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… CHAPITRE 49 …
Un livre ouvert
L'impact des deux messages qu'il venait de recevoir frappa Edward comme une boule de démolition.
"Oh merde," murmura-t-il, fixant son téléphone alors que tout l'oxygène quittait son corps.
"Et merde! Je ne lui ai pas encore dit!" cria-t-il, en tirant sur ses cheveux et lançant le téléphone sur le comptoir. Il s'élança hors de la cuisine, oubliant complètement le café et descendit dans le hall de Masen Entrepreneurial.
"Oh putain, putain, putain, putain, putain, putain," répéta-t-il en courant.
"Putain!" hurla-t-il en s'approchant de son bureau, réalisant qu'il n'avait pas encore allumé son ordinateur et qu'il allait devoir attendre pour que cette satanée chose se mette en marche avant qu'il puisse aller sur le site de Star-Lighted, trouver l'histoire de Bella et ne plus quitter des yeux la dernière mise à jour De la haine à la passion.
Il alluma les lumières dans son bureau et se précipita à l'intérieur, alluma l'ordinateur et pianota d'impatience et d'irritation sur le bureau, regardant son écran d'ordinateur revenir à la vie.
"Allez, allez, allez!" cracha-t-il. Puis il réalisa qu'il pourrait probablement lire le chapitre sur son téléphone. Il fouilla dans sa poche… mais il l'avait laissé là-haut sur le comptoir de la cuisine…
"Enfer!" jura-t-il, regardant les icônes s'afficher lentement et clignoter sur l'écran alors que ce maudit ordinateur prenait tout son temps pour devenir opérationnel.
Il leva les bras en l'air et quitta son bureau, revint à la cuisine pour récupérer son téléphone.
"Oh merde, merde, merde, merde, merde, merde !" chanta-t-il, en se dépêchant d'arriver dans la cuisine, ses yeux balayant les bureaux encore vides pour s'assurer qu'il ne se donnait pas en spectacle. Ses employés penseraient qu'il avait sûrement perdu l'esprit.
Il attrapa son téléphone se retourna vers la porte puis il hésita, se décidant finalement à remplir une tasse de caféine - ce qu'il allait faire avant que tout ça ne lui tombe dessus. Il versa le café brûlant d'une main tremblante, en renversant sur le comptoir, juste avant de courir vers son bureau à nouveau.
"Oh ! PUTAIN ! Merde, merde, merde, merde. Oh Putain !" s'écria-t-il alternativement, en se renversant du café brûlant sur les mains, manquant d'en mettre sur la chemise, le pantalon et la cravate en retournant à son ordinateur…
Il tomba dans son fauteuil et regarda sa tasse à café qui à présent était vide aux deux tiers.
"Putain !"
Et il avait oublié d'ajouter la crème.
"Oh putain," marmonna-t-il, en roulant ses yeux d'exaspération.
Ça y était au moins l'ordinateur était prêt.
Il fit reculer le fauteuil et tapa rapidement le lien pour aller sur le site et attendit. Après un moment… l'écran devint blanc avec le mot ERREUR en noir et une série de nombres, étalée là, dans le coin du haut.
Quoi ?
Il tapa le lien à nouveau… et encore la notification d'erreur apparut.
Enfer pourquoi ?
Il essaya une troisième fois. ERREUR apparut de nouveau comme pour le narguer au coin gauche, en haut de l'écran.
Putain c'est quoi ce bordel ?
Sa main passa dans ses cheveux et ses yeux allèrent jusqu'à l'heure sur son bureau. Il ne pouvait pas appeler Alice elle était déjà en classe, avec de nouveaux élèves avec lesquels elle essayait d'incarner un modèle positif. Son téléphone devait être éteint et rangé, un bon exemple pour ses élèves qui envoyaient des textos, gazouillaient ou peut-être même lisaient de la fan fiction.
Il n'y avait qu'une seule personne qu'il pouvait appeler.
Il se pinça l'arête du nez et tambourina avec les doigts de son autre main sur le bureau en envisageant de passer ce mauvais coup de téléphone.
"Putain d'enfer," marmonna-t-il, en prenant le téléphone et appelant, s'adossant à son fauteuil, attendant que ça sonne et fixant d'un œil meurtrier le mot ERREUR qui clignotait encore.
Il se demanda comment Emmett et Alice avaient tous les deux su que Bella avait posté un nouveau chapitre.
Il se demanda s'ils l'avaient déjà lu et si c'était bon ou mauvais ? Et voulait-il vraiment le savoir ?
"Salut frangin !" explosa enfin une voix joyeuse à l'autre bout de la ligne.
"EMMETT !"
"Edward ? Euh… tu vas bien mec ?"
"OUI ! Je vais bien Putain je suis resplendissant !"
"Ohhhhhhh- kayyyyyy…" répondit la voix calme d'Emmett. Mais avant qu'il puisse dire quelque chose, Edward se mit à parler rapidement.
"Em ! Comment-as-tu-su-qu'elle-avait-posté ? Tu-as-lu ? C'est-bon-ou-c'est-mauvais ? Et-pourquoi-il-persiste-à-afficher-ERREUR-quand-j'essaie-d'accéder…?"
"Waouh, waouh, waouh ! Calme-toi mon pote ! Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Tu es complètement allumé."
Edward inspira profondément, essayant de se calmer tout en fixant le mot ERREUR puis il se mit à parler.
"Désolé, Em. Ecoute je viens de recevoir ton message il y a quelques minutes. Comment sais-tu que Bella a posté ?"
"J'ai reçu une alerte du site. Tu as une attaque de panique ou quelque chose ?!"
"Non je n'ai pas d'attaque de panique !" cracha Edward. "Et bon sang qu'est-ce que c'est qu'une alerte ?"
"Bon sang calme-toi ! Et comment se fait-il que tu sois aussi largué ? Une alerte c'est un mail automatique qui t'avertit qu'il y a eu une mise à jour. Est-ce que tu la suis ?"
"Est-ce que je la suis ? Mais qu'est-ce que cela signifie ?! Je suis paumé !"
"Ecoute mec quand tu lis une fic il y a des options sur les pages. Tu peux cocher pour recevoir des alertes pour les fics qui te plaisent ou alors pour l'auteur. Alors on dit que tu suis la fic ou l'auteur. Et si tu le fais, chaque fois qu'il y a une nouvelle publication tu reçois un mail pour t'avertir."
"Oh… ça… c'est vraiment très pratique. Je suppose que je n'ai pas fait attention à toutes ces options à la fin de son premier chapitre." Il hésita. "Alors tu as lu ? Tu as lu le chapitre 2 ?"
Emmett hésita. "Euhhh…. Tu veux que je l'aie lu ? Ou pourquoi ne suis-je pas supposé l'avoir lu ?"
"Mais réponds-moi !"
"Oui… je l'ai lui. Pourquoi ? Je n'aurai pas dû ?" demanda Emmett prudemment.
"Je ne sais pas ! Je ne l'ai pas lu ! C'est bon ou c'est mauvais ?"
