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… Chapitre 52
En cas d'urgence…
Les pensées blessées de Bella formaient une spirale dans son esprit agité.
Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu!
La vie te prépare rarement à déménager à côté du plus grand prédateur/abruti.
Elle est aussi spectaculairement avare quand il s'agit de faire des cadeaux et quand elle fait se transformer ce putain de prédateur sexy en ton magnifiquement encore plus sexy et soudain petit-ami.
Et bien sûr la vie te prépare rarement aux conséquences potentielles de la publication sur un site en grande partie féminin de tes pensées et réflexions concernant cet abruti devenu ton petit-ami sous le couvert d'une fan fiction.
Qui plus est la vie ne te prépare pas, jamais, à cette expérience de découvrir qu'il a lu ce que tu as pensé concernant toutes ces choses qui se sont produites…
Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu!
La description de sa mâchoire, les arrêts de ton cœur et toute cette confession à couper le souffle auraient été suffisants pour que Bella meure sur le coup. Mais au lieu de cela elle était complètement consciente et insupportablement présente, incapable de gérer tout ça.
Dans son état de mortification abjecte Bella n'avait pas été capable de se concentrer sur ce qu'Edward avait essayé de lui dire une fois que sa confession était sortie de ses lèvres. Il y avait juste un grondement dans ses oreilles comme si les chiens de son enfer personnel lui couraient après et la pourchassaient jusqu'à chez elle.
Elle avait vaguement entendu la voix d'Edward derrière elle, l'appelant et jurant.
Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu!
Bella savait qu'elle s'était mise toute seule dans cette situation inextricable. Et pour sûr elle avait donné à Edward de quoi cogiter aussi.
En passant la porte elle s'écroula sur le sol et appuya ses mains moites contre ses yeux mouillés. Elle haleta et s'en alla quelques secondes plus tard quand Edward commença à sonner et à l'appeler.
Elle ne répondit pas. Comment pourrait-elle ?
Quand la sonnerie du carillon fit place au tambourinement des poings, Bella s'enfuit plus loin dans l'obscurité de la maison et dans le tourbillon de sa mortification.
Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu!
ooo O ooo
De retour chez lui - pas très longtemps après ça - Edward attrapa le tournesol à la fin de la chanson des Lumineers Ho Hey. Il arrêta rapidement la musique avec la télécommande, la clé en main et l'inspiration musicale au cœur, il éteignit les lumières de la cuisine et se dirigea résolument vers la porte et avec une grande présence d'esprit il se souvint d'enfiler ses sandales avant de partir. Il caressa le tournesol entre son pouce et son index comme si c'était un talisman, comme si des pouvoirs magiques allaient en sortir en le frottant. Ses yeux se fixèrent sur l'obscurité et il quitta sa maison.
Je t'appartiens, tu m'appartiens. Tu es mon trésor !
Il descendit son allée en courant et brusquement il pensa que Bella avait été tellement en colère qu'elle avait fait une certaine sorte de malaise.
Putain et si elle s'était évanouie ? Si elle était tombée et que sa tête ait heurté un obstacle, qu'elle soit par terre inconsciente en train de se vider de son sang ?
Du coup il se mit à sprinter et se retrouva rapidement devant sa porte d'entrée. Il prit une inspiration profonde en mettant la clé dans la serrure d'une main tremblante espérant qu'il ne dépassait pas les bornes en s'autorisant à entrer chez elle.
Je t'appartiens, tu m'appartiens. Tu es mon trésor ! Et je suis ton contact en cas d'urgence… et ta propre marque d'envahisseur…
Il referma la porte après lui et resta dans l'entrée, autorisant ses yeux à s'ajuster à la lumière de dehors qui diffusait par les fenêtres.
"Bella ?" appela-t-il doucement.
oooOooo
Bella haleta et se figea instantanément quand elle entendit la voix d'Edward chez elle. Il avait été tellement silencieux qu'elle ne l'avait même pas entendu entrer. Mais à présent il était là.
Il est là ? Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Oh mon Dieu!
Elle retint son souffle et resta parfaitement immobile jusqu'à ce qu'elle entende le bruit de ses pas sur le carrelage en bas.
"Bella ? Euh… je me suis servi de ta clé… je voulais… vérifier… et te parler…" Sa voix était douce et hésitante et il était clair qu'il s'inquiétait… ce qui ne servit qu'à rendre Bella un peu plus perplexe.
Pour quoi s'inquiéterait-il ? Il devrait être en colère. Il a juré dehors dans la rue… et il avait une bonne raison. Je suis vraiment une sacrée idiote !
Elle entendit ses pas dans l'entrée puis dans le salon et dans le séjour. Quelques secondes après elle les entendit au bas de l'escalier. Ils s'étaient arrêtés là.
Ne viens pas. Ne viens pas. Ne viens pas.
"Je monte… j'espère que ça ne te dérange pas," lui dit-il.
Non, je ne suis pas d'accord ! Ohmondieu! Ohmondieu! OhmonDieu!
Elle n'entendit plus les pas sur la moquette de l'escalier mais il fit grincer une marche à mi-parcours. Bella grimaça, les bruits continuèrent jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent finalement au seuil de sa porte. Elle entendit une expiration suivie par un petit coup sur la porte ouverte.
Ohmondieu!
"Bella ?" La voix de velours était douce et grave mais Bella discerna toujours cette inquiétude.
"N'allume pas," fit sa voix et Edward comprit qu'elle devait pleurer.
