.
… CHAPITRE 45 …
Un sentiment de légèreté
Pendant qu'Edward conduisait dans les rues de Seattle avec Bella il fut étourdi de joie. Il avait traversé ce qui aurait dû être la plus terrible des expériences et il s'en était sorti avec un sourire sur le visage et une femme scandaleusement compréhensive et glorieusement belle et encore à ses côtés.
Elle ne l'avait pas abandonné et il ne pouvait pas comprendre pourquoi. Il savait seulement que si cela était une comédie musicale ce serait le temps pour un solo : une chanson joyeuse et un numéro de danse inspiré et exubérant…. Très probablement sur un air de flameco.
Un autre morceau avait commencé sur l'iPod de Bella. Dancing Under The Moon, lui dit-elle et ça le fit sourire.
Très approprié – au moins quand il s'agit de danser mais là il n'y a pas de lune, c'est trop tôt.
En s'arrêtant à un feu rouge Edward tourna la tête pour observer un peu sa petite copilote, peu méfiant derrière ses lunettes, lui permettant d'être discret.
Comment était-elle capable de voir au-delà de sa merde, c'était un total mystère pour lui mais elle était là assise avec un léger sourie sur les lèvres, la tête basculée en arrière prenant la chaleur du soleil et lui permettant même de serrer sa main dans la sienne.
C'était incroyable pour lui de voir comment quelque chose de si simple pouvait avoir un tel effet. Il n'avait jamais vraiment été un teneur de main ou un 'câlineur' avec les femmes mais tout à coup il voulait s'envelopper autour d'elle, en caresser chaque centimètre et se prélasser dans sa chaleur.
Et il voulait l'étreindre. De la meilleure des façons.
Elle tourna la tête vers lui à ce moment-là et il sursauta, certain qu'elle pouvait lire ses pensées inspirées. Mais c'était d'une absurdité totale et il partagea ses pensées à voix haute.
"Merci," dit-il simplement et succinctement, en serrant sa main un peu plus fort et en la caressant avec son pouce d'avant en arrière. Elle sourit de compréhension et lui serra la main en réponse. Elle appuya sa tête contre l'appui-tête puis se tourna pour regarder la route devant eux.
Cela semblait être une réponse assez positive pour Edward. Le feu changea et il reprit la conduite tournant dans différentes rues jusqu'à ce qu'ils se retrouvent près de l'endroit où ils pourraient reprendre l'autoroute.
"Tiens c'est la boutique où j'ai acheté les lanternes pour le barbecue," dit-il en montrant la petite boutique juste à droite, un peu plus loin.
"C'est vrai ?" demanda Bella en se tournant pour le voir. Il hocha la tête et elle lui sourit avec espoir. "Ça te dérange qu'on s'y arrête ?"
"Ça veut dire que tu es à la recherche d'éclairage pour ta terrasse ?" demanda-t-il.
"Oui c'est ça," sourit Bella." Les Randalls n'ont rien laissé de ce côté-là et j'ai été jalouse des tiennes toute la journée d'hier…"
Edward sourit. " Ton souhait… mes ordres." Il regarda par-dessus son épaule et changea de voie, s'engageant dans l'allée et garant la voiture juste en face la boutique Twi-light.
Puis il leva les yeux et marqua un temps d'arrêt.
Il n'avait pas remarqué le logo sur l'enseigne quand il s'était arrêté là le samedi mais il y avait un bout de la lettre O qui représentait la lune croissante avec quelques étoiles scintillantes au-dessus du violet foncé fond – exactement la couleur du crépuscule.
Sainte connexion cosmique… Il y a une Dancing Under The Moon…
Ils abandonnèrent leurs casquettes alors que le morceau s'achevait, Edward ouvrit la porte de la boutique et suivit Bella à l'intérieur. Le même homme d'âge moyen qui avait accueilli Edward samedi matin était là derrière le comptoir en train de parler au téléphone avec un client.
"Quelqu'un va venir pour vous dans une minute," dit-il en levant les yeux et en couvrant le téléphone.
"Ça va," assura Edward avec un geste de la main. "Nous allons juste jeter un œil aux lumières pour les terrasses dans votre pièce, derrière." Il fit un geste vers l'arrière et l'homme hocha la tête et reprit sa conversation téléphonique.
Bella et Edward allèrent dans la direction qu'Edward avait montrée mais un affichage de soldes d'été arrêta le regard d'Edward et il fit une pause en clignotant de surprise à l'élément posé sur l'étagère du bas.