"Quelle importance ? Je veux dire c'est de la fiction pas vra i?" Emmett rigola.
Edward ne répondit pas immédiatement.
Il ne répondit même pas du tout. Il avait espéré éviter ça.
"Ed ? Allô ? Edward ?" Il y eut une pause suivie par un gros rire. "Pu-tain de Mer-de ! Tout c'est vrai, fait-fiction, n'est-ce pas ? Ce sont des faits ?" Emmett éclata de rire encore plus.
Edward éloigna le téléphone de son oreille et passa sa main dans ses cheveux en grattant son crane avec ses ongles, ce qui faisait mal… après un moment il rapprocha le téléphone et parla.
"Fait-fiction est une pure contradiction !" dit-il, ignorant les rires en essayant d'aller sur le site à nouveau.
"Petite Swan raconte ça comme si ça avait été vrai ?" demanda la voix facétieuse d'Emmett, ignorant le commentaire d'Edward. "Toute cette merde est donc bien arrivée le premier jour ? Même le salut de l'érection dans le pantalon en soie en plein jour ?"
"EM ! Ce chapitre est-il bon ou MAUVAIS ? Réponds-moi bon sang !" insista-t-il.
"Euh… Je ne sais pas… un peu des deux ? Pourquoi ne le lis-tu donc pas, mec ?"
"AAAARGH !" Edward grogna en voyant la mention familière ERREUR s'afficher de nouveau. "JE NE PEUX PAS LIRE ! Que signifie cette ERREUR qui ne fait que s'afficher ? Elle s'affiche chaque fois que j'essaie d'accéder au site !"
"Oh bonne chance avec ça ! Ils doivent être en train de faire de la maintenance sur le site, tu sais arranger les choses qui ne vont pas. Il faut juste que tu sois patient."
"JE SUIS PATIENT !" cria Edward impatiemment, en jetant un regard noir à son écran. "De la maintenance MAINTENANT ?! Pourquoi ont-ils choisi de faire ça maintenant ?!"
"Oui je sais, ça craint quand ça fait ça. Tu ne sais jamais ce qu'il va se passer. En général ils ajoutent quelques améliorations mais ils ne te préviennent jamais à quel moment. D'habitude c'est assez rapide. Essaie dans quelques minutes peut-être que tu auras de la chance. Quelquefois ça peut durer un ou deux jours s'il y a un problème difficile à résoudre."
"Un jour ou deux ?!" grogna Edward, en s'adossant à son fauteuil. "Dis-moi… quand a-t-elle mis le nouveau chapitre Em ?"
"Je ne suis pas sûr, j'ai trouvé l'alerte ce matin en me levant. Et en parlant de sortir du lit… Je voulais juste te dire… ce barbecue que vous avez organisé avec Alice était vraiment ultra fantastique. Je suis cul par-dessus tête pour Rosalie frangin. Je n'ai presque pas dormi pendant ces deux derniers jours… bon ou alors je me suis évanoui entre les deux mais tu sais Ed, Seigneur Rosie est incroyable. Cette fille est souple – je parle genre le Cirque du Soleil - elle est le Sexe du Soleil. Elle a une endurance telle que tu ne le croirais pas. Je veux dire, enfer, je pensais être en super forme – je dirige un club de gym putain et je m'entraine presque deux heures tous les jours… mais elle a quelque chose d'un triathlète ninja !"
"C'est formidable, Em. On aurait dit que tu avais vraiment passé un bon moment au barbecue," soupira Edward, en n'écoutant qu'à moitié car il essayait d'aller sur le site à nouveau.
"Comment a-t-elle pu se lever ce matin et aller au boulot comme si elle avait dormi comme un bébé… ça me dépasse ! Je sais qu'elle était debout au milieu de la nuit parce que moi aussi… si tu me comprends. Je peux difficilement bouger ce matin… J'ai mon machin qui me fait mal et je suis hagard… Hey peut-être que tu connais une pommade ou un onguent pour euh… sur utilisation…?"
"QUOI ? NON !" Edward enleva son téléphone de son oreille en grimaçant de dégoût et en mettant une main sur ses yeux fermés, souhaitant ne pas devoir imaginer de quoi Emmett était en train de parler.
La voix d'Emmett retentit au loin. "Je veux dire ton père est médecin… j'ai pensé que peut-être…"
"Mais enfin, mon père est neurochirurgien ! Et je ne peux pas lui demander quelque chose comme ça ! Cherche sur G°°gLe !"
"D'accord, d'accord, calme-toi ! Seigneur tu es sûr que tu n'as pas un bug toi aussi ce matin," fit observer calmement Emmett, alors qu'ERREUR s'affichait une fois de plus.
"Oui j'ai aussi un bug parce que JE NE PEUX PAS ME CONNECTER A CE MAUDIT SITE !"
"Ah oui. Je suppose que ça te rend anxieux de savoir ce qu'elle a écrit. Mais c'est plutôt bon je pense. Elle raconte le jour où elle m'a rencontré chez toi. Je suis Everett McCoy… tu sais l'ami d'Ethan Collins de C'est écrit dans les étoiles. Et si je dois seulement le dire je suis aussi sexy que Leland Klutz… le gars qui joue dans les films.
"Alors comment ça se passe entre toi et Petite Swan ? Tu lui as demandé de sortir ?"
"C'est déjà fait," soupira Edward en fronçant les sourcils vers son écran pas du tout coopératif. "Nous sommes allés petit-déjeuner hier matin, je lui ai demandé après le barbecue. Et apparemment maintenant tu dois quarante billets à Alice."
"Sacrée petite Pixie ! Comment fait-elle pour toujours savoir ? Elle gagne à chaque fois !"
"Tu ne devrais jamais parier contre Alice. Et en particulier quand il s'agit de moi. Elle a comme une sorte d'intuition bizarre… ou autre chose."
"Je te jure, elle me fait peur parfois."
"Je sais crois-moi, je le sais," soupira Edward. " Merde, ce maudit écran continue d'afficher sans cesse ERREUR, Em."
"N'arrête pas d'essayer Ed. Et pendant que tu le fais, dis une prière, croise les doigts, les orteils et les yeux. Quelquefois ça peut aider."
Edward roula des yeux au lieu de les croiser et empoigna une mèche de cheveux au lieu de croiser les doigts et marmonna mais il fit comme Emmett le lui avait dit il tenta d'y accéder à nouveau.
"Alors comment était ce petit-déjeuner avec Stella-Bella-bellybeans," demanda gentiment Emmett.
"Petit-déjeuner ? Oh ça été… génial. Je veux dire ça s'est bien terminé, vraiment vraiment bien. Je l'ai appelée hier soir et elle viendra manger chez moi ce soir. Elle est géniale Em. Elle est parfaite et…
ÇA Y EST ! J'Y SUIS ! ÇA A MARCHE !" s'écria-t-il soudainement. "J'y suis ! Il faut que j'aille lire. Je te rappelle plus tard, Em. Merci mec ! J'ai vraiment apprécié !"
