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Chapitre 58 …

Rendez-vous de rêve

En se réveillant Bella se retrouva couchée à côté d'Edward, ils étaient enroulés et enchevêtrés l'un autour de l'autre comme une vigne grimpante. Elle inclina la tête pour ne plus voir son torse mais son visage endormi et sa mâchoire râpeuse. Elle tendit la main et toucha ce laisser-aller masculin, n'ayant jamais vraiment vu Edward pas rasé. Ses yeux clignotèrent, s'ouvrant difficilement à cause de son mouvement et elle observa comment il passa du sommeil à la conscience puis au bonheur souriant. Un son bourdonnant vibra dans sa gorge et elle reconnut ce qu'elle ressentait dans cette expression et ce son… il était vraiment tout à fait merveilleux de se réveiller et de redécouvrir leur nouvel état.

"Bonjour," dit-il d'une voix rauque encore endormie.

"Bonjour," répondit-elle avec un sourire et un soupir heureux, pendant que sa main se promenait paresseusement le long de son dos.

"Tu te réveilles à six heures habituellement ?" demanda Edward, après un moment quand ses yeux allèrent vers la table de chevet.

"Humm humm," murmura Bella, alors que sa main se posait sur ses fesses et qu'il appuyait légèrement. "Combien de temps avons-nous ?" demanda-t-elle en blottissant son corps nu contre sa nudité chaude, glorieuse et érigée. C'était un sentiment de béatitude dans un moment de bonheur.

"Il est déjà presque six heures et demie," répondit-il.

"QUOI ?" cria-t-elle, se tournant brusquement et pour voir le réveil.

"OHMONDIEU! OHMONDIEU ! J'aidûoublierdemettrel'alarme ! Ilfautquej'ailleprendremadouche et jevaisêtrenretard !"

S'extirpant du lit en un éclair et en jetant un coup d'œil au corps nu d'Edward elle commença à s'agiter, indécise.

Les yeux d'Edward s'écarquillèrent et il commença à rire en regardant sa délectable nudité gigoter.

"Bella ! Bella ! Calme-toi ! Tu ne seras pas en retard… tu as pris une douche hier soir… avec moi. Tu t'en souviens ? Ça va aller, tu as une demi-heure pour te préparer, tu peux le faire."

"Oh c'est vrai tu as raison !" dit-elle et elle retomba sur le lit de soulagement. "Oh merci seigneur !" Elle se tourna pour regarder son visage souriant et elle tira un bout de drap pour couvrir son corps.

Le sourire d'Edward s'agrandit pour devenir un sourire en coin. "Maintenant tu es timide ?" demanda-t-il. "Sérieusement, je viens juste de voir tout de toi en train de danser comme un derviche et maintenant tu te caches ?"

Elle rougit et fit un mouvement en avant vers son petit sourire parfait, merveilleux et satisfait. Elle rabattit le drap sur son visage en bougeant, recouvrant cette magnifique chose, écoutant le son surpris de son rire à travers le tissu maintenant tendu tendrement sur son beau visage. Elle se pencha pour embrasser les lignes de sa bouche rieuse - qui arrêta de rire pour lui rendre son baiser et un petit son intéressé quitta sa gorge. Quand elle s'éloigna elle put clairement voir les lignes de ses joues se bomber en un sourire. Elle enleva le drap d'un coup sec et le regarda.

"Voudrais-tu être invité à nouveau ?" Ses yeux étaient plissés, sérieux, alors qu'un sourire sur ses lèvres la trahissait.

"Oui Madame," répondit-il solennellement, ses yeux pétillant d'amusement.

"Alors je te ferai la suggestion d'être poli. Maintenant si tu veux bien m'excuser, il faut que je me prépare pour aller travailler."

"Oui madame," répéta-t-il.

Elle se leva et se dirigea vers sa commode, ouvrant le tiroir qui contenait ses sous-vêtements, bien consciente que ses yeux étaient constamment fixés sur elle. Elle prit une culotte et alla vers la salle de bain en agitant son derrière juste pour le plaisir de sa vue. Elle l'entendit grogner légèrement et regarda par-dessus son épaule pour le voir lever le drap et le tendre au-dessus de sa tête une fois de plus. Elle nota avec le sourire qu'il y avait une petite tente supplémentaire plus bas sur son corps mais aujourd'hui elle n'avait pas le temps de l'aider avec son érection matinale, il faudrait qu'il s'en occupe lui-même.

Oh enfer… l'image de lui en train de… lui-même… C'est suffisant pour faire que ma tête explose !

Dépêche-toi d'aller dans la salle de bain avant qu'il ne voie tes yeux brouillés, ta mâchoire décrochée en train de baver.

Quand Bella émergea de la salle de bain, rafraichie, légèrement maquillée et coiffée, son lit était déjà fait… et Edward n'était nulle part en vue. Pas plus que ses vêtements ou ses affaires qui avaient disparu du rocking-chair où il les avait rangées hier soir. Elle se demanda pourquoi il ne lui avait pas dit au revoir mais elle n'avait pas le temps d'y réfléchir. Elle se dirigea vers le placard et choisit un pantalon gris. Et quand elle était en train de l'enfiler il lui sembla entendre du bruit en bas.

"Edward ?" appela-telle en tournant la tête pour entendre une réponse.

"Je suis en bas !" entendit-elle.

"Que fais-tu ?" répondit-elle, en boutonnant son pantalon.

"Je t'aide à partir d'ici à temps pour que tu me réinvites!"

Elle rigola en attrapant un chemisier multicolore sur un cintre et elle le passa, se demandant ce qu'il fabriquait. Elle mit des chaussures à talons bas en boutonnant son chemisier et elle sortit son cardigan sombre d'un autre cintre. Jetant un coup d'œil dans le miroir et satisfaite de sa tenue elle se précipita en bas en sentant l'odeur de la nourriture.

