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… Chapitre 66
Bien-être et pensées…
Qui aurait pu penser qu'il était possible de danser nu dans un lit ?
Bella n'avait pas compris quand Edward lui avait demandé si elle voulait danser avec lui mais il souriait paresseusement et la prit dans ses bras et la fit rouler au-dessus de lui. Avec sa main gauche derrière sa tête et sa main droite sur ses fesses, il la berçait d'un côté à l'autre en musique. Bella rigola et fit de son mieux pour ne pas tomber du corps nu de son partenaire.
Des choses étaient dites concernant la sérénité et l'amour stupide avec quelqu'un de spécial. C'était exaltant et effrayant et rendait tout comportement ridicule complètement acceptable et merveilleux.
"Tu es si légère sur tes pieds," commenta Edward dans les cheveux de Bella. Il sourit comme un idiot au petit rire doux qu'elle lui fit en réponse et embrassa le dessus de la tête.
"Je suis sûre que c'est dû au fait d'avoir le bon partenaire," fit-elle observer ironiquement. Elle leva la tête pour le regarder et elle s'étira pour déposer un baiser sur son menton.
Edward sourit et caressa son derrière. C'était très agréable.
Bella couina et se tortilla et son commentaire la fit penser à une conversation pendant le barbecue à Fawkes le jour d'avant.
"Est-ce que nous allons vraiment aller à ces cours de danse de bal avec Rose et Emmett ?"
Edward arrêta de se balancer en rythme et la regarda les sourcils froncés. "Est-ce que tu veux ? Moi oui. Je pense que ça pourrait être drôle."
"Pour toi… parce que tu sais déjà le faire. Et parce que tu pourras rire de moi quand je tomberai face contre terre !"
Edward rigola en tapotant son derrière. "Ce ne sera pas si triste. D'abord regarde comment tu danses bien déjà. Ensuite je ne laisserai rien t'arriver – ni de blesser toute seule. Je ne te lâcherai pas une fois. Et ensuite je serai trop occupé à rire d'Emmett parce que c'est toujours l'effet qu'il fait."
Bella pensa à l'incorrigible Emmett essayant d'être sérieux et de suivre les instructions mais échouant probablement misérablement et de façon hilarante. Rose sera sans cesse interrompue pour le remettre dans le droit chemin.
"Tu as sans doute raison," convint-elle en souriant. " Bon je suis d'accord aussi longtemps que tu me promets de ne pas rire de moi."
"Parole de scout," dit-il en hochant la tête et souriant et puis il recommença à se balancer en rythme alors que le morceau touchait à sa fin.
Bella pensait qu'elle avait de grandes chances de se mettre dans l'embarras dans un cours de danse mais la perspective de danser avec son merveilleux et sexy scout de petit-ami, un soir par semaine avec ses merveilleux nouveaux amis avait du potentiel.
Le morceau se termina et Edward se tourna pour déposer Bella sur le lit à côté de lui. Elle roula et s'étira et enleva l'iPod de sa base et ensuite prit des mouchoirs dans la boite. Elle se tourna pour voir Edward et lui en tendit quelques-uns et en garda pour elle.
Edward appuya sa tête contre son oreiller dans son bras replié. Son expression était sérieuse et pensive et très attentive à Bella tandis qu'ils se nettoyaient. Il la toucha, les doigts de sa main libre suivant ses courbes douces. Ses yeux verts étaient intenses et cherchaient les siens.
"Alors ta première fois était bien ?" demanda-t-il. Son regard alla sur ses mains brièvement et ses doigts caressèrent gentiment entre ses cuisses en attendant sa réponse.
Bella le regarda surprise. Ça avait été bien, même très bien. Ça avait été fabuleux pour sa première fois, dépassant toutes ses attentes de ce que sa première fois serait. Ils allaient parfaitement ensemble comme des pièces de puzzle correspondantes et l'image entière avait été complètement époustouflante.
Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il avait besoin d'être rassuré.
"Edward, je pense que ça a été…. Incroyable. Quand je…" Elle sentit son visage et son cou rougir puis elle baissa les yeux, timide tout à coup pour pouvoir mettre des mots dessus. "J'ai ressenti comme une pulsation autour de toi. C'était si… puissant…" Elle releva la tête et il vit de l'émerveillement dans le brun liquide de ses yeux.
Il se délectait de ses paroles et l'expression dans ses yeux et de sa timidité soudaine ainsi que la jolie rougeur qui les avait précédées. Il connaissait parfaitement ce qu'elle décrivait, il avait ressenti la puissance de leur connexion et de leur combustion aussi.
"Bon… c'est ce que tu faisais," dit-il doucement. "Tu pulsais, je veux dire. Je l'ai senti. J'ai tout… senti et c'était vraiment puissant pour moi aussi. Quand j'ai senti que tu étais proche… tu m'as entraîné avec toi. C'était… spectaculaire."
Il fit passer son bras libre autour d'elle et la rapprocha, il se pencha pour l'embrasser. Il fit son sourire en coin en s'éloignant et en exhalant un petit soupir de soulagement et de contentement, en se réinstallant contre son oreiller pour la regarder.
"Honnêtement je ne savais pas à quoi m'attendre pour ta première fois. Je ne pouvais pas supporter la pensée que je pouvais te faire mal – même si ce n'était que momentané."
"Oh." Une compréhension soudaine frappa Bella et elle réalisa pourquoi il avait besoin d'être rassuré. "Tu ne m'as pas fait mal Edward. J'ai déjà perdu cet aspect de ma virginité dans un accident de moto."
"Quoi ?!" haleta-t-il.
Les yeux de Bella s'écarquillèrent à sa réaction. "Ce n'était pas très grave, Jake réparait deux vieilles motos pendant ma dernière année d'études secondaires. Il m'apprenait à conduire quand j'ai roulé dans un gros nid de poule et n'ai pas su freiner. J'ai perdu le contrôle de la moto et j'ai eu quelques égratignures et une coupure sur la tête qui a nécessité quelques points…" Elle lui montra sa tête et Edward remarqua une cicatrice le long de la racine de ses cheveux. "Quoi qu'il en soit," continua-t-elle. "Quand j'ai roulé dans ce nid de poule j'ai rebondi si fort sur le siège dans un mauvais angle et ça m'a blessé mon… euh… comment dire… euh mon bits… un peu."
