Titre : Plus Jamais !

Pairing : RoyEd / Rating : T pour langage (Ed. Ce qu'il est vulgaire ce petit.)

Résumé : "Ras le cul de tous ces connards infidèles !" Edward signa depuis ce jour pour le célibat et ce de manière définitive. Merci à son ex, Jean, retrouvé au pieu en charmante compagnie. Ou comment Roy va galérer pour le faire changer d'avis ! Modern UA-OOC/Jean bashing (désolée d'avance pour ceux qui l'aiment bien ;))

Note : Pas d'alchimie, ni de membre mécanique, et un ou deux ans d'âge d'écart max en Roy et Edward (et les autres par extension).
Truc écrit à l'arrache pour lequel j'ai quelques idées, il ne devrait compter que quelques chapitres. J'avais dans l'idée d'alterner entre Pov Ed et Roy mais il est probable que je change d'avis en cours de route.


Chapitre 1 (POV Ed)

Edward soupira discrètement pour la troisième fois depuis le début de son service. Le café dans lequel il travaillait depuis quelques semaines était très populaire, et toujours bondé à cause de l'université située plus loin. Pas que ce fait soit dérangeant en soi, plus de clients, c'était plus de pourboires, et les étudiants qui venaient ici devaient tous être de charmants fils à papa s'il tenait compte de son porte-monnaie toujours bien garni en fin de journée.

Et de l'argent, Ed en manquait cruellement. Il avait récemment déménagé à Central après avoir quitté Est City, et son studio miteux à peine meublé se rappelait durement à lui chaque fois qu'il passait la porte de son "chez lui". Ed avait besoin de pognon, et vite. Il pouvait se contenter du matelas récupéré en bas de son immeuble et le micro-ondes posé à même le sol pour subvenir à sa faim, mais le loyer et les dettes qu'il avait précédemment contractées ne se payaient pas tout seuls et ce boulot de serveur était le seul qu'il ait pu obtenir en un temps record. Il bénissait le temps très clément de ces derniers jours lui permettant de ne pas abuser du chauffage et comptait chaque cenz dépensé.

En gros, c'était la galère, mais Ed survivait. Pas question de compter sur son frère, seul membre de sa famille restant, et sa copine. Ils vivaient tous deux toujours dans le village de leur enfance et n'avaient visiblement pas l'intention de changer ça. Edward n'était pas fait pour la campagne et ses précédentes études l'avait poussé à partir, pour son plus grand plaisir. D'ailleurs Ed avait beau adorer son frère, il était quand même content de vivre loin de lui. Il y a des choses qu'Ed ne désirait pas que son frère sache.

Parce qu'Alphonse n'avait jamais pu blairer Jean, son ex, et que ce dernier fut un temps sujet de nombreuses de leurs disputes. Si Alphonse venait à savoir que c'est à cause de ce connard qu'Ed vivait dans l'insalubrité la plus totale, Ed n'était pas certain de qui, de lui ou de son ex, Alphonse choisirait de buter en premier.

En repensant à Jean, Edward fronça les sourcils. Il l'avait rencontré durant l'une de ces soirées étudiantes qu'il détestait tant et ce dernier, clope au bec et hautement alcoolisé, l'avait outrageusement dragué, sous l'hilarité de ses amis. Ed peu habitué à l'attention et surtout appréciant moyennement d'être ainsi moqué s'était contenté de lui foutre un poing dans la figure. Il n'avait pas prévu que le blond reviendrait à la charge le lendemain, plus frais et avec des excuses. Leur relation commença plus sérieusement quelques jours après cela, Ed restant toutefois sur ses gardes. Après tout, ses précédentes relations lui avait appris qu'il fallait toujours rester prudent. Comme disait mamie Pinako, on ne connaissait jamais vraiment les gens. De Denny le vierge rougissant qui fréquentait en cachette les clubs cuir et cravache, à Ling le barge possessif qui se prenait pour une diva en passant par les autres trous du cul qui se mettaient en couple que pour tirer leur coup, Edward pensait qu'en terme de relation il avait déjà vu le pire. Alors quand sa relation avec Jean se passa très bien, il baissa sa garde et ce fut son erreur.