"Pas de problème Bob !" rit Emmett. "Bonne lecture ! On se par…"
Edward n'entendit pas la suite, il avait déjà raccroché et recherchait la page de Bella. Il passa le profil familier à présent avec la liste de ses fictions préférées. En dessous la bannière de De la haine à la passion, avec une petite note au bas : bannière crée par Star-A-Holic. A présent il savait que c'était Alice.
Seigneur, c'est Alice qui a fait ça. Ça a dû la rendre malade de savoir qu'elle a fait une bannière sur moi en tant qu'Ethan Collins… avec ma… euh… son… cul nu au milieu de la bannière. Et comme si ce n'était pas assez bizarre, il est couché au-dessus… faisant l'amour à … une Stella Brown… nue… qui est sa collègue de travail… Bella.
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Putain… c'est nous.
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Edward se figea en regardant cette photo. Presque tout lui se figea. Sauf une partie qui se ragaillardit. Cette photo avait piqué l'intérêt de son pénis.
Il savait que ce n'était pas une photo de lui et de Bella. Elle représentait les personnages de l'histoire. Qui leur était arrivée à tous les deux. Quelques jours auparavant cette photo aurait représenté une idée de fan fiction farfelue. A présent cette bannière avec cette photo érotique au milieu était un peu plus que fantastiquement fascinante.
Edward glissa dans son fauteuil, changeant de position et ajustant son intérêt piqué.
Allez ressaisis-toi Cullen. Pas manuellement mais mentalement. C'est juste une photo et encore pas une de Bella et toi. Reste concentré sinon tu devras aller dans les toilettes pour homme soulager tes pensées vagabondes. Veux-tu vraiment faire ça à cause d'une photo que ta sœur a faite?
"Oh putain c'est dégoûtant!" Edward ferma les yeux et se pinça l'arête du nez se, reprenant rapidement.
Il regarda sous la bannière et relut le résumé – celui-là même qu'il avait déjà lu trois jours et demi avant. Celui qui l'avait fait flipper.
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De la haine à la passion
Une fan fiction
par bellybeans
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Résumé : Nouvelle enseignante et écrivain en herbe Stella Brown déménage de la petite ville de Forks à la grande Seattle. Après une première rencontre horriblement gênante, elle trouve l'inspiration pour sa nouvelle fic dans le play-boy énigmatique et hargneux qui vit en face de chez elle. Elle ne peut pas le supporter, il ne peut pas la supporter. Ces deux opposés vont-ils jamais trouver un terrain d'entente et devenir amis… ou peut-être plus ?
Catégorie : Ecrit dans les étoiles
Personnages : Stella Brown, Ethan Collins, Alexa Collins, Everett McCoy, Justin Whitman, Roxanne Hardy, Jethro Brick, Andréa Weaver
Chapitre 2
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C'était drôle combien les choses avaient changé depuis vendredi soir quand il était tombé sur le sommaire et le prologue. Bella et lui s'étaient trouvés un terrain d'entente en quelque sorte et étaient devenus amis… et avec une possibilité de devenir plus encore.
Il fit défiler la page, regardant le lien pour le prochain chapitre, se souvenant qu'on pouvait y accéder par la page de la fic. Il cliqua dessus et alla sur le chapitre 2 et une nouvelle page s'ouvrit.
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De la haine à la passion
de bellybeans.
N/A : Bon, mes lectrices, vous avez des choses intéressantes à dire sur la première rencontre entre Ethan et Stella ! Je suis d'accord - ils sont vraiment partis du mauvais pied. Mais ils ont essayé d'arranger la situation. Les gens PEUVENT CHANGER ! Les personnages de fiction aussi bien sûr !
Plusieurs autres personnages familiers vont faire leur apparition ici.
Chapitre 2 : un livre et sa couverture
En regardant la voiture de sport noire s'éloigner rapidement avec son occupant attirant et arrogant, je n'aurai jamais pu imaginer combien Ethan Collins viendrait hanter mes pensées pendant les journées qui allaient suivre. Il avait été irritant et injurieux ce premier matin et contre ma raison et le sens commun il avait aussi et de façon inattendue été fascinant. Il avait définitivement capturé mon attention.
Edward soupira et fit son sourire en coin à l'écran.
Bella a pensé que j'étais attirant.
Elle pensait aussi que tu étais arrogant.
Ouais… mais aussi que j'étais captivant.
Elle voulait simplement dire que tu étais cap-tivant* avec ta casquette Abruti.
Tu sais vraiment comment faire pour ruiner une pensée agréable.
Ce premier jour il ne rentra que le soir. Et quand il le fit, il n'était pas seul.
Oh merde… elle a écrit sur Irina?
Bon ce n'est pas comme si elle écrivait de terribles mensonges sur toi.
Je sais. Elle n'avait pas besoin. La vérité était assez affreuse.
La magnifique rousse de la nuit précédente qui était partie fâchée moins de douze heures auparavant, avait été remplacée. La blonde légèrement vêtue qu'il aida à sortir de la voiture était bronzée et tonique et aussi attirante que mon abruti de voisin.
Aïe! Elle m'appelle toujours abruti. Et JE SAVAIS BIEN qu'elle nous observait!
Je regardai par la fenêtre quand il sortit son sac de son coffre et ça devint plus évident que la blonde en question était son invitée et sa conquête… du jour. Je pouvais simplement supposer qu'une nuit très occupée les attendait.
Merde.
Et bien sûr elle n'a aucune idée que tu as été infoutu… de … faire quoi que ce soit… cette nuit-là.
Il fallait que je fasse quelque chose pour gérer ce déménagement qui m'avait énervé à cause de mon cauchemar de voisin. Il fallait que j'en parle pour me défouler et j'appelai donc ma meilleure amie Andréa.
Andréa Weaver était la meilleure amie qu'on puisse souhaiter avoir. Elle était intelligente et compréhensive et elle faisait toujours attention à moi. Nous avions partagé beaucoup de choses au fil des ans, depuis nos années d'école secondaire. Peu importait la situation, je comptais toujours sur elle pour voir les choses avec calme et clarté, pour me donner un autre point de vue et me sortir de mes épreuves et mes tourments.
Edward s'assit passant son doigt sur sa lèvre pensivement.
Andréa serait donc Angela?
La suggestion d'Andréa pour comment gérer tout ça fut assez inventive… littéralement. Vraiment créative.
"Ecris tout ça Stella," la pressa Andréa avec un rire. "Fais-en une de tes fics. Je serai heureuse de t'aider, tu pourras échanger avec moi. Et comme ça tu pourras gérer cet abruti comme tu le voudras. Tu pourras avoir ta revanche contre ce playboy stupide et lui donner une leçon.
Elle voulait dire dans la fiction bien sûr parce qu'il n'y avait pas moyen que je puisse l'affronter de nouveau à présent. Mais je devais l'admettre son idée mit un sourire sur mon visage et une chanson dans mon cœur. Alors je gardais cette idée. Il fallait que j'y réfléchisse bien, avant.