"Tu peux continuer Bella, je te rattrape dans une seconde, je veux juste vérifier quelque chose," dit-il.
Elle hocha la tête en continuant vers l'arrière salle.
Les yeux d'Edward la suivirent un instant avant de regarder l'objet qui avait attiré son attention. Une fois que Bella fut hors de sa vue, il se pencha et regarda l'assez grande chose, l'ouvrit et regarda à l'intérieur pour voir s'il avait la confirmation de ce qu'il pensait que c'était. Et oui. Il fit un grand sourire pensant à quelque chose que Bella avait laissé échapper plus tôt au cours de leur trajet… quelque chose qu'il avait voulu se rappeler de lui demander.
Puis il se redressa et alla vers où Bella avait disparu.
En s'approchant il commença à entendre la voix de Bella et celle d'un homme qui lui répondait, suivi de son rire et d'un rire plus grave. Mais le gars chauve n'avait pas quitté l'accueil. Edward se dirigea vers la porte où les guirlandes spécialement conçues pour les terrasses étaient exposées et il fronça les sourcils. Un autre jeune homme avec un badge de la boutique et une tête pleine cheveux noirs était souriant et matait Bella qui admirait les guirlandes lumineuses, d'un air appréciateur. Le mec brun reluquait son derrière bien qu'elle en soit inconsciente.
Il alla jusqu'à Bella se plantant à côté d'elle, en fixant l'homme brun surpris par son regard menaçant.
Hors de ma vue, connard de brun ! Elle est à moi ! Va mater ailleurs !
Bella réalisa qu'Edward les avait rejoints. "C'est merveilleux Edward," dit-elle en se tournant pour lui sourire. Son sourire se fana légèrement à ce qu'elle vit sur le visage d'Edward, quelque chose de froid mais il lui sourit et elle pensa qu'elle avait imaginé des choses. Ses yeux se levèrent à nouveau pour regarder les guirlandes.
"Impressionnant non ?" lui demanda Edward, pendant que sa main allait sur sa nuque et continua à descendre le long de sa colonne vertébrale pour venir se poser juste au-dessus de la houle de sa parfaitement guillerette et hors limite, impressionnante petite croupe. Ses yeux glissèrent vers son profil pour regarder fixement le mec aux yeux bruns quelque peu déconcerté.
"Qu'est-ce qui vous faisait rire il y a un instant ?" demanda Edward curieux, en faisant passer son regard froid de l'homme brun à Bella.
Elle montra quelque chose en hauteur. "Regarde… c'est une guirlande de petits cygnes blancs. Je lui disais que mon nom de famille c'est swan alors peut-être que je ferai bien d'en acheter une. Il me disait qu'hier quelqu'un dont le nom était Tropical Motif est venu et en a pris un comme ça." Bella sourit et montra une guirlande de petits palmiers en plastique avec des flamants roses. Edward opina poliment il n'allait pas rire à la plaisanterie stupide du brun. Bella plissa les yeux vers lui légèrement puis se retourna vers le vendeur avec curiosité.
Ce dernier se racla la gorge. "Si vous voulez je peux l'allumer, comme ça vous aurez une meilleure idée de ce que ça donne," offrit le vendeur, en passant derrière pour aller appuyer sur l'interrupteur.
Edward lui lança un regard d'avertissement et se rapprocha de Bella pour qu'il n'ait aucune chance de la reluquer quand les lumières seraient tamisées. Ça n'allait pas se produire putain. Edward posa sa main sur la hanche de Bella .
"Non, ça va," dit Bella. "Je sais ce que je veux." Elle se tourna vers Edward derrière elle et lui sourit.
La combinaison de ses mots, son sourire et son petit haussement de sourcil fit gonfler la poitrine d'Edward et il se tourna pour faire un sourire béat au vendeur.
"Je voudrai celles en forme d'étoiles avec les petits dessins découpés," annonça Bella en montrant les mêmes guirlandes que celles qu'Edward avait acheté deux jours auparavant.
"J'en ai mis deux sur la terrasse et deux à l'intérieur autour du spa," murmura Edward d'une voix plutôt séduisante principalement pour Bella et la mention du jacuzzi aurait pu être en partie pour le gros brun.
"J'en voudrai deux," modifia-t-elle en souriant au vendeur.
Il lui rendit brièvement son sourire puis se tourna vers l'éblouissement glacial du petit-ami et son sourire disparut. Il se racla la gorge à nouveau avant de parler.
