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CHAPITRE 47 …

Ed et la vraie fille

Un peu plus tard dans l'après-midi après en avoir fini avec leur déjeuner tardif et quelques Bellinis et Stella Artois, Alice Brandon se redressa de l'autre côté de la table pour regarder son frère aîné. Elle avait alternativement ri aux éclats, rigolé quand elle avait apprécié, roucoulé affectueusement et grondé de reproche tout au long du récit qu'Edward lui avait fait des événements de cette première semaine. Elle était épuisée et elle avait perdu momentanément ses mots – chose qui se produisait rarement chez elle. Mais Dieu merci ce ne fut que passager.

"Waouh !" finit-elle par expirer. "Vous deux avez vécu en une semaine ce que la plupart des couples vivent en un mois. Et c'était bien les expériences les plus bizarres qu'on m'ait racontées. S'il y avait un bal du bizarre, Bella et toi pourriez en être les rois."

"Merci Alice."

"Je plaisante. En quelque sorte. Maintenant attends une seconde et laisse-moi jeter un œil à mes notes ici…"

Elle baissa les yeux sur le porte-document en cuir noir élégant qui était ouvert devant elle. Il avait été ouvert non pas qu'elle s'inquiétait pour ses finances car elle faisait confiance à son frère mais il y avait un bloc-notes et un stylo à l'intérieur et elle avait commencé à prendre des notes rapidement alors qu'Edward racontait.

Elle aimait être très bien organisée et il l'avait avertie qu'il ne fallait pas qu'elle l'interrompe bien qu'elle l'ait souhaité. Par conséquent, elle avait des pages de notes, commentaires et questions… avec quelques griffonnages le long des marges où étaient inscrites les initiales E et B.

"OK tout d'abord Edward… je ne peux pas croire que tu aies acheté cette casquette Bitch pour cette douce jeune fille et l'autre Asshole. Comment cette fille peut-elle s'intéresser à toi après ces cadeaux… ça m'échappe. Sérieusement aucune fille ne veut être appelée ainsi, garce ou abrutie. Je me fiche de savoir si c'était une plaisanterie ou pas, qu'elle ait l'air d'aimer ces casquettes – ce qui définitivement est très original. Mais il faut que tu revoies ton choix de couvre- chef à l'avenir et je serai heureuse de t'offrir mon assistance. Mais sache seulement que si tu lui achètes une casquette avec Shithead* sans me consulter en premier, ça pourrait barder pour toi."

Edward était sur le point de rouler des yeux mais il pensa qu'Alice marquait un point. Peut-être qu'une casquette avec une inscription affectueuse pourrait être un choix judicieux. Et son anniversaire était tout proche. Il n'avait pas pensé à ça. Avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, Alice continua.

"Ensuite…" Alice regarda ses notes. "Tes clés. Tu as donné les clés de ta maison à une parfaite inconnue !? Ça c'était vraiment prendre un sacré risque ! Peu importe que les autres voisins soient absents. Tu ne connaissais Bella ni d'Adam ni d'Eve ! Qui sait ce qu'elle aurait pu faire ? Ne réponds pas. C'est une question rhétorique et Bella y a déjà répondu pour nous. Quoi qu'il en soit… tu aurais dû m'appeler pour que je m'occupe de ton courrier. Mais continuons…" Alice regarda la page devant elle une fois encore.

"Maintenant c'est une question… plutôt un sous-paragraphe en quelque sorte. En ce qui concerne le fait qu'avec Emmett vous en soyez arrivés à la conclusion que Bella avait cherché un abri dans ta maison et dans ton lit pendant que tu étais à Chicago…" Elle leva les yeux les plissant en parlant. "Honnêtement Edward vous aviez fumé tous les deux ? Quelle fille pourrait faire une chose pareille ?"

"Eh bien c'était la seule conclusion rationnelle, Alice !" fit valoir Edward.

"C'était une hypothèse ridicule ! Son 'faux copain' l'a défendue quand tu lui as fait faire un tour dans ta voiture. Tu as dit qu'il l'avait appelée un amour et qu'il t'avait donné une menace voilée, t'avertissant de bien la traiter. Deux jours plus tard tu t'attends à ce qu'il soit abusif au point qu'elle vienne chercher refuge dans ta maison !? Cela n'a aucun sens. Une fois de plus tu aurais dû m'appeler pour discuter de cela."

Edward ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais Alice ne le laissa pas faire.

"De toute évidence si tu donnes la clé de ta maison à quelqu'un, tu l'invites aussi à entrer dans ta vie et il va fouiner ! Tu devrais savoir que c'est sous-entendu ! Je veux dire, je le ferai aussi. Peut-être pas comme elle mais elle était curieuse et tu le savais, tu as dit que tu la sentais te regarder mais tu n'as pas écouté cette impression que tu avais – tu étais déjà à son écoute, je pense que peut-être même tu lui as donné ta clé parce que dans ton subconscient tu voulais qu'elle te connaisse, tu n'as juste pas réfléchi à ce qu'elle allait voir…. Même disons ton côté libertin."

Edward resta assis dans un silence stupéfait en analysant ce qu'elle disait.

"Ecoute Edward c'était évident pour moi que tu étais intéressé par elle au tout début," continua Alice.

"Quand tu l'as vue dans la classe le jour où tu as amené la Tour Eiffel, tu as été surpris mais aussi totalement… captivé." Alice fit un sourire entendu. " Tu as jeté un de ces regards à Eric Yorkie quand il lui a offert des posters. Et ensuite tu m'as posé des questions sur lui – parce que… tu étais jaloux ! C'est trop MIGNON !"

"Attends," l'interrompit Edward. "Je ne comprends pas. Tu es sûre d'avoir vu que j'étais intéressée par elle et apparemment tu approuvais ça… mais… le même jour tu m'as dit de rester loin d'elle, que je ne pouvais rien entreprendre avec elle. C'est une sacrée contradiction. Je ne comprends pas."

"Oh Edward, je mettais juste en place quelques obstacles sur ton chemin pour que vous puissiez apprendre à vous connaitre un peu mieux d'abord et que tu n'essaies pas de sauter de nouveau dans une de tes 'relations' intéressée et insignifiante."

Edward fixa Alice. "Bella n'est pas comme ça !"

"Evidemment qu'elle n'est pas comme ça ! C'est pour ça que j'étais pleine d'espoir ! C'est évident qu'elle ne couche pas par intérêt comme les autres."

Edward roula des yeux avec impatience. "Peux-tu s'il te plait ne pas en parler de cette façon ?"

Alice souffla et roula des yeux elle aussi et fit un geste de la main. "Bien. Amies avec bénéfice. Femmes légères. Partageuses de plaisir. Peu importe."

Edward soupira. Ça ne servait à rien d'en débattre, la plupart du temps elle était précise.

"Quoi qu'il en soit…" continua Alice, "Je voulais juste que Bella et toi ayez une chance de vous connaître réellement et non pas de cette façon dont tu 'connais' habituellement les femmes. Et évidemment tu es plutôt maladroit. Mais je pense que c'était probablement une bonne chose. Tu étais tellement occupé à naviguer dans vos interactions bizarres et difficiles que tu ne t'es pas rendu compte que tu avais baissé ta garde et laissé une fille t'approcher vraiment depuis… Lauren Mallory." Alice frissonna comme si elle venait d'avaler un truc dégoûtant.

"Bella n'a rien à voir avec Lauren !" déclara Edward choqué.

"BIEN SUR QUE NON !" hurla Alice en tapant sur la table. "Je lui botterai le cul jusqu'en enfer si c'était le cas !"

Alice prit une profonde inspiration et soupira essayant de relâcher la soudaine colère renaissante qu'elle ressentait pour Lauren Mallory. "Je botterai bien celui de Lauren encore," grommela-t-elle. "En tous cas… j'ai entendu que le troisième mari de Lauren va demander le divorce… Sûrement pour cause de salope irréconciliable," sourit-elle tendrement.

