nouveau un signe dans sa direction puis les rideaux se fermèrent.

Quel Abruti! Comment sait-il? Ce n'est pas comme s'il pouvait lire mes pensées!

Bella tira la langue vers la grande chambre de l'autre côté de la rue.

Qui ça intéresse Abruti? Qui donnerait quelque chose pour savoir? Tu crois que ça m'intéresse? Que tu m'intéresses, ou la façon dont tu mènes ta vie dégoutante, Edward Cullen?

Bella ferma les rideaux, rangea les restes de son repas, attrapa son ordinateur et son téléphone et monta dans sa chambre, dans son glorieux et immense lit. Elle y tomba, s'y installa confortablement et appela Angela. Il était temps qu'elle raconte tout ça et qu'elle puisse, enfin, se défouler sur quelqu'un.

Angela Weber était sa meilleure amie depuis des années. Elles avaient appris à se connaitre en anglais dès leur première année en high school. Quand elles étaient allées à l'université elles étaient devenues étudiantes en anglais. Bella à l'université de Seattle et Angela à Tacoma à environ une demi-heure de distance.

Elles avaient lu toutes les deux les livres Written in the stars, discuté de l'histoire, vu les films ensemble. Plus d'une fois. Elles admettaient être des fans, de la série, des films, des personnages, des acteurs et à présent de fan fiction. Bella avait commencé à écrire il y a quelques années et Angela avait été son aide et sa bêta, l'une relisait ce que l'autre écrivait.

Angela vivait actuellement à Olympia, à moins d'une heure de route de Seattle. Ce week-end cependant elle était loin, à Spokane chez sa tante pour plusieurs jours, avec sa mère pour l'enterrement d'un oncle.

Le téléphone ne sonna que trois fois avant qu'elle entende la voix d'Angela de l'autre côté.

"Hey B! Ça fait un moment que j'attends. Comment ça s'est passé aujourd'hui?"

"Oh Angi, tu ne vas pas croire la journée que j'aie eue!"

"Pourquoi qu'est-il arrivé?"

"Gah! Un cauchemar!"

"Oh Bella j'aurai souhaité être avec toi pour t'aider avec le déménagement. Raconte!"

Bella prit une profonde inspiration et commença à raconter à Angela. Elle lui raconta tout de A à Z.

Des pétarades en passant par l'excité jusqu'à Barbie.

Au résumé du début de la journée, Angela avait été outrée par les tendances perverses d'Abruti. Puis elle fut choquée, hystérique et fière quand il s'agit de l'accrochage de la casquette ensuite l'histoire de Vicki-la-chienne et la suite d'événements quand il avait essayé de rentrer chez lui, la laissèrent à bout de souffle tellement elle riait. L'au revoir à l'intérieur de la Bitmobile la laissa irritée comme Bella mais l'apparition de Barbie dominatrice la fit éclater de rire une fois de plus.

Quand Bella eut fini son histoire, elle se sentit moins indignée et furieuse et plus incrédule et amusée.

"Oh mon Dieu, B!" Angela n'en finissait plus de rire. "Je suis désolée mais c'est tout simplement trop beau pour être vrai. Tu ne pourrais pas écrire quelque chose d'aussi farfelu! C'est hilarant. Monsieur Pantalon de soie est un playboy idiot. Asshole sur la casquette lui va parfaitement! Je ne peux pas croire que tu aies fait ça! Timide petite Bella! Seigneur, tu me fais pleurer, je ris tellement. Je dois aller chercher des mouchoirs pour me moucher. Je pose le téléphone je reviens tout de suite!"

Bella entendit le rire d'Angela au loin tandis qu'elle posait le téléphone et partait chercher des mouchoirs.

Pendant que Bella l'attentait, elle réalisa qu'elle avait le sourire. Toute cette chose était vraiment hilarante maintenant qu'elle avait du recul. Angela avait raison… on ne peut pas écrire un genre de chose aussi drôle. C'était au-delà de l'entendement. Et ce fut pour cela que les mots d'Angela étonnèrent Bella quand elle reprit le téléphone.

"Je pense que tu as trouvé l'inspiration pour ta prochaine fic, B." Cela lui prit un instant pour comprendre ce qu'Angela tentait de lui dire.

"Quoi? Qu'est-ce que tu veux dire?"

"Je pense que ce serait une histoire parfaite après ta dernière. Ce serait totalement différent de ce que ce que tu écris habituellement mais avec un gros potentiel. Fais de Ethan un parfait crétin. Fais le devenir M. Pantalon en soie. Et fais en sorte que Stella lui donne ce qu'il mérite. De cette façon, tu seras Stella, comme ça tu transformes l'agression et tu peux lui faire faire ce que tu veux dans l'histoire. Trouve un moyen de les faire tomber amoureux. Fais-les passer de la haine à l'adoration… tout ce que tu veux."

"Oh Angela je ne peux pas faire ça!"

"Pourquoi pas? Qu'est-ce qui t'en empêche? Personne ne pourra découvrir que c'est basé sur une histoire vraie. Et quel potentiel! Et ne te sens pas coupable de faire d'Ethan un crétin, ce pauvre perso est passé par toutes les mutations dans toutes ces histoires, Ethan le geek, le drogué, le doux, le vampire, le sombre, le dominant pourquoi pas Ethan pantalon en soie? Pourquoi pas Abruti d'Ethan?"

Angela marquait un point. Peut-être que c'était faisable.