"Je vais les chercher, on se retrouve au comptoir dans quelques minutes."
"Merci," dit Bella pendant qu'il partait. Elle se retourna pour regarder Edward.
"Quelque chose ne va pas ?" lui demanda-t-elle, en fronçant un sourcil.
"Pourquoi ?" lui répondit-il innocemment, les yeux écarquillés. Il semblait surpris par cette question.
"Tu as poignardé du regard ce pauvre vendeur."
Ses yeux s'écarquillèrent, il n'avait pas réalisé que c'était aussi évident. "Je… euh… je suppose que je dois avoir parfois des problèmes d'humeur ?" Ça ressemblait plutôt à une question parce qu'Edward était lui-même un peu confus.
"Mais il ne t'a rien dit ?!"
Edward hésitait. "Je… n'ai pas aimé la façon dont il t'a regardée." La bouche de Bella resta ouverte de surprise alors qu'il soutenait son regard.
Parfait, maintenant elle pense que je suis un idiot jaloux.
Oh Seigneur, Edward jaloux ? Comme c'est mignon…. Et ridicule mais mignon !
"D'abord il ne me regardait pas… pourquoi l'aurait-il fait ? Je suis complètement ordinaire." Elle se regarda, croisa ses bras sur sa poitrine puis le regarda à nouveau pensant avoir prouvé quelque chose.
Stupide. Et il ne peut pas être jaloux. Ce gars-là n'a rien…
Elle n'est tellement pas ordinaire. Et par l'enfer… oui je suis jaloux putain.
"Ce mec te matait pendant que tu ne le regardais pas et ça m'a énervé. Et crois-moi Bella tu n'es pas ordinaire."
Bella éclata de rire. Il était vraiment ridicule.
"Bien Edward. Crois ce que tu veux. Au moins tu as réussi à lui faire peur." Elle secoua la tête et sourit. Ensuite elle se souvint qu'il s'était arrêté pour regarder quelque chose.
"Tu as trouvé quelque chose que tu voulais ?" lui demanda-t-elle, en regardant ses mains vides.
"Oui," répondit-il en la regardant en lui faisant son sourire en coin diabolique. Bella leva les yeux au ciel et ils repartirent, ça le fit rire. Il tendit le bras et atteignit la poche du dos de son short, l'arrêtant et la ramenant vers lui.
"Non pas vraiment Bella j'ai trouvé quelque chose qui mérite mon intérêt. Je te montrerai. Mais d'abord je veux que tu me répondes – je me souviens de quelque chose que tu m'as dit plus tôt." Elle le regarda.
"Quoi ?" Elle cligna des yeux.
"Dans la voiture plus tôt tu as dit que tu avais presque vingt-quatre ans et je me demandais ce que voulais dire le presque. Ça signifie que ton anniversaire va arriver ? Quand ?" Il regarda ses yeux s'écarquiller et un rosissement envahir son visage.
"Je ne vais pas te dire ça Edward," dit-elle en secouant la tête.
"Pourquoi non ?" demanda-t-il, surpris par sa réponse.
"Les anniversaires c'est surfait," répondit-elle en haussant les épaules.
"Non. C'est bientôt ?" insista-t-il. "Comme… ce mois-ci ?"
"Edward c'est juste un anniversaire. Ce n'est pas grand-chose."
"Pour moi si. Pour quoi ne veux-tu pas me le dire ?" insista-t-il. Puis il sourit malicieusement. "20 juin !" annonça-t-il soudainement.
Bella fronça les sourcils. "Ce n'est pas le 20 juin. Pourquoi pourrais-tu deviner ?" demanda-t-elle déconcertée.
"Je ne devine pas… c'est le mien, je t'ai dit pour moi maintenant il faut que tu me dises le tien."
"Non !" Elle ne put s'empêcher de rire à l'expression enfantine et déçue sur son visage.
"Allez ! Dis-moi ! C'est aujourd'hui ?" demanda-t-il. "C'est pour ça que tu es si bizarre à ce sujet ?"
Sa bouche s'ouvrit. "Je ne suis pas bizarre !"
"Donc c'est bien aujourd'hui?" devina-t-il.
"Non, ce n'est pas aujourd'hui !"
"Mais c'est cette semaine ?!" la harcela-t-il paraissant tellement confiant et arrogant.