"Non," répondit-il, en secouant la tête parce qu'il ne pouvait pas la voir. Il allait lui demander si ça allait mais il décida que non. Il pouvait voir sa petite silhouette couchée sur le lit, le dos tourné. Elle était couchée sur le côté et tenait un oreiller contre elle. C'était évident que ça n'allait pas. Il l'avait faite pleurer avec l'annonce inepte qu'il s'était obligé à lui faire. Et il ne lui avait pas encore dit le pire.
Regarde ce que tu lui as fait, crétin. Il y a vraiment une grande chance qu'elle soit furieuse quand elle apprendra ce que tu as fait d'autre. Stardusted… putain d'imbécile !
Il passa rageusement sa main dans ses cheveux. Il pensa qu'il était un idiot total, démuni pour gérer ce genre de chose aussi importante. Ce qu'il avait fait n'était pas ce qu'on faisait à sa petite-amie.
Allez vas-y ! Dis-lui tout. Excuse-toi et explique-lui et ensuite excuse-toi jusqu'à ce que tu sois épuisé.
Tu as raison, qui ne tente rien n'a rien. Elle en vaut la peine. Elle est mon trésor. Espérons-le.
Je n'arrêterai pas de respirer si j'étais toi.
Va te faire voir avec ton attitude énervante.
Bella se demandait ce qui était passé dans la tête d'Edward pendant qu'il restait dans l'entrebâillement de la porte. Elle pouvait sentir ses yeux sur elle. Elle pensa qu'il devait quel était son degré de folie d'avoir écrit ces choses sur lui et il se demandait probablement pourquoi il s'était retrouvé impliqué avec quelqu'un d'aussi affreux… quelqu'un qui avait écrit sur sa…
Ohmondieu! Il sait que j'ai écrit sur son érection intempestive et extrêmement impressionnante ! GRRR !
"Puis-je entrer ?" demanda la gentille voix d'Edward après un moment, la sortant de son imagination érectile.
Elle s'éclaircit la gorge et Edward vit un petit mouvement quand elle essuya son visage. "Euh… tu es déjà là," fit-elle remarquer en reniflant un peu.
Un petit sourire involontaire se dessina au coin de la bouche d'Edward.
"Je voulais dire dans ta chambre," éclaircit-il. Ses yeux se promenèrent vers la table de chevet qui était la plus proche de lui. Il vit une boite de mouchoirs en papier.
"Oh !" dit-elle avec un soupir frémissant. "Si tu veux," elle semblait malheureuse et incrédule.
Elle l'entendit approcher et sentit le lit s'affaisser quand il s'assit à côté d'elle.
Pourquoi m'a-t-il poursuivie ? Il devrait être parti dans la direction opposée.
"Ici," dit-il doucement. Ses mains apparurent soudain devant son visage, agitant quelques mouchoirs.
"Merci." Elle les prit et en fit une petite boule. Elle pouvait sentir ses yeux sur elle pendant qu'elle essuyait les siens.
Il doit penser que je suis épouvantable !
Tu as fait ton lit Isabella Marie! Maintenant vautre-toi !
Edward soupira longuement. "Bella écoute ? Je suis tellement désolé…"
Sa respiration resta coincée dans sa bouche et elle tourna un peu sa tête vers lui.
Quoi ?
"A quel sujet !" demanda-t-elle, perdue parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi il s'excuserait.
A quoi pense-t-il ?!
Tout à coup elle sentit le poids et la chaleur de sa main à travers la manche sur le haut de son bras. Son pouce la caressa gentiment et elle était déconcertée par ce geste.
Pourquoi est-il si … gentil... avec moi… après ce que j'ai fait ?
"Je ne voulais pas que tu te mettes en colère et que tu partes en courant," dit-il tranquillement. "Il me semblait que je devais vraiment de le dire et m'excuser… et…"
"Oh mon dieu Edward !" marmonna-t-elle en l'interrompant. "Pourquoi t'excuser ?! Tu n'as à t'excuser de rien ! C'est toi qui devrais exiger mes excuses ! Tu dois penser que je suis horrible ! Et absolument ridicule !"
Elle serra son oreiller un peu plus et frotta ses mouchoirs contre les chaudes larmes qui remplissaient à nouveau ses yeux.
Derrière elle sentit son corps remuer, glisser. Quelque chose tomba par terre. Une chaussure peut être suivie par une seconde, des chaussures c'était sûr. Le lit s'affaissa un peu plus et il se rapprocha en s'étirant derrière elle. Elle retint son souffle quand elle sentit la chaleur irradier de son corps mais elle fut surprise quand un bras s'enroula autour de sa taille la tirant contre son torse ferme et la maintenant doucement en place. Elle sentit sa joue s'appuyer sur sa tête pendant qu'il parlait.
"Bella je ne pense pas que tu sois horrible ou ridicule. Je pense que tu es la meilleure chose qui me soit arrivée. J'aime être avec toi. Beaucoup. Plus qu'avec personne d'autre à qui je peux penser. Je m'inquiète pour toi. Et j'ai des choses dont il faut que je m'excuse."
Sa voix était apaisante mais ses mots déroutants.
Comment peut-il se sentir ainsi sachant ce qu'il sait ? Il sait que je suis une connasse infinie. Comment quelqu'un de ce genre pourrait être la meilleure chose qui lui soit arrivée ?
"Mais… les choses que j'ai écrites sur toi…" grommela-t-elle avec remords. "Je suis tellement désolée Edward. Je ne voulais vraiment pas te blesser ni te mettre en colère."