Edward paraissait horrifié.
"Edward, je vais parfaitement bien. Ce genre de choses arrive aux filles parfois. Ma période moto n'a pas duré beaucoup plus longtemps après ça... mon père aurait eu une attaque s'il avait su que je conduisais une moto en douce et j'avais très peur qu'il le découvre et qu'il me mette en prison."
Edward souffla. Il ne pouvait se féliciter qu'il n'y ait plus de moto dans le paysage.
"Je suis désolé que tu aies été blessée," dit-il en posant un baiser sur la cicatrice. Il poussa Bella doucement sur le dos et passa au-dessus d'elle, s'installant entre ses jambes et reposant sur ses avant-bras une fois de plus. "Je suis désolé que tu te sois blessée à … ton bits." Un éclair d'amusement passa dans ses yeux quand il utilisa la même formulation qu'elle. "Je déteste l'idée que tu puisses être blessée mais au moins je sais que je ne t'ai pas fait mal."
Bella lui sourit. "Non tu ne m'as pas fait mal. Elle releva la tête et embrassa le petit sourire en coin sur ses lèvres. "Comment dit-on déjà… pas de sang pas de crime."
Edward ricana doucement. "Il me semble que le proverbe dit plutôt pas de blessure pas de crime."
"Peu importe. Pas de blessure. Pas de sang. Et certainement pas de crime." Son sourire s'agrandit quand elle remua sous lui, sentant sa bite pointer, coincée entre eux deux. "Pas même une vilaine bit." Elle sourit de façon suggestive. "Ça ressemblait plus à un coup fulgurant avec un coup gagnant et les fans en liesse dans les gradins alors que les feux d'artifice explosent."
Edward mit sa tête dans son cou et son brusque éclat de rire les secoua eux et le lit. Après un moment il releva la tête et la regarda, les coins de ses yeux verts et brillants emplis de larmes de rire.
"Bon en continuant avec le baseball que penserait l'équipe à domicile de remettre ça ? Tu es en forme ?" Il frotta son bourgeon sur son bit de façon invitante, souriant comme un gamin sexy et plein d'espoir.
Bella bougea ses hanches contre lui pour participer au mouvement. "Bien puisque l'équipe invitée est de toute évidence pour une deuxième partie, l'équipe à domicile est plus que prête à jouer."
Edward sourit de satisfaction, l'embrassant en continuant à se frotter contre elle. "Merci mon dieu. Je ne voulais pas jouer tout seul," murmura-t-il, en s'éclaircissant la voix ainsi que le cerveau.
"J'ai juste besoin d'un instant dans le vestiaire… ou euh… le club house et je serai prête pour aller sur le terrain."
"D'accord," dit Edward en se mettant sur le côté, pour qu'elle puisse se lever. Ses yeux étaient éblouis par son petit corps nu alors qu'elle allait vers la salle de bain.
"Reste là," lui dit-elle, par-dessus son épaule.
Edward ricana. "Où irai-je ?"
Bella reconnut difficilement son visage dans le miroir de la salle de bain. Ses yeux étaient brillants et pétillants, ses joues rouges et elle ne pouvait s'empêcher de sourire comme une folle et une idiote bien-aimée. Elle fut tentée de se serrer dans ses bras et de crier. Mais à la place elle démêla rapidement ses cheveux et prit un moment pour s'arranger et remettre du gel contraceptif.
Elle n'en pouvait plus d'attendre que ses règles arrivent pour pouvoir commencer la pilule et ne plus avoir à gérer toute cette merde. Mais bon ça faisait l'affaire. Elle retourna rapidement dans la chambre – vers la vision de son dieu grec nu et glorieux, étendu et immobile comme une statue sur le lit. Il ressemblait vraiment à une sculpture – beauté classique et turgescence impressionnante. Elle sourit comme une idiote et en rougissant certainement à cause de l'état et du désir évident d'Edward. Bien sûr, elle avait déjà expérimenté ses capacités plus tôt. Puis il ouvrit ses bras pour qu'elle revienne vers lui et il lui fit un regard plein d'humour, sûrement à cause de son rougissement… et au fait qu'il sache pourquoi elle rougissait.
"Hé," dit-elle, un peu timide en rampant au-dessus de lui et dans ses bras.
"Bienvenue," murmura-t-il. "Tu m'as manqué."
"Tu m'as manqué aussi. Je suis désolée que ce contrôle des naissances soit si envahissant. ″
"Je ne suis pas pressé, Bella." Il leva son menton et inclina sa tête pour faire que leurs bouches se rencontrent. "Pas que je ne sois pas impatient… comme tu t'en doutes probablement," murmura-t-il contre ses lèvres, juste avant que sa langue ne pousse dans sa bouche.
Le coin des lèvres de Bella se souleva en un sourire et elle soupira joyeusement dans sa bouche alors que leurs lèvres et langues bougeaient ensemble. Il n'était pas le seul à être impatient. Chaque chose qu'il disait et lui faisait l'incitait à vouloir plus et à lui donner plus. Et avec ces pensées à l'esprit elle s'écarta et le domina, souriant à son bel homme et embrassant les traits de son merveilleux et cher visage.
Elle commença une descente par étape le long de ce corps sculpté, le touchant comme il l'avait fait pour elle plus tôt. Elle prodigua de l'amour et de l'attention de son cou – où la douceur de sa peau devenait abruptement piquante. Elle embrassa le contour de ses clavicules, avant de se diriger vers les plaines solides et bien définies de son torse et de son abdomen, ses lèvres et langue se promenant dans les poils épars. Elle respira son odeur masculine et intoxicante, si délicieusement familière à présent. Ses mains caressèrent son corps, allant de sa taille à ses hanches étroites tandis que sa bouche taquinait son torse.
Les doigts d'Edward caressaient ses doux cheveux et puis la douce peau de son dos. Il arrangea l'oreiller derrière lui et posa sa tête pour pouvoir la regarder. Il rassembla tous ses cheveux dans une seule de ses mains et de l'autre il attrapa les siennes. Les muscles de son abdomen se contractèrent légèrement au frisson que provoquaient ses lèvres et sa langue sur son nombril avant que sa bouche ne descende plus bas.