"Non Edward !" Elle ne put s'empêcher de rire en regardant ses yeux verts brillants. Il se comportait comme un petit garçon excité.
"Donc c'est la semaine prochaine ?" Il sourit plus largement sentant que le poisson avait été ferré et qu'il n'avait plus qu'à ramener la ligne.
Bella hésita légèrement et il bondit. Son sourire était triomphant.
"C'est la semaine prochaine !" Son expression devint curieuse. "Quel est ton autre prénom, tu connais bien le mien déjà Anthony. Dis-moi le tien."
Bella fronça les sourcils à ce changement soudain de conversation." Mon prénom ? Marie. Pourquoi ?"
"Tu peux me donner ton prénom mais pas ta date de naissance ? C'est la semaine prochaine pas vrai ? Quel jour Isabella Marie ? Je veux une réponse." Ses mains étaient posées sur ses hanches maintenant… comme le ferait un parent qui voudrait obtenir une réponse. Il se sentait simplement comme ses parents avait fait avec lui pour obtenir une réponse.
"D'accord, ça va. Mercredi prochain Edward. Le 13 septembre. Et n'en fais pas toute une histoire, d'accord ?"
"D'accord," sourit-il en exultant. "Alors juste un peu plus d'une semaine."
Bella hocha la tête et Edward prit sa main.
"Allez viens, laisse-moi te montrer ce que j'ai trouvé," dit-il. Il était évident pour Bella qu'Edward avait encore quelque chose dans sa manche… à en juger par son petit sourire.
Ils quittèrent cette pièce et revinrent sur leurs pas, vers l'entrée du magasin. Edward la fit avancer vers l'étagère qu'il avait vue avant. Son sourire s'agrandit alors qu'ils se rapprochaient de ce qu'il avait vu et examiné. Il se baissa et l'ouvrit de nouveau, se tournant pour regarder vers Bella avec un grand sourire, en lui montrant le contenu du grand et élégant panier de pique-nique en saule tressé avec sa garniture de cuir brun. Les verres à vin étaient bien maintenus, les tasses en faïence et les assiettes, des ustensiles en acier inoxydable et des serviettes en tissu étaient disposés soigneusement à l'intérieur.
"Tu en as un ?" demanda Edward en levant la tête pour la regarder.
Elle sourit à son sourire plein d'espoir. "Non. Et toi ?"
Edward secoua la tête. "Seulement dans mes rêves et il ne m'appartient pas. Alors j'ai pensé qu'il t'en fallait un." Il prit le grand panier à pique-nique et se releva. "Je pense que c'est un signe et tu ne peux pas ignorer les signes."
Bella hocha la tête puis elle vit le prix sur l'étiquette accrochée à l'anse. Même avec la remise il coutait presque 200 dollars.
Bordel ! Je ne peux pas acheter ça !
"Edward… je… euh… je ne peux pas…"
Edward vit le plissement hésitant sur son visage et réalisa qu'elle l'avait mal compris.
"Bella c'est moi qui l'achète… pour ton anniversaire."
La bouche de Bella en resta ouverte et elle le fixa en état de choc. "Non, non non, Edward ! Ce panier coûte près de 200 dollars !"
Edward leva les yeux au ciel et resta là à tenir le panier. "Bella ce n'est rien. Je t'assure l'argent n'est pas un problème.
"Si ça l'est !"
"Non pas pour moi."
"Edward tu ne vas pas m'acheter un panier de pique-nique qui coûte 200 dollars pour mon anniversaire ! C'est… ridicule !" pulvérisa-t-elle.
"Bon d'accord," déclara-t-il avec un haussement d'épaules calme, serrant toujours le panier. "Allez tes lumières sont probablement arrivées jusqu'au comptoir."
Bella fronça les sourcils vers le panier qui était toujours dans les bras d'Edward. Il refusait de le laisser.
Peut-être a-t-il décidé de l'acheter pour lui ?
Le brun n'était nulle part mais les boites de Bella étaient posées à côté du comptoir. L'homme à l'accueil leva la tête quand il les entendit approcher.
"Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez ?" demanda-t-il avec un sourire. "Hé ! Je me souviens de vous !" dit-il en fixant Edward.
"Vous êtes venu l'autre jour. Alors comment ça s'est passé avec ces lumières en étoiles ?"
Edward jeta un coup d'œil à Bella. "C'était exactement ce qu'il me fallait, merci. En fait on est venu en acheter d'autres." Il hocha la tête vers les boites alors que Bella se mettait à sa droite et posait son sac sur le comptoir.
