Ce chapitre contient un lemon yaoi. Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que vous lisez !


-Attends Sourcils frisés, répète ce que tu viens de dire, je suis pas sûr d'avoir compris...
-Bon Marimo, ça fait trois fois que je le redis ! Fais un effort, merde !

Le blond soupira et jeta un regard noir à ses collègues, qui pouffaient en débarrassant une table que des clients venaient de quitter.
C'était enfin les grandes vacances, et Luffy et Usopp étaient venus fêter l'obtention de leur diplôme, pour la cinquième fois de la semaine, au Baratie. Zoro avait tenu à accompagner son petit-ami à chaque fois, assurant qu'il allait bien et qu'il tiendrait le coup, même si la date de l'accouchement était vraiment proche. Têtu comme une mule, cette algue.

-Allez, redis-le, j'aime quand tu me demandes de l'aide.
-C'est la dernière fois que je le fais ! T'as de la chance que j'ai besoin de toi !

Sanji avait voulu profiter durant sa pause de la présence du vert, et du fait qu'Usopp et Luffy dansaient sur une table un peu plus loin pour demander un service à Zoro. Le Roronoa jubilait, bien sûr, et ça avait le don de l'énerver. Mais bon, il n'avait personne d'autre à qui demander. Alors il allait devoir prendre sur lui.

-Stupide Marimo, pourrais-tu me donner quelques conseils sur...sur le sexe, s'il te plaît ?
-Tu reconnais donc que je suis un expert dans ce domaine, contrairement à toi, alors que tu es âgé de quelques mois de plus que moi ?
-En même temps, tu es le seul gros pervert que je connais qui accepterait de m'aider sans rien attendre en échange.
-Qui t'a dis que je ne voulais rien en échange ?

Le blond soupira ; il aurait mieux fais de se la fermer, tiens. Un client passa à côté d'eux et jeta un regard à Zoro, le reluquant un peu. Zoro pencha alors la tête sur le côté et se tourna vers lui, en mettant bien en évidence son ventre arrondi.

-Je peux vous aider ?
-Euh, je...je...
-Attendez, je vais appeler le père du bébé, il pourra peut-être vous renseigner sur la marchandise. Luffy !

Un gros Boum ! retentit, signe que ledit père était descendu d'un bond de la table. Il rejoignit son amant en quelques enjambées et remarqua l'homme, qui ne savait plus où se mettre. Sanji jeta un regard de désespoir à Zeff, qui s'amusait trop pour intervenir.

-Sale vieux schnok...
-Qui êtes-vous ? Que voulez-vous à Zoro ?
-R...rien, je...
-Pourquoi tu m'as appelé mon amour ? C'est le bébé ? T'as mal ? C'est l'heure ?
-Non, tu me manquais juste.

Il sourit mesquinement, et attira Luffy pour un tendre baiser. Le petit brun y répondit en souriant, et repartit s'amuser alors que le client avait pris la poudre d'escampette. Zoro se remit en face de Sanji.

-Tu es pitoyable.
-J'ai bien le droit de m'amuser, non ? Moi qui ne sors pas souvent. Et puis, il n'avait qu'à pas me mater. Je suis une mère de famille fidèle et marquée, alors il va voir ailleurs.
-T'es pas encore mère, je te rappelle.
-Et toi t'as trop tardé pour rejeter l'autre greluche. Mais revenons à nos moutons.

Sanji leva les yeux au ciel, exaspéré. Depuis qu'Usopp leur avait raconté la discussion avec Pudding de l'autre soir, le Marimo ne le laissait pas tranquille avec ça.

-Bon accouche !
-Hein, gueula Luffy, c'est l'heure ?!
-Mais c'est une façon parler, grosse nouille !

Zoro explosa de rire et fit un signe à son petit-ami pour le rassurer, même s'il lui avait déjà dis que ce n'était pas le moment deux minutes plus tôt.