La chemise d'Edward pendait au dossier d'un tabouret au comptoir de la cuisine, ses chaussures posées à côté par terre. Lui était face à l'évier en t-shirt et pantalon s'occupant d'une poêle. Le déjeuner de Bella était posé sur le comptoir à côté de son thermos de café et de la fumée s'en échappait. Une bouteille de crème et une tasse de café à moitié pleine étaient posées là. Deux sandwiches coupés en deux attendaient dans une assiette.

"Tu m'as fait le petit-déjeuner ?!" demanda-t-elle, surprise, quand il se tourna en s'essuyant les mains sur un torchon.

"Tu étais pressée et j'ai pensé qu'il te fallait un déjeuner. Mais j'ai vu qu'il était prêt dans le frigo et le café était déjà fait alors j'ai pensé que je pouvais faire un rapide petit-déjeuner. J'espère que ça va." Il hocha la tête vers l'assiette sur le comptoir.

"Edward… c'est tellement … gentil !" dit-elle, en le regardant.

"Je ne sais pas comment un sandwich aux œufs est gentil mais j'ai pensé que tu pourrais l'emporter avec toi si nécessaire."

Bella regarda l'heure. Il lui restait encore un peu de temps il était sept heures moins cinq. Plus important, il y avait un merveilleux chef de petit-déjeuner ébouriffé debout dans sa cuisine.

"Il me reste quelques minutes. J'irai plus vite avec mon pick-up de location. Viens t'asseoir avec moi."

Ils s'assirent au comptoir, partageant ce qu'il y avait dans l'assiette, essayant de garder une main sur l'autre tout le temps.

"C'est parfait," marmonna-t-elle au milieu de sa première bouchée.

Il roula des yeux. "Comme si c'était difficile de faire cuire des œufs…!?"

"Ça me parait évident que tu n'as jamais goûté ceux de ma mère…" dit-elle, en prenant une autre bouchée.

"Aussi mauvais… hein ?" Edward haussa un sourcil et sourit quand elle hocha la tête en mâchant.

"Pire que tout ce que tu peux imaginer mais ça…" Elle montra le sandwich. "… c'est le petit déjeuner typique de mon père."

Edward lui fit un regard interrogateur et elle continua d'expliquer.

"Mon père ne sait pas cuisiner même si sa vie en dépendait – il mange de la mal bouffe ou va au restau. Et le repas de midi est toujours froid. Mais le petit-déjeuner oui – il le fait toujours. Quand je revenais chez ma mère après avoir séjourné chez lui, je voulais qu'elle me fasse les mêmes petits déjeuners mais le résultat était affreux. Après quelques jours j'en revenais à mes céréales. Ton sandwich… et bien il ressemble à ceux de papa."

Edward sourit, "Donc je peux faire le petit-déjeuner comme papa. Bon à savoir !"

Ils mangèrent et burent leur café dans un silence confortable, les doigts d'Edward caressant le dos de Bella et elle serrait son genou de temps en temps.

"Tu veux ce qu'il reste ? J'en ai assez." Bella lui tendit ce qu'il restait. Edward se pencha en ouvrant la bouche et elle le fit manger ce qu'il restait avec un sourire.

"Merci pour ça," dit-elle, en enlevant des miettes au coin de sa bouche et en l'embrassant sur sa joue pleine puis elle se leva pour nettoyer.

"Serai-je à nouveau invité ?" demanda-t-il, en la regardant faire. "C'est tout ce qui me préoccupe."

"Oui, je te l'ai déjà dit. Tu as prouvé ta valeur."

Quelques instants plus tard Bella sortit le pick-up. Edward avait fait faire demi-tour à sa voiture et l'avait garée devant chez lui. Il était là pied nus, ses chaussures dans une main et il lui fit au revoir quand elle partit travailler.

Quand Bella arriva à Fawkes elle vit Rosalie Hale sur le parking qui sortit d'une Bmw sportive rouge. Rose fit au revoir et elle resta là à attendre Bella.

"Bonjour," lui dit-elle quand elle sortit de son camion. "Il me semble que tu conduisais un vieux camion rouge l'autre jour ?"

"Bonjour Rose. Et oui ?" répondit-elle en soupirant. "C'est une location. Mon camion a rendu l'âme hier."

"Oh non. Que s'est-il passé ?" demanda Rose. Tout en marchant elle lui fit un résumé rapide du matin précédent et du rôle qu'avait joué Edward dans son sauvetage.

Rose s'arrêta en regardant le camion de location avant de se tourner et de regarder Bella pensivement.

"Il est bien avec toi alors, pas vrai ?" demanda-t-elle soudainement. "Ce qu'il a fait est très gentil."

Bella cligna des yeux, surprise par cette question." Oui… Edward est merveilleux. Pourquoi tu demandes ?"

"Pour être honnête Bella… j'étais préparée à détester Edward avant de le rencontrer…" Les yeux de Bella s'écarquillèrent et Rose hocha la tête. "Je sais… ça parait terrible. Mais Alice m'a raconté quelques fois - et je sais qu'elle aime Edward – mais elle a dépeint une image… pas très glorieuse… de lui. Mais tu dois avoir vu comment elle est… elle est rapide… à dire ce qu'elle pense …. Et j'aurai dû prendre ça en considération. Mais Alice a aussi une mauvaise expérience avec son ex-mari - tout comme moi avec mon ex petit-ami – je pense qu'elle était inquiète qu'Edward devienne ce genre de gars du comprends ?"

Bella hocha la tête et fronça légèrement les sourcils, ne sachant pas exactement de quel genre d'homme elle voulait parler.

"Quand j'ai finalement rencontré Edward au barbecue," continua Rose," Il n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais, il semblait vraiment prévenant. Et ensuite j'ai rencontré Emmett… bon… Emmett l'estime comme un frère. Il veut qu'Edward soit son témoin le jour où il se mariera et le parrain de ses éventuels enfants."