Edward soupira, agitant sa main en signe de reddition. "Alice, je me fiche de Lauren Mallory. Et du nombre de maris qu'elle a usé. Il y a presque dix ans de cela."

"Je n'ai pas oublié. J'aime quand de mauvaises choses arrivent à des personnes mauvaises. Ça me réchauffe à l'intérieur." Alice passa ses bras autour d'elle et sourit à Edward.

Edward secoua la tête. "Peu importe. J'ai assez ressassé ce total fiasco."

"Bon peut-être…. Mais regarde comment tu as fait pour surmonter ça. C'est évident qu'elle a été le catalyseur de toute ton approche avec les femmes ensuite. Bon… ça combiné à la rencontre d'Emmett McCarty, ce fêtard patenté à l'université…. Je ne dis pas que tout était mauvais, tu as acquis confiance en toi et tu en avais vraiment besoin. C'est simplement dommage qu'une fille comme Bella ne soit pas apparue dans ta vie dix ans plus tôt."

Edward roula des yeux. "Les choses arrivent pour une raison et tu ne peux pas changer le passé. Tu peux seulement aller de l'avant. Que disais-tu il y a un moment concernant nos interactions qui étaient bizarres ?"

"Oh bon, bien sûr que non… je disais simplement que tu étais trop occupé par cette relation bizarre pour voir que tu laissais Bella t'approcher. C'est d'ailleurs pour ça que tu as été aussi énervé après la panne quand elle a admis avoir envahi ton intimité. Tu as compris qu'elle avait vu le côté laid d'Edward Cullen et tu n'as pas aimé. Ça t'a ennuyé prodigieusement parce que tu l'aimes bien."

Edward resta immobile et muet à regarder sa sœur.

Peut-elle avoir raison ?

Tu sais que d'habitude elle a raison.

Il passa une main dans ses cheveux, levant les yeux après un moment et il hocha la tête lentement.

"Tu as raison. La pensée que Bella sache ces choses sur moi m'a bouleversé. Je n'étais pas vraiment en colère contre elle, même si à l'époque je me suis énervé et dit des choses grossières avant de partir furieux. Mais ensuite… je me suis senti… abject."

Alice hocha la tête, se sentant un peu triste en regardant de nouveau ses notes.

"Je sais…. Ce soir-là quand elle a ramené tes affaires à ta porte… cette image me déchire le cœur. Je peux juste imaginer cette pauvre Bella toute contrite, déposant tout ça parce qu'elle avait trop honte de frapper à ta porte. Elle a dû se sentir comme ça. Et je te connais Edward. Tu as bon cœur, vraiment. Je peux imaginer combien tout cela t'a affecté."

Edward hocha la tête fermement. "Je me suis senti comme quelqu'un d'abominable. Je voulais essayer de me réconcilier avec elle."

"Eh bien tu as été obligé de trouver un moyen de lui montrer l'autre côté de toi. Ce côté parfaitement merveilleux que tu sais si bien cacher. Lui donner tes posters était gentil et très bien pensé en plus. En plus tu as éjecté les posters d'Eric Yorkie… Et je parie que Bella aime beaucoup avoir un morceau de ton passé, spécialement maintenant qu'elle sait ce que ces posters signifiaient pour toi. Et lui rendre ta clé de secours en cas d'urgence montre ta confiance et que tu lui as pardonné. Et le fait qu'elle t'ait confié sa clé hier, montre aussi qu'elle te fait confiance. Oh… et cette playlist que tu as faite ? Exceptionnel, charmant… et génial !"

"Alors tu penses que j'ai fait les bonnes choses ?" Edward fronça les sourcils dans l'expectative. "Parce que je n'ai aucun indice. Je n'ai jamais rien fait comme ça avant." Il passa sa main dans ses cheveux, peu sûr de lui.

"Je sais," sourit Alice. "Et oui, tu as fait les bonnes choses. Sérieusement je n'aurai pas trouvé mieux." Elle tourna la page suivante du dossier, mettant une croix sur ce qui avait déjà été dit et examina la suite tout en parlant.

"Maintenant… passons de l'invasion de ton intimité par Bella à ton invasion de son cyber espace…. Tu as vu le site Star-Lighted ouvert sur son ordinateur dans sa classe sans rien en savoir. Cet après-midi-là elle t'a dit qu'elle écrivait des fictions. Puis le vendredi quand tu lui as amené les posters, tu as parlé de jellybeans en disant bellybeans et elle a eu un drôle de regard. Et ensuite après votre soirée avec Emmett, Jasper, Bella et Angela, tout ça s'est relié et tu as trouvé De la haine à l'amour ?" Elle le regarda attendant sa confirmation.

Quelquefois il était vraiment très intelligent.

"C'est ça," acquiesça-t-il. "Et j'ai presque défailli en lisant ça…"

Alice éclata de rire. "Je peux tout à fait le comprendre." Alice sourit à son frère mais son sourire devint pensif. Elle se pencha, soutenant toujours son regard.

"As-tu réfléchi à toute la signification cosmique de cela Edward ?"

Il secoua légèrement la tête ne sachant pas où elle voulait en venir.

"C'était fini au moment où tu l'as rencontrée ! Vous êtes comme entrés en collision ! Je veux dire… vous flottiez dans l'espace… bousculant de temps en temps des femmes faciles… jusqu'à ce que Bella apparaisse à l'horizon comme une lumière qui t'aurait guidée… et ensuite vous vous êtes attachés à l'orbite de l'autre… traversant des expériences bizarres… tout cela vous a simplement encore plus rapprochés…"

Les sourcils d'Edward bougèrent pendant qu'il regardait sa sœur. "C'est vraiment … Très astro… logique Alice."

"Non… en fait … c'est tout le concept du site C'est écrit dans les étoiles ! Comme si c'était votre destin et que c'était le bon moment. Comme si ça devait arriver, peu importe comment." Elle regarda son frère émerveillé.

"Alors, tu vas lui dire que tu lis ?" demanda-t-elle après un moment. "Tu dois le faire tu sais. Si tu veux avoir une vraie relation avec elle, tu dois lui dire."

Il hocha la tête. "Je sais que c'est la bonne chose à faire. Et de toute façon on m'a donné un ultimatum qui expire à la fin de la semaine si je n'étais pas décidé."

"Un ultimatum ? Qui t'a donné un ultimatum ? Maman ?"

"Non. La bêta de Bella." Il regarda Alice pour voir si elle allait comprendre. Elle le fit. Avec un soupir.

"NON !" Ses yeux étaient grand écarquillés.

"Si." Il hocha la tête.

"PAS MOYEN !"

"Si, si."

"Tu te fous de moi !"

Edward secoua la tête. "Non Pix."

Alice haleta. "Angela … est angelbaby ?!"

Edward hocha la tête une fois de plus.

"Enfer ! Ça parait logique en effet ! Pourquoi n'ai-je pas vu cela ? Et elle SAIT que tu SAIS ?!"

Il hocha la tête encore.

"Elle sait que tu es…" Alice jeta un coup d'œil à ses notes puis le regarda, "… STARDUSTED ?"

Il continua à hocher la tête. "Oui."

Alice haleta encore mettant sa main devant sa bouche. Après un moment elle l'enleva.

"Tu lui as dit ?" demanda-t-elle, incrédule.

Edward secoua la tête. "Non, je ne sais pas comment elle a fait pour comprendre," déclara-t-il. "Mais elle m'a confronté dans l'intérêt de Bella. C'est une amie fidèle et je vais lui faire confiance. Quoi qu'il en soit, elle m'a donné une semaine pour tout dire à Bella."

Edward fit signe au serveur pour qu'il apporte de nouvelles boissons.

Alice pense que ce sont de grandes nouvelles.

Attends un peu qu'elle sache que j'ai emmené Bella petit-déjeuner… et que nous avons rencontré le pire de mon passé.

Ce sera bien mieux si elle a un Bellini.

"Tu as dit à Angela pour tous les autres qui savent ?" demanda Alice après un moment.