Sa main bougea sur son bras, le caressant de son coude jusqu'à son épaule. Le geste était doux et apaisant quand il parla.
"Bella je ne suis pas en colère contre toi. Tu as tous les droits d'écrire ce que tu as écrit. Tu as pris des événements réels et tu les as utilisés pour tes personnages fictifs. Les écrivains font cela tout le temps… tu n'as jamais mentionné mon nom… j'ai juste su que c'était moi quand j'ai lui parce que… Bon, j'étais là pendant toute cette débâcle, j'en ai été la cause."
"Comment peux-tu ne pas être en colère ? C'est évident que tu l'es… tu as juré en me poursuivant dans la rue." Bella ne pouvait pas le comprendre ni son attitude calme, ni pourquoi il était couché sur son lit et contre elle.
Il fronça les sourcils. "Ce n'est pas contre toi que je jurais… je jurais à cause de cette maudite rue ! J'étais pieds nus essayant de te rattraper et ce pavage est vraiment nul ! Et même si j'étais en colère…" Il soupira profondément. "Bon d'accord au début j'ai été en colère quand j'ai lu l'histoire… quand j'ai réalisé ce que je lisais. Je ne pouvais pas croire que je lisais ça mais ma colère était dirigée contre moi. Je sais que je le mérite. C'est moi qui aie provoqué ça. Le karma revient me botter le cul parce que j'ai été un abruti. Mais je ne le suis plus à présent et certainement pas contre toi."
"Je ne vois simplement pas comment c'est possible," marmonna-t-elle. "Ou même pourquoi tu es là à me parler.
Edward se pencha un peu plus et fit passer ses cheveux sur son épaule en les caressant, avant de se détendre contre son petit corps et de répondre.
"J'ai toujours pensé que les choses arrivaient pour une bonne raison. Peut-être que c'est la puissance du destin ou du karma, je ne sais pas … mais je pense qu'en tant qu'individu tu peux beaucoup influencer les choses. Il y a tellement de variables qui peuvent avoir un effet et nous avons eu tellement à gérer. C'est moi qui aie provoqué toutes ces choses y compris ce fait que tu écrives une histoire… sur nous."
Sa main revint sur son bras, caressant de son coude jusqu'à son épaule. Après un moment sa main descendit le long de son bras pour trouver sa main qu'il prit dans la sienne.
"Bella j'ai fait des choses dont je ne suis pas fier… la plupart d'entre elles d'ailleurs… t'énerverait. Mais je pense que je dois être honnête et sincère concernant les choses que j'ai fait la semaine et demie dernière. Je veux dire, j'ai lu tes pensées alors je peux probablement partager les miennes."
"Je suis sûre que peu importe ce que tu as fait, ça ne peut en aucun cas rivaliser avec moi, qui poste nos échanges sur internet," répondit-elle sèchement.
Edward sourit mais elle ne put pas le voir.
"Humm, je ne sais pas, si je suis chanceux c'est… je te laisse décider." Il entrelaça leurs doigts et commença à lui raconter tout depuis le début.
"Depuis ce premier matin où tu es arrivée ici, quand je suis sorti dans ce pantalon de pyjama ridicule prêt à me bagarrer avec ce mec à cause de son camion bruyant, tu as complètement mis mon monde sens dessus dessous. Evidemment je n'avais pas les idées très claires. J'avais la gueule de bois à cause de la soirée précédente et étais énervé à cause du boucan et de mon mal de crâne. La dernière chose à laquelle je m'attendais était une confrontation confondante et chaude avec une jolie fille qui m'a abandonné… moi et une casquette Asshole… suspendue… simplement pour dire."
Bella grinça et rougit à ses mots, un petit son de gêne s'échappant de sa bouche. Elle entendit un rire derrière elle et sentit la pression des lèvres d'Edward sur sa tête alors qu'il l'embrassait.
"Si tu pensais qu'un geste comme ça n'allait pas attirer l'attention d'un gars, tu t'es gravement trompée," murmura-t-il. "J'en suis tombé à la renverse…"
"Quoi qu'il en soit…" il fit une pause, fronçant les sourcils, pesant ce qu'il devait lui dire mais il continua. "Euh… quoi qu'il en soit… cette fille… la rousse… je ne peux pas me souvenir de son nom. Quand elle est partie je savais que tu avais tout vu et probablement tout entendu et ça m'a encore mis plus en colère de savoir ce que tu devais penser. Je ne pouvais plus me concentrer sur autre chose que notre confrontation pendant tout le reste de la journée.
"Cet après-midi là je devais aller faire du bateau avec Irina sur le yacht de son père. Tout l'après-midi et la soirée quand je l'ai ramenée ici, je n'arrivais à me concentrer sur rien de ce qu'elle me disait ou faisait parce que je ne faisais que penser à toi, me posant des questions. Et j'aurai souhaité ne pas l'avoir amenée à la maison… je ne voulais pas qu'elle soit là… je n'ai pas pu… bon, je veux dire, on n'… rien n'est arrivé entre nous cette nuit-là, elle est restée ici et nous avons dormi.
"Et au beau milieu de la nuit, j'étais là devant ta maison en train de mettre la casquette Bitch sur le seuil comme une blague stupide. Même au beau milieu de la nuit je pensais encore à toi."
Bella fut surprise, elle avait vraiment pensé qu'Edward et la Barbie dominante Irina avait eu du sexe fougueux toute la soirée sur chaque surface de sa maison… et maintenant elle découvrait qu'ils n'avaient rien fait. Rien fait du tout.