-Marimo, j'ai vraiment besoin de tes conseils, alors s'il te plaît, dis-moi ce que tu veux en échange !
-Bon écoute, ça fait une semaine que je dois te demander un truc, moi aussi. J'en ai parlé avec Luffy et il est d'accord.
-Hein ?
-Si tu veux mes conseils, tu dois me promettre en retour de ne pas rire quand je vais te poser ma question, ok ?
-Euh...oui d'accord, si tu veux...
-Commençons par toi.

Zoro lui fit signe de se rapprocher, ce que le blond fit rapidement. Il était un peu anxieux à l'idée que les conseils du vert soient trop durs à appliquer pour lui, mais se disait qu'après tout, il pourrait toujours essayer.

-Ce que tu veux, c'est un moyen de convaincre Usopp de se laisser tenter et de coucher avec toi ?
-Oui, je fais comment pour le faire succomber ?
-Le meilleur moyen, c'est le chantage.

Pour le coup, Sanji ne s'attendait pas à ça.

-Le chantage ?
-Bah oui. Du style : "Usopp, si tu me prends pas maintenant tout de suite ici, je vais dire à Yasopp-san que c'est toi qui a volé ses magazines pornos."
-Déjà, c'est une technique puérile. Ensuite, Yasopp n'a pas de magazines pornos ! Et enfin, tu fais vraiment ça à Luffy ?
-Non, c'est Luffy qui utilise cette technique, même s'il le fait rarement.

Bon sang, ce couple l'étonnera toujours. Dire qu'ils vont être parents...

-En général, quand Luffy et moi on veut le faire, on utilise l'autre technique, bien plus parlante...
-C'est laquelle ?
-Le langage corporel.

Qu'est-ce que c'est encore que ce truc-là ?

-On fait ça comment ?
-Par exemple moi, quand je sors de la douche...
-Sérieux ? Tu te laves avant, toi ?!
-Oh, on sait jamais quand vient l'envie ! Et puis, je me relaves après, c'est pas un soucis !
-C'est une perte d'eau chaude conséquente, vu le temps que tu passes dans la salle de bain...
-Bon, je peux finir ?!

Zoro soupira et posa une main sur son propre torse.

-Ce qui est sûr, c'est qu'Usopp a envie de toi. Il se contrôle, c'est tout. T'as juste à briser sa barrière, et pour ça, faut que tu l'excites.
-Dieu, que c'est bizarre d'avoir cette conversation avec toi ! Comment je fais ça ?
-Tu te mets torse nu, tu fais en sorte qu'il te regarde, tout en faisant comme si tu ne le remarquais pas. Dès que tu peux, tu te penches en avant pour montrer ton cul...
-OK, OK j'ai compris !

Il rougit violemment et agita ses mains pour stopper le Roronoa.

-Merci Marimo...je vais me débrouiller avec ça.
-Si tu le dis. Oh, et le plus important !

Il posa ses mains sur les épaules du blond et plongea son regard dans le sien.

-Rappelle-toi que cette première fois va vous faire peur à tous les deux. Si t'as besoin d'être rassuré, montre-le ! Et si tu vois qu'il n'est pas à l'aise, conforte-le ! C'est nécessaire !
-Euh...tu dis ça en connaissance de cause ?
-Étant donné que Luffy et moi, on a souvent inversé les rôles, on peut dire qu'on a eu deux premières fois. Notre toute première, on n'a pas assez communiqué, et c'est allé mieux la première fois qu'on a échangé. Faut que vous soyez honnêtes l'un avec l'autre, et que vous ne vous forciez pas.

Sanji hocha la tête, signe qu'il avait compris. Luffy et Usopp arrivèrent en riant, et s'assirent à côté de leur petit-ami respectif.

-Alors, demanda Luffy. Tu lui as demandé ?
-Pas encore...
-Demandé quoi ?
-C'est la fameuse question dont tu m'as parlé, Marimo ?
-Ouais...

Il fit une moue gênée et regarda Luffy, qui hocha la tête pour l'encourager. Alors le vert prit une grande inspiration et se lança :

-On voulait savoir si vous accepteriez d'être les parrains de notre enfant.
-Qu...quoi, s'étonna Usopp.

Il regarda Luffy, qui lui sourit, les larmes aux yeux. Les deux meilleurs amis se serrèrent dans leurs bras, avec émotion.

