Titre : Plus Jamais !
Pairing : RoyEd / Rating : T pour langage (Ed. Ce qu'il est vulgaire ce petit.)
Résumé : "Ras le cul de tous ces connards infidèles !" Edward signa depuis ce jour pour le célibat et ce de manière définitive. Merci à son ex, Jean, retrouvé au pieu en charmante compagnie. Ou comment Roy va galérer pour le faire changer d'avis ! RoyEd Modern UA-OOC/Jean bashing
Chapitre 4 (POV Roy)
« Et si tu essayais de le rendre jaloux ?
- C'est l'idée la plus stupide que tu aies pu avoir aujourd'hui. Cela dit, il n'est que neuf heures du mat'.
- Plus stupide que la sérénade chantée sous sa fenêtre ? Parce que je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée que tu aies pu le suivre jusqu'à chez lui.
- Maes …
- Roy le Stalker. Ça sonne tellement bien.
- Maes !
- J'ai hâte de voir sa tête le jour où –
- Bon sang, ferme-là ! »
Son meilleur ami ferma enfin son clapet mais son sourire en disait long.
« Quelle vulgarité ! Si ce n'est pas mignon, il déteint déjà sur toi. »
Roy préféra laisser cette phrase de côté.
« Tu oublies un point important, je t'ai dit que j'arrêtais de lui courir après.
- Tu te ment à toi-même Roy. C'est surtout que tu es parfaitement conscient que tu ne peux pas rendre jaloux quelqu'un avec qui tu n'es même pas ami.
- Bon, j'me casse. »
Roy fit mine de se lever du banc sur lequel il était assis et Maes le retient par la manche en ricanant.
« Pour aller où ? On a cours dans dix minutes. Et depuis quand c'est aussi facile de te faire sortir de tes gonds ?
- Et si je disais à Gracia quels plans tu avais pour elle si elle avait rejeté ta demande ? »
Roy eut l'immense plaisir de voir son meilleur ami blanchir instantanément.
« C'est un coup bas ça, Roy.
- C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité.
- Vous ne vous êtes pas reparlé depuis le coup de la bibliothèque la semaine dernière ?
- Pas un mot. Et pas un regard non plus. Je pensais qu'on était arrivé à une sorte de trêve mais j'ai l'impression d'être redevenu le connard que j'étais à ses yeux. Et le pire c'est que je ne sais pas même pourquoi.
- En même temps, si vous n'avez pas non plus communiqué à ce moment-là …
- Il m'a expressément demandé de la fermer, je n'avais pas le choix. Et puis pour taper causette il y a quand même mieux qu'une bibliothèque.
- C'est sûr. Essaye de l'approcher ce soir ?
- Il ne travaille pas ce soir.
- Oh ? On connait l'emploi du temps de son crush par cœur ? Trop chou ! »
Roy le regarda d'un œil navré. Maes avait de la chance d'être son meilleur pote, car il avait en ce moment même l'irrémédiable envie de le tuer et d'enterrer son cadavre si profondément que personne ne pourrait jamais le retrouver pour le ressusciter.
« Il bosse demain, je retenterai ma chance.
- Je te souhaite bien du courage ! Aller, faut qu'on file en cours, on va être en retard avec ces conneries. »
Maes se leva du banc et ramassa son sac. Roy pensa à un truc et savait qu'il regretterait ce qu'il allait dire mais il fallait qu'il fasse quelque chose. Il avait envie, presque besoin, que la situation avec Ed change. L'entendre rire la dernière fois avait été une surprise plus qu'agréable et Roy mourrait d'envie de réitérer l'expérience.
« Dis ?
- Oui ?
- Tu penses que Riza accepterait de m'accompagner au café demain ? »
Maes en lâcha son sac.