Parce qu'il pensait à moi ? Putain de merde. Il ne peut pas être sérieux.
"Mais Jake s'est pointé le lendemain matin et j'ai pensé que c'était ton petit-ami. Je me suis dit qu'il valait mieux que j'arrête de penser à toi. Et quand je suis parti à Chicago je n'avais pas la moindre idée que Jake était parti aussi pour Forks. J'ai pensé qu'il allait habiter tout le temps ici."
Edward resta tranquille pendant un moment, décidant ce qu'il valait mieux dire. Sa main monta sur son bras pour la rassurer de nouveau.
Bella le sentit inhaler et ensuite elle l'entendit soupirer longuement avant qu'il ne recommence à parler.
"Je pense que je dois être honnête avec toi… alors tu sais quand j'étais à Chicago mardi dernier… je euh… j'ai été avec quelqu'un… quelqu'un avec qui j'avais déjà été."
"C'était Kate ? demanda Bella doucement par-dessus son épaule.
La main d'Edward s'arrêta sur le bras de Bella et il fronça les sourcils. "Oui… comment tu sais?"
"Tu lui as parlé au téléphone. Elle t'appelé quand tu es venu me voir pour le courrier et les journaux… alors… j'ai pensé qu'elle était… tu sais, une petite-amie."
Bella sentit la mâchoire d'Edward se contracter contre sa tête. Il soupira et secoua la tête.
"Définitivement pas une petite-amie. Il n'y avait jamais eu personne avant que j'ai pu appeler ainsi ou à qui j'ai pu penser. Elle est auxiliaire juridique au cabinet qui s'occupe des affaires de mon grand-père. Quoi qu'il en soit je n'étais pas descendu aussi bas à Chicago mais je suppose que c'est comme dire qu'il il a toujours l'obscurité avant l'aube. Et comme je l'ai déjà dit, les choses arrivent pour une bonne raison. Cette nuit-là a été le coup de grâce pour l'homme que j'étais devenu, l'homme que je ne veux plus jamais être."
Bella roula sur le ventre et se souleva sur ses coudes pour regarder le visage d'Edward dans l'obscurité. Ses yeux étaient d'obsidienne par rapport à l'albâtre de son visage.
"Qu'est-il arrivé ?" demanda-t-elle, en concentrant ses yeux noirs et sérieux sur lui.
Edward soupira et se mit sur le dos pour regarder le plafond. Bien sûr Bella s'était retournée maintenant, au moment où il voulait le moins qu'elle le regarde. Il lissa ses cheveux avec sa main puis avec l'autre il se pinça l'arête du nez.
"Je euh… je ne sais pas…" Il secoua la tête un peu. "Elle était fiancée mais elle ne me l'a pas dit… jusqu'à après. J'ai été choqué et aussi dégoûté… par elle… et même par moi. Ça m'a rendu malade de voir ce que j'avais fait. Tu ne le croiras certainement pas mais je crois très fort en la fidélité. Je n'aurais jamais voulu aller avec une femme qui était fiancée. Je n'aurais jamais voulu participer à ce genre de choses."
Edward se frottait les yeux quand il sentit la main de Bella sur sa joue, ses doigts caressant son visage. Il leva la tête et ses yeux la regardèrent.
"Ce n'est pas ta faute Edward. Tu ne savais pas," dit-elle doucement. "Elle aurait dû te le dire. C''est vraiment terrible ce qu'elle t'a fait !"
La main d'Edward se referma sur la sienne, la maintenant contre sa joue comme il s'appuyait contre elle.
"J'ai juste… voulu défaire ça. Je voulais repartir en arrière, faire que ce ne soit jamais arrivé. Mais ça m'a fait réaliser comment j'étais devenu, fréquentant des femmes que je ne connaissais même pas."
Il enleva sa main et commença à faire des gestes en l'air au-dessus d'eux. "Je veux dire… ce n'est pas une grande nouvelle ? Ne pouvait-elle pas me l'avoir dit avant ? Pourquoi ne l'ai-je pas su ?" Il souffla de frustration et sa main retomba sur le lit à ses côtés. "Seigneur qui s'engage dans ce genre de mariage ?" Il secoua la tête.
La main de Bella glissa sur son cou, sa tête se reposant contre son épaule. Elle se blottit contre lui.
"C'est pour ça que tu avais si mauvaise mine quand tu es rentré," supposa-t-elle. "Tu avais l'air épuisé comme si tu n'avais pas bien dormi. Je me suis demandé si tu étais malade. C'est pour ça que tu es rentré de voyage un jour plus tôt ?"
Edward la regarda. Il ne pouvait pas vraiment voir son visage maintenant que sa joue était posée sur son épaule. Son bras enroulé sur son dos pour la maintenir contre lui.
"Oui… Je… je voulais juste mettre tout ça derrière moi. Et je voulais aussi mettre ce gars derrière moi. Je ne voulais plus être lui, jamais. J'ai espéré ne l'avoir jamais été." Il laissa retomber sa tête dans l'oreiller. Après un moment il parla à nouveau comme si une autre pensée lui était venue.
"C'est ce jour-là que je t'aie donné la casquette de remplacement et que je t'ai fait pleurer. Il m'a semblé à ce moment que je ne pouvais rien faire de bien."
"C'était ma propre culpabilité qui me faisait pleurer," dit Bella, faisant glisser sa main de son cou vers son torse. Elle regardait les mouvements de sa respiration puis elle dit. "J'avais complètement envahi ton intimité et toi tu étais… si gentil avec moi… c'était si inattendu."