Rose s'arrêta et hocha la tête au regard surpris de Bella. "Oui… Emmett et moi avons eu des conversations très sérieuses – on parle de tout et de rien - mais ça m'intrigue." Bella sourit.

"Quoiqu'il en soit, je lui ai demandé si Edward était … un homme à femmes… tu sais… ou un coureur… et Emmett a éclaté de rire. Il a dit qu'Edward ne pourrait jamais faire ça car il n'y a pas la moindre parcelle de tromperie en lui."

"Non je suis sûre qu'il n'est pas comme ça," dit Bella. Elle ne savait pas quoi dire d'autre à Rose, toute cette conversation l'avait quelque peu stupéfaite.

L'expression de Rose s'adoucit. "Je n'avais pas l'intention d'être dure et je ne voulais pas être si critique, c'est juste qu'Alice et moi sommes déjà passées par là et… alors il fallait que je sache. Je suis désolée si je t'ai offensée Bella."

Bella secoua la tête. "Non je comprends." En quelque sorte elle vit pourquoi Rose avait fait ça.

Rose sourit. "Emmett semble penser qu'Edward a finalement rencontré la bonne fille pour dépasser cette barricade qu'il a érigée autour de lui et se laisser approcher. C'est une bonne chose. D'accord ?"

Bella rougit et hocha la tête.

"Allez," dit Rose en souriant à la réaction de Bella. Elle tourna la tête vers le bâtiment de l'administration. "Je ne voulais pas t'ennuyer."

Elles se dirigèrent vers le bureau et Bella réfléchit à ce que Rose venait de lui dire.

Elle savait qu'Alice était contente pour son frère et elle. Et elle comprenait aussi ce que Rose voulait dire en parlant de l'émotivité d'Alice - parce qu'elle semblait vraiment prompte à réagir. Et Alice avait un peu parlé de l'histoire de Rose au barbecue et elle savait aussi qu'Alice était divorcée mais elle ne savait rien de plus sur cette histoire.

Ça doit expliquer pas mal de choses cependant.

Elle se sentit mal de savoir que Rose s'était fait une opinion sur Edward avant même de le rencontrer mais elle était contente qu'il ait essayé de lui faire une autre impression.

Enfer… à toi aussi il a fait une autre impression ! Tu avais une mauvaise opinion de lui aussi au début !

Elle pensa qu'Emmett en tant que colocataire et meilleur ami semblait bien le connaître alors probablement que c'était son opinion sur lui qui comptait le plus.

Mais alors qu'est-ce que ça veut dire qu'Emmett pense que je suis la bonne pour qu'Edward passe cette barricade ? Pourquoi est-il si prudent de laisser entrer quelqu'un ?

Peut-être que ce soir tu pourras le découvrir ?

"Bella ?" La voix de Rose interrompit ses pensées. "Vous viendrez Edward et toi pour le match demain soir ? J'ai dit à Emmett que tu allais le lui demander."

"Oh oui nous y serons. Il semblait très content par cette idée que nous soyons à nouveau tous réunis."

"Bien. Em sera content de retrouver sa moitié de fraternité ici." Rose ricana.

"Ils sont bien ensemble, pas vrai ?" demanda Bella en rigolant.

"Oui. J'aimerai bien pouvoir revenir en arrière pour voir comment ils étaient à l'université. Ils ont dû être le couple ultime étrange."

Bella hocha la tête. "Tu veux dire le hors de contrôle et toujours content Emmett et l'accommodant et quelque peu ennuyé Edward ?"

"Oui ça devait être ça," rit Rose.

Comme elles s'approchaient du bureau de Shelly Cope, Rose se tourna vers Bella. "Tu pourrais avoir un polo de Fawkes Hawks pour demain. La plupart des enseignants en portent le vendredi et pour les événements sportifs ça montre notre soutien et que tu es une sorte d'autorité."

"Où est-ce que je peux en trouver un ?" demanda Bella.

"Ici." Rose désigna le bureau de Shelly. "Bonjour, Shelly. Que peux-tu dire au sujet des polos d'équipe à Bella ?" demanda-t-elle.

Elle sourit et les regarda à travers ses lunettes. "Bonjours mesdames. Je viens juste de les commander. Ils coûtent 24 dollars mais on ne les aura pas avant deux semaines. Il en reste de l'an dernier pour quinze dollars." Elle regarda Bella. "Je suis presque sûre d'en avoir un qui vous irez et ce sont presque les mêmes que ceux de cette année." Elle haussa les sourcils, attendant une réponse.

Bella sourit et acquiesça. "J'en prendrai un de l'an dernier."

"J'irai le chercher et le mettrai de côté, Bella. Vous pourrez venir le récupérer."

"Génial, merci Shelly."

Bella et Rose se dirigèrent vers la salle des profs, rangèrent leur déjeuner au frigo avant de partir vers leurs activités respectives.

Le temps passa et après ses deux premiers cours, Bella décida qu'elle attendrait jusqu'au déjeuner pour aller récupérer son polo. Elle avait des choses plus urgentes en attente, Edward pour le nommer.

Elle sortit son téléphone de son sac et lui envoya un texto.

J'ai oublié de te demander ce matin – tu es toujours partant pour ce soir? Je veux t'inviter à manger. Xo –b

Bella fixa son téléphone attendant une repose rapide.

Oui bien sûr. Mais tu n'as pas besoin de faire ça. Je serai plus qu'heureux de le faire . xo –E

Elle roula des yeux. N'avait-il pas compris ? Elle voulait le remercier pour tout ce qu'il avait fait hier - au moins d'une petite façon. Elle sourit à son téléphone en tapant la réponse.