Alors c'était Angela qui avait eu l'idée d'écrire tout ça ?
Et c'était le même soir où Bella avait dansé bizarrement devant sa fenêtre! Est-ce que ça avait un rapport ?
Qui danse devant sa fenêtre en chantant dans… ce qui devait être une brosse à cheveux ?
Edward ne put empêcher son rire de quitter ses lèvres.
"Que signifiait donc cette danse ? Vraiment Bella je t'ai vue danser de nouveau devant une fenêtre depuis."
Il fut momentanément perdu en se remémorant la danse des Pussy Cats Dolls du dimanche soir au barbecue.
Bien sûr je ne m'attendais pas à revoir mon abruti de voisin ce soir-là… lui et son pantalon en soie noire, son visage parfait et son corps !
J'espérai seulement le voir dans mes rêves… oui c'est là qu'il serait, lui et son pantalon.
"Bordel de merde ! Elle a rêvé de moi ?! EN PYJAMA ?" Edward était choqué par ses mots.
Bella… à quoi as-tu pensé cette nuit-là ?
Hmmm… Il va falloir que nous ayons une petite discussion Isabella. Qu'est-ce que ce rêve implique exactement ?
Peut-être était-ce un cauchemar ?
Oh putain… tu es un sacré rabat-joie !
Edward éteignit mentalement sa voix intérieure et continua à lire.
Je ne m'étais pas non plus attendue à recevoir un cadeau d'Ethan Collins sur le pas de ma porte le lendemain matin. Mais peut-être devrais-je apprendre à m'attendre à l'inattendu quand il s'agissait de lui.
A un moment donné ce matin-là un étrange cadeau avait été déposé sur mon paillasson indiquant Bienvenue, bienvenue dans le voisinage… au moins dans un sens. C'était une casquette rose visiblement un échange pour la casquette Abruti que je lui avais donnée le jour précédent. Et au-dessus de la visière, en script, étaient brodés les mots "Ice princess."
"QUOI ? ICE PRINCESS ?! Je ne t'appellerai jamais comme ça !"
Mais tu l'as appelée Garce et Abrutie. Alice a marqué un point tu sais par rapport à tes achats. Et il est évident que Bella ne peut plus mentionner la casquette Bitch parce que Jessica connait toute l'histoire sordide de ton achat chez Newton. Et Bella sait que Jessica est une lectrice. C'est probablement pour ça que le nom a été changé.
Seigneur ! Merci Bella de t'être souvenue de Jessica. J'avais complètement oublié.
J'étais stupéfaite. J'étais furieuse. Je claquai la porte et commençai à arpenter. "Ice princess ? Hein ?" Comment avait-il osé ?! Quel culot ! Après quelques instants je revins à la porte, ramassai la casquette et la posai sur ma tête. Dent pour dent hein… Et bien il allait savoir !
Edward se frotta le visage et secouant la tête à sa propre idiotie. Malgré les choses qu'elle avait dites, la casquette Bitch l'avait blessée – au moins à ce moment-là.
"Tu n'es pas une princesse des glaces Bella. Tu es plus… une… une reine. Oui ! C'est ça ! Tu es la reine B*."
Edward sourit à cette pensée. Il aimait cette pensée. Il l'aimait tellement qu'il attrapa son téléphone et tapa une petite note pour s'en souvenir. Ouais, il aimait beaucoup l'idée de Queen B. [la Reine des Abeilles]
Est-ce que cela fait de toi son bourdon Cullen ? Tu sais - l'abeille mâle qui n'a pas d'attache et dont le seul job est de s'accoupler avec la Reine.
Il cligna des yeux, essayant de ne pas se laisser distraire par les pensées de la photo sur la bannière.
D'accord je piquerais certainement si j'avais besoin de me défendre.
Il se lécha les lèvres et combattit ses pensées qui essayaient de revenir à la bannière.
Et je m'assurerai de butiner – car le pollen a besoin d'être récolté.
Et pendant qu'il parlait la photo de la bannière envahissait ses pensées à nouveau.
"Tu sais il ne s'agit pas de s'accoupler avec la reine !"
Edward n'avait pas remarqué le mouvement à l'intérieur de ses bureaux. Il n'avait pas vu que sa secrétaire Makenna était arrivée et s'était approchée de sa porte ouverte. Il n'avait pas vu son expression en entendant la dernière phrase sortir de sa bouche alors qu'elle frappait doucement à sa porte.
Edward leva les yeux, surpris et rougit immédiatement sous son regard inquiet, réalisant qu'elle avait probablement entendu la dernière partie de sa phrase idiote.
Elle va penser que tu es devenu fou.
"Je ne voulais pas vous déranger M. Cullen. Tout… va … bien ?" demanda Makenna, en hésitant tandis qu'elle le regardait inquiète.
Il s'éclaircit la voix et rigola timidement.
"Bonjour Makenna. Désolé pour ça. Oui tout va bien. J'étais juste en train de lire quelque chose." Il fit signe vers son écran qu'elle ne pouvait pas voir. Il lui sourit, espérant qu'elle ne pensait pas qu'il perdait la tête.
Elle va probablement penser que tu as une araignée au plafond.
Makenna sourit rassurée. Elle remarqua la tasse de café vide sur son bureau.
"Puis-je vous amener un peu plus de café ?"
"Oui merci, ce serait génial."
"Vous êtes là tôt ce matin," fit-elle observer, en s'approchant pour prendre la tasse.
Les yeux d'Edward étaient repartis sur son écran. Il ne la regarda pas en répondant.
"Oui, je partirai plus tôt aujourd'hui. J'ai quelques courses importantes à faire avant de rentrer chez moi."
Elle hocha la tête, incertaine, en le regardant pour obtenir quelque indice. Il ne ressemblait pas à lui-même ce matin. C'était la deuxième chose étrange qu'il disait. Et quoi que ce soit qu'il regarde sur son écran ça semblait vraiment le préoccuper.
"Je vois," dit-elle professionnellement, ne voulant pas insister. "Je reviens… bientôt avec votre café." Edward hocha la tête en continuant à lire.
Mon petit-ami d'une fois, ami pour toujours et bientôt involontaire complice, Jethro Bricks arriva quelque temps après, ce même second jour. Comme prévu il arriva avec le camion de déménagement rempli du contenu de ma nouvelle maison. Il était là pour m'aider à emménager.
Et ce fut à ce moment, quand je sortais pour saluer Jethro toujours portant la casquette Ice Princess – qu'Abruti fit son apparition avec son plus récent rendez-vous. Il avait sorti sa sportive dans la rue, se préparant à partir une fois encore. Du coin de l'œil je le regardai alors que l'immense, grand et fort Jethro sortit du camion et m'attrapa pour un gros câlin d'ours.