"Et je vois que vous avez pris le dernier panier de pique-nique aussi. Ma femme commande toujours des articles de saison pour la terrasse ou le foyer autour du feu – je pensais que ce genre de panier était une chose un peu dépassée mais ils se sont vendus rapidement. C'est notre dernier."
Edward hocha la tête et posa le panier sur le comptoir puis attrapa son portefeuille.
"Je suppose qu'il m'attendait. Ça va être un cadeau de pendaison de crémaillère… pour ma nouvelle voisine." Il hocha la tête en direction de Bella qui lui donna un regard en biais alors qu'il se retenait de sourire. La bouche de Bella s'ouvrit mais rien n'en sortit.
"Oh très bien," dit le vendeur en gloussant en regardant les deux jeunes gens. Il était évident que la jeune femme avait été surprise par le geste généreux du jeune homme. Il commença à encaisser le panier et le jeune homme fit discrètement glisser les deux boites de guirlandes électriques pour qu'il les encaisse aussi.
"Oui j'avais pensé le lui donner pour son anniversaire," expliqua Edward sans regarder Bella. "Mais son anniversaire n'est pas avant la semaine prochaine. Mais elle est ma nouvelle voisine alors j'ai pensé pouvoir lui donner celui-ci aujourd'hui."
"Ça me parait une bonne idée," dit le vendeur en l'observant avec un sourire, en prenant les trois cents dollars en billet que le jeune homme avait déposé sur le comptoir.
"Edward !" Bella avait enfin retrouvé sa voix. "Tu es vraiment ridicule ! C'est beaucoup trop !"
Il se tourna vers elle en haussant les épaules. "Si ça te permet de te sentir mieux, les dix premiers pique-niques seront pour toi et je n'amènerai que le vin."
Bella ouvrit la bouche pour répondre quelque chose mais ensuite elle réalisa ce qu'il venait de dire.
Les dix PREMIERS pique-niques ? Alors ça voulait dire qu'il en envisageait PLUS de dix ?
"Que faire si tu t'ennuies avec moi dès le premier ?" demanda-t-elle.
Edward la regarda avec surprise. "Je ne vois pas comment cela pourrait se produire," murmura-t-il, en enroulant son bras autour d'elle, en la tirant un peu plus près de lui. Elle regarda vers ses yeux doux et son sourire en coin.
Il dit qu'il veut plus avec toi de la bonne façon.
Putain … plus… avec Edward Cullen… de la bonne façon. Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
Je ne sais pas… vraisemblablement beaucoup de pique-niques… mais ça semble tellement bien. Je veux… un gros scoop.
Bon il faut que je sorte avant de fondre comme une flaque de protoplasme ! Paie tes étoiles !
"Voici votre monnaie monsieur," dit le vendeur avec le sourire, en comptant la monnaie en la mettant dans la main d'Edward pendant que Bella commençait à fouiller dans son sac à main.
"Qu'est-ce que tu fais ?" lui demanda-t-il en la regardant faire.
"Je dois payer mes guirlandes," dit-elle en sortant son portefeuille.
"Déjà fait," déclara le vendeur avec un sourire en tendant le sac contenant les lumières de Bella.
"Oh Seigneur !" cria Bella en lançant un regard consterné à Edward. "Tu ne paies pas pour mes lumières, assez ! C'est moi qui les paie !"
Edward sourit de joie en soulevant le panier de pique-nique. "Tu n'es vraiment pas attentive Bella. Viens allons ramener tout ça à la maison. Si ça te dérange vraiment que j'ai payé pour tes lumières aussi tu pourras compenser par les premiers douze pique-niques." Edward fit jouer ses sourcils comme il s'approchait de la sortie. Il sourit par-dessus sa tête au vendeur qui rigolait à leur conversation – il avait tout entendu.
"Euh, d'accord !" marmonna Bella d'exaspération bien qu'elle soit la dernière à se plaindre des douze pique-niques avec son… légèrement fou et captivant homme. Il était difficile d'être énervé contre quelqu'un qui était aussi autoritaire que sournois mais avec le comportement d'un enfant heureux en même temps. Elle n'avait qu'à préparer des pique-niques éblouissants pour cet homme-enfant éblouissant.
"Au revoir," appela le vendeur chauve d'âge moyen. "Bonne journée !" Il regarda et sourit aux deux jeunes gens qui paraissaient amoureux pendant qu'ils quittaient le magasin.