Ses mots firent sourire Edward. En lisant le deuxième chapitre il avait appris qu'elle arrivait directement de sa chambre pour le retrouver devant chez elle. Il savait qu'elle s'était sentie coupable. Mais ce n'est pas ce qui l'intéressait à présent. Il se tourna doucement vers elle, posant sa main libre sur sa taille et passant ses doigts dans ses cheveux.
"Je suis aussi coupable d'avoir envahi ton espace Bella. Tu n'es pas la seule, moi aussi j'en suis là." Il se pencha et embrassa son front.
"Mon corps a réagi à ta présence à l'instant où je t'ai vue mais ma tête a mis une semaine pour le comprendre. Une semaine de réflexion à ton sujet, d'interactions avec toi, à te regarder, me demandant à quoi tu devais penser, être complètement perdu par toi et voulant te connaitre. J'étais intéressé par toi avant même de m'en rendre compte."
Bella s'était figée, les yeux écarquillés et fixes par ce qu'il venait juste de dire… par le début de ce qu'il venait de dire.
Ohmondieu! Il était… ERIGE… à cause de moi ?! MOI ?! Pas à cause de ce qu'il était en train de faire avec la rousse invitée pour la nuit ?! C'était MON érection ? OH. MON… GRR !
"Bella qu'est-ce qui ne va pas ?" demanda Edward, réalisant qu'elle était trop tranquille et espérant qu'elle n'allait pas péter un plomb de nouveau en pensant qu'il était un obsédé pervers… ce qu'il était en fait.
"Rien." Bella sentit la chaleur d'un rougissement sur son visage.
"Dis-moi," insista-t-il ses doigts serrant sa taille un peu plus.
"Tout va bien … c'est juste que… rien… peu importe," lâcha-t-elle.
"Bella, dis-moi à quoi tu penses," dit-il, en soulevant son menton avec une de ses phalanges, regardant dans ses yeux.
"Rien ! C'était juste que nous venions de nous rencontrer et j'ai remarqué que tu étais… je veux dire ? J'ai pensé que c'était à cause de la fille avec qui tu étais… je veux dire je ne pensais pas que c'était à cause de moi que tu étais…"
Oh putain de BON SANG ! Ne dit pas érigé, Isabella Marie ! Ferme-la et c'est tout !
Elle ferma la bouche d'embarras alors qu'un éclair de compréhension traversa les yeux d'Edward. Ses lèvres se fendirent d'amusement. Il se racla la gorge.
"Tu n'as pas pensé que c'était à cause de toi que je… bandais ?" demanda-t-il, d'une voix de velours.
Même dans l'obscurité Bella pouvait voir le sourire en coin, le haussement de sourcils et l'éclat malicieux dans ses yeux.
"OhmonDieu!" souffla-t-elle gênée. Elle poussa sa main de son menton et enfouit son visage dans son torse et le lit commença à trembler alors qu'il riait silencieusement.
"Arrête ça !" dit-elle, en le tapant légèrement sur le torse ce qui le fit rire tout haut. Ça lui prit un moment pour arriver à contrôler son rire, la maintenant contre lui alors qu'elle essayer de s'échapper.
"Je t'ai fait rougir," observa-t-il joyeusement, en essayant de parler.
"Arrête de jubiler ! Il fait sombre et tu ne peux rien voir !" dit-elle, en se cachant contre lui et en parlant contre son bras.
"Mais je sais que c'est là. Et oui… Bella… tu m'as fait…" Il se pencha chuchotant directement dans son oreille "… bander. C'est arrivé souvent depuis si tu veux vraiment le savoir."
Elle rigola à ses côtés, le visage rouge de gêne et frissonnant à ce qu'il lui avouait. "Ohmondieu, Edward ! Je ne veux pas savoir ! Reviens-en à ton exposé !"
Edward rigola, souriant à la femme blottie contre lui. Elle n'avait pas la moindre idée de combien elle était amusante et charmante.
Ou combien elle me fait bander. Et combien souvent.
Il s'éclaircit la voix et fit un effort pour s'éclaircir les idées pour continuer.
"Bon d'accord ce que j'allais dire c'est… tu as fait que j'ai voulu devenir la personne meilleure que je n'avais pas été depuis longtemps et tu m'as fait croire que je pouvais le devenir…. Mais j'en suis arrivé là… d'une façon détournée."
"Tu y es arrivé de façon détournée, qu'est-ce que tu veux dire ?" Bella bougea enfin sa tête pour le regarder, essayant de ne pas imaginer sa bouche disant qu'il était … dur.
"Comme la façon … dont j'ai trouvé ton histoire. Tu te souviens de mardi dernier quand je t'ai vue à Fawkes la première fois ? Tu étais partie chercher des affiches avec Eric et quand tu es revenue, j'attendais là après avoir parlé avec Alice. Tu te souviens ?"
Bella hocha la tête. "Tu étais près de la fenêtre, immobile comme une statue. Tu m'as fait peur parce que je ne t'avais pas remarqué."
"Oui, bon, je me suis promené un peu dans la salle pour voir. Quand je me suis retourné, j'ai remarqué que ton ordinateur était ouvert sur ton bureau et j'ai réalisé que tu venais juste de partir parce que l'écran était encore sur quelque chose. Honnêtement je n'étais pas en train d'espionner mais ce site a attiré mon attention. Le fond était un ciel de nuit avec les nuances de mauve du crépuscule qui se transformaient en un noir bleu nuit en haut. Il y avait des étoiles qui scintillaient sur les côtés et en haut ça disait…"
"Star-Ligted," finit Bella pour lui d'une voix douce.