"Non. J'étais trop préoccupé par le fait que tous les gens qui étaient proches de moi semblaient connaître la fan fiction d'une façon ou d'une autre et étaient en train de lire - particulièrement cette histoire. J'ai juste compris samedi que maman la lisait, ensuite j'ai découvert qu'il y avait aussi Emmett et puis que toi tu faisais ses bannières…" Edward secoua la tête n'en revenant toujours pas.

"Je sais. C'est incroyable pas vrai ?" Alice opina. "Je n'avais pas la moindre idée pour maman et Emmett jusqu'à hier." Après un moment elle demanda. "C'est tellement bizarre qu'Emmett lise ça ?"

"Super bizarre," reconnut Edward.

Alice rit. "Je suis d'accord. En parlant d'Emmett as-tu entendu parler de lui aujourd'hui ?"

"Non pourquoi ?"

"Je n'ai rien eu de Rose non plus. Je l'ai appelée et envoyé un texto mais elle n'a pas répondu. Elle a disparu… c'est pour ça que je te demande pour Emmett."

Edward grogna un rire. "Quelque chose me dit qu'ils ont disparu ensemble pour avoir un peu d'action, ça semblait tellement évident… hier… soir," déclara-t-il ironiquement alors qu'Alice hochait la tête.

Ils retournèrent à leurs notes, comparant les événements dans les coulisses du barbecue et Edward lui rapporta la conversation choquante qu'il avait eue avec Angela.

"Eh bien je suis contente qu'Angela t'ai laissé l'occasion de le dire toi-même à Bella," dit finalement Alice. "J'aime beaucoup Angela, elle a l'air géniale. Alors Bella sait que Jessica lit l'histoire mais elle ne le lui a pas dit, ce qui est bien. Peut-être que maintenant elle va changer l'histoire puisqu'elle sait que Jessica lit. Tu ne penses pas qu'Angela sache qu'Emmett, maman, Jessica et moi lisons aussi ?"

Edward fit non de la tête. "Je ne sais pas. Bella va probablement lui dire que Jessica lit, je suppose. Mais Angela n'a rien demandé d'autre et moi je n'ai rien dit et je ne sais pas vraiment quoi faire de cette information."

Ils s'arrêtèrent de parler quand le serveur arriva avec leurs boissons.

"Bon ce n'est pas comme si tu avais dit à tout le monde de lire les histoires de bellybeans," dit Alice quand le serveur fut parti. "Nous sommes tombés dessus par nos relations, ce n'est pas de ta faute si nous lisons…. Nous aimons simplement son travail et maman, Emmett et moi ferons tout pour protéger son anonymat et votre vie privée…. Mais si Jessica réalise qu'il s'agit de Bella et toi, elle verra ça comme une source de potins juteux mais elle est complètement larguée et je ne vais certainement jamais le lui dire." Alice soupira en regardant son frère. Il était évident qu'il était déchiré sur la façon de gérer cette situation.

"Tu es devant un vrai dilemme Edward. Mais je pense que pour maintenant, la chose importante pour toi est d'être honnête avec Bella au sujet de ta participation surtout depuis que son histoire tourne autour de la vôtre et d'événements réels. Elle va continuer d'écrire et si elle continue à baser l'histoire sur la vérité, elle mérite de savoir avant de commencer à écrire des choses… encore plus personnelles… mais je suis sûre que c'est ce qu'Angela voulait faire. Quoi qu'il en soit tu es celui qui a cherché et qui veut quelque chose de plus avec elle. Donc tu dois lui dire… et le plus tôt sera le mieux. Ensuite elle décidera si elle veut amener l'histoire dans une autre direction ou peut-être même qu'elle voudra l'abandonner complètement."

Edward fit la grimace et hocha la tête en essayant d'arracher l'étiquette de sa bouteille de bière. Alice faisait tourner son verre en le regardant.

"Donc que vas-tu faire ?" demanda-t-elle doucement.

"Je ne suis pas encore sûr," soupira-t-il. "Je ne voulais pas le lui dire hier, il y avait trop de monde autour de nous. Je voulais attendre pour le faire en privé. Je suis sûr qu'elle va mal le prendre quand je vais lui dire et… je ne veux pas ruiner tout ça avant que ça ait même commencé, tu comprends ?"

Alice opina. "Compte tenu de ce qu'elle a dit à propos de ne pas fouiller dans ta musique parce qu'elle sentait que c'était très personnel, je pense que tu as probablement raison. Elle pourrait se sentir… violée en quelque sorte. Tu le sais pas vrai ? Je veux dire tu connaissais son point de vue avant de le faire. Et repense à comment tu as réagi quand tu as découvert qu'elle avait fouiné chez toi." Les yeux d'Alice cherchèrent les siens.

"Ouais, je sais," soupira-t-il longuement. Il semblait plein de remords. "Je n'ai simplement pas pu m'en empêcher. Je voulais mieux la connaître. Je ne savais pas que j'allais ouvrir la boite de Pandore le soir où je suis allé sur le site de Star-Lighted à la recherche de bellybeans."

Alice sourit en regardant pensivement son frère. "Promets-moi de lui dire avant de poursuivre toute sorte de… euh… relation physique avec elle. Je pense qu'elle pourrait se sentir utilisée. Deux fois. Tu comprends ?"

Il hocha la tête. Il ne voulait pas cela. Espérons que leur chaude et lourde séance sur le divan de Bella plus tôt dans la journée serait une chose que Bella ne viendrait pas à regretter.

"Donc quand allez-vous vous revoir ?" demanda Alice en joignant les mains sur la table.

Edward la regarda fixement en lui faisant un petit sourire malicieux. "Je lui ai demandé hier soir et nous sommes sortis pour prendre le petit-déjeuner ce matin."

"JE LE SAVAIS !" cria Alice en posant ses mains sur son cœur, avant de les retirer pour applaudir avec enthousiasme. "Je le savais, je le savais, je le savais ! Yes !" Elle se tapa dans le poing. "J'avais raison ! Emmett me doit quarante billets !"

"Vous avez parié avec Emmett ?" demanda-t-il surpris.

"Bien sûr ! Pourquoi pas ? Quand nous sommes partis Emmett a dit qu'il était certain que tu lui demanderais de sortir avant la fin de la semaine. Et j'ai parié quarante billets que tu lui demanderais avant la fin de la soirée. Comme il a pensé que c'était un peu trop rapide pour vous il a parié, tu sais qu'il ne peut pas résister à un pari !"

Edward rigola. "Je pense qu'il aura appris à ne plus parier contre toi !"

Alice rit. "Alors comment était ce rendez-vous ? Où êtes-vous allés ?"

Edward prit une profonde inspiration. "Chez Lowell's pour la vue. Et euh… pourquoi ne prendrais-tu pas un peu plus de ton Bellini ?" lui dit-il soudainement.

Ça allait vite devenir vraiment très laid.

Quand Edward eut fini de raconter leur rencontre avec les sœurs Denaliskaya, il se redressa, regardant de l'autre côté de la table avec méfiance, incapable de voir sa sœur. Elle était effondrée de côté et gisait couchée sur le banc, la tête entre ses mains.

"Oh mon Dieu…" gémit Alice de quelque part sous le bord de la table, "… pas les sœurs Bombasse."

Edward grinça à ce surnom détestable mais il ne dit rien.

"Oh Edward !" marmonna Alice encore en se rasseyant, les mains sur chaque côté de son visage. Son expression rappela à Edvard Le cri la fameuse peinture d'Edward Munch. Alice et Edvard Munch avaient réussi tous les deux à capturer l'horreur et l'agonie qu'Edward avait ressenties quand il avait entendu les voix de Tanya et d'Irina qui l'appelaient chez Lowell's.

"Je savais que ton passé sordide te retomberait dessus de manière fort désagréable à un moment ou à un autre," dit Alice, en secouant sa tête… toujours entre ses mains. "Mais c'est la pire des choses qu'il pouvait arriver ! Tu étais au milieu de ton premier vrai rendez-vous avec ta vraie première fille !" La voix d'Alice était quelque part entre un gémissement et un couinement.

