Titre : Plus Jamais !
Pairing : RoyEd / Rating : T pour langage (Ed. Toujours vulgaire, mais on l'aime quad même.)
Résumé : "Ras le cul de tous ces connards infidèles !" Edward signa depuis ce jour pour le célibat et ce de manière définitive. Merci à son ex, Jean, retrouvé au pieu en charmante compagnie. Ou comment Roy va galérer pour le faire changer d'avis ! RoyEd Modern UA-OOC/Jean bashing
Note : Ouaip. Un chapitre Maes, c'était pas prévu de base mais je trouvais que l'idée passait, surtout à ce stade de l'histoire (qui se retrouve finalement à être plus longue plus prévue).
FMA – Plus Jamais ! Chapitre 9 (POV Maes, parce que pourquoi pas ?)
Le début de sa journée avait commencé de manière particulièrement étrange. Il avait envoyé comme il le faisait habituellement un petit message de bonjour à Gracia dès que son réveil avait sonné et elle avait répondu comme elle le faisait toujours, sauf qu'elle y avait ajouté un petit cœur en plus. Cela faisait des mois qu'ils sortaient ensemble, et c'était la première fois que Maes recevait cet émoticône ! Il ne lui en fallut pas plus pour se précipiter dans la douche qu'il prit en un temps record, même chose pour son petit déjeuner. Il arriva en avance au bahut et attendit bien sagement que sa douce se pointe pour l'embrasser comme jamais.
Et c'est en attendant Gracia et son petit smiley en forme de cœur qu'il se souvient de l'existence de Roy quand celui-ci se pointa un peu au radar dix minutes après lui. Il n'était pas rare que Roy fasse de mauvaise nuit, surtout lorsqu'ils se noyaient tous sous le travail, mais là le pauvre avait le Grand Canyon qui avait élu domicile sous ses yeux et il semblait tout simplement sur le point de s'effondrer.
Maes savait que Roy était allé voir Ed la veille, et lui avait envoyé un message tard dans la nuit lui demandant comment la confrontation s'était passé. Il n'avait obtenu aucune réponse. Ce qui avec Roy pouvait avoir plusieurs signification et Maes avait fini par s'endormir l'esprit à peu près paisible. Mais maintenant il était globalement moins serein sur la façon dont ça ait pu se dérouler. Vu la tronche de Roy, il avait l'air presque aussi certain de sortir prochainement avec son blond que Bradley d'être réélu aux prochaines élection d'Amestris. Autant dire que ses chances avaient l'air quasi nulles.
Maes soupira. D'accord Gracia n'aimait pas quand il faisait des câlins à son meilleur ami, mais dans des circonstances atténuantes, peut-être pouvait-il déroger à la règle ? Et puis ce qu'elle ne savait pas ne pouvait pas lui faire de mal, n'est-ce pas ?
Faisant fi des personnes qui entouraient Maes et qui avaient l'habitude de voir leur amitié en pleine action, Maes accueilli son meilleur ami de toujours les bras largement écartés.
« Aller vient là mon grand, et magne toi avant que Gracia n'arrive.
- Qu'est-ce que tu fais ? » Répondit un Roy surpris et à la bouche visiblement pâteuse.
« Euh, j'te fais un câlin de réconfort ?
- J'en ai besoin ?
- Je ne sais pas, tu ne m'as jamais répondu hier et vu ta tronche ce matin, j'imagine que ça s'est mal passé avec Ed. »
A la mention du prénom de son blond préféré, le visage de Roy s'illumina.
« Maes, j'suis ami avec Ed. » S'écria-t-il.
Maes cligna des yeux. Une fois. Puis plusieurs. Il prit ensuite rapidement le bras de son meilleur ami et le pinça très fort.
« Aie ! Ça ne va pas ? Qu'est-ce que tu fous ?!
- Juste pour être sûr, tu peux répéter ce que tu viens de dire ? » Roy regarda Maes comme s'il était soudainement devenu cinglé et répondit mécaniquement sur le ton de l'évidence.
- Aie, ça ne va pas, qu'est –
- Nan pas ça idiot, le truc d'avant.
- J'suis ami avec Ed ? »
Maes se pinça ensuite, histoire de s'en assurer, et Roy leva les yeux au ciel.
« Quoi, ça parait si improbable ?
- Eh bien …
- Bon oui, ça paraissait improbable. Mais on a discuté, on s'est embrassé, mis les choses au clair, et paf ! Ça a fait des chocapics !
- Mais pourquoi tu fais une tête de déterré dans ce cas ?
- Trop bien dormi, pas entendu le réveil sonné, pas eu le temps de boire un café.
- Oh. » Maes regarda sa montre. « Et pas le temps de passer en récupérer un. Tu vas tenir comment ?