"Exactement. J'ai vu que c'était un site de fan fiction mais c'est tout ce que j'ai vu. Tu es arrivée après ça et j'ai parlé avec toi pendant quelques minutes avant de te dire au revoir. Je n'y ai plus pensé jusqu'à tard le soir, quand tu m'as invité à venir dîner pendant la panne."
Elle regardait son visage pendant qu'il parlait, sentant ses doigts se promener légèrement sur ses cheveux.
"Pendant le dîner tu m'as parlé de ta formation en écriture créative et je t'ai demandé si tu avais écrit ou publié quelque chose. J'étais curieux en partie à cause de mon implication dans la maison d'Editions Stellar et en partie parce que j'adore lire. Je n'ai jamais pensé à écrire moi-même… ça m'intriguait que tu puisses être un écrivain. J'admire ça parce que pour moi c'est une chose courageuse de le faire. C'est là que tu m'as dit que tu écrivais avec un pseudonyme sur un site de fanfiction et que j'ai pensé que c'est ce que j'avais vu sur ton ordinateur.
Notre soirée a pris fin un peu plus tard quand l'électricité est revenue et que tu m'as parlé de ta visite de ma maison…"
Edward sentit Bella grimacer doucement dans ses bras à ce souvenir pénible ainsi qu'à la conversation étrange à ce sujet.
"De l'eau est passée sous les ponts depuis, Bella," dit-il en frottant son dos. "Je suis désolé d'être parti comme ça alors que tu voulais être honnête avec moi. Maintenant tu pourrais faire tout ce que tu veux dans ma maison et ça ne me dérangerait pas."
"Fais attention à ce que tu dis…" interjeta Bella. Elle sentit le souffle de son rire puis il la regarda.
"Tu marques un point," répondit-il. Il lui sourit et embrassa son front avant de continuer.
"Quand tu m'as dit que tu avais visité ma maison, ça m'a mis en colère mais c'était plutôt contre moi-même. Je suis désolé que ce soit toi qui aies été là. Tu as vu et mentionné des choses qui m'on fait me souvenir quel homme j'étais devenu. Je le déteste et je ne voulais plus être cet homme-là, je ne voulais pas que tu connaisses cette version de moi. Je voulais être meilleur que ça. Mais tu avais tout vu…
Plus tard ce soir-là, une fois que je me suis calmé," continua-t-il, "Je n'ai pas pu arrêter de penser à toi. J'étais très en colère contre toi mais après m'être calmé j'étais encore plus curieux. Je suis allé sur le site pour voir si je pouvais trouver quelque chose que tu aurais écrit, par curiosité, quelque chose qui pourrait me donner un peu plus d'informations sur qui tu es. Bien sûr je n'avais aucune idée de quel était ton pseudo donc ça ne donna rien, j'ai essayé des variations de ton nom mais rien à faire.
Mais le jour suivant, le vendredi, quand je suis revenu dans ta classe pour m'excuser et t'amener les posters tu avais ce bocal de jellybeans sur ton bureau…"
Bella haleta en se souvenant. "Je t'en ai offert et tu les as appelés mes 'bellybeans!' OHhmondieu! C'est là que tu as su?"
"Non pas là… mais ta réaction m'a parue un peu… exagérée." Il haussa les épaules. "Tu as expliqué que ton père t'appelait ainsi jellybeans bellybeans, mais j'ai eu cette impression qu'il y avait plus que ça.
Et cette nuit-là, quand nous sommes rentrés de la Luna Nueva après que je t'ai déposée, ainsi qu'Angela, quelque chose m'a fait repenser à bellybeans et j'ai eu cette impression que je ratais quelque chose d'important. Alors je suis revenu sur le site et j'ai fait une recherche par noms d'auteur…"
"Et j'y étais !" murmura Bella, en le regardant.
"Et tu étais là," convint Edward. "Je me sentais mal de faire ça mais j'ai été incapable de m'arrêter. Je savais que je brisais ta confiance et que je violais ton intimité. Spécialement après ce que tu m'avais confessé le soir d'avant concernant ma musique. Je savais exactement ce que tu en pensais."
"Qu'est-ce que tu veux dire?" demanda-t-elle, en se remettant sur ses coudes pour le voir dans l'obscurité.
"Tu as dit que tu n'avais pas regardé ma musique parce que la création c'est comme un partie de soi-même, quelque chose de personnel et d'intime. Tu as dit que je devais être le seul à pouvoir décider si je voulais partager et avec qui. Sachant cela j'ai continué de violer ta confiance."
Edward put voir l'ombre sur son front, le petit V au-dessus de son nez avait commencé à se former pendant qu'il parlait.
"Mais ce n'est pas la même chose," dit-elle. "Ta musique est sous ton banc de piano, chez toi, que tu peux partager avec tes amis ou ta famille si tu veux … ou pas. Mes histoires sont sur un site, tout le monde peut y accéder. Je les poste en sachant que des gens vont les lire. Elles sont là pour que les autres se divertissent et parce ça me plait de faire ça."
"Oui mais tu le fais anonymement," fit-il remarquer.
"Bon je pense… je n'avais jamais vu ça venir…" Elle prit son visage entre ses mains et regarda en bas pendant un instant.
"Tu as lu une autre de mes histoires ? La nouvelle fille, Mon partenaire de Labo, Vingt questions, Gardien de nuit, Un bal et une promesse et Au-delà des collines si vertes ?