Bien - pensai-je - peut-être que tu n'es plus aussi excité Monsieur pantalon en soie ! Peut-être que tu te demandes si c'était une aussi bonne idée de donner cette casquette à ta nouvelle voisine, de laquelle tu ne connais rien. Peut-être que l'homme aux muscles semblables à ceux de Hulk juste à côté de moi est juste un peu intimidant. Et peut-être est-il mon petit-ami, qui ne prendrait pas bien le fait qu'un homme à moitié nu hurle contre sa petite-amie à cause d'une panne de son Chevy Equinox et lui déclare la guerre avec une casquette brodée Ice Princess.
Edward resta assis en souriant de manière incontrôlable à l'écran, en continuant à lire.
Si Ethan savait seulement.
Jethro était actuellement le petit-ami de Léandra, une de mes amies de là-bas. Et Jethro était un bon petit chien, une des plus gentilles âmes que je connaisse.
Mais l'Abruti ne savait rien de tout cela. Et tandis qu'il s'éloignait avec la dernière de ses conquêtes, je souris gentiment et portait deux de mes doigts sur la visière de ma casquette pour le saluer comme il l'avait fait le jour d'avant. Je fus tentée de lui faire un doigt d'honneur mais je me retins et essayai de garder fermement mes deux doigts en place.
Dent pour dent… Rancune pour casquette…
Edward éclata de rire. Elle était adorablement indignée et si mignonne dans son désir de vengeance !
"Comment Jake t'a-t-il appelé ce jour-là ?" songea-t-il. "Oh !" Il éclata de rire. " Un pot de poivre ! C'est ça ! Un petit pot de poivre!"
Il rigolait encore en secouant la tête quand Makenna s'approcha avec précaution. Elle l'avait entendu rire depuis le hall ainsi que ses mots étouffés. Heureusement il ne parlait plus tout seul quand elle rentra dans le bureau avec le café. Il se passait vraiment quelque chose avec le jeune M. Cullen ce matin mais ce n'était certainement pas son rôle de lui demander.
"Et voilà M. Cullen," dit-elle en posant la tasse. "Je vais voir vos messages et votre planning et me procurer les fichiers et projets pour vous."
"Merci," répondit Edward. "Et oh Makenna ?"
"Oui monsieur ?" Elle se tourna pour regarder son patron.
"Pouvez-vous appeler et vérifier pour les commandes de fleurs que vous avez passées vendredi ? Il était prévu qu'elles soient livrées aujourd'hui pour ma sœur et pour Bella… euh Isabella. Assurez-vous que tout soit en ordre. Je veux être sûr et certain que ces fleurs arriveront aujourd'hui. Et fermez la porte de mon bureau s'il vous plait. Il faut que je me concentre pour finir ça," il montra l'écran mystérieux de son ordinateur devant lui.
"Certainement monsieur." Makenna hocha la tête et quitta le bureau en fermant la porte doucement derrière elle.
Makenna essaya de se souvenir si elle avait déjà entendu Edward Cullen mentionner une femme qui ne faisait pas partie de sa famille ou de ses associés. Mais non, elle ne se souvenait pas de cela. Et il avait fait référence à Isabella Swan plus familièrement en l'appelant 'Bella". Elle n'était pas plus de sa famille que de ses associés et pourtant il lui envoyait des fleurs. Le léger sourire de Makenna se transforma en un sourire compréhensif.
Mon dieu M. Cullen a été piqué par la petite puce de l'amour.
Makenna rigola à cette pensée étrange en s'asseyant à son bureau.
Ou qui sait c'est une petite abeille.
Dans son bureau Edward était dans son monde de fiction, parcourant l'histoire de Bella.
Qui aurait pu supposer que j'allais moi aussi avoir quelques surprises avec l'arrivée de Jethro ?
D'abord Jethro confronta l'abruti après que je lui ai décrit notre première rencontre. Ensuite il bavait sur sa voiture et essayait de voir comment il pourrait faire un tour quand Abruti reviendrait. Et troisièmement Abruti avait poliment offert son aide pour aider à déplacer les plus gros meubles.
Mon irritation avec Abruti s'était soudainement transformée en choc puis en gratitude plutôt réticente.
Je devais bien le reconnaitre j'avais été agréablement surprise par la tournure inattendue de ces événements… jusqu'au moment où il partit en annonçant qu'il avait des projets pour le dîner. Il m'avait fait un sourire arrogant, accompagné de sa façon de saluer désormais familière et à en juger par cette effronterie familière aussi, je me doutais que ses projets de dîner impliquaient sans doute encore une autre jeune femme sexy.
Edward s'affala, laissant tomber son front contre ses bras repliés sur le bureau.
"Grrr !" souffla-t-il en se rasseyant. "J'allais dîner chez mes parents ! Il n'y avait pas de jeune femme sexy ! C'était un couple d'âge mur inquiet et qui s'occupe de ce qui ne le regarde pas !"
A la fin du second jour je dus réévaluer mon opinion concernant Ethan Collins. Il n'était plus cet abruti de voisin, il avait été un voisin abruti certes mais utile. Mais il avait aussi ce petit sourire attirant qui me prit au dépourvu et me laissa dans le doute. Il possédait aussi une voiture de sport pas banale et semblait avoir tous les jours un penchant pour toutes les femmes.
Alors j'étais aidant et attirant et mon sourire t'a prise au dépourvu. Isabella Swan… tu es un peu... intéressée… pas vrai ?
Edward sourit à son écran. Puis il continua à lire.
Je commençai à penser à lui autrement qu'à un abruti. Il était un vrai play-boy… un adepte et un rusé prédateur de femme. Et je commençai à envisager la proposition d'Angela d'écrire une histoire basée sur mon expérience avec le prédateur de l'autre côté de la rue. Et ce soir-là finalement, j'ouvris mon ordinateur et commençai à écrire sur le Prédateur.
Edward fixa l'écran. Il ne voulait pas être le prédateur ou même un prédateur. Il n'avait jamais fait ça. Et quand il pensait à lui-même il ne se voyait pas comme rusé. Il réalisa que Bella n'en savait pas beaucoup sur lui à ce moment- là, quand elle avait commencé à écrire sa fiction mais maintenant elle le connaissait bien mieux. Il avait essayé de lui expliquer l'impasse dans lequel l'avaient conduit ses relations hier et elle avait posté ce chapitre aujourd'hui.
N'oublie pas que cette histoire est basée sur les faits et sur la façon dont elle les a perçus. Elle écrit ses vraies pensées pour ce premier week-end et évidemment ses pensées te concernant ont changé depuis. Tu le sais. Laisse-lui le temps de raconter l'histoire. A présent continue à lire et arrête de te plaindre !
Tôt le lendemain matin, après que Jethro soit reparti pour rentrer à Forks le Prédateur me choqua quand il vint frapper à ma porte, fringant et sentant divinement bon. Il me surprit car il s'excusa de sa conduite rude le premier matin et j'acceptai ses excuses. Et ensuite il me fit une demande plutôt curieuse…
"Pourrais-tu récupérer mon courrier et mes journaux pendant les trois jours où je ne serai pas là ?" demanda-t-il.
Mais au moment où j'allais répondre, il fut interrompu par la sonnerie de son téléphone. Ne se rendait-il pas compte combien il était mal élevé ? Et bien sûr l'appel venait d'une autre femme.