Il déglutit d'anticipation tandis qu'elle se rapprochait de son aine. Elle le regarda, serrant sa main dans les siennes avant de repartir là où elle s'était arrêtée. Il grogna doucement et murmura son nom quand elle l'enveloppa dans la chaleur humide de sa bouche. Il entrelaça leurs doigts et serra sa main en fermant les yeux à la sensation merveilleuse. Il ne vit pas qu'elle le regardait, il se sentit grogner plus fort alors que ses pensées devenaient guimauve et se laissa aller dans le pur plaisir.
Edward retrouva ses esprits seulement quand qu'il réalisa que ses actions aller rapidement le satisfaire.
"Bella," dit-il entre ses dents serrées, en comprimant ses mains." Arrête amour." Il attrapa son épaule quand elle le relâcha. "Viens là," souffla-t-il, en l'aidant à remonter vers lui.
Ses yeux bruns le regardèrent avec surprise. "Je pensais que tu aimerais ça."
Edward exhala un petit rire d'incrédulité et la tira à lui pour l'embrasser. "J'adore ça. Extrêmement même," dit-il en se blottissant contre elle. "Je pensais que c'était tellement évident. Mais je ne veux pas que notre deuxième partie ne se transforme en explosion avant même que tu ne sois rentrée sur le terrain." Il lui fit un sourire coquin, ses narines se dilatèrent pendant qu'il inspirait.
"Oh !" fit-elle, en riant et en lui souriant. "Et j'espère me relever pour prendre la batte."
"Et je veux vraiment que tu le fasses," dit-il en souriant, en continuant leurs comparaisons avec le baseball.
"Assieds-toi… et reste un peu tranquille," murmura-t-il, en s'étirant pour atteindre la table de chevet. Bella remarqua qu'il avait pris un préservatif pendant qu'elle était dans la salle de bain. C'était l'un des nombreux que sa mère avait stockés dans le tiroir.
Elle s'assit et se recula comme il lui avait demandé, à califourchon sur ses cuisses tout en le regardant déchirer le petit emballage pour l'ouvrir.
De si longs doigts… Tellement long… Edward…
Ses yeux trouvèrent les siens et il vit qu'elle l'observait, bouche ouverte et yeux vitreux tandis qu'il positionnait le préservatif.
Oh seigneur. Il te regarde et tu es probablement en train de baver Isabella Marie.
"Tu es terriblement mignonne, tu sais," dit-il, en rigolant doucement en finissant.
Tu es aussi belle et innocente et si attachante et séduisante quand tu rougis à cause de moi, ma douce.
Elle se sentit stupide de s'être fait prendre. "Bien, tu es très séduisant tu sais. Quelquefois je suis surprise que ma tête n'explose pas," souffla-t-elle.
Il sourit et ses mains se posèrent sur ses hanches, la faisant se rapprocher de lui. "Nous sommes deux alors…" ses yeux se fermèrent de satisfaction quand elle fut sur ses hanches, posée sur son excitation.
"Tu es à l'aise ?" demanda-t-il, ouvrant ses yeux qui s'étaient assombris, pour la regarder sur lui.
Elle hocha la tête, posant ses mains sur sa poitrine pour garder l'équilibre alors qu'elle se penchait en avant pour le sentir niché sous elle. Edward hocha la tête en réponse, sa voix se faisant velours quand il parla.
"Bien. Je veux pouvoir te voir… et te toucher."
La respiration de Bella se coinça dans sa gorge, en partie à cause de ses mots et aussi à cause de la sensation contre elle qui l'excitait et de savoir que c'était elle qui l'excitait. Peu importe combien elle était embarrassée, ça se dissipa quand elle réalisa qu'elle pouvait le voir et le toucher aussi. Et Edward Cullen s'étira et se coucha, si sexy et si dur sous son corps – la touchant comme s'il voulait qu'elle se consume - ce qui était vraiment une vision magnifique.
Ils bougèrent l'un contre l'autre, touchant, taquinant, caressant, se faisant plaisir, écoutant les petits soupirs et les sons de plaisir. Ils s'arrêtèrent pour un baiser de lèvres et de langues et leurs yeux tombèrent sur les mouvements de leurs mains et l'expression de leurs visages. Edward se cambra, tirant Bella vers le bas et capturant un sein dans sa bouche agile tandis qu'elle passait ses doigts dans ses cheveux ébouriffés, essayant de le rapprocher d'elle.
Libérés de la trépidation de la première fois et emplis de désir, ils se mirent rapidement en position pour la pénétration. Alignés et désireux de plus, Edward s'enfonça pendant que Bella poussait, son grognement bas en même temps que son halètement alors qu'il rentrait à la maison. Ses mains poussaient et rapprochaient ses hanches pendant que les siennes roulaient sous elle, ils trouvèrent rapidement leur rythme.
Il regarda son petit corps tout en courbe onduler sur le sien. Son regard erra librement jusqu'à l'endroit où son corps bougeait avec le sien, vers la houle parfaite de ses seins, vers son visage magnifique et le regard remplit d'amour et de désir, le regardant lui et son corps. Elle était magnifique quand elle perdait ses inhibitions et elle devint très réactive en bougeant avec lui.
Et bien que Bella soit tout près et qu'Edward la regarde comme il l'avait voulu, tout à coup il se sentit trop loin.
Il s'assit brusquement, la maintenant en place, gardant leur connexion.
"J'ai besoin que tu sois plus proche encore," murmura-t-il, la serrant étroitement dans son étreinte.
Elle hocha la tête. "Moi aussi," souffla-t-elle, en passant ses bras autour de ses épaules et enroulant ses jambes autour de lui. Il la fit glisser un peu, soulevant ses jambes et les croisant sous elle.
"C'est… parfait," souffla-t-il contre sa peau alors que ses lèvres traînaient le long de sa joue. Il poussa contre le bas de son dos doucement, levant ses hanches contre les siennes pendant qu'elle atteignait sa joue et ouvrait la bouche pour son baiser.