Edward secoua la tête. "Non. Je les ai vues dans la liste mais…"
Bella mit sa tête entre ses mains une fois de plus et grommela avant de la relever et de regarder l'expression bizarre d'Edward.
"Tu n'as pas pu en lire une des autres ? Une qui ne parlait pas de toi ? Tu as juste lu De la haine à la Passion ?" Elle secouait la tête.
"C'était la première de la liste," dit-il incertain. "J'ai commencé par le début."
"C'est là qu'apparait l'histoire la plus récente, elles sont rangées par ordre chronologique," expliqua-t-elle.
"Oh !" Edward acquiesça et il fronça le front en la regardant essayant de comprendre ce qu'elle pensait.
"Bon… alors je ne comprends pas," demanda-t-il après un moment. "Tu n'es pas du tout en colère contre moi ?"
Elle agita la tête et le regarda avec surprise.
"Bien sûr que non. Pourquoi serai-je en colère ? Je suis en colère contre moi ! J'ai écrit des choses terribles sur toi avant de vraiment te connaitre ! Je ne savais pas que je commençais à avoir des sentiments pour toi ! Et je n'aurai certainement jamais imaginé que tu allais trouver cette histoire et la lire. Merde Edward ! Qui peut s'attendre à ça ?"
La bouche d'Edward faisait ce sourire en coin. Et ses yeux pétillaient alors qu'il était couché et la regardait.
"Quoi ?" demanda-t-elle, perdue par son évident amusement.
"Tu as… commencé à avoir… des sentiments pour moi ?" Son sourire s'agrandit.
Bella remit sa tête entre ses mains en grognant. "Ohmondieu. Edward ne me fais pas te blesser."
Il éclata de rire. Après un moment, il eut pitié de son embarras et passa ses bras autour d'elle, il fit monter son corps sur le sien et pencha sa tête tout près et chuchota dans son oreille.
"J'ai des sentiments pour toi aussi, Bella. Mais je ne rentrerai pas dans les détails cependant, je ne veux pas que tu rougisses contre ta volonté."
Elle rigola dans son cou. Quand elle leva son visage vers lui, il fit passer quelques mèches de ses cheveux derrière son oreille. Il se pencha et l'embrassa sur ses lèvres souriantes. Il sourit puis se recula pour la regarder.
"Quoi qu'il en soit, ça c'était quand j'ai commencé à lire ce que tu avais écrit. J'étais curieux d'en savoir un peu plus sur toi et ce que tu pensais et je voulais voir ton côté créatif."
"Tu as dû être horrifié quand tu as réalisé ce que j'avais écrit."
"Oui bien sûr ! Seigneur, femme tu ne retiens rien !" Bella sourit à son expression faciale exagérée.
"J'étais stupéfait ! C'est un colossal cas de 'Fais attention à ce que tu souhaites car tu vas l'avoir' celui-là même que tu viens de mentionner. J'avais essayé de trouver un petit scoop qui m'éclairerait et me donnerait un petit aperçu de toi et au lieu de cela j'ai été analysé dans chacune de tes pensées… elles sont en noir et blanc… me concernant et quel connard j'ai été ! Si ça ce n'est pas une morsure du karma dans mon c… derrière, je ne sais pas ce que c'est !"
Bella riait avec lui à présent bien qu'elle sache qu'il avait lu ses pensées. Après tout, il avait partagé avec elle exactement ce qu'il avait pensé et fait depuis qu'ils s'étaient rencontrés alors les choses s'étaient un peu équilibrées.
"Mais comme je l'ai dit avant Bella, je sais que j'ai mérité tout ce que j'ai reçu. Et quand j'en suis arrivé à la fin du chapitre je m'étais calmé. Je sais que tu ne postais pas l'histoire sur la première page d'un journal." Il lui sourit et elle lui rendit son regard.
Et c'est à cet instant que ça le frappa : il n'avait pas fini de se confesser !
"Merde !" marmonna-t-il pendant que son sourire disparaissait.
"Qu'y-a-t-il ?" demanda Bella.
"Il y a plus que tout ce que je t'ai déjà dit. Quelque chose que tu ne sais pas. C'est mauvais."
"Vas-tu m'apprendre que tu écris des histoires érotiques basées sur Harry Potter ?" demanda Bella, en souriant et en fronçant les sourcils.
Edward passa ses mains dans ses cheveux avec un léger rire nerveux. "J'aimerais mieux que ce soit ça." Son expression devint plus sérieuse, ses yeux cherchant les siens. "Non mais ça à voir avec quelque chose que j'ai écrit."
"Des histoires ?" demanda-t-elle alors que ses sourcils s'agitaient.
"Non… et c'est à ce moment-là que tu vas te mettre à crier et me demander de partir," dit Edward.
"Je ne vais pas te demander de partir, Edward!"
"Tu pourrais vraiment." Il soupira.
S'éclaircissant la voix il continua. "Je… euh… j'ai commenté."
Bella lefixa attendant qu'il développe quand ses mots la frappèrent… comme un boulet de démolition.
"OhmonDieu… tu as commenté… ma fic !"
Edward acquiesça avec méfiance, la dévisageant, attendant la suite de sa réaction.
Le boulet de démolition repartit en arrière et les yeux de Bella s'écarquillèrent.
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"Oh… mon… Dieu…!"
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Sa voix était proche du chuchotement quand elle parla.
"Tu es STARDUSTED, c'est ça ?!"
Edward hocha la tête à nouveau.