Est-ce l'amour qui rendait véritablement aveugle ? Car Edward avait vu les substances que Jean fumait ou buvait, et seules peu d'entre elles étaient légales. Ça ne lui posait pas de problèmes particuliers, du moment que Jean fumait dehors ou buvait de manière raisonnable. Mais peut-être ce dernier eut marre d'être ainsi dirigé, car Jean prenait de moins en moins compte des demandes d'Edward en la matière, même lorsqu'il vient habiter chez lui. Ce fait apporta à Ed pas mal d'emmerdes avec le voisinage qui ne voyait pas d'un bon œil la venue d'un délinquant comme Jean. Edward ne se souvenait plus exactement quand la situation avait commencé à dégénérer. Ils se disputaient, souvent, à cause de l'état lamentable dans lequel était Jean la moitié du temps, du fait que ce dernier ne travaillait pas et volait littéralement le peu d'argent qu'Ed arrivait à se faire. Ces disputes causèrent probablement la consommation plus excessive encore de Jean et les dettes augmentèrent progressivement sur le dos d'Edward, ce qu'il finira par apprendre bien plus tard. Et le pire fini par arriver. Ed rentra un soir chez lui, crevé après ses cours et son petit-boulot pour trouver Jean défoncé en compagnie de deux mecs tous aussi défoncés que lui. Et ils n'avaient visiblement pas joué au scrabble. Quelque chose se brisa en Ed, encore une fois il avait été le dindon de la farce et mit cette catastrophe sur le dos de sa propre stupidité. Jean était coupable, mais Ed vécu comme un échec personnel le fait d'avoir de nouveau était utilisé et trompé. Son couple battait de l'aile depuis un moment déjà, il aurait dû lui-même mettre un terme à cette relation et c'est donc sans ressentiment qu'il essaya de mettre Jean à la porte avec ses deux comparses. C'est la seule et unique fois que l'un de ses mecs le frappa, et Ed se promit que ce serait la première et la dernière.

"Ras le cul de tous ces connards infidèles !" Edward signa depuis ce jour pour le célibat et ce de manière définitive. De toute façon où trouverait-il le temps d'aller fricoter ? Les études plus son job, le peu d'heures qui lui restait lui permettait à peine de travailler sur ses devoirs, alors entretenir une vie sociale décente ? De la science-fiction. Et puis après tout, ça lui convenait très bien. Il avait déjà assez d'emmerdes pour en plus se soucier d'une hypothétique relation.

Il en était à ce point dans ses pensées que la porte d'entrée du café s'ouvrit. Edward dos à la porte était en train de nettoyer une table, et ne vit donc pas un regard onyx se poser sans vergogne sur son derrière avant de s'assoir à sa table favorite, près de la grande baie vitrée.

Edward laissa passer une minute, le temps de récupérer la commande d'une table proche avant de chercher du regard son nouveau client. Son visage passa très rapidement d'une fausse gaieté à une véritable irritation en avisant le brun le nez collé dans un de ses bouquins de cours. Roy, son stalker et psychopathe personnel depuis son tout premier jour de travail dans ce café, prenait un malin plaisir à se pointer chaque jour où il était en service. Comment réalisait-il cet exploit ? Edward aimerait bien le savoir.

Edward se retourna pour demander à sa collègue d'aller le servir, mais celle-ci était déjà bien occupée ailleurs et il dut se retenir de toutes ses forces d'hurler de dépit. Il prit une profonde inspiration pour calmer ses nerfs, releva les épaules et se dirigea vers le brun.

« Bonjour ! Un double cappuccino, sans sucre, comme d'habitude ? »

Habituellement quand Edward posait ce genre de question aux personnes qui venaient régulièrement, la conversation ne s'éternisait pas plus de quelques secondes et ça convenait très bien à tout le monde. Les clients étaient servis plus rapidement et Edward ne se sentait pas obligé de socialiser. Tout le monde était donc pleinement satisfait. Malheureusement ce n'était pas le genre de chose qui fonctionnait avec quelqu'un comme Roy. Et Edward l'avait appris de nombreuses fois à ses dépens.