Elle gémit dans sa bouche quand il fit passer une main entre eux et elle se pencha un peu pour regarder vers le bas, le voir la toucher et bouger avec elle. Et elle aussi passa sa main entre eux, le touchant à travers l'enchevêtrement de leurs doigts. Leurs fronts appuyés l'un contre l'autre, il regardait l'endroit où ils ne faisaient plus qu'un, sa respiration chaude courant contre sa peau.
Ses mots étaient doux mais il les entendit.
"Ça fait… tellement de bien."
Il hocha la tête contre la sienne. "Je ne savais pas que ça pouvait être comme ça," souffla-t-il.
Elle gémit à ses mots et regarda dans ses yeux verts et brûlants, remplis de désir et d'amour. Elle écrasa ses lèvres sur les siennes, l'embrassant passionnément.
Leurs mouvements s'accélérèrent, devenant plus urgents et frénétiques jusqu'à ce que soudainement ils atteignent leur apogée et s'enflamment ensemble puis se calment et frissonnent, tombant librement et flottant.
Ensuite ils se couchèrent, satisfaits, frémissants, se tenant par la main, leurs cœurs battants et leur respiration haletante. Leurs têtes étaient au pied du lit où Edward les avait couchés, leurs pieds sur les oreillers. Et ils ne pouvaient s'empêcher de se sourire.
Bella pensa à sa folle de mère, qui l'avait convaincue d'acheter un grand lit pour qu'elle ait plus de place pour manœuvrer. Il semblerait que Renée ne soit pas aussi folle que ce qu'on pourrait croire. Bella ou Edward ou même les deux seraient probablement actuellement par terre si Bella avait acheté un lit plus petit.
Après quelques minutes, Edward se redressa pour se débarrasser de son préservatif et aller à la salle de bain. Quand il revint, il tomba dans le lit près de Bella avec un soupir exagéré.
Et ils continuaient à se sourire.
Jusqu'à ce que l'estomac de Bella se mette à faire beaucoup de bruit et qu'elle pose sa main sur lui, gênée. Elle espérait qu'il n'avait pas remarqué.
Mais bien sûr il sourit. "On dirait que quelqu'un a faim," fit-il observer.
Bella rougit. "Je n'ai pas pris le petit-déjeuner !" dit-elle pour se défendre de lui et de son petit sourire suffisant.
"Eh bien je n'ai eu que deux bouchées de croissant chez ma mère ce matin et j'ai faim aussi … avoir bossé ouvre l'appétit."
Bella rit et puis elle regarda l'heure. C'était le milieu de l'après-midi. "Je peux nous faire quelque chose pour… le brunch ou lunch ? Ou alors… dunch ?""
"Dunch ?" Il haussa les sourcils.
"Tu sais bien, le repas entre le déjeuner et le dîner ?"
Il hocha la tête. "Dunch. J'aime beaucoup combien ça semble substantiel. Mais je ne veux pas que tu cuisines. Pourquoi ne sortirions-nous pas ? Si nous allions acheter quelque chose que nous ramènerions ici ?"
Bella sourit. "J'aime cette idée. Nous pourrions aller chercher quelque chose puis nous reposer et juste… tu sais… traîner ensemble…"
Il sourit en hochant la tête. "Ça me parait bien. Qu'est-ce que tu mangerais pour dunch ?"
Elle mordilla sa lèvre un instant en réfléchissant. "Tu aimes la nourriture chinoise ?"
"Oui et toi ?"
Elle hocha la tête. "Moi aussi." Et puis elle sourit. "Il y a tellement de choses que nous ne savons pas encore de l'autre."
Il sourit à son mignon petit visage. "Je sais. C'est toute une aventure ! Aujourd'hui j'ai appris que tu aimais la nourriture chinoise… eeetttt… que tu as conduit des motos."
Bella rigola. "Et je viens de découvrir que tu aimes manger chinois aussi ! Eeetttt… ?" Elle haussa les sourcils, le regardant dans l'expectative, attendant qu'il lui donne une nouvelle information sur lui.
"Eeeetttt…. Quand j'étais enfant j'avais un labrador chocolat qui s'appelait Scooter ?" lui offrit-il, comprenant qu'il ne pouvait pas rivaliser avec toute son histoire de motos.
Bella rigola. "Ahhh… je parie que Scooter était mignon !" Elle sourit à la pensée de petit Edward avec un chien. "Je n'ai jamais eu de chien mais à Phœnix j'ai eu un poney, pendant un très bref moment."
Edward éclata de rire, cachant son visage avec ses mains. "Bien sûr que tu as eu un poney ! Ça ne devrait même pas m'étonner !"
Bella rigola en voyant sa réaction. Il était un grand garçon quand il se laissait aller à rire. Elle s'éclaircit la voix et développa.
"Bon… Pal n'est resté que deux semaines. Nous avions du crottin partout dans le jardin et j'ai peur des chevaux. Je ne pense pas que Renée y ait réfléchi plus que ça. Elle a rendu Pal au fermier auquel elle l'avait acheté - un gars avec qui elle était sortie – qui lui aussi n'était resté que deux semaines."
Le lit bougea tellement Edward riait.
Il roula au-dessus d'elle et embrassa son nez avec un grand sourire. "Comme je l'ai dit, nous avons toute une aventure devant nous – ou au moins moi – parce que qui sait ce que je vais découvrir sur toi ?!"
Bella rit quand il se leva et la tira du lit. Elle aimait bien qu'il dise que leur relation allait être une aventure. Ça semblait rempli de promesses.
"As-tu déjà mangé chinois dans un jacuzzi ?" lui demanda-t-il, pendant qu'ils faisaient le lit.
Elle sourit à sa question, la réponse lui semblait évidente. "Non. C'est une expérience ?"
Edward sourit. "Je suis sûr que ça va en être une si tu y es. Et ce serait une bonne façon de se détendre et juste… de traîner ensemble… comme tu l'as si bien dit."
"Ça me parait très bien."
"Oui." Edward hocha la tête et ils commencèrent à récupérer leurs vêtements sur le sol. "Je vais aller chez moi pour un boxer et mon portefeuille. Je te retrouve dans quelques minutes." Il la regarda s'habiller et il commença à enfiler son jeans.