"Je sais," soupira Edward. "Crois-moi, tu n'as pas besoin de me le dire, j'y étais. C'était horrible de les rencontrer. J'ai pensé que j'allais m'évanouir tellement j'étais stressé et mortifié."

"Et cette pauvre Bella ! Comment a-t-elle réagi ?" demanda Alice avec appréhension.

"Euh… eh bien… en fait… elle était stoïque… et après avoir hésité elle m'a stupéfait. Elle a traité la situation dans son ensemble incroyablement bien et elle n'est pas partie quand elle en a eu l'occasion, elle est restée. Franchement elle a été incroyable. Compréhensive et indulgente et simplement…" Edward fit une pause se penchant au-dessus de la table.

Sa voix devint respectueuse et presque fervente alors que ses yeux verts sincères et brillants se fixèrent sur ceux de sa sœur. "Elle est… merveilleuse, Alice. Tu n'as pas idée."

Les yeux d'Alice devinrent un peu humides en entendant le ton de la voix de son frère et en voyant son regard. Il n'avait pas la moindre idée de combien il méritait d'avoir enfin trouvé quelqu'un comme elle, il méritait d'avoir quelque chose comme ça.

Et putain il était sacrément temps.

"Vraiment ?" renifla Alice. "Donc tout va bien entre vous ?"

"Vraiment." Edward raconta l'essentiel de leur conversation post-traumatique qui se tint devant la porte d'une boutique fermée.

"Je n'arrive pas à croire que tu compares vouloir une relation avec elle avec de la haute technologie. C'est trop mignon à la manière d'un garçon." Alice essuya ses yeux avec un mouchoir qu'elle sortit de son sac.

"Tu sais à quoi toute cette situation me fait penser ?" demanda-t-elle. Edward secoua négativement la tête et attendit, les sourcils levés de curiosité.

"Tu te souviens de ce film, Une fiancée pas comme les autres ?" demanda-t-elle.

Il cligna des yeux. Puis opina. "Oui ce film canadien avec Ryan Gosling de Craig Gillespie, en 2007, en automne, peut être octobre ? Pourquoi ?"

Alice réfléchit. "Tu es un terrifiant. Comment tu peux te souvenir de tout ça ?"

Il leva les yeux. "Je suis cinéphile Alice. Tu le sais. Quoi qu'il en soit…pourquoi ?"

"Et bien je ne peux pas m'empêcher de penser que tu es comme le personnage principal, Lars. Tu as tes bimbos et Lars a Bianca, un genre de poupée gonflable qui est intéressée alors que Lars lui n'a qu'une relation platonique avec elle et tu es moins que chaste avec tes poupées. Mais accidentellement tu as laissé entrer une vraie fille juste comme Lars l'a fait. Bella est ta Margo, Edward !" Alice passa rapidement d'yeux humides à larmes.

"Je dois admettre… Edward…" Alice continua en chouinant. "Je ne connais pas très bien Bella… encore… mais je le ferai. Et je sais qu'elle et moi allons devenir de grandes amies. Et même si tu ne tombes pas amoureux d'elle… moi oui. Je l'aime pour ce qu'elle fait pour toi. C'est une vraie fille et une poupée aussi, Edward." Alice essuya ses larmes et ensuite se moucha dans son mouchoir.

Edward s'assit là avec deux pensées en compétition qui tournaient dans sa tête.

Alice a probablement trop bu de Bellini… et je suis tombé… amoureux de Bella Swan.

Alice s'excusa et partit pour les toilettes pour se remettre. Edward était heureux de pouvoir rassembler ses pensées. Ses pensées tourbillonnantes. Eh bien une seule pensée tourbillonnait encore… tourbillonnait et déferlait et se cognait contre tous les coins de son être.

Quand Alice revint, elle sourit en voyant l'expression sur le visage de son frère, il regardait son téléphone avec une expression douce sur le visage. Alice savait qu'il regardait cette photo qu'il lui avait montrée avant, Bella et lui avec leurs fameuses casquettes.

"Montre-moi de nouveau," dit Alice joyeusement, en se rasseyant dans le box.

Edward lui tendit le téléphone avec un sourire de petit garçon gêné. Alice lui sourit à lui puis à l'écran.

"Que fais-tu ?" demanda Edward quand elle joua avec le téléphone.

"Je me l'envoie. Ce sera agréable d'avoir une photo de vous deux avant que Bella ne soit officiellement ta petite-amie." Alice sourit comme un sphinx. "Tu sais tu devrais l'envoyer à maman, elle l'aimerait. Je veux dire tu devrais quand même modifier les casquettes pour qu'il n'y ait plus Asshole dessus mais à part ça c'est une photo géniale de vous deux."

"Euh… non… je ne suis pas prêt pour ça," dit Edward avec un hochement de tête catégorique. "Je ne voudrai pas prendre le de risque que Bella vienne à la maison et voit que maman a affiché la photo sur la cheminée du salon…"

Alice rit. "Tu as probablement raison." Elle regarda pensivement le téléphone en le manipulant. "Que vas-tu faire de tous… tes contacts ?"

Edward haussa les épaules. "Je les ai effacés."

"VRAIMENT ?! EFFACES !" Un sourire éclatant s'étira sur le visage d'Alice alors qu'elle examinait le téléphone, faisant défiler les contacts d'Edward tandis qu'il attendait patiemment et roulait des yeux.

"Waouh…" dit Alice après un moment. "C'est comme si tout ça n'avait jamais existé !"

"Je ne peux pas aller aussi loin, Alice. Elles existent bel et bien." Il ne pouvait pas changer cela.

"Et si elles t'appellent ?"

"Je dirai que je suis avec quelqu'un et puis… leur dirait adieu."

Alice resta là, souriante, de l'autre côté de la table.

"Quoi ?" demanda Edward, mal à l'aise après un moment de silence. "Pourquoi tu me regardes comme ça ?"

"Je ne pensais jamais t'entendre prononcer les mots je suis avec quelqu'un. Et tu te rends compte que ça fait plus de trois heures que nous parlons de choses concernant une relation ? De ta relation. C'est tellement incroyable que je pourrais simplement en pleurer !"

Edward sourit aussi. Il ne mentionna pas le fait qu'elle avait déjà pleuré mais elle avait raison. Il n'y avait jamais eu de relation à discuter avant. Jusqu'à présent l'intérêt d'Alice était importun ainsi que ses opinions… qu'elle donnait quand même et ses leçons de morales sur sa vie personnelle étaient toujours irritantes. Mais cela avait changé cet après-midi avec cette discussion sur son implication avec une vraie fille.

Edward était soudainement reconnaissant d'avoir un confident avec qui il pourrait partager ses doutes et ses préoccupations et obtenir un autre point de vue. C'était assez agréable d'avoir ce genre de relation avec sa sœur. Edward sourit tendrement alors qu'Alice recommença à parler.

"Assez parlé de moi Pix. Je pense que nous en avons assez fait. Alors…" Il sourit en haussant un sourcil. "Qu'en est-il de toi et de Jasper, le cousin d'Emmett ?"

"Oh Seigneur ! tu veux vraiment savoir ?" demanda-t-elle surprise mais avec l'empressement évident de partager. "Toi et moi ne parlons jamais de ce genre de choses !"

Il sourit et haussa les épaules. "Bien sûr. On a passé trois heures à parler de moi, je peux bien te consacrer quelques minutes ?" rit-il, quand elle lui tira la langue. "Je plaisante. Raconte."

"Oh Edward! Jasper est étonnant ! Et j'ai eu la nuit la… plus… étonnante de ma vie avec lui hier…" Alice était devenue toute guimauve et sa phrase sortit comme un soupir rêveur.

Le sourire d'Edward se transforma en une expression alarmée alors qu'il se demandait combien Alice avait l'intention de partager avec lui au sujet de sa nuit incroyable. Espérons que le rôle de frère confident n'irait pas jusqu'à partager des détails explicites sur sa vie sexuelle.