Tu préfères que je me trouve un autre rendez-vous - quelqu'un qui soit plus coopératif et réceptif et qui accepte mon invitation ? Xo –b

Son téléphone vibra quelques secondes plus tard. Là, sur son écran, la photo de son voisin, petit-ami, camionneur, chef petit-déjeuner, sexy, appuyé contre sa voiture, souriant sous sa casquette Asshole, s'afficha. Elle rigola à sa réponse rapide, répondant à l'appel comme si elle n'avait aucune idée de pourquoi il appelait.

"Allô ?"

"Jamais de la vie !" lui parvint la voix bafouillante à l'autre bout de la ligne alors que Bella éclatait de rire. "C'est totalement inacceptable !" continua la voix d'Edward alors qu'elle était interrompue par de petits rires. "Je peux être complètement réceptif et coopératif ! Comment on fait : à quelle heure je viens te chercher pour que tu puisses m'inviter ?"

Bella rit dans le téléphone. "C'est une grande amélioration mais tu ne conduis pas non plus. C'est mon rendez-vous et je m'occupe de tout ! Mais tu peux passer chez moi à 7 heures et nous partirons. Comment ça te parait ?" Elle passa son bras autour de sa taille souhaitant qu'il soit autour de lui.

"Je peux faire ça très coopérativement. Et ce ne sera que nous deux ? Tu ne vas pas amener quelqu'un d'autre au cas où je ne serai plus coopératif ?"

"Nous deux." Bella sourit dans le téléphone bien qu'elle aurait préféré passer par la ligne téléphonique et embrasser possessif Edward à l'autre bout.

"Bien," répondit-il avec le sourire, ça s'entendait dans sa voix. "Comment se passe ta matinée ?" demanda-t-il. "Je suppose que tu es arrivée à l'école à l'heure ?"

"Oui j'étais là avant sept heures et demie. C'est vraiment une belle expérience de conduire quelque chose qui ne couine pas quand je dépasse les 80km/h !"

Edward rit. "Je peux tout à fait l'imaginer. Sois prudente. N'essaie pas de voir à quelle vitesse tu peux aller pour faire trembler et secouer ce Ford bleu. C'est probablement en haut du compte-tour sur ces pick-up dernier cri."

Bella rigola. "Mon pick-up est en train de mourir et toi ça t'amuse !?"

"Désolé. Je n'ai pas pu résister. On se voit ce soir à sept heures, d'accord Bella ?"

"D'accord. Au revoir, Edward."

Après avoir dit au revoir elle rangea le téléphone et sourit pendant une grande minute alors que la pause s'achevait et que sa période libre débutait. En regardant à son bureau elle réalisa qu'elle n'avait rien à faire. Elle avait rattrapé son retard sur sa paperasse, ses cours étaient planifiés jusqu'au lundi et aucune photocopie n'était nécessaire. Son temps lui appartenait alors elle sortit son ordinateur.

Elle allait se mettre à répondre au commentaire de Stardusted hier soir quand Stardust ED s'était montré à sa porte en personne. Et bien sûr après leur conversation Stardust Ed en personne avait sauté dans sa douche et dans son lit.

Miam, simplement miam. GRRRR grrrr !

Elle relut le commentaire qu'il avait écrit le mardi, celui qu'elle avait lu avant la soirée pizza chez lui… qui avait été suivi par sa confession sur fan fiction.

Ensuite elle rédigea sa réponse espérant qu'il lirait entre les lignes. C'était la première fois qu'ils savaient tous les deux qui écrivait et qui lisait et de quoi ils étaient en train de parler réellement.

Réponse de : bellybeans

Message : Cher STARDUSTED

Je ne peux pas te dire combien j'ai aimé retourner relire tes commentaires et tes messages. Ils sont différents à présent que je connais ton identité secrète.

Nous ne sommes pas encore allés très loin dans notre histoire mais tu connais les sentiments de Stella pour Ethan et qu'ils commencent à changer pour le meilleur presque immédiatement et qu'ils vont simplement continuer à se développer.

Il semblerait que tu aies une tendance à penser et à espérer le pire bien que je ne sache pas pourquoi. Ça me rend curieuse au sujet du passé. Ethan n'est pas un mauvais gars - il est loin du héros type. Stella est devenue presqu'indépendante à un jeune âge et pour cette raison inattendue elle est soulagée aussi de pouvoir s'en remettre à quelqu'un en cas d'urgence. Alors merci d'avoir été là pour la secourir.

Tu étais curieux au sujet des rêves de Stella concernant Ethan ces premières nuits… peut-être un jour (après quelques – ou beaucoup – de verres) je te révèlerai le contenu de ces rêves. Pour maintenant je dirai juste qu'ils étaient… sauvages. Stella se recroquevillerait et mourait d'embarras s'il fallait qu'elle les révèle à présent. Alors jusqu'à ce qu'elle soit prête à les partager laisse ton imagination aller – comme Stella l'a fait.

Et oui Ethan a manqué à Stella (il l'intrigue et elle est curieuse de tout savoir de lui) quand il était à Chicago. Peut-être que c'est pour ça qu'elle est allée espionner. Quelle surprise de savoir qu'Ethan avait fureté aussi. Tu parles des deux côtés quand tu écris "si quelqu'un d'intéressant et d'énigmatique capte ton attention, c'est juste dans la nature humaine d'être curieux et ça peut nous amener à faire quelque chose contre notre meilleur jugement."

Sachant ce que j'ai fait à présent et étant en colère après les événements de Chicago je souhaiterai pouvoir réécrire cette scène pour toi. Mais je dois me demander si les choses s'étaient passées différemment en serions-nous où nous en sommes à présent ? J'aime notre ici et maintenant et vers où nous semblons aller alors je suis désolée si ça été difficile d'y arriver.

Comme tous les lecteurs de fic, je comprends complètement que tu veuilles que le chapitre suivant arrive rapidement. Je suis contente que tu veuilles… plus. Moi aussi. J'attends avec impatience nos futures collaborations et la suite de l'histoire.