"Boxer hein ?" demanda-t-elle, en mettant son soutien-gorge et le regardant faire disparaître son commando.
Il fit un sourire diabolique en boutonnant sa braguette. "Tu ne voudrais pas que je sois tout irrité pas vrai ?"
Elle rougit. "J'imagine que ça pourrait créer des problèmes."
"Précisément." Il lui fit son sourire en coin, fier de lui, de la faire rougir.
Il mit son t-shirt pendant qu'elle enfilait son jeans. Il enfila ses sandales et s'assura d'avoir son téléphone.
"On se voit dans quelques minutes," dit-il, en lui faisant un baiser rapide sur les lèvres.
"Je serai prête," acquiesça-t-elle, en se mettant le chemisier.
Il passa ses doigts dans ses cheveux essayant de mettre un semblant d'ordre dans ce chaos et il quitta sa chambre pour descendre.
"Attends ! Edward ?!" Elle se précipita à la porte parce qu'une pensée lui avait traversé l'esprit.
"Oui ?" dit-il en s'arrêtant au bas de l'escalier et en la regardant.
"Il est loin ce restaurant chinois ?" demanda-t-elle.
"Non, juste au bout de la route dans le centre commercial. Pourquoi ?"
Bella fit un grand sourire d'une oreille à l'autre. "J'aimerai conduire mon pick-up jardin."
Le visage d'Edward se fendit d'un large sourire également - juste parce qu'elle parlait du véhicule comme étant le sien. Ou les plantes. Peu importait. "Bien sûr. On se retrouve dehors alors."
"D'accord à tout de suite !"
Retournant dans sa chambre elle finit de s'habiller et de rassembler ses affaires. Elle prit son maillot et une grande serviette dans son petit sac, son téléphone et descendit pour récupérer son portefeuille et ses clés.
Elle s'assit dans le pick-up quelques minutes après, attendant Edward au bout de l'allée, souriant à son téléphone. Edward venait juste de lui envoyer un message.
Reçu ça d'Alice. Je respecte ses instructions (ou je n'en attends jamais la fin) – E
Salut Edward ! Je n'ai pas le n° de Bella, alors fais-lui suivre ça s'il te plaît. Regarde donc mon mignon grand frère avec sa mignonne petite-amie devant la tournesol mobile ! Vous êtes si mignons tous les deux que je pourrais en pleurer ! Fais-moi savoir pour demain. FAIS-SUIVRE ÇA EDWARD ! –Pix
Il y avait les deux photos qu'Alice avait prises plus tôt. Bella et Edward regardant, heureux, l'appareil, dans la première se regardant et dans la secondant à côté du Ford jardin.
C'était leur photo "d'avant," réalisa Bella, prise juste avant qu'elle et Edward aient fait l'amour pour la première fois. Deux fois. Elle enregistra les photos immédiatement, c'était un précieux souvenir d'un jour précieux de leur vie.
Elle leva les yeux et vit Edward qui sortait de chez lui. Son visage éclairé par un large sourire quand il la vit et il y avait quelque chose de légèrement arrogant dans sa démarche. Et ensuite ce qui avait rendu sa démarche arrogante frappa Bella.
C'est moi ! Regarde-le ! Ses cheveux ressemblent comme s'il venait de faire l'amour ! ET C'EST VRAI !
Edward s'arrêta pour prendre une photo de Bella au volant de sa voiture jardin.
"Si quelqu'un doute de cette histoire – que nous avons conduit une benne remplie de tournesols - nous aurons des preuves," expliqua-t-il toujours souriant, en refermant la portière et lui montrant la photo.
Bella rit. "J'ai eu ton message avec les photos d'Alice. Je suis contente qu'elle ait pensé à en prendre. Pourquoi n'en prendrions-nous pas une de plus de l'intérieur, avec les plantes derrière nous ?"
Ils se rapprochèrent. Edward se tourna et l'embrassa sur la joue avant de regarder vers le téléphone pour prendre la photo. Ils sourirent aux résultats : les deux joue contre joue, avec un stupide sourire amoureux sur le visage et une forêt de tournesols par la vitre arrière du pick-up.
Edward envoya les nouvelles photos à Bella et elle remit ses lunettes de soleil et démarra.
Et voilà, notre photo "après" !
Edward prit ses lunettes à l'encolure de son t-shirt et les mit. Il passa sa main par-dessus la console et la posa sur la cuisse de Belle en la lui serrant un peu, tourna la tête il regarda dans le rétroviseur. C'était des tiges, des feuilles, des bouquets éclatants.
"Tu peux quand même voir derrière ?" demanda-t-il, pendant qu'elle commençait à partir.
"Pas avec le rétroviseur arrière." Elle sourit. "Je ne vois pas la route."
"C'est comme ne pas voir la forêt derrière les arbres,"
"Oui plus gai et plus fantaisiste ?"
"Et beaucoup plus dangereux. Tu peux voir par les rétroviseurs extérieurs ?"
"Oui bien sûr. Et tant que je ne conduis pas à reculons nous reviendrons en un seul morceau. Edward. Ne t'inquiète pas, je serai prudente. Et j'irai doucement, le vent n'arrachera ni les feuilles ni les pétales."
Un voisin s'arrêta et regarda, bouche bée, le pick-up passer. Et quand Bella arriva au stop en haut de la côte elle se tourna vers Edward en rigolant.
"Je ne peux même pas imaginer combien ce doit être ridicule ! Mais c'est merveilleux, pas vrai ?"
Il rigola. "Oui ça l'est. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir un jardin mobile se promener."
"Je ne pourrai pas conduire avec ça pour aller travailler lundi toutefois," fit-elle remarquer en faisant le tour pour arriver à la grille d'entrée.
Il tapota sa jambe. "Non bien sûr que non. Il faut retirer les plantes ; j'ai oublié de le mentionner mais il y a un projet en place pour demain, en supposant que tu veuilles les tournesols dans ton jardin."
"Bien sûr ! Quel est donc ce projet ?" demanda-t-elle en se rapprochant de la grille. Ils firent bonjour à Félix qui resta bouche ouverte dans sa guérite, ce qui les fit rigoler à nouveau.