"Oh oui ?" demanda-t-il en hésitant.

"Ouais," dit-elle de cette voix rêveuse une fois de plus. "Je l'ai raccompagné… et puis je suis restée avec lui… et… oh mon dieu… toute la nuit, nous…"

"Alice !" s'écria Edward brusquement, pour la sortir de son rêve éveillé.

"Quoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ?" Elle cligna des yeux, perdue, en voyant l'air mal à l'aise sur le visage de son frère.

"Je ne te parle pas de mes frasques sexuelles," cracha-t-il, "et je ne veux pas non plus t'en entendre parler d'ailleurs !"

"Oh tu pensais que…?" Alice éclata de rire.

"Non je n'allais pas parler de ça, laisse-moi reformuler. La nuit dernière j'ai raccompagné Jasper chez lui et j'ai passé la nuit là-bas et nous avons parlé toute la nuit. Nous avons un peu flirté mais ce ne sont tes affaires en aucun cas !" sourit Alice, en se reculant et en croisant les bras sur la table.

"Sérieusement, Edward c'est le plus merveilleux, intéressant et incroyable gars que j'aie jamais rencontré, je suis totalement subjuguée. Il est si sensible, perspicace, il a ce calme décontracté qui s'étend jusqu'à vous. Et il a de si beaux yeux… et ses lèvres… et cette façon dont il m'appelle Allie avec sa voix traînante et sexy du sud…il est juste… il est… il est… comme un anxiolytique pour mon âme."

"Et bien la partie anxiolytique me parait prometteuse," rigola Edward. "Alors de quoi avez-vous parlé tous les deux ?" demanda-t-il, essayant d'éviter d'autres commentaires sur le corps de Jasper. Le visage c'était une chose mais si elle comptait aller plus loin il fallait qu'il l'arrête et vite.

"Oh… tout ce que tu peux imaginer ! Il m'a raconté son enfance au Texas, qu'il travaillait dans le ranch de son grand-père, qu'il montait à cheval et faisait des rodéos quand il était enfant et ado. A l'université il est parti à l'étranger, en Angleterre, tu sais ? Comme j'ai passé un an en France." Edward opina.

"Nous avons parlé de voyages, il a fait toute l'Europe pendant une autre année et tu sais ce qu'il a ramené comme souvenir de ses voyages ?" Elle ne put pas attendre qu'Edward réponde. "Il a acheté des vêtements ou des accessoires. Il m'a montré toutes ces choses : une casquette de pêcheur grec en laine, la cape d'un torero, un pantalon en cuir de ceux qu'ils portent en Bavière et un pull marin irlandais, un kilt écossais, un béret - qui est ridicule sur lui – mais mon dieu… tu aurais dû le voir en kilt !"

Edward éclata de rire et tomba presque à la renverse tellement il était secoué de rire malgré le regard d'Alice.

"Quoi ? Arrête de rire ! Cet homme peut se mettre un kilt ! Il a des jambes très sexy !"

"Tu lui as fait passer son kilt ? Au milieu de la nuit ?" Edward n'en pouvait plus. "Oh sérieusement Pix… Jasper est vraiment le gars parfait pour toi !"

"Ce n'était pas le milieu de la nuit !" cracha Alice indignée. "C'était juste un peu après une heure du matin. Et il EST parfait pour moi ! Alors arrête de rire !"

"Je suis désolé Pix mais c'est juste hilarant ! Quand Jasper est arrivé hier au barbecue dans son uniforme de l'armée confédérée et qu'il a expliqué pourquoi et que j'ai vu comment tu le regardais… avec des étoiles dans les yeux, honnêtement ma première pensée a été 'Alice a rencontré le gars parfait, un gars qui aime se déguiser'. Je jure qu'Emmett et moi avons échangé un regard et je sais qu'il pensait exactement la même chose. Et maintenant je découvre que j'avais raison !" Edward éclata de rire à nouveau alors qu'Alice le regardait, en pianotant d'irritation avec ses doigts sur la table, attendant qu'il arrête.

"Ha, ha ha Edward. Ris autant que tu veux. Jasper est génial. Et je vais certainement participer à cette chose qu'il fait, cette reconstitution historique. Je vais à sa prochaine réunion avec lui. Et…" Elle s'arrêta, claquant des doigts devant le visage d'Edward pour attirer son attention." Ecoute-moi idiot ! C'est important !"

Edward essaya de se contrôler et se redressa lui faisant un large sourire. "Quoi ? Quoi ? Je suis toute ouïe !"

"Edward c'est grave !" Alice mâchonna sa lèvre pendant un moment avant de poursuivre sur un ton beaucoup plus grave, plus sérieux. "Edward…. J'ai pris une décision… je change mon nom… je reviens à Cullen. J'ai décidé qu'il était temps de laisser tomber mon nom de femme mariée."

Edward regarda sa sœur les yeux écarquillés. Il ne pouvait pas être plus stupéfait.

Alice s'était mariée jeune et ça avait été une erreur. Bien sûr elle ne le savait pas à l'époque bien que le reste de la famille ait émis des doutes. Elle avait pensé que Laurent Brandon était fait pour elle. Mais elle avait découvert que son camarade français et nouveau mari était aussi un coureur de jupons et qu'elle n'était pas l'unique mais plutôt l'une de ses nombreuses conquêtes, elle avait coupé les ponts en divorçant rapidement même si elle avait gardé son nom de femme mariée.

"Qu'est-ce qui t'a finalement décidé à le faire ?" demanda Edward doucement alors qu'il étudiait son expression.

"Eh bien… je sais que papa, maman et toi pensiez que je devais changer mais je me suis toujours dit que c'était une sorte de piqûre de rappel… tu comprends, ne pas me laisser avoir par de fausses promesses. Mais la nuit dernière avec Jasper nous avons parlé de nos relations passées et il m'a dit qu'il avait été fiancé mais à l'improviste la fille a rompu la veille du mariage. Elle lui a dit qu'elle avait réalisé qu'elle aimait l'idée de se marier mais qu'elle n'était pas aussi sûre que ce soit avec lui. C'est horrible pas vrai ?"

Il hocha la tête. "Oui mon dieu, absolument terrible."

"Mais notre conversation a été utile. Je lui ai raconté à propos de Laurent et du divorce et pourquoi j'avais décidé de garder son nom de famille et sais-tu ce qu'il m'a dit ?" Edward attendit qu'elle continue.

"Jasper m'a dit qu'après que Maria ait annulé leur mariage il était passé par une longue période angoissante, se demandant ce qu'il avait fait de mal puisqu'elle ne voulait plus se marier avec lui. Il a dit qu'il avait finalement compris qu'il devait simplement se pardonner à lui-même et passer à autre chose. Il n'avait rien fait de mal et elle avait fait son choix.

Et puis il m'a dit qu'en gardant le nom de Laurent comme piqûre de rappel, ça signifiait que je me disais que j'avais fait quelque chose de mal, que j'avais fait le mauvais choix alors que c'est clairement Laurent qui est fautif. Jasper a dit que je devais me pardonner moi-même et me débarrasser du nom de ce trou du cul pour revenir à qui je suis vraiment et de me laisser vraiment continuer. Et j'ai décidé que c'est exactement ce que j'allais faire parce qu'il a tout à fait raison."

"C'est génial Alice. Ça fait un moment que nous essayons de te faire comprendre cela, tu sais ?"

"Oui, je suppose que c'est différent venant de lui parce qu'il a vécu quelque chose de semblable, tu comprends ?"

Il hocha la tête. Et c'est à ce moment-là qu'il décida que Jasper était vraiment un gars bien. Il l'appréciait pour sa sœur et partiellement parce qu'il semblait aimer jouer à se déguiser.

Quelques quarante minutes plus tard, Edward raccompagna Alice à sa voiture et ils se dirent au revoir. Alice tira son frère dans une étreinte serrée et il fit de même sans même penser à rouler des yeux. lls avaient toujours été proches mais ils n'avaient pas partagé ce genre de camaraderie depuis des années.