Ce fut tout de même avec une certaine appréhension que Roy se pointa chercher sa dose de cappuccino-divin-servi-par-un-susceptible-mais-mignon-blondinet le lendemain après les cours. Riza était probablement l'une des rares femmes de la ville avec laquelle Roy n'avait jamais fricoté, aussi étonnant que ça puisse paraître. Non pas que Riza ne soit pas une femme charmante, bien au contraire. Mais il ne s'agissait pas moins que de sa meilleure amie et elle était donc intouchable. Pas qu'elle l'aurait laisser faire de toute façon.
Roy n'avait concocté aucun plan, et n'avait pas prévenu Riza de ce pourquoi elle était là. Il était pleinement suffisant que Maes soit au courant et que celui-ci pense que ce c'était une mauvaise idée, même s'il en était l'investigateur. Selon lui, tout cela allait se finir dans le sang et les larmes. Roy n'était pas tout à fait certain de ce que ça signifiait.
Malgré son cœur battant la chamade, Roy ouvrit la porte et laissa entrer Riza avant lui, ce à quoi elle haussa un sourcil. Certes oui, Roy n'avait jamais été galant avec Riza. Ils s'installèrent tous deux à la table préférée du brun et Roy, mains moites, attendit. Si sa meilleure amie avait remarqué son manège, elle n'en pipa mot. Roy laissa en suspend toute conversation tournée vers les cours et posa des questions relatives à toute autre chose que ça. Encore une fois sa meilleure amie le regardait avec un air déconcerté mais joua le jeu.
Quand Edward se pointa, Roy remarqua avec une certaine satisfaction qu'il mit un temps d'arrêt sur le couple qu'ils formaient, assis près de la fenêtre. Il mit ensuite étonnement beaucoup de temps avant de rejoindre leur table, prenant des commandes ci-et-là, nettoyants des tables au passage et même Riza pourtant très patiente commença à perdre patience au bout d'un certain temps
Roy eut un instant de panique en voyant Rose se diriger vers eux mais Edward pressa finalement le pas et se pointa à leur table si vite que le brun en eut la tête qui tourne. Son air peu avenant montra que se pointer avec une femme ne lui plaisait visiblement pas.
« Salut ! Que puis-je vous servir ?!
- Oh, tu dois être Edward Elric ? »
Roy cligna des yeux. Putain de merde (Ed, tu as vraiment mauvaise influence sur moi). Comment Riza connaissait-elle Edward, Roy ne lui en avait jamais parl - Maes ... Bon sang, Roy allait vraiment le buter.
« Euh, oui c'est moi. Et à qui ai-je l'honneur ?
- Riza Hawkeye. J'ai beaucoup entendu parler de toi. »
Une petite rougeur apparut sur les joues d'Edward et Roy sentit son sang bouillir dans ses veines. D'accord, Riza était mignonne pour peu qu'on aime le genre, mais quand même ! Et pourquoi était-il celui qui était jaloux, ce n'était pas du tout comme ça que Roy avait prévu la chose !
« Vrai - Vraiment ?
- Oui, j'ai lu ton article dans la revue médicale de ton établissement le mois dernier. J'ai beaucoup apprécié ton analyse sur la recherche infectieuse et je dois dire que je partage ton opinion sur bien des points ! »
La seule chose que Roy aurait dû penser à ce moment-là, c'est que finalement Maes n'y était pour rien. Mais il était trop occupé à admirer avec émerveillement les yeux d'Edward pétiller de bonheur. Ed en pétard était un spectacle magnifique, mais il n'y avait pas de mot pour décrire la joie présente sur son visage. Roy était à deux doigts de se mettre à sourire comme un imbécile à sa seule vision.
Seule ombre au tableau, Riza et Edward continuèrent de converser en oubliant totalement sa présence. En oubliant également qu'Ed avait un service à terminer et Riza et lui était censé être en sortie amicale.
« Je dois tout de même dire que j'ai été surprise par certaines de tes explications. Aurais-tu, et je m'excuse de poser la question, déjà rencontrer le type de sujet dont tu décris dans ton analyse ? »
Le sourire d'Edward perdit en enthousiasme, ne gardant qu'une profonde mélancolie. Il serra son plateau contre lui et son regard se perdit dans le paysage en face de lui.