"C'est une garden party… en fait une fête pour jardiner… impliquant les personnes qui m'ont aidé à mettre tout ça en place. Cette idée a fait boule de neige et a échappé à mon contrôle ce matin, une fois qu'Alice l'a mentionné. C'est de ça qu'elle parlait dans son message - de lui faire savoir pour demain."
Bella se tourna pour le regarder pendant que la grille s'ouvrait lentement. "Je ne peux pas leur demander de faire ça…"
"Tu ne demandes rien. Ils proposent. En fait, ma mère a de grands pots stockés dans le garage qu'elle aimerait bien donner. Elle a pensé que tu aimerais quelques plantes dans ton patio. Mais c'est comme tu veux. Nous n'avons pas à faire ça. Je suis d'accord avec tout ce que tu décideras Bella. Si tu n'aimes pas cette idée de réunion de groupe, je peux le faire moi-même - après tout c'était mon idée au départ."
Bella s'arrêta à l'intersection entre Skyline et la route principale et le regarda à nouveau.
"Il est évident que je ne vais pas te laisser le faire tout seul Edward. Je t'aiderai. Et c'est vraiment incroyablement gentil à eux de vouloir en être. Mais s'ils veulent vraiment aider je vais transformer ça en une vrai garden party. Je ferai à manger pour tout le monde. Déjeuner ou dîner."
"Ou dunch," interjeta Edward, en arquant un sourcil.
"Ou dunch," convint-elle, tournant sur la grande route. "Nous pourrions aller acheter ce qu'il faut pendant qu'ils préparent notre commande ?"
"Bien sûr," acquiesça Edward. "J'envoie ça à Alice et les choses seront lancées. Elle le fera savoir aux autres."
"D'accord. Et tu peux lui donner mon numéro, comme ça elle l'aura."
Edward hocha la tête et envoya un message à sa sœur. "Et je l'ai ajouté dans ta liste de contact aussi. Et le numéro d'Emmett aussi. Si pour une raison quelconque je ne suis pas joignable en cas d'urgence c'est un bon numéro à avoir."
"Oh merci. C'est une idée géniale."
Pendant qu'Edward s'occupait avec leurs téléphones Bella commença à réfléchir à la préparation d'un repas avec ses amis.
Quand elle gara le pick-up sur le parking du centre commercial, Edward fit le tour et l'aida à descendre. Elle le regarda avec un grand sourire et sortit.
"Je suis si excitée ! Je vais organiser une garden party !"
Edward rit à son enthousiasme et mit son bras autour d'elle et la conduisit au restaurant.
Quelques minutes plus tard elle était assise sur les genoux d'Edward et déchiffrait le menu du Lucky Dragon, le restaurant chinois. Il y avait beaucoup de places disponibles mais Edward l'avait mise sur ses genoux pour qu'ils puissent regarder le menu ensemble. Soi-disant. Il jouait avec sa queue de cheval. Et embrassait son oreille. Et caressait sa cuisse ou sa hanche à l'occasion.
"Tu sais que tu me distrais," marmonna-t-elle en souriant, sans quitter le menu des yeux tandis qu'elle frissonnait.
"Moi ? Je ne suis pas d'accord. C'est toi qui me distrais." Il la fit glisser légèrement et se réajusta subtilement.
Bella s'étreignit mentalement. Le réajustement d'Edward n'avait pas été aussi subtil qu'il le pensait.
"Est-ce que tu sais ce que tu veux ?" demanda-t-elle, en se tournant pour le regarder finalement.
"Oui." Son expression disait tout haut ce qu'il voulait. Et ce n'était pas ce qui était sur le menu du Lucky Dragon.
"Edward sérieusement," rigola-t-elle, en rougissant et en tapant sur son épaule.
"Moi aussi." Il sourit en haussant un sourcil. "Oh… tu parlais du menu ?"
Elle roula des yeux.
Après une brève discussion Bella passa commande avec le propriétaire tout souriant au comptoir et Edward et elle allèrent faire les courses.
Il la suivit dans le magasin, en poussant le chariot, la regardant choisir les produits et lui donnant son avis quand elle le lui demandait. C'était très rassurant, étrangement familier.
Ensuite ils allèrent à la caisse. Les doigts d'Edward caressant doucement sa nuque ou le bas de son dos.
"Pourrai-je t'aider avec tout ça demain," demanda-t-il, en regardant le contenu de leur sac.
"Tu veux m'aider à cuisiner ?" lui demanda-t-elle, surprise.
Il haussa les épaules. "Bien sûr, pourquoi pas ?"
"Tu as déjà préparé des lasagnes ?"
"Non mais je peux suivre tes indications si tu me dis ce qu'il faut faire."
Bella sourit. "D'accord, nous cuisinerons ensemble."
Et sur ce la garden party de Bella devenait leur garden party."
ooo O ooo
De retour au pick-up avec leur repas pour deux, Edward fit défiler ses chansons pour sélectionner un accompagnement pour le trajet de retour à la maison. Il mit le téléphone sur la prise et tapa sur Play attendant la réaction de Bella à son message musical.
Elle rit quand RelientK's Must Have Done Something Right démarra et qu'elle sortait du parking. Elle se tourna pour lui faire un grand sourire. "Nous avons tous les deux fait quelque chose de bien. D'une certaine manière nous avons fait les Abrutis avec tout ça." Elle fit un geste entre eux et derrière eux.
Il rit et posa sa main sur sa jambe. "Merci seigneur. Je dois quand même le dire, je suis fier, en quelque sorte d'être la moitié de cette équipe d'abrutis."
"Moi aussi." Elle posa sa main sur la sienne en souriant et en repartant vers la maison.
Après avoir rangé les courses chez Bella, ils partirent chez Edward et passèrent leurs maillots. Quand Bella sortit de la salle bain du bas, enroulée dans une serviette, Edward attendait, assis sur un tabouret du bar dans la cuisine et lisait quelque chose sur son téléphone.
"Je suis prête !" annonça-t-elle.
"D'accord," il hocha la tête, en lisant toujours en se levant lentement. Il essaya d'attraper le sac de nourriture chinoise sans quitter son téléphone des yeux mais n'arrivait pas à trouver les anses.