Xo de ta Stella

-b

Elle se réinstalla et relut ce qu'elle avait écrit. Il y avait des choses qu'elle voulait lui dire et l'écrire était plus facile que le lui dire. C'était même amusant de correspondre avec lui de cette façon. Elle se demanda s'il lui répondrait.

Elle envoya le message et reprit son téléphone. Il y avait deux choses qu'elle voulait qu'Edward sache et il ne lui restait que quelques minutes avant que sa classe suivante n'arrive.

Tu devrais vérifier ton mail, un message du site Star-ligted t'attend. Et aussi, est-ce que tu sais que tu parles en dormant ? ;) xo –b

Elle sourit se demandant si ça l'embêterait juste un peu. Elle attendit un moment et était sur le point d'éteindre son téléphone et le ranger quand il vibra.

Je suis allé voir mon mail. Qu'ai-je dit en dormant? Xo –E

Elle sourit en répondant.

Mon nom. Et puis, "Dis-lui Cullen." Je suis curieuse de savoir de quoi il s'agit. Xo –b

Elle l'envoya et resta là, retenant son souffle, mâchonnant sa lèvre et s'étreignant, observant l'horloge, espérant que ça ne sonnerait pas avant qu'elle ait obtenu sa réponse.

Humm… "Dis-lui Cullen... Dis-lui que tu parles en dormant…? ;) xo –E

Grrr! Oh mon dieu, Edward ! Tu es diabolique !" rit-elle, dans la pièce vide alors que la sonnerie retentissait, signifiant la reprise des cours.

ooo O ooo

Edward était assis dans son bureau, souriant tout seul en imaginant la réaction de Bella à sa réponse. Il regarda l'heure puis se rendit compte qu'elle avait probablement repris les cours actuellement. Il rigola imaginant qu'elle était vraisemblablement adorablement frustrée avec sa réponse désinvolte. Mais plus il restait assis là, à y réfléchir, plus c'était lui qui était frustré, se demandant jusqu'à quel point il avait été bavard dans son sommeil.

Et deux choses différentes se présentèrent à son esprit.

Et seulement deux.

C'était des choses qu'il avait à lui dire. Et toutes les deux étaient effrayantes. La chose positive qu'il avait à lui dire était effrayante parce… si ce sentiment n'était pas réciproque ? Et la deuxième chose qu'elle saurait… si elle s'enfuyait sans jamais revenir ?

Il soupira, ses doigts cherchant ses cheveux pour s'y agripper.

Putain.

"Comment je vais bien pouvoir faire ça ?" se demanda-t-il à voix haute, en vérifiant que sa porte soit bien fermée avant que quelqu'un le voit en train de parler tout seul.

"Il faut que tu lui dises ces deux choses," dit-il catégoriquement. "C'est la bonne chose à faire."

Dans la même phrase ?

"Je sais que nous ne sommes ensemble que depuis trois jours mais je suis tombé amoureux de toi et ma famille et mon meilleur ami lisent ta fiction qui n'est plus si anonyme que ça."

"Oui c'est sûr ça va être super," soupira-t-il, en tapant son front avec sa main.

Pourquoi ne pas le faire dans l'autre sens pour terminer par une note positive ?

"Dis … un truc drôle concernant les fics du genre 'tu ne sais jamais qui lit' – ma famille et mon meilleur ami en l'occurrence – et je suis cul par-dessus tête amoureux de toi, qui s'en préoccupe ?!"

"Putain, putain, PUTAIN ! C'est ridicule ! Qui doit gérer une situation pareille ?!"

TOI.

"Evidemment !" cracha-t-il, en levant ses mains en l'air d'exaspération.

Il se rassit dans son fauteuil à son bureau, une main posée fermement sur sa tête, les doigts de l'autre pianotant sans s'arrêter sur son bureau pendant qu'il réfléchissait.

"Merde !" dit-il soudainement, en se mettant droit dans son fauteuil. "Son mail !"

Il ouvrit rapidement sa boite et chercha celui qui provenait de Star-lighted. Appuyé dans son fauteuil, ses bras étirés devant lui on aurait presque dit qu'il étreignait son ordinateur en lisant.

La salutation seule le fit sourire. "Mon cher STARDUSTED," lut-il.

Tu es ma chère Bella, aussi.

Ses yeux continuèrent, il était ravi qu'elle ait apprécié de relire ce qu'il lui avait écrit sachant maintenant qui il était. Il était content que toute cette situation se soit transformée en une bonne chose.

"Tu dois encore découvrir à quel point mes sentiments pour toi ont changé Bella," murmura-t-il à l'écran. "Ressens-tu la même chose que moi… ou vas-tu penser que c'est inapproprié que je me déclare aussi vite ?"

Il se demanda ce que son commentaire sur le pire signifiait. C'était vrai en quelque sorte mais pas pour tout… seulement quand elle était concernée… et sûrement parce qu'il voulait que tout cela aille plus loin.

Ça lui plut qu'elle le voie comme un héros, même si ce n'était que parce qu'il l'avait sauvée de son Chevrolet explosif.

Tu es importante Bella. Bien sûr que tu peux dépendre de moi.

Edward relut deux fois le paragraphe où Bella faisait allusion à ses rêves le concernant. Il espérait que ces rêves sauvages deviendraient clairs comme le cristal après une seconde lecture. Il bougea, mal à l'aise sur son siège en songeant à un aspect sauvage et dévergondé. Ensuite il vit le commentaire où elle expliquait qu'elle ne révélerait cette information qu'après quelques verres.

Putain elle est tellement mignonne quand elle est un peu éméchée comme à la Luna Nueva.

"Nous pourrions prendre quelques verres à ton dîner ce soir, Bella ?" dit-il, avec un grognement et un autre ajustement inconfortable sur son siège.