-J'accepte, évidemment...merci !
-Merci à toi, Usopp.

Sanji, lui, n'avait toujours pas bougé. Il ne s'attendait pas à ce qu'on lui fasse une telle demande un jour. Lui, devenir parrain ? Il ne s'était jamais demandé s'il en avait les capacités. À vrai dire, il prenait conscience que jusqu'à ce moment précis, il n'avait jamais imaginé qu'un enfant entrerait dans sa vie, encore moins de cette façon.
Son regard croisa celui de Zoro, et des larmes coulèrent sur ses joues tandis que ses lèvres se mirent à trembler.

-Baka...comme si je pouvais rire de ça ! T'avais pas besoin d'attendre si longtemps pour me demander !
-Alors, tu...
-Bien sûr que je suis d'accord ! Je serai le meilleur des parrains, tu verras !

Il serra les poings et baissa la tête, mais même si ses larmes ne s'arrêtaient pas, il souriait comme jamais il n'avait sourit auparavant. Il entendit à peine Zeff déclarer avec émotion que la prochaine tournée était offerte par la maison, et alors que les clients hurlaient de joie, il ne pouvait que serrer ses amis contre lui en leur souhaitant tout le bonheur du monde.


-Aller, je vais le faire ! Je vais régler cette histoire une bonne fois pour toute !

Sûr de lui, Ace se tapa fortement les joues pour se donner du courage et entra dans la cuisine. Assis à la table, Marco leva à peine la tête même s'il savait que son petit-ami était là. Il était concentré dans sa tâche : découper le journal de la journée, dans lequel figurait encore un article sur Roger. Après l'avoir lu, il avait décidé de découper la totalité du journal en tout petit morceau, le tout en finissant son café du matin.

Ace n'était donc pas plus rassuré, à présent.

-Marco, je...je peux te parler ?
-Tu as toujours été libre de me dire ce que tu voulais, Ace.
-Arrête de me faire des reproches ! Je sais que t'es en colère, mais je...

Il soupira et se laissa tomber sur la chaise en face de son petit-ami.

-Je sais que tout est ma faute. Tu as raison de m'en vouloir...
-Tu...
-Laisse-moi parler, s'il te plaît. Vous aviez raison, Sabo, Luffy et toi, je n'aurais pas dû tout garder pour moi ! Mais j'avais peur, Marco !

Le blond posa ses ciseaux, accordant toute son attention à Ace, qui inspira profondément pour continuer.

-Je me demande encore parfois comment tu fais pour être avec moi, si tu m'aurais vraiment aimé si nous n'avions pas été destinés l'un à l'autre, si je suis bien la personne qui te rendra heureux...je pense ça depuis que je sais que je suis amoureux de toi ! Et je me disais que...que si tu savais à quel point j'étais faible, à quel point j'étais qu'un gosse à problèmes...que tu ne voudrais plus jamais rien avoir à faire avec moi.

Il serra les poings, en reniflant. Les larmes menaçaient de couler, et il savait pertinemment qu'elles le feraient bientôt.

-Je suis désolé si tu as pensé que je ne te faisais pas confiance, et que je n'étais pas heureux de la vie que tu m'offres chaque jour, parce que ce n'est pas le cas ! Je t'aime de tout mon cœur, et j'aime la vie que j'ai avec toi ! Je ne veux rien changer, rien du tout !

Il essuya son visage avec son bras, mais ne ferma pas les yeux. Il voulait continuer à croiser le regard de Marco, l'homme de sa vie, pour qu'il voit toute sa sincérité et son amour dans ses yeux.

-Je t'aime tellement, Marco ! C'est toi qui m'as montré qu'être Oméga, c'est bien aussi ! C'est toi qui m'as offert une vraie vie, une vraie famille ! C'est toi qui m'as consolé et rassuré ! C'est grâce à toi si cet incident, c'est du passé pour moi ! C'est toi, qui malgré tout ce que je t'ai caché, as pris ma défense auprès de mon père, alors que même moi, je ne lui avais jamais dis tout ça ! Merci Marco, de m'aimer et de veiller sur moi, d'avoir balancé à mon paternel ses quatre putains de vérités !-Ace...
-Je peux plus vivre sans toi, maintenant ! Alors, même si je suis chiant, faible et que...que je t'ai blessé...me quitte pas...