"Qu'est-ce que tu lis ?" lui demanda-t-elle.
Il la regarda et cligna des yeux comme s'il venait juste de remarquer sa présence. "Oh… euh… je lisais des trucs sur la pilule du lendemain. Je n'aurai pas pensé que tu puisses choisir ce genre de chose et je n'en sais pas beaucoup là-dessus." Ses yeux se plissèrent quand il la regarda. "Tu l'as déjà prise ?"
"Non. Ça peut provoquer des nausées alors j'ai pensé la prendre avant d'aller dormir ce soir. Pourquoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ?"
"Il y a d'autres risques en plus de celui-là, tu le sais ? Comme une grossesse extra-utérine ?" éclaircit-il. "Je veux dire tu veux prendre quelque chose pour éviter une grossesse normale et à la place tu risques une grossesse extra-utérine… !"
"Tu penses que je ne devrais pas la prendre," demanda-t-elle.
Edward prit une profonde inspiration. "C'est ton corps, amour. Je n'ai pas trop le droit de te dire quoi faire. Je veux juste m'assurer… que tu es au courant. Tiens tu devrais peut-être lire ça." Il lui tendit son téléphone.
Elle le prit et commença à lire ce qui était affiché sur l'écran et ils se dirigèrent lentement vers le jacuzzi. Pendant qu'elle finissait de lire Edward installait les boites de nourriture chinoises et les bouteilles sur le bord du jacuzzi.
Elle le regarda. "Bon… le diaphragme et le gel combiné sont sûrs à 94 % ce n'est pas 100% mais c'est bien."
L'expression d'Edward s'adoucit. "Tu sais que tu ne parles pas de copies là, hein ?"
"Je sais. Je veux dire il y a longtemps que les diaphragmes existent. Et je ne suis pas certaine que tout le monde ait utilisé un préservatif en même temps, pas vrai?"
Il haussa les épaules. "Sûrement pas. On a laissé tomber le préservatif la première fois. Mais je ne veux pas te dire quoi faire. Tu dois décider toute seule."
Elle opina, repensant à ce qu'elle venait de lire et à son petit-ami protecteur et soucieux, lui qui s'était inquiété de la possibilité de la légère douleur impliquée par la rupture de son hymen inexistant. Si ça se terminait par une grossesse anormale, impliquant ses petits-nageurs la première fois qu'ils avaient eu des rapports sexuels, Edward retournerait probablement directement en en enfer dans un festival de dégoût de soi, pas que ça ne lui fasse rien non plus.
"Je ne vais pas la prendre," dit-elle décidée, en lui rendant son téléphone. Edward soupira de soulagement.
Elle enleva sa serviette et la suspendit à une patère. "On peut manger maintenant ? Je meurs de faim."
Edward sourit et ils s'installèrent dans le jacuzzi. "Oui Madame. Votre dunch est servi !"
Ils se firent passer et s'échangèrent les boites plusieurs fois, goûtant toutes les sortes de choses qu'ils avaient choisies. Ils se firent manger l'un l'autre, ronronnant de contentement à ce premier vrai repas de leur journée. Quand ils eurent terminé, ils rirent en ouvrant leurs biscuits chinois et ils décidèrent qu'ils devaient provenir d'un ancien lot puisque tout ce qu'ils prédisaient était déjà arrivé.
Edward lut, 'La fortune va vous sourire." Et Bella, 'Vous allez arriver à élargir votre horizon'. Edward insista pour dire que la fortune lui avait souri le jour où Bella était arrivée dans le voisinage. Et Bella rougit en insistant pour dire que son horizon s'était élargi avec Edward Cullen plus tôt aujourd'hui - le laissant rire béatement et méritant de tremper dans son jacuzzi.
Ils y restèrent des heures, assis sur le bord ou dedans, parlant de tout sous le soleil – ou sous les lumières étoilées, maintenant – qui éclairaient le petit kiosque qui les entourait.
Bella voulut entendre tout ce qu'il s'était passé le matin même pour Edward, rigolant à son expérience au magasin de location et l'arrivée d'Emmett chez les Cullen. Elle fut touchée quand il expliqua les échanges téléphoniques de la veille entre Emmett, Alice et lui. Ils rirent en relisant les textos insistants d'inquiet Emmett. Et une fois de plus elle fut émue par les efforts que toute sa famille et leurs amis avaient faits pour rendre le pick-up romantique. Elle le lui dit et en retour elle lui raconta à quoi elle avait pensé ce matin et aussi ce que lui avait dit Angela et les choses dont elles avaient discuté.
Une conversation plus sérieuse s'en était suivie. C'était une conversation sur la confiance, être ouvert et honnête l'un envers l'autre. Ne pas dire les choses dans l'espoir de protéger ou s'enfuir pour éviter ce genre de conversation était seulement du temps perdu, conclurent-ils.
Après ça, la conversation redevint légère et s'orienta vers la préparation de la garden party du lendemain et la façon dont ils allaient pouvoir disposer les plantes.
Ils discutèrent de la recette des lasagnes et des autres plats, de leurs expériences en cuisine et des habitudes culinaires de leurs parents, y compris les désastres horribles de Renée et les spectaculaires desserts d'Esmée.
La conversation se poursuivit par la comparaison des membres de leur famille et de leurs relations puis par leurs amis proches. Ils bavardèrent et rirent de la relation naissante entre Alice et Jasper, Emmett et Rose et Angela et Ben. Et bien sûr ils se demandèrent ce que les autres pensaient d'eux.
Ce qui ramena la conversation à eux.
Ce qui entraîna des baisers, des étreintes et du pelotage.
Ce qui amena Edward à suggérer qu'ils sortent enfin du jacuzzi.
Ce qui stoppa les baisers et le câlinage et surprit Bella.
Ils ramassèrent les restes et rentrèrent à l'intérieur. C'était tard après le dunch ou même l'heure du dîner, il faisait nuit et même noir.
"On va sous la douche maintenant ?" demanda-t-elle, une fois qu'ils furent à l'intérieur.
"Euh, pouvons-nous aller chez toi ?" répondit-il.
"Tu ne veux pas te doucher ici ?"