Un sourire se forma sur ses lèvres quand il lut qu'il lui avait manqué quand il était à Chicago mais en continuant la lecture, ça le toucha qu'elle ait souhaité pouvoir réécrire toute cette expérience bouleversante qu'il avait vécue là-bas.

"Toi et moi ensemble, bellybeans," soupira-t-il. "Tous les deux."

Il passa son doigt sur sa lèvre en se demandant où seraient-ils si les choses s'étaient passées différemment. C'était une question rhétorique. Ils étaient ici maintenant.

J'aime où nous en sommes et vers où nous semblons nous diriger aussi, amour. Je me demande simplement si tu penserais que je suis fou ou que je vais trop vite.

Il sourit au paragraphe final. Ils voulaient plus tous les deux.

"J'attends beaucoup de la suite de notre histoire aussi ma Stella-Bella-bellybeans."

Il s'appuya contre le dossier de son fauteuil et ensuite il pivota pour regarder l'horizon de Seattle par la fenêtre, ses mains derrière sa nuque.

Il faut que tu lui dises… bientôt.

ooo O ooo

La journée de Bella passa dans un vague flou tellement elle était concentrée sur ce qui allait se passer dans la soirée.

Pendant le déjeuner elle retourna voir Shelly Cope pour payer et récupérer son t-shirt. Quand elle revint à la table dans la salle des profs, Jasper alla vite voir si Shelly Cope n'en aurait pas un à sa taille.

Quand elle quitta l'école à la fin de la journée, elle était reconnaissante de ne pas avoir de travail à ramener chez elle. Sa soirée serait très occupée, avec des courses à faire avant de rentrer à la maison et se préparer pour son rendez-vous avec Edward.

Elle rentra dans son allée un peu avant dix-sept heures et transporta ses achats et ses affaires de travail dans la maison. En fouillant dans son sac elle trouva la petite chaine avec la tour Eiffel et les clés de la maison d'Edward. Elle se précipita de l'autre côté de la rue et entra dans la maison d'Edward. Elle n'y resta que quelques minutes, assez longtemps pour récupérer ce dont elle avait besoin, avant de retraverser la rue, contente qu'il ne soit pas rentré du travail plus tôt et l'ait surprise.

De retour chez elle, elle déballa ses achats, mettant de côté quelques courses et posant le sac en bas de l'escalier pour le monter dans sa chambre. Elle alla dans la cuisine prit une bouteille d'eau et un fruit puis alla dans le patio pour se détendre en profitant du soleil de l'après-midi. En mangeant sa banane, ses pensées allèrent naturellement vers Edward et leur dîner et quels jolis sous-vêtements elle pourrait porter ce soir

ooo O ooo

Edward passa le reste de sa matinée, l'heure de son déjeuner et une partie de l'après-midi à ressasser quel était le délai acceptable pour tomber amoureux. Il avait essayé de chercher sur G°°gle mais ça n'avait pas aidé. Il ne savait pas avec certitude mais il lui semblait que deux jours et demi dans une relation était vraiment trop tôt. Ou anormal, il ne voulait certainement pas apparaitre anormal aux yeux de Bella.

Il était certain d'être amoureux mais il n'avait jamais connu ce sentiment avant. Mais ce qu'il ressentait pour Bella, il était certain de ne jamais l'avoir éprouvé. C'était un grand sentiment qui semblait s'accroitre exponentiellement chaque fois qu'il était avec elle.

Ou qu'il parlait avec elle.

Ou échangeait des messages avec elle.

Ou qu'il lisait ce qu'elle avait écrit.

Ou qu'il rêvassait à elle.

Ça ressemble vraiment à une obsession qui me consume totalement.

Allez arrête ça ! Pourquoi essaies-tu toujours de ruiner les choses ?

C'était le milieu de l'après-midi quand Edward décida qu'il ne pouvait plus poursuivre cette conversation qu'il avait avec lui-même et dans sa tête plus longtemps. Il savait qu'il ne trouverait pas les réponses à ces questions tout seul alors il essaya de décider à qui il pourrait parler de ces choses-là.

Emmett?

Tu plaisantes, pas vrai ? Il est tombé amoureux instantanément.

C'est vrai. D'accord alors non. Et Alice ?

Tu plaisantes de nouveau ? Sa seule intrusion en amour a fini par un divorce et ce connard de coureur de jupons t'a frappé dans une bagarre de bar.

Et il a perdu une dent ! Mais une fois de plus tu as raison. Alors qui reste-t-il ?

Je pense que tu sais.

Non… tu ne veux pas dire…

Si.

Quel horrible choix ! Il doit bien y en avoir un autre ?

Non. Prends le téléphone. Fais-le.

Putain.

Edward mit le téléphone à son oreille, écouta les sonneries décidant qu'il allait laisser sonner une fois de plus et qu'ensuite il raccro…

"Allô ? Edward ?"

"Euh… oui. Bonjour maman. Est-ce que papa est là ?"

"D'habitude tu n'appelles pas en semaine. Tout va bien ? Tu vas bien ?"

"Oui tout va bien, maman. Moi aussi. Puis-je parler à papa, s'il te plait ?"

"Il n'est pas là. Il a été appelé pour de la chirurgie ce matin. Un de ses collègues est malade. Edward, qu'est-ce qui ne va pas ?" Il y avait un signe d'inquiétude dans sa voix.

"Rien maman. Il faut que je parle à papa de quelque chose. Et c'est… du genre… important."

"Je vois." Après une pause Edward entendit un halètement. "Oh seigneur… il ne s'agit pas d'un… problème de paternité… pas vrai Edward ?"

Edward tapa son front avec sa main et ferma les yeux, s'appuya contre son fauteuil.

"Non ! Seigneur non ! Rien de cela maman ! Seigneur !"

Putain à quoi tu pensais quand tu m'as dit de composer ce numéro ?