Sa vision devient floue à cause des larmes. Il murmura un petit "Merde" et frotta ses joues mouillées. Un petit sourire prit place sur le visage de Marco, qui se leva et alla s'accroupir à côté du brun.

-Ace, tourne-toi vers moi.
-J'ai trop honte...
-S'il te plaît, regarde-moi.

En reniflant, Ace se tourna pour être en face de Marco. Ses yeux étaient rouges, il mordait sa lèvre inférieure et il avait encore quelques sanglots. Tendrement, le plus âgé caressa sa joue pour le calmer.

-C'est vrai que j'ai été très en colère à cause de ce que tu m'as caché, et de ce que tu as dis la dernière fois.
-Je voulais pas, Marco...
-Je te crois. Mais je t'assure que pas une fois l'idée de te quitter ne m'a traversé l'esprit.

Le brun hocha la tête et renifla à nouveau.

-Alors tu m'aimes quand même ?
-Bien sûr, Baka. Tu sais, ce qu'il t'est arrivé ne t'a pas fais paraître faible à mes yeux. Au contraire, il faut être fort pour parvenir à s'en remettre.
-Je n'aurais pas pu sans toi ! Je ne suis pas fort si tu n'es pas là !
-C'est la même chose pour moi. Tu crois vraiment que j'aurais engueulé le grand Gold D Roger si ça n'avait pas été pour toi ?

Ace rit doucement, ses larmes cessant enfin leur descente sur ses joues. Il voulut poser ses mains sur la nuque de Marco pour l'attirer à lui afin de l'étreindre, mais ce dernier se saisit de ses mains pour les serrer fort dans les siennes.

-Marco ?
-Il y a encore quelque chose que je dois te dire...ou plutôt te demander.

Ace fronça les sourcils, mais il se figea lorsqu'il vit son amour prendre un objet dans sa poche. Son cœur accéléra ses battements, et il était sur le point de se remettre à pleurer. Avec un petit sourire timide si rare sur son visage, Marco ouvrit la petite boîte qu'il gardait avec lui depuis trop longtemps, dévoilant un anneau d'or aux reliures rappelant des flammes.

-Ace, veux-tu m'épouser ?
-Oui...oui, Marco, je le veux !

Empli d'une bouffée de soulagement, Marco passa l'alliance au doigt du brun, qui lui sauta au cou pour le remercier et lui répéter à quel point il l'aime. Marco lui caressa le dos avec amour, alors qu'une larme coulait lentement sur sa joue.
Thatch entra alors dans la cuisine, Haiko dans ses bras, et s'étonna de voir ses amis assis sur le sol, pleurant dans les bras l'un de l'autre.

-Quelqu'un est mort ?
-Idiot, grogna Marco.
-Thatch ! Thatch ! REGARDE !

D'un bond, Ace se leva et montra l'alliance à son ami, qui écarquilla les yeux.

-Ça alors, il t'a enfin demandé ?!
-Ouiiiiiiii ! Attends..."enfin" ?
-Ça fait des mois qu'il y pense sans oser !
-Continue Thatch, et je te colle la bouche avec du scotch double face.

Ace se tourna vers Marco, et lui fit un éclatant sourire qui fit rougir le blond. Puis il prit son fils et lui fit plein de bisous en se mettant à danser, de bonne humeur pour toute la journée. Thatch rit en le voyant et donna une petite tape sur l'épaule de son meilleur ami.

-Félicitations, vous méritez d'être heureux.
-Merci Thatch.

Contre toute attente, le blond serra son assistant dans ses bras, quelques secondes, avant de débarrasser le bazar qu'il avait mis sur la table.

-Eh bah, ricana le brun. On va de surprise en surprise, aujourd'hui.