"Ohmondieu… ce n'est pas Stardusted… c'est Stardust ED ! Tu es Stardust ED ! OhmonDieu !"
Edward sentit son cœur se serrer en la regardant, bouche ouverte et le fixant avec un grand étonnement. Il continua, espérant pouvoir s'expliquer avec que les hurlements, les cris perçants ou les pleurs ne commencent.
"Ouais… je… euh… je voulais communiquer avec toi mais je n'étais pas sûr de comment faire vraiment. Je veux dire je ne peux pas écrire chère Bella bien sûr c'est Edward je lis ton histoire et voilà ce que j'en pense…"
Bella cligna des yeux et ensuite elle roula, s'étreignant elle-même et regarda au plafond alors que ses pensées se déchainaient.
"Non…" dit-elle d'une voix étouffée. "Tu ne pouvais pas faire ça. Je serai certainement morte si j'avais lu ce genre de commentaire. Ou alors je me serai enfuie dans la nuit."
Un sourire se dessina au coin de la bouche d'Edward mais il disparut quand il réalisa qu'elle était toujours couchée là, impassible et s'étreignant, évidemment en train de penser à comment il l'avait déçue.
"Je sais que je suis du genre décevant mais je ne voulais pas te blesser. Bella. Et je n'ai menti sur rien de ce que je t'ai écrit. J'ai juste… je voulais partager mes pensées mais je ne pouvais pas t'affronter directement. Quand j'ai lu le sommaire de l'histoire je n'étais pas vraiment sûr de quoi tu parlais, des personnages ou si tu parlais de nous ? Et au début j'ai voulu décourager ça, je pensais que c'était probablement une mauvaise idée que tu sois impliquée avec moi… si c'était ce que tu pensais.
Et même Alice au début m'a dit qu'il fallait que je te laisse tranquille. Et j'ai essayé, vraiment … je pense que j'ai réussi pendant une douzaine d'heures… mais la plupart du temps je pensais à toi… La plupart du temps je voulais être avec toi. Je ne savais pas si tu pourrais voir plus loin que celui que j'avais été ou si tu me laisserais une chance de faire mes preuves ou même me faire confiance pour ce fait que je voulais… plus… tu sais… avec toi.
Et ces choses que tu m'as répondues… enfin à StardustEd...tu as parlé de changement et de réinvention et de choisir la bonne voie et d'essayer de faire les bonnes choses, d'essayer d'arranger les choses quand tu sais que tu t'es trompé. Et tu as parlé de la curiosité de la nature humaine… et tu m'as fait me sentir… plein d'espoir.
Je ne veux pas que tu sois en colère contre moi maintenant que tu sais que j'essayais de communiquer avec toi avec un pseudo."
Finalement Bella tourna la tête pour le regarder. Elle semblait surprise par ses mots.
"Je ne suis pas fâchée." Il cligna des yeux. "Non ?"
"Non." Bella sourit. "C'est comme si tu étais mon correspondant secret."
"Tu es sérieuse ?" Edward fronça les sourcils à son attitude si inattendue.
Elle le regarda et opina. "J'aime beaucoup StadustEd. J'apprécie vraiment notre correspondance. Et maintenant ça prend un tout autre sens… parfait – puisque c'est toi."
Edward était déconcerté. Il n'avait jamais imaginé qu'elle approuverait ce qu'il avait fait et qu'elle serait en colère contre elle-même d'avoir écrit ce qu'elle avait écrit. Et par l'enfer honnêtement il se foutait de ce qu'elle écrivait.
Il la regarda, elle était de profil, couchée sur le dos en train de regarder le plafond, il vit son petit sourire sur ses lèvres. Elle commença à rire et ça se transforma rapidement en fou rire.
"Pourquoi tu ris ?" demanda-t-il tournant son visage pour la voir, une main sous sa tête. Son visage souriant se tourna vers lui et elle souffla avant de répondre.
"J'ai pensé que StardustEd était intelligent mais j'étais certaine que c'était un geek solitaire et introverti ! Je l'imaginais bien se cacher dans des coins sombres, à passer son temps à lire des fics et écrire de longs messages aux écrivains."
Edward sourit à son visage rieur. "Et maintenant tu sais que je corresponds seulement avec un auteur."
Bella sourit et bougea pour s'asseoir, elle regarda l'homme sur son lit. Elle tendit la main pour toucher le côté de son visage, caresser sa joue et sa mâchoire et griffant légèrement. Son expression devint grave quand elle le regarda.
"Edward quand j'ai posté le chapitre deux ce matin… je savais qu'il fallait que je te parle de ce que j'écrivais. J'ai juste… je ne savais pas encore comment le faire. Je suis contente que tu me l'aies dit – je suis contente que nous ayons parlé."
Edward hocha la tête. "Moi aussi. Alors on est bons ?" Il haussa un sourcil plein d'espoir.
"Oui, nous le sommes," dit-elle en souriant.
Il sourit aussi. Son regard passa de son visage à sa poitrine et ses sourcils se froncèrent à nouveau. Il étira son bras pour atteindre la petite lampe sur la table de chevet.
"Qu'est-ce que tu fais ?" demanda Bella quand la lumière s'alluma.
"Attends une seconde," répondit-il, en se retournant pour la regarder en clignant des yeux à la lumière un peu trop vive.
"Qu'y a-t-il ?" demanda-t-elle.
Il regarda à nouveau sa poitrine puis son visage en cœur. Sa bouche forma un sourire.
"Tu portes un sweatshirt de Dartmouth!"