Il y avait aussi ce nouveau rôle de confident qu'ils avaient partagé ce soir en tant que frère et sœur. Edward ouvrit la portière de sa voiture, Alice fit une pause en regardant son frère.

"Je penserai à toi Edward. Si tu veux parler de quelque chose n'hésite pas à me contacter. Et en même temps, vas-y doucement avec Bella jusqu'à ce que tu lui dises que tu as cherché son alter ego en ligne. Et puis laisse-lui un peu de temps pour mettre de l'ordre dans ses sentiments à ce sujet."

"Oui je le ferai. Tu as raison. Merci Pix. Ce fut vraiment… sympa. Je suis content que tu aies insisté." Il sourit à sa petite sœur en refermant sa portière puis il lui fit un signe comme elle quittait le parking.

ooo O ooo

Bella avait eu une après-midi plutôt chargée après qu'Edward soit parti. Elle avait raconté absolument tout à Angela… dans les moindres détails… à propos de leur matinée ensemble, plus spécialement parce qu'Angela avait bizarrement insisté pour savoir si Edward lui avait dit autre chose.

Ensuite ce fut au tour d'Angela de lui raconter absolument tout concernant le temps qu'elle avait passé avec Ben… C'était assez drôle d'en être au même point, en même temps dans une nouvelle relation – en plus avec deux garçons qui étaient amis.

Bella avait aussi appelé sa mère pour lui raconter son week-end et éclaircir quelques détails. C'était plus facile quand il n'y avait plus à rougir au sourire narquois de l'homme sexy en face de soi.

Sa mère lui avait posé toutes les questions embarrassantes auxquelles elle pouvait penser et Bella avait eu une réponse presque standard à la plupart d'entre elles : "Maman bien sûr que non !" En fin de compte sa mère lui avait souhaité bonne chance pour son premier jour de travail et avec son nouveau voisin.

Bella avait raccroché et elle s'était cognée dans Angela qui était par terre, elle était tombée du canapé, riant dans un coussin, à s'étouffer, à cause de la conversation qui s'était déroulée sur haut-parleur.

Quinze minutes après ce coup de téléphone c'était le père de Bella qui avait appelé pour lui souhaiter bonne chance pour son premier jour de classe. Et ensuite il avait mentionné qu'il venait juste de parler avec Renée et il demanda à Bella si elle avait encore le spray au poivre. Elle le rassura lui disant qu'elle ne l'avait pas utilisé durant les neuf derniers jours, depuis qu'elle avait quitté Forks.

Elle dut aussi gronder Angela après ce coup de téléphone puis elle l'avait aidée à se relever et elles s'étaient installées sur le canapé. C'est à cela que servent les amis.

Ensuite elle s'était assise devant son ordinateur portable, lui lisant un peu plus de ce qu'elle avait écrit. Bella avait apporté quelques changements à ce chapitre et elle lui lisait des extraits pour qu'Angela lui donne son avis.

Elles avaient dîné tôt, partageant des sandwiches grillés au fromage et de la soupe à la tomate et finalement Angela avait dû partir. Elles s'étaient embrassées pour se dire au revoir sachant qu'elles allaient se revoir bientôt, il y avait beaucoup de bonnes raisons pour qu'Angela revienne à Seattle dès que possible…

ooo O ooo

Ce soir-là le téléphone portable de Bella sonna un peu avant huit heures. Elle l'attrapa, il était posé à côté d'elle sur son lit et elle regarda l'écran.

C'était la photo d'Edward dans toute sa splendeur sexy, appuyé contre sa voiture garée au milieu de Stardust Lane. Elle sourit et posa son ordinateur à côté, recroquevillant ses jambes sous elle et elle mit son téléphone contre son oreille.

"Salut Edward," sourit-elle dans le téléphone en parlant.

"Hey Bella. Tu es occupée ?" demanda-t-il, sa voix grave de velours l'entoura, elle pouvait l'entendre sourire et elle se demanda comment on pouvait entendre quelqu'un sourire.

Elle jeta un coup d'œil à son écran d'ordinateur et le referma. "Non je ne suis pas occupée," répondit-elle. "Je me détendais en lisant et en répondant à quelques mails. Qu'est-ce que tu fais, toi ?"

Elle entendit un petit rire doux. "Curieusement je parle à ma voisine. Tu es comme elle, elle est un peu comme toi et elle est très sympathique."

Le sourire de Bella s'agrandit et elle sentit la chaleur d'un rougissement sur ses joues. "Eh bien c'est bon. Il est important d'avoir des voisins sympathiques. Je vais arriver à en avoir un aussi, tu sais."

"Ah oui ?"

"Ouais. Tu l'aimerais probablement, il est aussi sexy que toi." Elle entendit un doux ricanement et elle sourit en pensant à son visage, imaginant sa bouche en train de faire son sourire en coin et son regard quand il souriait.

"Actuellement, Bella pour répondre à ta question, j'étais en train de faire réchauffer des brochettes et du riz. Je sais qu'il est tard mais as-tu déjà mangé ?"

"Oh oui… Angela est restée tard et nous avons mangé avant qu'elle parte."

"J'imaginais bien que ce serait le cas mais j'ai pensé te demander quand même."

"Euh et bien je te remercie. Si je n'avais pas déjà mangé j'aurais accepté."

Il y eut un silence avant qu'Edward ne parle à nouveau.

"Je sais que c'est un peu tard mais voudrais-tu dîner avec moi demain ? Ici chez moi ? J'ai pensé que comme demain était ton premier jour de travail tu serais un peu fatiguée, je sais qu'Alice est ainsi, après les quelques premiers jours de retour au travail. Quoi qu'il en soit j'ai pensé que tu pourrais apprécier un repas tout prêt et je voudrai le faire…"

"Vraiment ? C'est très prévenant. J'aimerai beaucoup ça. Que puis-je apporter ?"

"Rien. Je m'occupe de tout."

"Tu es sûr. Je peux apporter le dessert ou du vin peut-être ?"

"Non je suis sûr. J'ai un gros morceau de gâteau au chocolat qui reste, que nous pourrons partager et j'ai du vin plus qu'il n'en faut. Tout ce dont tu as besoin c'est de venir."

Bella pouvait vraiment entendre son sourire. Et c'était un sourire en coin. Elle souriait aussi.

"D'accord. A quelle heure veux-tu que je vienne ?" demanda-t-elle.

"Que dirais-tu à partir de dix-neuf heures, plus tôt si tu le souhaites mais nous ne mangerons probablement pas avant sept heures, si cela te convient."

"Sept heures c'est bien Edward. Que vas-tu faire ?"

"Eh bien je vais laisser planer le mystère même si je devrais probablement te demander s'il y a quelque chose que tu ne veux pas dans la pizza ?"

Bella éclata de rire. "Je vois… je déteste les anchois, le reste ça va. Je ne suis pas difficile. Et concernant ton dîner mystère je peux à peine attendre de voir ce que tu as décidé de cuisiner pour nous ! Les possibilités sont infinies !"

"Je sais. Alors n'essaie même pas de deviner !" répondit-il avec un rire.

"Alors tout est prêt pour ton premier jour d'école demain ?" demanda-t-il, après que leurs rires se soient calmés.

"Tu me donnes l'impression que je vais à l'école primaire pour la première fois !" dit Bella en souriant dans le téléphone. "Mais oui, j'ai préparé ma tenue, mon cartable est prêt à partir devant la porte d'entrée. Tout ce qu'il me manque c'est mon repas."

"Et qu'est-ce que ce sera ?" demanda Edward.

"Sûrement un sandwich au beurre de cacahuète, des carottes et du céleri, un petit sac de chips et un jus de fruit."

"Eh bien je vois que ça ressemble vraiment au déjeuner des enfants !"

"Oh Seigneur. Tu as raison!" rigola-t-elle.