« Ma mère ... Est décédée lorsque nous étions plus jeune mon frère et moi, d'une maladie dont on ignore encore tout aujourd'hui. Alphonse ne s'en est jamais vraiment remis et moi j'ai la chance d'avoir les capacités pour - Enfin, je veux dire … Je veux être utile. Alors voilà. »
Pour sûr, Roy n'avait jamais entendu Edward parler autrement qu'avec assurance, jusqu'à aujourd'hui. Il était évident que le sujet était douloureux pour lui s'il divaguait de la sorte. Sa poitrine se comprima de douleur alors qu'il était évident que le blond avait dû traverser de bien sombres épreuves pour en arriver là où il en est aujourd'hui. Roy comprenait désormais beaucoup sur son comportement. D'ailleurs, qu'en était-il de …
« Et ton père dans tout ça ? »
Après « rencard », « père » était visiblement le second mot tabou pour le blond puisque la colère remplaça presque instantanément la tristesse. Sous les yeux médusés de Roy et Riza, Edward explosa littéralement.
« Ne me parle pas de cet enfoiré ! Il s'est tiré quand on était gosse, du jour au lendemain, on ne l'a plus jamais revu ! Ma mère était inconsolable. Je suis sûre que c'est à cause de lui qu'elle est ensuite tombée malade. Cette sous-merde nous a tous abandonné et si un jour j'le chope j'lui met la raclée de sa vie ! »
Dieu avait dû filer le don à Roy d'énerver le pauvre blond, ce n'était pas possible autrement. A chaque fois qu'il ouvrait sa grande gueule, ce n'était que pour dire une connerie, provoquant une catastrophe. Il sentait les yeux moqueurs de Riza sur lui et se retient se soupirer de dépit. Pourquoi ces soi-disant meilleurs amis adoraient-ils le voir souffrir ?
Pour autant que la situation était ennuyeuse pour lui, et même s'il en était responsable, il adorait diablement voir Ed, les joues rouges et ainsi essoufflé de colère. Il essaya cependant de ne pas trop en profiter, car elles le faisaient bien évidemment penser à une toute autre situation dans laquelle il aimerait bien le trouver, et le café n'était pas le meilleur endroit pour se coltiner une érection.
Peur de dire une autre connerie qui pourrait passer pour de la compassion (visiblement Ed n'aimait pas ça), Roy se contenta de lui lança un regard d'excuse et repentant. Sa bouille de chaton ayant déjà fait ses preuves, peut-être que … Bingo. Ed se détendit immédiatement et soupira.
« Bon, la même chose que d'habitude pour Mustang, je suppose ? Et vous Mlle Hawkeye ?
- Apelle-moi Riza. Et pour moi, ça sera un thé citron.
- Ma boisson préférée, très bon choix ! »
Riza lui sourit et Roy se sentit de trop. Tandis qu'Edward s'éloignait récupérer la commande, Riza se tourna vers Roy.
« Il est tel que Maes me l'a décrit. Celui-ci va te donner du fil à retordre.
- ... Je vous déteste tellement tous les deux.
- Maes a dit qu'il savait que tu dirais ça, et il me fait te dire qu'il t'aime beaucoup.
- Tu savais donc pourquoi je t'ai fait venir.
- Oui, mais en dehors de ça, je souhaitais réellement discuter avec lui. Son article était vraiment pertinent. C'est dommage qu'il doive se contenter d'un établissement public, il ferait des merveilles chez nous.
- Eh bien, comme il me l'a aimablement fait remarquer, les frais de scolarité ne sont effectivement pas donnés. J'espère qu'une bonne opportunité s'offrira à lui. »
Roy tourna la tête pour suivre le blond des yeux et Riza remarqua avec surprise son visage se détendre et un petit sourire en coin bienveillant apparaître. Roy l'avait vraiment dans la peau, le petit blond. Elle s'excusa puis parti rejoindre les sanitaires. Ed qui passait par là vit Mustang seul, l'air complétement dans le vague a tripatouiller une serviette en papier.