- Je ne veux aucune autre caféine aujourd'hui que celle qu'Ed a promis de m'offrir, de nous offrir d'ailleurs, ce soir ! »
Wow, pensa Maes, le bond en avant était si grand que ça en était presque inquiétant.
« J'suis invité aussi ?
- Bien sûr, en guise de remerciement, tu sais, pour les médicaments.
- Sympa de sa part. Flippant, mais sympa. Ça s'est bien passé alors, c'est cool.
- Et pourtant ce n'était pas gagné d'avance parce qu'il avait l'air vraiment vénère. Mais Maes, Ed et moi on est amis ! » A croire que le brun avait l'air d'avoir besoin de le dire assez souvent pour y croire aussi.
Roy avait l'air absolument aux anges. Maes cependant, tiqua.
« Attends, tu es sûr que ce n'était pas un rêve ? Parce que tu viens de me dire que tu l'avais embrassé et là, j'y crois moyen. Moyen moins, d'ailleurs.
- Et pourtant. Dieu, Maes, tu sais qu'Ed est déjà parfait de base ? Mais là, ces lèvres. Il n'arrêtait pas de parler, et elles bougeaient devant moi, je ne pouvais pas tu sais, ne pas l'embrasser. Qui aurait pu ?! D'ailleurs, plus jamais je ne me moquerais de sa taille, parce qu'il est finalement pile à la bonne hauteur pour ça ! Et puis – »
A ce stade, Maes avait décroché. D'une part parce que Roy parlait décidemment trop alors qu'il n'était pas encore huit heures du matin, et d'autre part parce qu'il ne croyait absolument pas à un traitre mot de ce que son meilleur ami venait de lui dire. Embrasser Ed et ne pas se prendre un pain dans la figure ? Maes n'y croyait pas. Il ne poussa cependant pas ses pensées sur le sujet puisque Gracia venait de se pointer pile derrière Roy et que Maes, même s'il adorait son cinglé de meilleur ami, avait tout de même son propre sens des priorités, et Gracia était bien au-dessus de tout le reste.
La sonnerie sonna la première heure de cours et tous les trois rejoignirent leur classe.
Le reste de la matinée se déroula de manière toute aussi étrange, parce que Maes ne pouvait plus douter une seule seconde des sentiments que son meilleur ami nourrissait pour le petit blond, pour peu qu'il n'en ait jamais douté. Et il se demandait au passage si Roy lui-même n'était pas en train de s'en rendre compte.
Parce que Roy ce matin à se fit draguer outrageusement par l'une de ses ex qui aimerait visiblement bien recoller les morceaux. Et quand Maes disait outrageusement, il ne mâchait pas ses pensées. Surtout quand la dite-ex vient se coller à Roy, enroula son bras autour du sien et laissa promener son autre main sur la cuisse de Roy. Maes assis à côté de Roy le sentit se figer sur son siège, et vit avec joie et stupéfaction son visage se fermer instantanément.
Dans une époque lointaine, Maes aurait facilement imaginé Roy, sourire en coin, répondre à la jeune fille de manière tout aussi appuyé, voir plus. Et Dieu savait que son meilleur ami ne faisait normalement pas les choses à moitié quand il s'agissait de laisser traîner ses mains sur le corps d'un tiers. Comment diable n'avait-il encore jamais tripoté Ed de quelque manière que ce soit restait un mystère pour lui.
Mais là, Roy se contenta de prendre la main de la jeune fille et de la remettre sur la cuisse de cette dernière, et se dégagea de son bras tout en lui murmurant quelque chose à l'oreille que Maes n'eut malheureusement pas le plaisir d'entendre. L'effet fut immédiat ; elle se leva, raide, de son siège et partie rejoindre une copine à l'autre bout de la classe. Même Gracia, assise à côté de Maes, parue admirative ; et Dieu sait qu'il en fallait pourtant beaucoup pour ça. Roy reprit ensuite ses notes comme si de rien n'était, gardant ce visage sérieux que Maes ne lui connaissait pas. Visage qu'il garda ainsi toute la journée.
Lorsque la dernière sonnerie de la journée retentit, Maes anticipa le mouvement brusque de son meilleur ami pressé qui se leva de son siège comme un diable sortit de sa boite et lui emboita le pas jusqu'au café, après avoir dit au revoir à Gracia, qui partit de son côté vaquer à ses occupations. Maes se promit intérieurement de lui envoyer une tonne de cœur en émoticône le soir même.
La pression de la matinée était visiblement retombée puisque Roy, le long du chemin, se remit à parler de tout et de rien jusqu'à ce que son téléphone ne se mette à sonner. Il parut surpris en voyant le numéro et répondit instantanément. Maes le laissa prendre l'appel et entra directement dans le café qui était étrangement vide malgré l'heure.