Edward et Bella retournèrent à a voiture et se dirigèrent vers la maison en écoutant un autre morceau de la liste pour faire le ménage. Quand Bella répondit à la question d'Edward concernant le titre de la chanson, il sembla inhabituellement content, souriant largement et en se concentrant sur la route.
"Candi 4 My Soul," répéta-t-il. " J'aime ça – très métaphorique, une sorte de flamenco. Ça me fait penser à ma douce voisine." Il regarda et sourit.
"C'est de toi dont je parle … pas de Mary Jansen ma plus proche voisine, bien qu'elle soit gentille aussi, elle n'a rien à voir avec toi," éclaircit-il alors qu'un petit rire s'échappait des lèvres de Bella.
Elle resta tranquille appréciant le trajet, la chaleur du soleil, le vent et l'allure de l'homme imprévisible et captivant sur le siège à côté du sien.
C'était sans conteste l'homme le plus gentil, le plus sexy qu'elle avait connu, il rivalisait avec n'importe quelle jeune star de cinéma – y compris le délicieux M. Patrick Robinson lui-même.
Enfer il pourrait même être son sosie.
Et malgré ce qu'elle savait à présent, après sa scandaleuse histoire de rencontres, elle savait qu'il y avait tellement plus en Edward Cullen que ce simple playboy. Elle avait vu son côté vulnérable. Elle avait le sentiment qu'il avait toujours caché cette autre partie de lui-même, cette partie qu'elle apprenait à découvrir par bribes. Elle ne voyait pas seulement des aperçus du garçon doux et sympathique qui avait été scout et geek à l'école secondaire, aujourd'hui elle avait aussi vu un homme avec une âme sincère qui semblait revoir son passé et était mélancolique de ne pas pouvoir l'effacer et recommencer.
Mais il y avait encore autre chose que Bella avait découvert sur Edward.
Il la regarda alors que la voiture s'arrêta à un feu rouge juste à la sortie de l'autoroute. "Quoi ?" demanda-t-il avec un sourire, en la voyant le regarder en réfléchissant.
Bella rosit d'avoir été prise sur le fait mais elle partagea sa plus récente pensée. Au moins on pouvait la partager sans risque.
"Tu es un vrai panier percé, Edward Cullen."
Un rire passa entre ses lèvres. "Un panier percé ?"
Bella hocha la tête. "Oui un panier percé. Quelqu'un qui dépense son argent sans compter et avec extravagance."
"Je sais ce qu'est un panier percé, Bella et je ne suis pas dépensier."
"La semaine dernière c'était 200 dollars pour une casquette Bitch. Cette semaine c'est un panier de pique-nique et des guirlandes. Je commence à m'inquiéter sur ce que la semaine qui arrive va nous apporter."
Edward rigola. "Il fallait que je t'achète ces choses – je m'y suis senti obligé. Et au moins j'aurai le reste de la semaine pour réfléchir à mon prochain achat."
Bella souffla et secoua la tête. "N'y pense même pas !" Son ton était léger mais quand Edward la regarda à nouveau, elle mordillait sa lèvre et elle avait une expression pensive sur le visage qui l'inquiéta un peu.
"Bella ? Je n'essaie pas… de … de t'acheter. Tu le sais çà, d'accord ? La casquette c'était juste une plaisanterie – une farce qui, je le pensais, était divertissante. Et le panier de pique-nique, ça m'a paru providentiel après que j'ai rêvé d'un pique-nique avec toi et que j'ai réalisé que ça allait être ton anniversaire. Et je t'assure que je peux facilement me permettre d'acheter tout ce que je veux et de faire les choses que tu aimes. Je pensais juste qu'un pique-nique ensemble serait amusant. Je n'arrive même pas à me rappeler la dernière fois que je suis allé pique-niquer mais si ça te met vraiment aussi mal à l'aise je peux garder le panier."
Bella avait regardé son visage tout le temps qu'il parla. L'expression joyeuse s'était assombrie maintenant. Il semblait abattu… et elle ne voulait pas qu'il se sente comme ça. Elle réalisa que le cadeau de ce panier aurait quelque chose à voir avec son soulagement plus tôt quand il lui avait dit à propos de son passé. Et elle lui fit un sourire rassurant quand il la regarda.