J'ai pensé que papa serait à la maison.

Bien il n'y est pas ! Et maintenant je vais avoir une conversation sexuelle avec maman ! Putain tu crains vraiment beaucoup!

"Oh Edward. Je suis désolée… terriblement désolée. Je ne voulais pas aller trop vite… c'est que… bon tu appelles et veux parler à ton père au milieu de la journée sur un sujet très important… c'est si inhabituel. Puis-je faire quelque chose pour t'aider ?"

"Non … je voulais… juste… lui demander quelque chose. C'est tout."

"A quel sujet ?"

Edward soupira et maltraita ses cheveux pendant un moment.

"Edward. Tu es toujours là ? Allô ?" sa voix était inquiète à nouveau.

"Oui maman je suis là."

"Peut-être que je peux répondre à ta question ? Je serai heureuse d'essayer."

Edward soupira de nouveau.

Elle est la moitié d'une relation réussie tu sais, demande-lui.

Je n'arrive pas à croire que je te demande ton avis.

"Ce que je me demandais c'est…"

Il hésita.

Puis se dégonfla.

"Est-ce que vous venez avec papa au premier match de foot demain soir ?"

"Oh." Elle fit une pause sachant parfaitement que ce n'était pas ça qu'il voulait demander. "Bien sûr… c'est le premier de la saison… Tu sais bien que ton père et moi y allons toujours."

"Génial. C'est génial. Bien." Edward secoua la tête, irrité par lui-même.

"Tu prévois d'y aller Edward ?"

"Euh oh… oui. En fait je suis… avec Bella tu sais, la fille de l'autre côté de la rue."

"Vraiment ?!" Sa voix était montée de plusieurs tons. "Bien sûr que je sais qui y est Bella ! Alors c'est comme un … rendez-vous… pour vous deux ?"

"Euh oui. C'est ça. Oui… nous… nous sortons ensemble en quelque sorte, tu comprends ?" Il tapa légèrement sur le sommet de sa tête, en se penchant en avant, essayant de trouver un moyen joli et facile de poser sa question. De quelque façon qu'il la pose ça induisait sa réponse et sa mère souffrirait d'amnésie à la fin de l'appel.

Mais cette option n'existait pas dans cette dimension.

Dans cette dimension les grilles étaient sur le point de céder.

"Oh Edward… c'est merveilleux ! Tu sors avec elle !" Sa voix était soudain un flot étourdi de joie maternelle et inondait la ligne téléphonique. "Ton père et moi avons réellement apprécié de la rencontrer au barbecue. Elle semble être une gentille douce, chaleureuse et amicale fille. J'ai parlé avec Alice lundi soir et elle m'a dit que vous étiez allés petit déjeuner avec Bella ce matin-là. Elle a dit que tu paraissais vraiment épris et je peux certainement voir pourquoi tu peux l'être. Mais je ne sais rien de plus depuis cette conversation avec Alice. Alors… tu la vois toujours ?! C'est merveilleux ! Tellement excitant !" Elle s'arrêta pour respirer et quand elle continua sa voix était plus basse. "Tu ne fais que la voir Edward ?"

Edward passa sa main sur son visage souhaitant pouvoir simplement raccrocher. Et peut-être souffrir d'un bon moment d'amnésie.

"Oui. Je ne fais que la voir." Il se leva et commença à marcher devant la fenêtre, en regardant Seattle.

"Est-ce que ça veut dire… que Bella est… ta petite-amie ? Que vous êtes un … couple ?" Sa voix était hésitante mais remplie d'espoir.

Edward souffla longuement. "Oui mère. Elle est ma petite-amie. Je suis son petit-ami. Maintenant que j'y songe je suppose que ça fait de nous un couple…"

Edward entendit un petit cri et ensuite un son qui se répétait. "Maman ? Maman ? Est-ce que tu sautes de joie ?"

Le bruit cessa immédiatement.

"Quoi ? Non ! Edward ! Ne sois pas ridicule !" Elle paraissait essoufflée. Et tout d'un coup elle demanda. "Oh seigneur… c'était de ça que tu voulais parler avec ton père ?"

"Euh, non… enfin en quelque sorte, je suppose. Je veux dire, j'ai une question en relation avec ça… je me demandais…"

Putain, demande maintenant !

"Bon je me demandais… Commentpeutondireàquelqu'unqu'onl'aime ?"

"Je suis désolée qu'est –ce que tu as dit ? 'Comment peut-on dire' quoi ?"

Edward appuya son front contre la vitre froide avec un soupir et puis il posa son front sur son bras regardant vers la ville.

"Au bout de combien de temps peut-on dire "je t'aime" à quelqu'un ?"

Il y eut un grand silence de l'autre côté.

"Maman? Maman ?"

"Je suis là chéri." Sa voix avait changé. "Oh Edward… tu l'aimes."

Il hocha la tête, regardant dehors mais au lieu de voir Seattle il voyait seulement un beau visage en forme de cœur dans sa tête. "Oui c'est vrai," dit-il doucement. "Et je veux le lui dire… mais je pense qu'il est trop tôt. Peut-on tomber amoureux aussi rapidement ? Je ne sais pas… je ne veux pas qu'elle pense que je suis fou et je ne veux pas lui faire peur. Je ne sais pas… suis-je fou ? C'est normal ?"

Il entendit un petit rire. Ou un petit reniflement. "Non je ne pense pas que tu sois fou et ce que je pense c'est que tu ne ressentirais pas ça si ce n'était pas réciproque. Et quand il s'agit d'amour je ne pense pas que le normal existe. Ça été rapide ? Elle est arrivée il y a quoi... deux semaines ?"

"Même pas… douze jours. Nous avons eu… quelques montagnes russes les premiers jours. Et nous ne sommes sortis ensemble qu'il y a trois jours. Trois jours c'est trop rapide non ?"