Sabo félicita son frère une dernière fois avant de raccrocher. Ace appelait toute sa famille pour leur annoncer la bonne nouvelle, et pour le blond, c'était un soulagement : il commençait à croire qu'il aurait mieux fait de ne rien dire à Marco tant ils semblaient détruits. Mais tout rentrait enfin dans l'ordre entre eux.

Il s'assit sur le canapé et attendit que Luffy ait fini avec leur frère, qui l'avait bien sûr appelé tout de suite après. Ce n'était pourtant pas faute de lui avoir dis que, puisqu'il avait été rendre visite à Zoro et Luffy, il pouvait le lui dire lui-même. Mais le jeune fiancé tenait à l'annoncer lui-même. Un hurlement de joie lui apprit que c'était fait.

Quelques minutes s'écoulèrent, et Luffy arriva en sautillant, Chopper dans les bras. Le chat semblait demander de l'aide à Sabo, et le blond lui fit un sourire compatissant.

-Luffy, tu devrais le lâcher. On dirait qu'il va vomir.
-Hein ? Qui ? Oh, pardon Chopper !

Il posa l'animal sur le sol, et ce dernier s'empressa d'aller dans la chambre de ses maîtres.

-Il va dormir avec Zoro. Je crois qu'il préfère sa compagnie à la mienne.
-En même temps, il est calme, lui.
-Ace va se marier ! Normal que je sois excité !

Il sauta sur le canapé, obligeant le blond à s'agripper à l'accoudoir pour ne pas être éjecté.

-Ça pour être excité...
-Je suis content qu'ils ne se fassent plus la tête. J'avais peur que ça dure pour toujours.
-Je ne pense pas que ça aurait pu durer toujours.
-Bah, ça fait bien 20 ans qu'Ace fait la gueule à son père.
-Ah...ouais, c'est vrai.

Ils virent soudain Chopper revenir, l'air dépité, et s'allonger sur le sol, dans le passage entre la cuisine et le séjour. Sabo pencha la tête sur le côté, sans comprendre.

-Qu'est-ce qu'il a ?
-Zoro a dû bouger et l'écraser avec son bras.
-Hein ?
-Moi aussi, il m'a déjà écrasé comme ça.
-Eh bah...tu le connais bien, on dirait.

Luffy lui fit un grand sourire, auquel Sabo répondit.

-Donc, tout s'est aussi arrangé entre vous deux.
-Oui, on a discuté avec Zoro, et il m'a même demandé de le marquer.
-Tant mieux. L'accouchement approche, c'est déjà une source de stress suffisante.
-Oui.

Il détourna le regard, et Sabo lui frotta affectueusement les cheveux pour le rassurer.

-Ne t'en fais pas, ça se passera bien.
-Et si ça arrive au mauvais moment ? Et si c'est plus compliqué que prévu ?
-L'important, c'est que tu sois là, Luffy. C'est une dure épreuve, mais si vous la traversez à deux, alors ça ira.

Le brun hocha la tête et se blottit dans les bras de son frère, qui lui caressa le dos en souriant. Soudain, ils entendirent un grognement de douleur, et un bruit de chute. Ils sautèrent d'un bond du canapé et regardèrent autour d'eux.

-C'était quoi, ça ?
-Je sais pas...eh, où est Chopper ?

L'animal passa en courant entre leurs jambes et sortit par la chatière sur la porte. Ils se tournèrent dans la direction d'où venait le petit chat, et ils virent Zoro, à la porte de sa chambre, l'air visiblement irrité, et une grosse trace rouge sur le front.

-Luffy, je crois qu'il a faim.
-Bah...comment tu le sais ?
-Il a essayé de me bouffer.

Il montra son bras, sur lequel on pouvait voir des petites traces de crocs.

-Ah...
-C'était quoi, le bruit de chute, demanda Sabo.
-Il a eu peur quand je me suis réveillé, il a sauté sur les sabres que j'ai accroché au-dessus du lit.
-J'imagine qu'il te sont tombés dessus...
-Oui tout à fait.