« On amène ses conquêtes maintenant, Mustang ?
- Jaloux ?
- Je n'irai pas jusque-là. Mais elle est très mignonne, tu en a de la chance.
- J'ai comme qui dirait un faible pour les blonds. » Le message subliminal était suffisamment clair pour qu'Edward lève les yeux au ciel.
Chacun soutient ensuite le regard de l'autre sans sourciller et Roy eu le plaisir de voir que malgré ses belles paroles, Ed semblait effectivement un peu jaloux. Enfin, Roy l'espérait.
« Et ça ne l'embête pas ta copine, que tu dragues quand elle a le dos tourné ?
- Peut-être qu'on est un couple libre ?
- Arrête ton baratin, elle n'a clairement pas l'air d'être le genre à papillonner. Contrairement à toi bien sûr.
- Je ne suis pas ce que tu crois, Ed.
- Tu peut toujours essayer de t'en convaincre, mais je vois très clair dans ton jeu alors ne perd pas ton temps et celui des autres avec ce type de mise en scène ridicule. »
Il quitta la table et Riza le rejoignit quelques secondes plus tard. Roy fit comme si de rien n'était, mais il était clair que cette attitude farouche d'Ed de l'envoyer cachait encore beaucoup de choses.
Celui-ci revient vers lui et leur servit leur commande. Alors qu'il commença à s'éloigner, Riza l'interpella.
« Est-ce que tu serais d'accord qu'on se revoit un peu ? En tout bien tout honneur bien sûr, j'aimerai beaucoup que l'on échange sur nos analyses respectives. Pour ne rien te cacher, je compte moi-même m'orienter vers la recherche une fois mes études terminées.
- Bien sûr, ça serait avec plaisir ! Tous les types de ma promo sont des idiots finis, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Impossible de parler sur des sujets avancés sans qu'ils ne soient complétement paumés !
- J'espère être à la hauteur dans ce cas. On préside un groupe de révisions, est-ce que ça te dirait de nous rejoindre un de ces jours ? »
Edward fronça les yeux et fusilla Roy du regard. Pourtant, celui-ci semblait surpris par la demande, et eut le culot de lui envoyer un regard rempli d'espoir. Et merde, encore ce foutu regard de chaton … Un sourire de pure malice fit toutefois son apparition sur le visage du blond. Edward aussi pouvait jouer le jeu de la drague sous son nez !
« Bien sûr, ça serait super !
- Parfait, donne-moi ton numéro et je t'enverrai un texto pour te prévenir de notre prochaine session. »
Edward lui tendit son numéro de téléphone et Riza rentra ses coordonnées alors que le cerveau de Roy venait visiblement de faire un court-circuit. Le blond saisis ensuite un message et le téléphone de Riza sonna, annonça l'arrivé du texto en question.
« Je te dirais si je peux être là ou pas. Avec mon travail, j'ai peu de temps libre.
- Je me doute bien, ne t'en fait pas pour ça.
- Je vous laisse maintenant, je n'ai que trop traîné, et les commandes ne se servent pas toutes seules. Levez la main si vous avez de nouveau besoin de moi !
- Merci Edward. »
Roy n'avait même pas pu en placer une. Riza claqua des doigts devant son visage, le sortant de sa torpeur.
« La Terre appelle Roy ?
- … Est-ce que tu viens d'avoir son numéro de téléphone ?
- Oui.
- Celui que j'essaye de choper depuis plus de deux mois ?
- Il semblerait.
- Tu peux me le filer ?
- Non. »
Roy jura à voix basse. La tronche de chaton ne fonctionnait pas avec Riza. Malgré tout grâce à elle, il pourrait voir Edward en dehors du cadre de son travail, et ça c'était une grande avancée !