"Kate," murmura Edward avec regret. "Qui m'appelait de Chicago… pour le travail… et le plaisir." Il serra les dents et passa sa main dans ses cheveux en repensant à cette expérience de la semaine passée qui l'avait laissé en détresse et qui avait bouleversé et secoué son cœur.
N'y pensons plus c'est du passé. Allons de l'avant. Et regarde l'incroyable et inattendue tournure que ta vie a pris depuis. Les choses arrivent pour une raison… qui sait peut-être était-ce le projet divin pour nous ? Tu ne peux pas rester coincé sur les mauvaises expériences, il faut apprendre d'elles et aller de l'avant.
Edward hocha la tête quand l'interphone bourdonna. C'était Makenna.
"Oui ?" répondit-il.
"Les fleurs doivent être livrées ce matin. Et j'ai vérifié deux fois pour m'assurer qu'ils n'avaient rien changé à l'arrangement floral pour Isabella. Ils ont également rajouté quelques tournesols miniatures pour que ce soit un peu plus varié."
"Oh et bien c'est encore mieux ! Merci d'avoir vérifié cette commande."
"Avec plaisir, monsieur."
"C'est tout pour l'instant Makenna. Je vous appelle dans un moment. Prenez mes appels."
"Certainement monsieur."
Edward retourna à sa lecture.
Je ne l'avais rencontré que deux jours auparavant, je savais que mon nouveau voisin allait mettre ma patience et ma bonne volonté à l'épreuve, avait repoussé la décence m'embrouillant et me désorientant avec sa perfection et sa présence envoûtante. Il était la Belle et la Bête en une seule personne, attirante et exaspérante.
Tu étais attirée et repoussée simultanément pas vrai ?
Cette partie de la fic lui était familière réalisa-t-il. Ça avait été la préface de l'histoire, un petit aperçu de ce qui allait arriver.
Je savais que si je n'avais pas accepté mon premier poste ici, à Seattle je n'y serai pas en ce moment, assise dans mon salon, contemplant la maison vide de l'autre côté de la rue, les clés du château d'Ethan Collins dans la main. J'avais été d'accord avec sa requête, cependant à présent j'étais assise en réfléchissant à quel mauvais tour ou quelle plaisanterie j'allais lui jouer. Mais plutôt curieusement… il me manquait.
Edward sourit et secoua la tête.
Idiote Bella, tu n'étais pas loin de nous piéger tous les deux avec cette visite de ma maison… et écoute… tu m'as manqué aussi, en quelque sorte. Pour être honnête tu m'as manqué. J'étais aussi certainement impatient de recevoir la casquette que j'avais commandée pour remplacer la tienne. Je voulais faire amende honorable.
Mais bien que je sois irritée et indignée pour comment il me faisait sentir, je ne pouvais pas arriver à regretter la décision que j'avais prise de venir ici. J'avais accepté le travail de mes rêves et maintenant j'avais la maison de mes rêves. Je ne pouvais rien y faire si je vivais tout près d'Ethan Collins qui venait de prouver qu'il était mon pire cauchemar.
"Ou peut-être pas," murmura Edward, avec un sourire en coin, en pensant au jour précédent. Leur rendez-vous, leurs conversations, leurs petites courses en chemin pour rentrer, les pique-nique à venir et petite sexy Bella excitée, bougeant sous lui, sur son canapé, lui donnant sa bouche et ses lèvres, sa langue en compensation de son argent.
Mais maintenant il pensa qu'il fallait qu'il lui confesse qu'il l'espionnait informatiquement et qu'il lisait aussi sa fiction.
"Ou peut-être je suis ton pire cauchemar," soupira-t-il, son sourire se transforma en un plissement de front.
Les clés de la maison d'Ethan Collins me tentaient, m'appelaient, me séduisaient, me priaient pour que j'aille voir la maison du Prédateur… pour récupérer son courrier et rentrer ses journaux.
Je refusais de succomber à la tentation ce premier matin.
Je cédais au milieu de l'après-midi.
Sa maison était comme lui : cool, élégante, belle d'une façon masculine. C'était la tanière parfaite pour un prédateur cool, élégant et beau.
"Sérieusement Bella cette chose de prédateur doit cesser," dit Edward, en fronçant les sourcils.
Je trainais au rez-de-chaussée ne voulant pas enquêter sur sa vie intime là-haut. Mais plus j'en voyais du rez de chaussée plus je commençais à soupçonner une chose à laquelle je ne m'étais pas attendue : le prédateur n'était pas si simple. Et si jusqu'à présent je n'avais vu que sa belle apparence extérieure, le côté de lui que j'avais jugé rapidement n'était basé que sur des observations superficielles.
Edward exhala un soupir de soulagement. "Merci ! Commençons donc à éplucher cet oignon ! Et merci mon dieu recommence à m'appeler Ethan et arrête de te référer à moi comme Le prédateur !"'
Ça me fait repenser à ce film de 1987… de John Mc Tiran avec Arnold Schwarzenegger. Et sûrement je n'étais pas aussi hideusement repoussant que cet affreux et horrible fils de p*** venu d'un autre monde !
Le poster de ce film était cool !
D'accord oublie le film et le poster. Revenons à l'histoire de Bella.
Comme j'avançais dans sa maison, les pelures d'oignon du Prédateur commencèrent à tomber devant mes yeux. Derrière cette élégante apparence, je réalisai qu'Ethan Collins devait être un homme intelligent. Il avait une merveilleuse bibliothèque avec des livres de tous les genres imaginables, organisés scrupuleusement par catégories sur les étagères qui recouvraient tous les murs.
Je sais, je suis un peu obsessionnel du rangement. Je peux l'admettre.
Il devait aussi apprécier les arts, parce qu'il y avait de belles peintures et sculptures dans sa maison et des livres d'art posés sur les tables. Et comme si ce n'était pas assez surprenant, je découvris qu'il était aussi musicien, qu'il jouait de plusieurs instruments et écrivait même de la musique.
J'étais choquée. Ethan Collins était un lecteur et il avait un côté créatif et artistique, ce à quoi je ne m'attendais pas… un côté sensible.
Avoir de l'intérêt pour les arts fait de moi quelqu'un de sensible ?
Peu importe ce que tu dis ma petite Bella bizarre.
Je venais de découvrir que Prédateur avait une face cachée. Et je ne m'y attendais pas du tout de sa part.
Edward rigola tout haut. "Tu viens juste d'érafler la couche superficielle de ma face cachée, bellybeans."
Le jour suivant, ma curiosité concernant Ethan Collins n'avait fait qu'augmenter. J'avais des questions sur l'homme énigmatique de l'autre côté de la rue et j'envisageai de retourner chez lui pour chercher quelques possibles réponses. Je quittais ma maison pour la sienne et en fait quelques-unes des réponses allaient venir d'une source inattendue.
Un grand et énorme véhicule venait juste de se garer devant la maison d'Ethan et un homme grand comme un ours en sortit… en me regardant.