Luffy s'empressa d'aller chercher son chat dehors et de lui faire à manger, alors que Zoro passait de l'eau sur son visage et son bras. Sabo, lui, faisait de son mieux pour ne pas rire face à la situation. Le choc passé, il fallait reconnaître que ça prêtait à l'hilarité. Mais bon, il n'avait pas envie d'énerver son beau-frère. Alors il se contenta de les aider en allant ranger le bazar laissé par Chopper dans la chambre.

Bon, il fallait l'avouer : il avait explosé de rire en rentrant chez lui.


Décidément, Usopp trouvait que Sanji était étrange aujourd'hui. Et ce pour plusieurs raisons.

D'abord, il avait littéralement forcé son père à aller faire du shopping avec ses amis pour profiter du "petit bonus" que lui avait donné Reiju en remerciement pour héberger son frère. Ça encore, il pouvait le comprendre et était assez d'accord (enfin, il n'était pas d'accord avec le bonus, mais d'accord avec le fait que son père aille s'amuser).

Ensuite, il s'était soudainement plaint de la chaleur, et était actuellement en débardeur dans la cuisine, lui qui porte toujours un costume, en train de préparer quelque chose à manger en se dandinant sur une musique imaginaire.

Enfin, ils ne cessaient de jeter de petits regards dans sa direction, comme s'il attendait une réaction particulière.

Tous ces facteurs inquiétaient le brun, qui ne comprenait pas ce que cherchait son petit-ami.

-Sanji...tu vas bien ?
-Parfaitement bien, mon amour.

Il glissa jusqu'à lui et l'embrassa sur le nez avant de reprendre sa tâche. Puis, il déposa une assiette pleine d'une nourriture appétissante devant lui.

-Itadakimasu, Usopp !
-Merci Sanji !

Il attaqua avec envie son plat, alors que le blond commençait à faire la vaisselle. Il jeta un regard en coin à Usopp, et augmenta le volume de l'eau avant de s'en asperger une grosse quantité, tout en jetant au sol l'éponge qu'il tenait dans sa main.

-Mince alors, quel empoté je fais !
-Hum ?
-Je me suis trempé. Oh, et que je suis maladroit ! J'ai fais tomber l'éponge.

Il se positionna dos à Usopp et se pencha lentement en avant, attrapant l'objet du bout des doigts. Il ricana en son fort intérieur, certain d'avoir réussi son coup, mais quand il posa ses yeux sur le brun, il constata que tout ceci ne lui avait fais ni chaud ni froid. Il semblerait que sa prestation n'avait pas été assez crédible. Ou assez excitante. Peut-être les deux...

-Rah, pensa-t-il en continuant la vaisselle. Que dois-je faire pour qu'il craque, bon sang ?! Marimo, tes conseils sont nuls à chier !
-Sanji...

Il sursauta en sentant les bras d'Usopp passer autour de sa taille, ses mains finissant sur son ventre. Il rougit et tourna la tête vers le brun, qui en profita pour lui embrasser la joue.

-C'est moi où tu essaies de me chauffer depuis tout à l'heure ?
-Eh bien...il est fort probable que ce soit effectivement mon objectif.
-Tu n'en démord pas, hein.
-Est-ce que ça a marché ?

Avec un sourire espiègle, Usopp le retourna et se pencha plus près de lui, coupant l'eau. Puis, il saisit Sanji par les hanches et l'assit sur le plan de travail, joignant leurs lèvres dans un baiser passionné. Le blond sentit une bouffée de chaleur traverser tout son corps, et il gémit de soulagement et de bonheur. Il posa ses mains sur la nuque de son amant et rapprocha leurs corps, frottant son bassin contre le sien avec envie.

Usopp brisa le baiser pour reprendre leur souffle, et caressa doucement la joue de Sanji.

-Tu es vraiment sûr d'être prêt ?
-Il n'y aura pas de meilleur moment pour notre première fois, Usopp. N'hésite plus et montre-moi que tu m'aimes.

Il attira le brun pour un nouveau baiser, avant de passer ses jambes autour de sa taille pour s'accrocher à lui. Usopp posa ses mains sous ses fesses et le porta jusqu'à leur chambre. Il manqua plusieurs fois de trébucher ou se prendre les murs tant il se pressait, mais finalement, ils arrivèrent entiers à destination.
Il déposa le blond sur le lit et plana au-dessus de lui, quittant ses lèvres pour embrasser avec la plus grande tendresse le visage de son amour. Sanji laissa échapper quelques soupirs de bien-être, et commença à déboutonner son haut, le lui retirant prestement. Usopp sourit et s'éloigna un peu, tirant sur le débardeur du Vinsmoke.