« Edward. » Le dit-Edward jura copieusement une fois de plus contre l'obligation de porter une plaque avec son prénom sur son uniforme. « Depuis le temps que je viens ici, n'ai-je pas le droit à une salutation personnalisée ?

- Jaloux d'avoir la même que tout le monde ? »

Erreur numéro un. Ne jamais répondre aux provocations de Roy. Edward se gifla intérieurement alors que le sourire de Roy s'agrandit.

« Absolument. Je préférerai avoir quelque chose de plus ... spécial.

- Du genre ? » Ed grimaça de sa propre stupidité.

« Ton numéro de téléphone.

- Pour la énième fois, espèce d'enfoiré, tu n'auras rien de plus de moi que de la caféine ou un putain de gâteau. C'est pour ça que tu viens ici, non ? Alors tu passes commande ou tu te casse. »

Pour une raison qu'Edward ignorait, plus il ouvrait la bouche, plus Roy se raccrochait clairement à l'idée qu'il pouvait l'avoir. Edward n'était pas idiot, il voyait très clair dans le comportement du brun, et il savait parfaitement que ce n'était qu'un jeu pour lui. Il suffisait de voir sa manière de l'aguicher, ses yeux pétillants de malice lorsque Ed l'envoyait bouler. Roy devait avoir un côté maso, ce n'était pas possible autrement. Mais Ed avait donné, et il ne laisserait plus jamais personne le mettre plus bas que terre. Plus jamais.

« Un double cappuccino sans sucre, et ton numéro de téléphone, Ed.

- Va pour le café. »

Edward fit demi tout sans demander son reste. Il passa commande au barista et s'occupa d'un autre client. Il avait besoin d'au moins ça pour calmer ses nerfs car Roy, malgré toute sa « connartitude », était diablement bandant et Ed ne savait pas la moitié du temps s'il avait envie de l'étriper ou de l'embrasser à pleine bouche, ce qui n'arrangeait rien au problème. Il maudissait sa libido qui se réveillait au grand galop lorsque le brun était dans le coin alors qu'il était justement en abstinence forcée et volontaire depuis des semaines. Heureusement que son cerveau avait la parfaite maitrise de son corps, c'était probablement ce qui le faisait tenir de faire une connerie. Et frapper un client n'était sans doute pas le pire qu'il puisse arriver s'il se mettait à écouter ce que lui dictait ses envies.

La commande de Roy l'attendait sur le comptoir et il attendit qu'une autre se finisse pour pouvoir servir les deux en même temps et passer le moins de temps possible près du Roy. Diable ce que c'est enfoiré lui rendait la vie difficile.

Le temps qu'il passât loin de lui, Roy se fit rejoindre par l'un de ses camarades de classe. Maes, si Edward se souvenait bien de son nom. Très sympathique pour le peu de fois ou le blond avait eu l'occasion de le servir. Comment pouvait-il être ami avec quelqu'un comme Roy, c'était un autre mystère non résolu. Heureusement pour lui, il se souvenait aussi de la boisson préférée de Maes, et le prépara en avance avant de rejoindre leur table.

Ils s'arrêtèrent de bavarder en le voyant se planter devant leur table et Maes lui fit un grand sourire.

« Salut Ed ! Tu peux me servir un -

- Expresso noir, un sucre, et le petit nuage de lait qui va avec. » Termina Ed en posant l'attirail devant Maes avec un sourire sincère auquel Roy fronça les sourcils.

« Tu anticipes les commandes maintenant ? Je te filerai un meilleur pourboire pour ça !

- J'espère bien ! » Ed lui fit un clin d'œil puis posa durement le mug de Roy en face de ce dernier avant de lui lancer un regard noir et de retourner vaquer à ses occupations.

Il entendit vaguement Maes ricaner lorsque Roy grogna et se sentit soudainement très fier de lui.

Même s'il savait que Roy reviendrait tôt ou tard à la charge.