Ce fut ce jour-là que je fis la connaissance d'Everett McCoy.
Euh comme c'est étrange combien les noms des personnages et celui d'Emmett se ressemblent… Emmett McCarty et EverettMcCoy.
Euh… et Angela aussi et maintenant que j'y pense… Angela Weber et Andréa Weaver.
Bon le mien aussi après tout… Edward Cullen et Ethan Collins.
Et merde… Bella Swan… Stella Brown.
Est-ce que Bella a remarqué ça?
C'est assez troublant en y pensant. Comme si nous étions ces mêmes gens… mais dans un monde fou et parallèle… ou quelque chose.
D'accord reste concentré sur cet univers Cullen. Reviens-en à l'histoire.
Everett se présenta m'expliquant qu'il était un ami d'Ethan, qu'il était venu pour sortir les poubelles, ce qu'Ethan avait oublié de me demander le jour d'avant et pour m'aider dans mon travail de récupération du courrier.
Visiblement Ethan avait réfléchi après m'avoir laissé ses clés.
Non je n'ai pas regretté de t'avoir laissé mes clés…
"Il s'est senti mal de t'avoir mise à contribution," expliqua Everett. "Il a réalisé qu'il aurait pu me donner une clé à moi. Et j'aurai pu le faire aussi," ajouta-t-il.
Tu vois ? Pas d'arrière-pensée parce que j'ai cru que tu t'étais sentie obligée. Et je ne voulais pas ça.
Je me sentis mal de savoir qu'Ethan croie que je refusai d'être une bonne voisine et de le dépanner. J'assurais Everett qu'il n'y avait aucun problème, que je ne m'étais pas sentie obligée. Et puis nous vivions si près, juste de l'autre côté de la rue. Logiquement j'allais continuer à le faire. Sans mentionner le fait que j'étais curieuse de tout ce qui pouvait le concerner… et bien sûr, je ne le mentionnais pas.
Mais je suivis Everett de l'autre côté, bavardant avec lui, glanant des informations sur son ami quand l'opportunité se présenta et que nous nous mîmes à discuter.
Edward se pinça l'arête du nez en contemplant les informations qu'Emmett avait laissé filtrer.Il ne se retenait pas. Mais il pouvait être direct et embarrassant mais il était aussi le meilleur ami qu'il ait jamais eu. Si Emmett avait partagé des choses embarrassantes à son sujet, il devait aussi avait donné des informations positives supposa-t-il. Quoi qu'il en soit c'était probablement inévitable.
J'appréciais Everett immédiatement. C'est le genre de gars qui te met à l'aise instantanément avec son amitié facile. Il ne semblait pas du tout être du genre à se lier avec un abruti et en fait il me dit qu'Ethan était un frère pour lui.
Ouaip je suis son frangin et il est le mien… bien que je n'aie pas l'habitude d'utiliser ce terme.
Ce soir-là je fis des cookies - j'en offrirai à mon voisin, celui avec qui nous avions eu un mauvais départ. Et pendant que je mélangeais les ingrédients, je pensais aux composants qui rentraient dans le produit fini, les choses qu'on ne voit pas au premier coup d'œil mais qui peuvent quand même être là. Et quelques-uns de ces ingrédients peuvent être invisibles mais combinés avec d'autres, le résultat peut être quelque chose de palpable - quelque chose qui peut mettre l'eau à la bouche.
Ces cookies au chocolat étaient fantastiques. Et il semblerait que Bella aime bien faire ça. Mais je ne sais pas trop bien quoi faire avec toute l'analogie dans ce paragraphe…
Oui parce que tu as prouvé que ça pouvait aussi être la recette d'un désastre.
Putain.
Je réfléchis sur Ethan Collins et les quelques choses que j'avais apprises sur lui. Il était plus que ce que j'avais imaginé au premier abord. Il était intelligent – comme ceux qui sortent de l'Ivy League. C'était un lecteur avide et un musicien. Il avait un côté sensible aussi. Il avait été conscient que ça pouvait me gêner de m'occuper de son courrier et avait envoyé des excuses et la possibilité de céder la responsabilité à quelqu'un d'autre plutôt que de s'imposer davantage.
Comme prévu j'amenais des cookies chez lui le lendemain après-midi. Et je ne pus pas m'en empêcher… j'étais appelée à aller plus loin, attirée comme le papillon l'est par la lumière. J'étais stupide et naïve quand je montais l'escalier pour aller au premier étage.
Le chat est loin et la petite souris est à la maison !
Et c'est où j'en étais quand Ethan Collins rentra chez lui… un jour plus tôt que prévu.
"Oh ma pauvre Boucle d'Or, tu vas avoir de gros ennuis maintenant," rigola Edward.
Ce n'est pas simplement que je sois là-haut. J'étais dans sa chambre… sa très grande, attirante, très masculine et très séduisante chambre. Et je n'étais pas juste dans sa chambre mais sur son très grand attirant, très masculin et très séduisant lit.
Le stupide papillon de nuit avait succombé à cette attirance et à présent ça allait le tuer.
Edward éclata de rire.
"Bon j'espère que maintenant tu apprécies d'avoir succombé à la tentation Bella. Je trouve même ça adorable."
Je me figeais.
Mais le destin me sourit… ou c'était plutôt un ricanement… quand Ethan quitta sa maison et traversa la rue pour aller chez moi.
Je dévalais l'escalier essayant de récupérer mes biens et me préparant à un second potentiel affrontement comme celui du premier jour.
Mais ce n'était pas du tout ce à quoi je m'étais attendue.
Ethan tenait le colis, celui qui était arrivé un peu plus tôt par FedEx et la boite de biscuits. Il semblait distrait et presque abattu. Ce n'était certainement pas l'homme arrogant et sûr de lui qu'il avait été les jours précédents. Je remarquai qu'il était pâle et son expression semblait vide et il ne s'était apparemment pas rasé ce matin. Il y avait des cernes sous ses yeux, indiquant un manque de sommeil. Il semblait triste et accablé par quelque chose de plus qu'une mauvaise nuit de sommeil.
Oui, bon… c'était l'après-coup de ma nuit avec Kate et de la révélation qui s'ensuivit.
Ce n'était pas à moi de lui demander et il ne me fournit aucune explication concernant son apparence.
Au contraire c'était la mienne qui l'intéressait.
"Tu vas bien ? Tu es bien pâle."
Bien sûr je suis pâle… je viens juste d'avoir le frisson de ma vie parce que tu es rentré plus tôt alors que j'inspectai ta maison, ta chambre et ton lit.
"Non, je vais bien," répondis-je, en mentant entre mes dents.
"C'est vrai que tu étais nerveuse, Bella. J'aurai dû réaliser que tu mentais… ou au moins que tu évitais de dire la vérité. Bon, enfer… on fait tous ça parfois, dit l'espion informatique à lui-même." Edward soupira et revint à sa lecture.
Une fois de plus il s'inquiéta, cependant je l'assurai qu'il ne devait pas. Et il était surpris par les cookies.