"Non Edward, je vais le garder c'est un beau cadeau d'anniversaire et de pendaison de crémaillère aussi et un pique-nique ensemble me parait vraiment très amusant. Alors nous partagerons ce panier. C'était un très beau geste et sauvagement généreux. Alors merci mais… je me sentirais vraiment mieux si tu me laissais te rembourser les lumières, c'est moi qui aie voulu les acheter."
"D'accord," sourit Edward en hochant la tête. Son expression s'était allégée et plus insouciante de nouveau. "Nous avons trouvé un accord. Et sérieusement je ne m'attends pas à avoir douze pique-niques. Un seul serait déjà génial."
"D'accord. Un pour commencer. Mais je suis sûre que ça va te faire tomber à la renverse, Edward," sourit-elle.
"A maintenant tu parles !" dit Edward avec un nouveau magnifique sourire.
Comme ils ralentissaient un morceau plus lent, un peu mélancolique de la playlist de Bella commença à jouer.
Quand Edward demanda son titre, Bella rosit légèrement.
"Euh… c'est Surrender to Love*."
Edward opina… peut-être un peu spasmodiquement… il n'était pas bien sûr mais le titre l'avait surpris et il ne savait pas trop quoi en dire.
Pas de commentaire Cullen ? Cette fille te mène par le bout du nez. C'est juste une question de temps mais tu vas bientôt agiter le drapeau blanc… mais si ça te va… tais-toi !
Edward s'éclaircit la voix mais il ne se tourna pas pour regarder Bella. "Ça t'embête si je télécharge cette playlist sur mon téléphone quand on sera chez toi ?" demanda-t-il. "Et je pourrai t'aider à installer des guirlandes si tu veux."
Bella était ravie et reconnaissante pour son offre qui signifiait simplement qu'ils allaient passer plus de temps ensemble.
De retour chez Bella, agrafeuse en main et échelle sous ses pieds Edward commença à installer les lumières en étoiles comme il l'avait fait chez lui. Pendant ce temps Bella saisit son ordinateur portable et l'ouvrit pour commencer le téléchargement de sa playlist sur le téléphone d'Edward. Elle se tourna vers la fenêtre une fois… deux fois… pour le regarder. La troisième fois elle jeta un coup d'œil et il la regardait et il sourit : tous les deux pris sur le fait.
Dans la cuisine en attendant la fin du téléchargement elle remarqua sa clé de rechange tournesol jaune et verte sur le comptoir où elle l'avait laissée la veille. Elle avait oublié de la rendre à Edward pour qu'il la lui garde après l'avoir utilisée pour entrer dans sa maison hier soir. Le fait qu'il l'est avait déjà été utile hier et on ne pouvait pas dire quand elle serait utile à nouveau. Elle la prit et alla vers la terrasse pour la lui rendre.
"Tu veux bien me tenir l'échelle ?" demanda Edward quand elle apparut. Il avait grimpé jusqu'à la moitié de l'échelle. "Le ciment n'est pas très régulier et l'échelle est un peu instable."
"Oh bien sûr." Bella s'avança derrière lui et tint l'échelle en regardant ses longues jambes de jeans. Ses yeux passèrent de son cul parfait à sa taille mince… aux muscles de son dos et ses larges épaules sous son t-shirt serré alors qu'il continuait d'attacher la guirlande électrique aux chevrons.
"J'ai oublié de te redonner ma clé de secours hier soir," dit-elle en tenant la clé en même temps que l'échelle, essayant de se distraire de ses pensées des avantages et des plaisirs possibles d'être avec ou de tenir Edward Cullen.
"Oh oui," dit-il en regardant en bas et en souriant en attrapant la fin de la guirlande pour la mettre en place. "Je l'avais oubliée aussi." Il s'arrêta un instant puis ajouta. "Mon porte-clés est dans ma poche avant droite. Tu peux la prendre et y ajouter ta clé," dit-il en regardant de nouveau et ajoutant une autre agrafe en réprimant un sourire.
Bella se tenait immobile et paniquée comme un cerf dans les phares d'une voiture.
Mais c'est…
Juste à côté de sa…
Oh bordel de merde…
Il ne peut pas être sérieux ! Je peux pas aller là-dedans ! Que faire si j'attrape la mauvaise chose ?
Voyons ! Quel homme sur terre serait vexé ?!
Tu as raison. Je… Je peux le faire… je pense.
Elle passa à droite de l'échelle et commença à tendre son bras en mordillant sa lèvre.
Concentre-toi et c'est tout. Ne regarde pas sa braguette et reste attentive.