"Non." Sa main passa dans ses cheveux humides.
Bella sourit. "D'accord, on peut aller chez moi. Mais nous sommes déjà chez moi ici. On peut rester ici si tu veux, ça m'est égal. Tu veux qu'on reste ici ?"
"Non." Sa main recommença à passer dans ses cheveux, peut-être même qu'il tirait dessus.
"Pourquoi pas ?"
"Tu sais pourquoi." Et il se remit à tirer sur ses cheveux de plus belle.
Bella aurait pu soupçonner que ses raisons avaient à voir avec toute cette merde contraceptive qui pouvait être encore chez elle c'est ce que devait penser Edward mais en fait non, c'était dans son sac. Juste au cas où. Mais l'expression sur son visage ne collait pas avec cette façon de penser. Il était mal à l'aise et distrait et Bella comprit subitement à quoi il pensait et pourquoi il avait brusquement mis fin à leur séance de jacuzzi juste au moment où ça commençait à devenir intéressant.
Elle passa ses bras autour de sa taille, ses mains caressant son dos doucement et elle le regarda dans les yeux. "Edward… ton passé ne m'effraie pas, ta maison pas plus et je n'ai pas peur des fantômes des femmes du passé. Je t'aime et qui tu es."
Il soupira et la serra contre, lui laissant reposer son menton sur sa tête. Elle n'avait pas de problème pour rester chez lui mais cette idée lui était odieuse – non pas à cause d'elle, évidemment. Il réfléchit un moment avant de parler.
"Je t'aime Bella. Et je pense que ça n'est pas bien d'être avec toi comme ça ici. Je ne sais pas comment l'expliquer. Ma maison ressemble… à une garçonnière…" dit-il et ses mots laissaient un mauvais goût dans sa bouche. "Ta maison… c'est je ne sais pas… une maison. Un endroit agréable où être, sans passé. Je ne sais pas… je sais que ça n'a probablement pas de sens."
"Si bien sûr. Je comprends ce que tu dis et pourquoi tu te sens ainsi." Elle embrassa son cou et leva la tête pour le regarder et lui sourire.
"Tu as tort concernant ma maison tu sais. Elle a une histoire aussi – la nôtre – courte c'est sûr…" Elle haussa les épaules. "Alors rentrons chez moi. On pourra se doucher et tu pourras rester si tu veux. J'aime t'avoir avec moi et tu m'as vraiment manqué hier."
Edward sourit tendrement à la douce, sincère et compréhensive fille dans ses bras. Il baissa la tête et l'embrassa. "Je vais prendre mes affaires."
Bella sourit et hocha la tête puis elle le regarda monter l'escalier dans son short humide. Après un moment elle s'approcha du bas de l'escalier et l'appela.
"Edward ?″ Elle entendit ses pas là-haut.
Il passa la tête par la porte de sa chambre. "Oui ?"
"Euh… je me demandais si tu voudrais amener ton… gel douche… ou tu sais… tes affaires… ou … euh… quelque chose comme un…"
Il sourit sortant dans le couloir. "Quelque chose comme un nécessaire de voyage ?" Il en tenait un dans sa main.
Bella rit. "Oui quelque chose comme ça !"
"Je vais voir si j'en ai un," dit-il en rigolant faiblement, en repartant dans sa chambre.
Il descendit quelques minutes plus tard, portant un autre t-shirt et un short de basket. Il avait un petit sac… qui contenait probablement un nécessaire de voyage et qui savait quoi d'autre.
"Quoi ? Pourquoi tu me souris comme ça," demanda-t-il.
Bella secoua la tête. "Tu es… vraiment, vraiment mignon. Et complètement au top !"
Il rit en passant son bras autour d'elle en la poussant vers la porte d'entrée. "Et bien alors nous sommes parfaitement assortis !"
ooo O ooo
Bella savait qu'Edward n'avait pas beaucoup dormi la nuit dernière. Ses cernes sous ses yeux étaient devenus plus prononcés en cours de journée. Et bien que leurs matinées aient été également stressantes, le fait qu'Edward n'ait pas dormi avait rendu sa journée beaucoup plus longue. Et après plusieurs heures hors et dans le jacuzzi suivi par une longue douche chaude à se laver l'un l'autre, s'embrasser et désirant des choses de nature plus intime, il était évident qu'Edward était complètement mort debout.
Ils se mirent au lit tôt ce soir-là. Bien que Bella ne soit pas particulièrement fatiguée, elle était simplement contente d'être couchée près de lui, à le regarder dormir, à penser combien sa vie avait changé en seulement deux semaines.
Vivre seule dans un appartement à l'école l'avait un peu préparée à avoir sa maison.
Et ses stages l'avaient un peu préparé à débuter sa carrière d'enseignante.
Mais rien n'avait pu la préparer à tomber amoureuse d'Edward Cullen.
Elle observa son visage pendant qu'il dormait, son bras autour de sa taille. Il était magnifique. A l'intérieur et à l'extérieur. Un mélange parfait de générosité et de perfection, d'idiotie et de sérieux, de geek et de sexy. Et même s'il était fort et protecteur il avait un côté doux et sentimental. Elle n'avait jamais soupçonné que "le prédateur" puisse avoir une si belle âme. Et le plus surprenant de tout cela, il l'aimait autant qu'elle l'aimait.
Elle repensa aux mots qu'il avait dits quand ils avaient fait l'amour plus tôt et elle lui murmura ses mots à nouveau.
"Je ne savais pas que ça pouvait être comme ça."
Après un moment, elle se libéra de son étreinte et sortit doucement du lit, faisant attention de ne pas le déranger. Elle quitta la chambre et descendit puis revint au bout d'un instant avec son ordinateur portable. Elle se réinstalla près de lui et sourit quand il marmonna son nom et dit 'je t'aime' dans son sommeil.
Elle alluma l'ordinateur et ouvrit un nouveau document. Elle ne savait pas où ça allait la mener … peut-être le chapitre trois… peut-être un journal entier… ou peut-être juste de notes. Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle ne voulait pas oublier ces moments – pas un seul mot ou une seule pensée de ces deux semaines qui venaient de passer et qui les avaient amenés… eh bien, de la haine à la passion.