-J'ai bien aimé ton petit spectacle dans la cuisine.
-Haaa...ah oui ?
-J'arrive pas à croire qu'un homme aussi sexy que toi ne soit rien que pour moi !
-Ne le fait pas trop patienter si tu tiens à garder le contrôle de la situation.

Il sourit et fit glisser ses mains le long du torse d'Usopp jusqu'à son pantalon, qu'il défit d'un tour de main. L'autre garçon découvrit le torse du blond, et avec un regard espiègle, il se mit à lécher son corps, du haut de sa mâchoire jusqu'à ses mamelons. Il en prit un en bouche et le mordilla légèrement, arrachant des soupirs et des gémissements à Sanji. Son autre main, loin d'être inactive, caressa les abdominaux bien sculptés du cuisinier, et descendit jusqu'à son bas, qu'il retira rapidement. Puis, il caressa son membre à travers son caleçon.

-Tu durcis vite, Sanji. C'est moi qui te met dans cet état ?

Le Vinsmoke grogna et agrippa le dos du brun, collant son corps au sien. L'adolescent sourit, et il traîna sa langue le long du torse de Sanji, jusqu'à arriver à la partie qui l'intéressait. Il descendit le sous-vêtement, avec une agaçante lenteur. D'un coup de hanche, son compagnon lui fit comprendre d'aller plus vite, et il se ne fit pas prier. Il retira le dernier vêtement d'un coup, libérant ainsi le membre du blond, qui rougit de gêne.

Usopp commença par lui donner un petit coup de langue, qui fit sursauter son compagnon. Il poursuivit alors en léchant avec attention son sexe gonflé, et lorsqu'il le mit dans sa bouche, tout le corps de Sanji se mit à trembler violemment.

-Han, Usopp !

Le brun fit de langoureux va-et-vient, de plus en plus vite, et les soupirs de Sanji devinrent rapidement des cris. Et puis, en hurlant le nom de son amant, il se lâcha dans sa bouche. Alors qu'il reprenait doucement son souffle, Usopp remonta jusqu'à lui et l'embrassa sur les lèvres.

-Tu as bon goût, mon amour.

Le blond sourit et approfondit le baiser en entrouvrant ses lèvres pour laisser passer la langue de son amour. En même temps, il tendit la main vers la table de nuit, et en ouvrit le tiroir dont il sortit une petite bouteille de lubrifiant, qu'il donna à Usopp.

-Je peux plus tenir, Usopp...
-Je savais même pas qu'on en avait...
-Reiju ne fait pas que des cadeaux inutiles.

Il lui fit un sourire espiègle, et se mit à trembler d'excitation et d'anticipation en voyant son petit-ami recouvrir ses doigts avec le produit. Puis, en douceur, il en enfonça un dans l'entrée du blond, qui laissa échapper un gémissement profond. Après quelques petits va-et-vient, il en enfonça un deuxième, et au bout d'un moment, un troisième.

Quand il se sentit prêt, Sanji le força à retirer sa main et il l'attira à lui pour l'embrasser.

-C'est bon Usopp...
-Tu es sûr ?
-Je le veux.

Légèrement anxieux, Usopp se positionna à l'entrée de son amour, et doucement, il y glissa son sexe préalablement lubrifié. La douleur arracha une larme à Sanji, qui passa ses mains dans le dos d'Usopp pour se cacher dans son cou.

-Sanji, ça va ?
-Ça passe, ne t'en fais pas. Attends juste un peu...

Ils restèrent sans bouger le temps que la douleur s'estompe, et au bout de quelques minutes, le Vinsmoke bougea ses hanches comme signal.