"Tu les as faits pour moi?" Il semblait surpris et tout à coup plus jeune, timide et un peu bizarre.
Aucune fille n'avait fait de cookies pour moi avant. C'était une première et j'étais un peu confus.
"Oui je t'ai laissé un petit mot."
Il fit un petit sourire incertain et me remercia puis et soudainement il se souvint de la boite qu'il tenait dans ses mains.
"Tiens, il y a quelque chose pour toi ici," dit-il en me tendant la boite.
A l'intérieur il y avait une casquette Asshole toute neuve. Je le regardais, perdue, me sentant toujours coupable d'avoir envahi son intimité, me demandant comment il savait que j'avais été une abrutie. Je sentis l'arrivée soudaine des larmes.
"Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire pleurer ma douce Bella."
"Je ne veux pas dire que tu es une abrutie," expliqua-t-il rapidement. "J'ai remplacé ta casquette. Je ne savais pas que c'était un cadeau de Jethro avant qu'il ne le mentionne. Je l'ai mise pour aller courir et elle est sale, je ne veux plus te la rendre. Alors j'ai cherché sur g°°gLe, j'en ai commandé une et l'ai faite livrer."
Il ne pouvait pas savoir que toute son explication rendait les choses encore pires. Je lui lâchais un merci, le plantant là, sûrement en pleine confusion et m'échappais dans ma maison où je pleurais un bon coup.
"C'était les larmes qui me dérangeaient le plus. J'ai pensé qu'il s'était passé quelque chose entre Jethro et toi… euh… Jake je veux dire."
Assise à l'intérieur, énervée contre moi-même et me sentant misérablement coupable d'avoir fait ce que j'avais fait à quelqu'un qui semblait avoir un côté beaucoup plus aimable que ce que j'avais prévu, j'étais cependant sûre de plusieurs choses…
"Oh ma douce Bella-bellybeans… ne sois pas aussi dure avec toi-même. Nous faisons tous des erreurs. Tu l'as dit toi-même dans tes messages à STARDUSTED. Nous devons juste essayer de faire les bonnes choses quand nous nous sommes trompés."
J'avais fait la pire chose qu'une amatrice de livres comme moi pouvait faire : j'avais jugé un livre à partir de sa couverture. Et à cause de ça j'avais commencé à écrire une histoire sur la vengeance. Mais je ne voulais plus écrire ce genre d'histoire maintenant, je ne voulais pas de revanche. Je voulais connaitre Ethan Collins. Il n'était pas une espèce de monstre, il était humain avec des défauts comme nous tous, avec ses bons et ses mauvais jours. Aujourd'hui avait été un bon jour pour lui et moi j'avais été terrible et si je ne pouvais pas le déchiffrer correctement… à présent je voulais connaitre son histoire. Et si mon histoire allait inclure celle-là… et bien ça en ferait… notre histoire.
Edward sourit à l'écran sachant que leur histoire était déjà en bonne voie.
Dans les jours qui suivirent je commençai à penser que je pourrais vraiment aimer collaborer avec Ethan Collins plus loin que cette histoire… pas nécessairement dans le sens littéral.
Et pas nécessairement dans ce chapitre…
A/N Celui-ci est un peu court mais comme le l'ai dit en haut, je commence un nouveau travail et je sais que je n'ai plus beaucoup de temps. J'espère que vous avez aimé ces développements! Merci d'avoir lu!
-bellybeans
OoOoOoOo
Edward était arrivé à la fin du chapitre 2. C'était fini et il trouvait qu'il restait sur sa faim.
"C'est tout ?! Elle n'en est arrivée qu'au mercredi ! Et alors le jeudi quand je suis allé à l'école ? Ou notre dîner pendant la panne d'électricité ? Et cette putain de conversation qui a suivi ? Et vendredi quand je me suis excusé et que nous nous sommes retrouvés à la Luna Nueva ? Et samedi quand je l'ai accompagnée récupérer son camion ? Et tout samedi… le barbecue et la première fois que nous avons dansé… et que nous nous sommes embrassés… et que je lui ai demandé d'aller petit-déjeuner ? Et notre premier rendez-vous hier… ?"
A présent il fixait son ordinateur, il était frustré. Il voulait le chapitre trois, le quatre, le cinq et le six et même si possible le cent-sept et il les voulait tout de suite ! Il voulait lire le reste de ses aventures avec sa jolie voisine et probable petite-amie. Il était soulagé qu'elle ait laissé certaines choses de côté mais ça lui manquait quand même, leur histoire était incomplète. Il voulait ce qui avait été laissé de côté et ce qui allait arriver. Il voulait tout ça. Il voulait savoir comment ça continuait et comment ça finissait, seulement il ne voulait pas que ça finisse, il voulait que ça continue… toujours.
"Oh c'est plus que frustrant !" soupira-t-il en basculant dans son fauteuil, passant ses deux mains dans ses cheveux, se frottant le visage, entrelaçant ses doigts et posant ses deux mains ensemble sur le dessus de sa tête.
Le téléphone d'Edward vibra sur son bureau avec un texto non identifié. Il le prit et il vit qu'il était de Bella, il lut N.I.E Il fut perdu un instant puis il se souvint de l'explication qu'elle lui avait donnée pendant le barbecue No Imminent Emergency. Il sourit en ouvrant le message.
Bella avait envoyé une photo d'elle-même tenant un petit camion bleu dont la remorque était garnie de rudbeckias jaunes et marron et de petits tournesols. Elle était rougissante et faisait un grand sourire.
Edward sourit en observant la photo attentivement.
A côté de la photo un message apparut brusquement.
Tu m'as envoyé des fleurs ! Et elles sont dans un camion ! HAHAHAHAHAHA ! Toi, Edward tu es plus qu'adorable. Je les aime. Merci. Xo –b
Edward sentit la chaleur d'un rougissement – ce qui était rare – sur son visage.
C'était ses mots. Toi Edward tu es plus qu'adorable. Il savait qu'elle ne faisait pas allusion à ses attributs physiques et ça lui plaisait parce qu'après tout, sa génétique n'avait rien à voir avec l'homme qu'il était à l'intérieur. Elle regardait au-delà de son apparence et se référait à son geste. Quelque chose qu'il avait fait intentionnellement, avec son cœur, pour lui montrer qu'il pensait à elle et ce depuis vendredi matin dernier.
Il se sentait comme s'il venait juste de gagner quelque chose de merveilleux.
Il jeta un coup d'œil à l'heure. C'était l'heure de la pause de quinze minutes à l'école de Fawkes. Cependant bien qu'il puisse bien imaginer le rire et la voix douce de Bella il préférerait les entendre en vrai.
Alors il tapa le raccourci pour poursuivre leur histoire. Bien sûr qu'il voulait collaborer avec elle, cependant pas littéralement mais sûrement au figuré et définitivement émotionnellement et absolument et positivement romantiquement et physiquement.
…
*Cap : casquette, jeux de mots
*B : se prononce Bi en anglais et Bi phonétiquement (Bee) c'est une abeille