"Sérieusement Bella il y a matière à une fan fiction. Si le gars est aussi sexy que tu me le dis, juste comme Ethan Collins, et c'est un crétin de playboy abruti, alors ce serait une histoire parfaite. Fais en sorte que Stella le fasse changer. Laisse-le se racheter au fil de l'histoire. Et puis, qui se préoccupe si le gars de l'autre côté de la rue reste l'abruti qu'il semble être? Tu te seras fait plaisir!"

"Eh bien peut-être… Mais je ne suis pas sûr que ce soit bien pour Ethan."

"Bon réfléchis-y. Je veux dire… la source d'inspiration est certainement très drôle."

"Ouais d'accord, je vais y réfléchir."

"Alors… Jake arrive demain avec le reste de tes affaires?"

"Hein? Oh oui. Et il va essayer de regarder mon camion, voir s'il peut le réparer."

"Bien, Jake est très bon avec la mécanique. Et ce sera bien de l'avoir toute la journée avec toi. Il va rester le soir?"

"Oui je pense, je lui ai dit qu'il pourrait. Il amène le lit de la chambre d'ami dans le camion."

"Ah ça sera bien, quelqu'un avec qui discuter. Si je pouvais j'y serais moi aussi."

"Je sais. Hey écoute Angela… merci de m'avoir écoutée. J'en avais vraiment besoin."

"Pas de problème. B quand tu veux, tu le sais. Je suis sûre que tu auras une meilleure journée demain. Passe une bonne nuit."

"Merci pour tout, Angi. Bonne nuit."

"Bonne nuit."

Bella mit fin à l'appel et se coucha sur le lit un petit moment repensant à la suggestion d'Angela.

Même pas quinze minutes plus tard son téléphone annonça un texto. C'était Angela.

Monsieur Pantalon en soie m'a fait penser à quelque chose. Je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Va sur You Tube. Cherche Mr Big stuff de Jean Knight. FAIS-LE TOUT DE SUITE BELLA! Tu seras contente de l'avoir fait!

Elle sourit se demandant qu'est-ce qui était si important mais elle attrapa son ordi portable et suivit les recommandations d'Angela. Elle se mit à sourire quand elle entendit la musique et lut les paroles. Un autre message d'Angela arriva.

Maintenant tu remplaces le mot Frimeur par pantalon en soie et… Marre-toi bien!

Bella remit la chanson au début et fit ce que lui disait Angela. Elle rigolait c'était la seconde fois qu'elle le faisait. En fait après la troisième fois, elle attrapa sa brosse à cheveux et se pavana dans sa chambre, dansant et faisant des gestes comme si c'était elle qui chantait avec sa brosse en guise de micro pour oh… trois ou cinq autres fois. Peu importait que ses rideaux soient grands ouverts alors que sa chambre était bien éclairée, en train de chanter et de danser face à la chambre de son voisin. Les rideaux d'Abruti étaient fermés, il était probablement trop occupé – en position horizontale - à effeuiller Barbie.

C'est à ce moment-là qu'elle décida qu'elle allait écrire cette histoire.

Prends ça Edward Cullen!

...

The breakfast club - 1985 : cinq lycéens à la personnalité très différente (un surdoué, une détraquée, un athlète, une fille à papa et un délinquant) se retrouvent en retenue ensemble et doivent rendre une dissertation de 1000 mots avec pour sujet "Qui pensez-vous être?"

*Quelques explications concernant l'école aux Etats-Unis : leur système est différent du nôtre puisqu'ils finissent leurs études par 4 ans avant de pouvoir accéder à l'université c'est ce qu'ils appellent High school, à 14 ans c'est la 9e Freshman year, 15 ans c'est la 10e Sophomore year, 16 ans c'est la 11e Junior year, 17 ans c'est la 12e, Senior year… tout ça pour dire que Bella enseigne à des élèves de 14 – 15 ans.

*Lucky charms : céréales au marshmallow

* Twizzler : réglisse rouge aromatisée à la fraise

* Lit queen size fait 160 cm de large

*Mr Bigstuff de Jean Knight (c'est une traduction rapide)

M. Frimeur pour qui te prends-tu? M. Frimeur tu n'auras jamais mon amour.

Pas parce que tu portes des vêtements de luxe et que tu as une grosse et belle voiture

Car tu as tout ça maintenant

Penses-tu que je ne peux pas m'empêcher de t'offrir mon amour?

Tu penses être au-dessus de tout, de toutes les étoiles

M. Frimeur pour qui te prends–tu? M. Frimeur tu n'auras jamais mon amour

Maintenant je sais pour toutes ces filles, je t'ai vu avec,

Je sais que tu as brisé leurs cœurs morceau par morceau.

Tu les as faites toutes pleurer

Beaucoup de pauvres filles ont pleuré

Quand elles ont tenté de te rendre heureux

Elles essayaient juste de te satisfaire.

M. Frimeur (dis-moi, dis-moi) Pour qui te prends-tu?

M. Frimeur tu n'auras jamais mon amour.

Je préfère donner mon amour à un pauvre garçon sincère

Plutôt qu'être prise pour une idiote et que tu me blesses

Car quand je donne mon amour

J'en veux en retour

Mais je sais que c'est une leçon que M. Frimeur n'a pas apprise.

M. Frimeur dis-moi, pour qui te prends-tu?

M. Frimeur tu n'auras jamais mon amour.

M. Frimeur tu ne briseras jamais mon cœur

M. Frimeur tu ne me feras jamais pleurer.


Un petit mot pour terminer

Cette fic (en VO) est la fic la plus commentée du site avec 25000 reviews!