Quand Usopp commença à bouger, il ressentit tout un tas d'émotions au fond de son être. Ça n'avait rien à voir avec l'autre type : quand Usopp le touchait, il sentait tout son amour et sa tendresse. Il se sentait beau et aimé, et c'était ça, la meilleure sensation qui soit.

Le plaisir le frappa par vague, et il planta ses ongles dans le dos du brun, gémissant sans retenue à son oreille. Bientôt, il eut l'impression d'être transporté au ciel, et dans un ultime cri de plaisir, il vint, et entraîna son amant après lui.

Épuisé, Usopp se laissa tomber sur le côté après s'être retiré. Il remonta la couverture sur eux et attira son compagnon pour le serrer contre lui.

-Merci Sanji...
-Merci à toi. Je t'aime...
-Je t'aime aussi.

Ils s'embrassèrent et s'endormirent au chaud contre l'autre.
Quand Yasopp rentra quelques heures plus tard, il fut agréablement surpris de les voir couchés l'un prêt de l'autre, et profita qu'Usopp n'avait pas fini son assiette pour savourer la délicieuse cuisine de Sanji.


Le jour commençait à décliner lorsque Robin quitta l'Université où elle venait de donner cours. Elle salua ses collègues qui traînaient devant le portail et prit la route en direction de chez elle. Elle n'habitait pas très loin, aussi pouvait-elle faire le chemin à pied.

Soudain, elle se sentit observer. Elle s'arrêta et regarda derrière elle, remarquant alors une silhouette qui s'empressa de se cacher dans une ruelle. Elle fronça les sourcils et décida d'accélérer le pas. Plus vite elle serait chez elle et plus vite elle pourrait prévenir Franky de la situation.

Cependant, quand elle se retourna, elle fonça dans un homme. Elle s'excusa précipitamment et reprit sa route d'un pas pressé. Elle avait hâte d'arriver, car les regards continuaient de la suivre. Et chaque fois qu'elle regardait dans son dos, il n'y avait personne.

Enfin, elle arriva en vue de sa petite maison, et elle soupira de soulagement.

-Ouf...sauvée.

Elle courut jusqu'à la porte, sortit ses clés en tremblant, et l'ouvrir avant de pénétrer dans la demeure.


-Noooooon ! Lâchez-moi !

En sueur, Ace se réveilla et se redressa d'un coup dans son lit. Sa respiration était haletante, et il avait la chair de poule à cause de son cauchemar. Il jeta des regards autour de lui, et il soupira de soulagement en reconnaissant la chambre qu'il partage avec Marco. Ce dernier s'était d'ailleurs réveillé, et il le prit doucement dans ses bras.

-Ça va, Ace ?
-Je...je ne sais pas...
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-J'ai rêvé du...du viol et...

Il écarquilla les yeux et s'éloigna de Marco pour plonger son regard dans le sien.

-Il faut vite convoquer tout le monde !
-Hein ?
-Je me souviens de son visage ! Je m'en souviens, Marco, vite ! Prévient toute la famille, dit-leur de venir !

Il sortit du lit et s'habilla en vitesse, puis alla réveiller Thatch tandis que Marco prévenait leur famille et leur demandait de venir rapidement. Une demi-heure plus tard, ils étaient tous réunis dans le salon, essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Haiko, qui dormait encore.

Ace leur fit la description très précise de Barbe-Noir, dont Sabo en dessina vite le portrait robot.

-Bon, maintenant on sait qui on cherche.
-On progresse, sourit Dragon. On va le coincer !

Soudain, le téléphone de Luffy sonna. Le petit brun s'excusa et décrocha, saluant son interlocuteur d'un ton fatigué. Il l'écouta parler, sursauta soudainement, et après avoir chuchoté quelques mots rassurants, raccrocha.

-C'était qui, demanda Garp, impatient.
-C'était Franky. Apparemment, Robin n'est pas rentrée du travail. Elle a disparue.


C'était mon tout premier lemon yaoi, j'espère m'en être bien sortie...

Le prochain chapitre sera le dernier, et celui que j'attendais le plus d'écrire ?
Ça me fait bizarre de me dire que cette petite fanfic est bientôt terminée, mais je suis contente d'avoir mené le projet jusqu'au bout.