"Tu sais, si tu veux un déjeuner plus… adulte… tu peux avoir la dernière brochette. Il en reste deux et je ne vais en manger qu'une. Et il y a aussi beaucoup de riz. Je peux te l'emballer et te l'amener demain matin avant que tu partes et que tu me dises un dernier au-revoir pour ce premier jour."

Bella sourit en caressant les dessins sur sa couette. "Tu es sûr que tu ne les mangeras pas ?"

"Oui bien sûr. Alice et moi avons mangé très tard donc je n'ai pas très faim. Et je ne vais pas manger beaucoup."

"Dans ce cas, bien sûr, je serai ravie de l'avoir pour mon déjeuner. Ce sera bien de déjeuner avec les restes du barbecue."

"A quelle heure tu pars le matin ?" demanda Edward.

"Vers sept heures. C'est trop tôt pour toi?"

"Non ça va. Envoie-moi un message quand tu es prête et on se retrouve dehors ?"

Bella sourit dans son téléphone. "Ok, on fait comme ça, c'est parfait. Merci Edward, quel beau cadeau de départ pour mon premier jour…"

"On se voit demain Bella. Et je te remercie."

"Pour quoi ?" demanda-t-elle confuse.

"Je te remercie pour ce weekend génial. J'ai passé de très bons moments avec toi."

"Oh." Elle sentit une fois de plus la chaleur d'un rougissement. "J'ai eu un excellent weekend aussi Edward. Je te remercie pour ton invitation au barbecue hier ainsi que d'avoir invité Angela et pour le petit-déjeuner ce matin. Oh… et pour le panier de pique-nique… Notre panier de pique-nique parce que nous partageons, pas vrai ? Oh et les lumières étoiles ont fière allure. J'ai regardé ce soir à la nuit tombée. Merci de les avoir accrochées."

Edward rit dans le téléphone une fois de plus. "Avec plaisir… pour tout Bella. Je suppose qu'on se voit demain matin ?"

"Oui à demain matin. Bonne nuit Edward."

Comme Bella appuyait sur le bouton pour raccrocher, elle se laissa retomber sur les oreillers de son lit en souriant et en se serrant dans ses bras. Elle avait peut-être même tapé des pieds contre le lit avec excitation et avait poussé un petit cri. Et il était même possible que les mêmes réactions aient lieu dans la maison de l'autre côté de la rue… et d'une manière plus virile.

Après quelques instants à penser à Edward Cullen, Bella se leva et alla dans son placard pour trouver son sweat trop grand et préféré qu'elle avait depuis quelques années. Elle le fit passer par-dessus sa tête et arrangea la capuche. Elle lissa le tissu sur son corps, ses doigts caressant les grandes lettres vert foncé sur sa poitrine.

Elle sourit à cette coïncidence étrange parce que ce sweat avait appartenu à l'un des étudiants qui devait être à Dartmouth en même temps qu'Edward. Le porter à présent lui faisait ressentir une sorte de connexion avec lui, même s'il n'était que de l'autre côté de la rue.

Elle repartit sur son lit et tira son ordinateur portable sur ses genoux, ouvrit l'écran et regarda de nouveau le message qu'elle était en train de lire.

C'était une réponse à un PM qu'elle avait envoyé hier. Elle fit défiler pour arriver à ce qu'elle avait déjà répondu avant de lire la réponse qui lui avait été faite.

Message de : bellybeans

Message : Salut STARDUSTED!

J'ai lu ton message et aussi ton profil

Pour le message : j'essaie d'être compatissante. Nous faisons tous des erreurs et heureusement nous en tirons les leçons. Il est très important de se mettre à place des autres. Tu sais qu'ils ne veulent pas mal faire mais il faut les applaudir s'ils essaient de faire mieux.

Ethan deviendra un personnage respectable. Il le faut, il va falloir qu'il mérite cette 'fin heureuse et peut-être plus' avec la fille de ses rêves ;)

Pour ton profil. Tu vis dans le nord-ouest pacifique ? Moi aussi ! Comme ma Stella ! Je viens d'arriver à Seattle.

Et j'en suis au même point que toi au chapitre des relations… célibataire et libre. Je suppose que j'ai toujours privilégié mes études plutôt que les aspects sociaux. Le résultat est sans doute que je suis intelligente mais massivement maladroite avec le sexe opposé. Mais j'aime ta façon de voir les choses… l'avenir n'est pas gravé dans le marbre.

Merci de partager un peu de toi-même. Tu n'as pas la moindre idée combien, nous les auteurs, sommes curieux à propos de nos lecteurs. Avec cela en tête j'ai encore une question à te poser et j'espère que tu ne m'en voudras pas...

Tu n'as jamais rien mentionné d'un côté ou d'un autre… mais je me demande si tu es un homme ou une femme ? Je suis curieuse… et la curiosité est humaine après tout, non ?

J'ai travaillé sur le chapitre 2 et j'espère le poster demain soir. Et crois-le ou non… je vais passer un peu de mon temps avec mon fou de voisin ce weekend! Mdr je dis ça mais il est vraiment très agréable ;)

Profite du weekend pour te reposer

-bellybeans

Bella sourit en pensant à son voisin fou avec qui elle avait passé une grande partie de son week-end. Edward Cullen était tout à fait le beau voisin fou et elle avait vraiment hâte de le revoir demain.

Il est probablement en train de réfléchir à la pizza et il me prépare le déjeuner ! N'est-il pas mignon ?

Elle essaya de sortir de ses pensées et de sa gentillesse culinaire et essaya d'en revenir au nouveau message qu'elle avait reçu.

Message de : STARDUSTED

Message : Salut bellybeans!

Alors puisque tu te le demandes, puisque la curiosité est dans la nature de l'homme et puisque c'est demandé si gentiment (et non, je n'ai pas été offensé par la question) il est possible que j'aie à la fois des chromosomes X et Y pas seulement que le standard chromosome X. Et ce fait, bien sûr, fait de moi un homme. Je suis curieux cependant, qu'est-ce qui t'a rendue curieuse de mon sexe ?

J'ai aimé ce que tu as dit sur l'importance de se mettre à la place des autres quand ils agissent mal, savoir qu'ils ne l'ont pas fait intentionnellement. Heureusement ton Ethan va arranger les choses avec sa Stella et elle verra qu'il essaie de devenir sincèrement un personnage respectable.

En tant qu'écrivain tu dois être capable de te mettre à leur place et voir tous les côtés de chaque dilemme alors il sera intéressant de voir comment leur situation va s'arranger.

Je suis content que tu approuves mon profil. Je n'avais pas la moindre idée que les écrivains pouvaient être un peu curieux de leurs lecteurs. Bien sûr tu dois savoir que tes lecteurs sont curieux à ton sujet… ça marche dans les deux sens.

Alors nous sommes tous les deux célibataires et sans attache ? Je dois admettre que j'espère changer cela. Je viens de rencontrer une fille avec laquelle je voudrai vraiment me lier. Et comme toi, je suis intelligent mais mon expérience personnelle pour savoir comment gérer cette relation est assez limitée. Je suppose que je peux essayer seulement de faire au mieux, croiser les doigts et espérer que tout aille bien, pas vrai ?

J'espère vraiment que tu as profité de ton weekend et j'attends le prochain chapitre avec impatience.

STARDUSTED

Bella devait l'admettre, ce gars paraissait très intelligent et elle se demanda brièvement s'il était un solitaire introverti geek passionné de sciences, lisant des fictions pendant son temps libre et écrivant des messages aux écrivains.

Il paraissait être un gars doux, admirant une fille de loin et espérant avoir une chance avec elle. Elle savait très bien ce que c'était d'avoir une connaissance limitée en relations. Elle était à peu près à zéro elle-même mais là encore il semblait que ce soit sur le point de changer.

Elle ajusta son ordinateur portable et tapa une réponse pour lui.

Message de : bellybeans

Message : Salut STARDUSTED !

Nous sommes en train de devenir des correspondants !