"Bon ça parait rapide Edward. Tu dis que ça a été les montagnes russes les premiers jours. Quand as-tu pensé que les choses s'étaient… apaisées entre vous ?"

"Euh… jeudi dernier. Non attends, on a eu une discussion. Alors je suppose que c'était le vendredi. Oui vendredi. Le soir d'Emmett où son cousin Jasper et moi l'avons rencontrée avec son amie Angela au restaurant mexicain. Nous nous sommes vus tous les jours depuis. Tu penses que je pourrai lui dire vendredi ? Ça fera une semaine depuis que les choses se sont… apaisées."

"J'espère t'avoir donné la bonne réponse Edward. Je ne suis pas sûre que ton père ait pu faire mieux. Mais je pense que c'est le genre de choses que tu sens, dans ton cœur et tu sauras quand est le bon moment. Tu ne te poseras pas vraiment la question, ça sortira, c'est tout. Et ce n'est pas comme s'il y avait vraiment un bon moment et si tu ne le dis pas alors ton tour passera. Quand on trouve la bonne personne il y a beaucoup de moments où c'est bien de dire je t'aime."

Edward hocha la tête.

ooo O ooo

A sept heures pile, Edward se présenta à la porte de Bella. Il était douché, rasé de frais et portait un jeans noir et une chemise grise. Ses manches étaient roulées et on pouvait voir un t-shirt blanc sous sa chemise. Il tenait une veste en cuir et un délicieux sourire ornait son visage. Bella sentit la chaleur monter visage quand il jeta un regard appréciateur sans gêne sur elle.

"Salut !"

"Hé Edward. Entre. Je suis presque prête." Elle lui tint la porte ouverte, respirant l'odeur du Prédateur pendant qu'il entrait."

"Tu parais délicieuse à manger," dit-il attisant encore son rougissement. "C'est une jolie couleur sur toi. "Il fit signe à son chemisier bleu marine qu'elle portait avec un jeans noir, aussi.

"Merci tu es pas mal non plus." Bella se félicitait. Si Edward aimait cette couleur, ses nouveaux sous-vêtements assortis passeraient probablement bien aussi.

"Nous avons une réservation ?" demanda-t-il, quand Bella se dirigea vers la pièce principale.

Elle s'arrêta et se tourna pour le regarder avec un sourire. "Je ne sais pas pour toi mais je n'ai pas de réservation. Tu es mon rendez-vous de rêve Edward."

Edward sourit et secoua la tête. "Je veux dire… où allons-nous ?"

"Non, ne t'inquiète pas tout ira bien. L'endroit est vide habituellement."

Edward la regarda avec incertitude pendant qu'elle prenait son sac sur le comptoir de la cuisine, se demandant quel bon endroit pourrait ne pas avoir trop de clientèle.

Bella fit quelques pas dans sa direction avant de s'arrêter. "Oh mince. Attends une seconde ?"

Il hocha la tête et elle reposa son sac et se dirigea vers la porte coulissante du patio. Elle l'ouvrit et passa de l'autre côté, laissant la porte ouverte. Un moment plus tard il entendit sa voix qui l'appelait.

"Edward ? Est-ce que tu peux venir m'aider avec ça ?"

Il traversa la pièce se demandant pourquoi elle avait besoin d'aide mais heureux de pouvoir le faire. Il sortit et s'arrêta brusquement. Là dans le gazon, dans la lumière du soleil déclinant, Bella était assise. Elle était sur une couverture, penchée en arrière, en appui sur ses mains, les jambes tendues devant elle. A côté d'elle, toujours sur la couverture il y avait deux couverts et – sur le côté il y avait le panier de pique-nique qu'Edward lui avait acheté il y avait trois jours. Il pouvait même entendre de la musique qui avait commencé derrière lui.

"Edward ? Tu m'aiderais avec ça ?" lui demanda-t-elle de nouveau en tendant la main et en tapotant le panier à côté d'elle avec un petit sourire. "C'est notre dîner dehors."

Les yeux verts pétillants d'Edward soutinrent son regard alors qu'il lui faisait un grand sourire. Il commença à aller vers ellependant que la musique s'infiltrait dans son subconscient. Il s'arrêta pour regarder en arrière remarquant que le téléphone de Bella était sur sa base.

"Attends c'est les Crawberries !" Il se tourna et la regarda. "C'est Dreams. De la playlist que j'ai faite pour le barbecue?"

Elle hocha la tête, lui souriant timidement.

"Et c'est… ma couverture sur laquelle tu es assise!" lâcha-t-il en le réalisant. "Tu es allée chez moi ?!"

Elle hocha la tête à nouveau, souriant plus largement, ses yeux bruns liés aux siens.

Edward soupira longuement quand un éclair de compréhension et une grande joie le frappa. Il ne put contenir son sourire.

"Tu m'as fait le pique-nique de mes rêves ! "dit-il en secouant la tête. "Je t'en ai parlé pendant le barbecue quand cette musique jouait."

Bella rit et hocha la tête. "Oui je me suis souvenu que tu as dit que j'étais sur ta couverture dans un champ avec des fraises alors je suis allée chercher la couverture chez toi quand je suis rentrée aujourd'hui. Malheureusement je n'ai pas de fraisiers sauvages ici mais j'ai ça." Elle montra le bol, il était rempli de fraises… nageant dans le cointreau… et bien sûr il y avait de la chantilly dans le panier. "Et ce que je t'ai dit que je faisais se trouve dans le panier," dit-elle en tapotant le panier à nouveau.

Edward se mit à genoux à côté d'elle incapable d'effacer le sourire enfantin de son visage.

"Toi Isabella Swan tu es vraiment… mon rendez-vous de rêve."

Il fondit sur elle avec un grognement, exultant, enroulant ses bras autour d'elle et lui sautant dessus malgré ses rires surpris…