"Fini !" dit Edward tout à coup. Bella remit sa main en place évitant ses yeux. "Je dois déplacer l'échelle de toute façon," dit-il en descendant, il mit la main dans sa poche et en tira le porte-clés pour le lui donner.
Bella baissa les yeux, rougissant furieusement tout en essayant de se concentrer et cherchant à accrocher rapidement la clé à l'anneau en le faisant glisser à côté de la clé de la maison d'Edward.
"Tu sembles bien agitée, Bella, " dit Edward d'une voix faible en se penchant avant de bouger l'échelle un peu. Il sourit pour lui-même, amusé en remontant sur l'échelle et enfonça les deux dernières agrafes.
Les yeux de Bella s'écarquillèrent.
Il l'a fait exprès… juste pour me taquiner… et me faire rougir ! Oh ! Edward Cullen !
"Tu veux me donner ça ?" demanda Bella doucement en s'étirant pour récupérer l'agrafeuse maintenant qu'il avait fini. Edward mit la sécurité et la lui fit passer avec précaution. Il commença à descendre alors que Bella posait l'agrafeuse par terre.
"Et moi je pourrai te donner ça !" cria-t-elle triomphalement en se relevant et en lui enfonçant la clé dans la poche droite. C'était beaucoup moins intimidant que d'aller fouiller. Et elle fut capable d'aller suffisamment profondément pour aller jusqu'à la chair molle juste à l'intérieur de son os de la hanche tandis que sa main était dans le haut de la poche. Elle espérait juste qu'il était chatouilleux à cet endroit.
Et il l'était.
Apparemment en tous cas.
Les petits cris d'Edward firent éclater Bella de rire. Edward se contorsionna pour échapper au bout des doigts de Bella et il attrapa sa main en sautant les deux derniers échelons. Il la regarda et arqua un sourcil.
"Oh tu n'aurais vraiment pas dû faire ça Bella !" Sa voix était un grognement d'avertissement, ses yeux pétillants ceux d'un prédateur fixant les siens.
"Oh tu ne voudrais pas…" Bella recula, s'attendant à ce qu'il bondisse.
"Oh tu crois ça ?" Il fit un pas lent vers l'avant, son corps tendu comme un ressort.
Le rire de Bella se transforma en cri en fuyant dans la maison poursuivie par Edward qui faisait un petit rire menaçant derrière elle. Elle arriva à mi-chemin du séjour avant qu'il se précipite sur elle, ses mains la saisirent et ses bras la piégèrent. Il la fit tomber, luttant contre elle sur le canapé au milieu de ses cris de protestation et de ses efforts pour l'éloigner.
"Comme si tu pouvais faire quelque chose," rit-il pendant qu'elle se tordait, rigolait et haletait sous lui. "Ou même me résister," l'avertit sa voix basse pendant que sa main déménagea sur sa hanche, le pouce appuyant toujours légèrement et comme pour se moquer, dans la chair molle à l'intérieur de l'os de sa hanche, se préparant à frapper sans pitié.
Bella haletait encore quand elle bougea légèrement sous le poids d'Edward se centrant sous lui et en regardant dans ses yeux verts chauds. Il regardait vers elle comme si elle était d'une délicatesse rare avant de la consommer. Ses yeux allèrent vers sa bouche et puis de nouveau vers ses yeux sombres.
"Peut-être… que je ne peux pas … te combattre," dit-elle plutôt essoufflée. Ses lèvres étaient entrouvertes quand elle jeta de nouveau un œil à sa bouche, son bras s'enroula autour de son cou et ses doigts glissèrent dans ses cheveux.
Edward sourit de surprise en baissant les yeux sur le visage de la belle fille rose et chaude dans ses bras. Ses yeux étaient chocolat liquide et ses lèvres étaient recourbées vers le haut en un sourire tentant. L'attaque de la hanche subitement oubliée la main d'Edward vint soutenir son visage.
Elle tourna légèrement la tête, s'appuyant à son contact, il soupira de contentement, sa tête tomba et sa bouche se déplaça sur la peau exposée de son cou. Elle fit un bruit doux comme il l'embrassait. Sers lèvres souriant contre la peau tendre de son cou, leurs corps pressés l'un contre l'autre.
Elle avait désamorcé une situation délicate en l'invitant… à la malmener… d'une autre façon… et il était trop heureux de le faire.
…
*S'abandonner à l'amour – 'surrender' c'est se rendre