J'ai eu cette impression que tu devais être un gars. Il n'y a rien de spécifiquement masculin dans ce que tu as écrit mais ton style très neutre m'a rendu curieuse. La plupart des commentaires que je reçois ont une sorte de voix féminine, en particulier ici sur ce fandom mais pas la tienne. Tu serais surpris de voir que selon ce qui est écrit on peut deviner, le sexe, l'âge et les expériences des lectrices. Quelquefois je me trompe mais la plupart du temps je suis proche quand je vais voir le profil. (En supposant que le lecteur ait un profil.)

Ce que tu dis concernant les écrivains qui se mettent dans la tête de leurs personnages est vrai. Il faut arriver à comprendre leur réaction logique par rapport à ce qu'on écrit et aux situations dans lesquelles on les met. Que le dialogue semble facile et naturel pour ces personnages et créer en même temps des choses différentes est un défi qui peut être difficile mais j'aime les défis, ils permettent d'écrire des histoires amusantes.

Je te souhaite bonne chance dans ton objectif de relation avec la fille que tu as rencontrée. Il se trouve que je peux moi-même avoir ce genre d'objectif. Rappelle-toi de mon gentil fou de voisin que j'ai mentionné dans mon dernier message ? Oui ? Eh bien… il est vraiment beaucoup plus beau que fou. ;)

Mon weekend a été exceptionnel. J'espère que le tien était de même. Attends-toi à ce que mon prochain chapitre arrive bientôt ou alors mets l'histoire en alerte si tu ne l'as pas déjà fait.

Prends soin de toi STARDUSTED ! Passe une bonne semaine !

Bellybeans

Bella se recula, relut ce qu'elle avait écrit et envoya le message. Elle éteignit son ordinateur et le ferma, le préparant pour le prendre au travail le lendemain.

Après un voyage rapide en bas pour prendre quelques cookies et un petit verre de lait, elle vérifia deux fois que la maison était bien fermée pour la nuit et que toutes les lumières étaient éteintes, elle alla se coucher à vingt et une heure. C'était plus tôt que d'habitude mais elle avait le sentiment qu'elle allait avoir du mal à s'endormir.

Elle avait raison.

Elle avait trop de choses à quoi penser, l'anticipation du premier jour de travail demain, sans mentionner les yeux verts d'Edward et toutes les nuances qu'ils pouvaient avoir, sa bouche sculptée, ses lèvres douces et sa langue veloutée, ses sourcils arqués et épais et son nez légèrement tordu, cassé par Emmett, sa forte mâchoire et la sensation de douceur de sa barbe rasée, ses cheveux en désordre mais soyeux, ses grandes mains chaudes, ses longs doigts doux et ce qu'elle ressentait quand il la touchait, son corps sur le sien et les bruits sexy qu'il avait fait quand ils s'embrassaient…

Elle se retourna pour regarder l'heure et eut le souffle coupé.

Putain de merde ! Onze heures déjà ! Arrête de penser à Edward, Isabella Marie ! A quoi vas-tu ressembler demain !

Elle se retourna, essayant de se concentrer sur d'autres choses beaucoup plus terre à terre comme une liste des parties du discours en anglais en cherchant quelques exemples de chacun. C'était difficile, Edward revenait constamment dans ses pensées, juste comme il l'avait fait plus tôt dans la journée sur le canapé mais finalement elle dériva…

ooo O ooo

Le lendemain matin Bella quitta sa maison après envoyé un message à Edward pour lui dire qu'elle était prête à partir. Elle prit son sac à main, son fourre-tout et le sac de l'ordinateur portable, les posa sur le siège avant du camion et se tint en retrait, se tournant pour regarder dans la rue. Puis elle haleta et poussa un juron bas.

"Oh saint et sexy, une belle part de tarte succulente…"

Edward, habillé en homme d'affaire, descendait son allée et traversait Stardust Lane. Il portait des chaussures et un pantalon noir, une chemise blanche avec une espèce de cravate scintillante grise. Dans une main il avait une petite boite qu'il tenait par les anses. La brise matinale soulevait ses cheveux alors qu'il traversait gracieusement la rue.

Et il souriait… non, il faisait un petit sourire satisfait et séduisant et alors que Bella l'examinait il regarda par terre un instant, rougissant et son sourire devint celui d'un petit garçon timide avant qu'il relève la tête pour lui faire son sourire en coin et diabolique.

"Bonjour Edward !" dit-elle alors qu'il s'approchait d'elle dans l'allée, elle souriait aussi et devenait de plus en plus chaude au fur et à mesure qu'il se rapprochait. Il secoua la tête et posa sa main libre sur son cœur en faisant un soupir exagéré.

"Bonjour à vous Mlle Swan ! Tu es waouh… je t'assure, tu auras toute l'attention des élèves aujourd'hui."

Elle rougit à ses mots et se regarda. Elle portait des escarpins noirs, une jupe noire plissée qu'elle avait monté sur ses hanches, un top bleu roi et une veste charbon grise avec des manches trois-quarts. Ses cheveux étaient tirés mais quelques mèches s'étaient échappées.

"Quoi… qu'est-ce qui ne va pas avec ma tenue ?"

Edward rit. Elle ne voyait pas combien elle était sexy.

"Tout va très bien. Tu es belle, Bella. Tu es une vision attirante du monde universitaire. Où diable étais-tu quand j'étais lycéen ?" Il lui sourit.

"Euh... eh bien j'y étais vraisemblablement aussi ?" dit-elle, en haussant les épaules en rangeant une de ses mèches.

"Bien vu," dit Edward en baissant la tête pour caresser ses lèvres contre sa joue rose. "Hum et tu sens bien bon aussi, Mlle Swan." Il se redressa et admira son petit visage rouge avec un sourire. Il se racla la gorge pour reprendre ses esprits et tendit le sac qu'il portait.

"J'ai mis les restes, deux serviettes de table, fourchette et couteau et une bouteille d'eau. Oh et une pomme… pour l'enseignant bien sûr."

Bella rigola. "Merci Edward. C'est très gentil !" Elle se mit sur la pointe des pieds et lui fit un baiser sur les lèvres, se surprenant elle-même et lui aussi, par son audace soudaine.

Il sourit largement en lui tenant sa portière ouverte et elle grimpa dans le pick-up. "On se voit plus tard pour le dîner, d'accord ?" Elle hocha la tête avec un aussi large sourire que le sien en s'installant. "Passe une bonne journée Bella."

"Toi aussi Edward. A ce soir sept heures !"

Il ferma la portière et se mit de côté jusqu'à ce qu'elle sorte de l'allée. Ils se firent un signe de la main quand elle s'éloigna et comme le camion disparaissait Bella regarda dans son rétroviseur, gloussant en voyant Edward debout dans la rue agitant toujours la main et souriant, lui faisant un au-revoir dont elle se souviendrait toujours, pour son premier jour de travail.

ooo O ooo

Edward accéléra un peu plus tard en écoutant Van Halen Hot for Teacher hurlant à l'intérieur de sa voiture. Il sourit tout le trajet pour aller au travail et il souriait encore en rentrant dans son bureau vide, une bonne demi-heure avant que sa secrétaire n'arrive. Il entra dans la petite cuisine en commençant un café un peu avant huit heures.

Son téléphone vibra signalant un texto entrant, ce qui était bizarre à cette heure de la matinée.

Il sortit le téléphone et vit un message d'Emmett complètement incompréhensible. Il était écrit dans un charabia de lettres qu'Edward ne pouvait pas comprendre. Il allait devoir l'appeler ou lui répondre rapidement, pensa-t-il en le remettant dans sa poche. En attendant que le café se finisse, son téléphone vibra à nouveau et il le sortit une fois de plus.

Le deuxième texto était d'Alice et il comprit soudain le contenu embrouillé de celui d'Emmett :

Ça y est Bro! FH2F C-2* – Em

Le message d'Alice était beaucoup plus clair :

Bella a posté le nouveau chapitre – Pix

*Connasse

*For Hate To Fate Chapitre 2