Edward était en train de servir une table et Rose s'occupait du café. Roy entra à son tour après avoir raccroché et tous deux s'installèrent à leur table. Le blond les rejoignit quelques secondes plus tard.
« Yo, Ed ! Parait que le café est gratos aujourd'hui. » S'exclama Maes en guise de salutation, ce qui fit rire Edward.
« Quand tu bosse pour quelqu'un comme Izumi, tu apprends très vite que rien n'est gratos ! Votre café ne sortira effectivement pas de votre poche puisqu'il sortira de la mienne. »
Maes en perdit son sourire, et Roy fronça les sourcils. Evidemment, quel idiot ils étaient … Est-ce qu'Ed avait vraiment les moyens de –
« Je vous entend penser d'ici. Alors on arrête, on déguste, et on se tait. Pigé ? »
Peu enclin à s'attirer les foudres de sa petite personne, tous deux hochèrent la tête de manière incertaine et Ed sourit.
« Bien. Je reviens tout de suite. »
Ed retourna au comptoir donner la commande à Rose qui le fusilla du regard, puis repartit prendre une autre commande pendant le temps que les cafés soient prêts.
« Qui t'appelait au fait ? » Demanda finalement Maes à Roy qui suivait des yeux chaque pas d'Ed avec une certaine fascination.
« Ma mère. Elle est de retour en ville pour le week-end, et veut me voir visiblement.
- Tu as l'air absolument ravi. » Fit remarquer Maes avec sarcasme et Roy sourit, de ce sourire triste qu'il détestait tant.
« Je lui ait dit que j'y réfléchirait mais je pense lui dire d'aller se faire voir. D'une part car on a révision samedi, d'une autre part car je n'ai tout simplement pas envie de la voir, en fait. Ça aurait été bien qu'elle se souvienne qu'elle a un fils plus tôt que ça. Maintenant qu'elle vieillit et pense arrêter tous ses voyages, ce dont je ne crois pas, il faudrait que je sois à la maison pour jouer à la petite famille parfaite. Tante Chris va être très amusée quand je vais lui en parler.
- C'est sûr. Et ton père ?
- Rien depuis des mois.
- Je ne comprendrai jamais le délire de ta famille …
- Ne m'en parle pas. »
Roy soupira et s'ébouriffa les cheveux de dépit. C'est à ce moment qu'Ed apporta les cafés.
Roy sauta dessus comme un affamé et n'attendit même pas que ça refroidisse un peu pour en prendre une grande gorgée. Ed l'observa d'un drôle d'air puis ricana.
« Qu'est-ce qu'il a de si exceptionnel ce café, pour que tu l'aimes à ce point ?
- Sais pas, vous mettez quelque chose de particulier dedans ?
- Pas que je sache. C'est Izumi qui le choisi. » Edward haussa les épaules.
Maes les regarda tous deux échanger de banales paroles et en resta surprit. Roy ne le draguait pas ? Ed ne le fusillait pas du regard ? Bon dieu, est-ce qu'ils allaient de nouveau s'embrasser ?!
Roy reprit soudainement son air sûr de lui, et Ed fronça les sourcils.
« En fait, je crois savoir …
- Par pitié, tais-toi.
- Étant donné que c'est toi qui le sers, il est forcément meilleur. »
Le visage d'Edward était tellement rouge de gêne qu'il avait l'air d'être à deux doigts de mourir par combustion instantanée. Le sourire de Roy s'agrandit encore, et même Maes était embarrassé. Pas qu'il n'avait jamais été témoins des techniques de drague de son meilleur ami, mais Ed répondait d'une façon beaucoup trop adorable.
« T'as pas plus mielleux comme réponse ?
- Eh bien, vu que j'ai le plaisir de te voir rougir, je ne pense pas pouvoir trouver mieux en rayon, non. »
Ed rougit encore plus si c'était possible, mais n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit puisque Rose lui fila un coup de coude en passant derrière lui.
« T'as rien de mieux à faire Elric ? Ou faut que je dise à la patronne que tu passe la moitié de ton temps à papoter ?
- Te gêne pas, je pourrais en profiter pour lui parler des muffins que tu tires en douce à la fin de ton service, je suis sûre qu'elle va apprécier. »
Rose blanchit et Ed lui fit un petit sourire angélique.
« Retourne bosser, Ed, inutile de t'attirer des ennuis. » lui lança Maes et Roy eut une moue déçue.
« Appelez-moi si vous décidez de vous payer un café. » Lança Ed avant de retourner travailler.
Maes n'apprécia pas la manière dont Rose savoura visiblement la retraite d'Edward, et n'apprécia pas non plus le stupide regard langoureux qu'elle envoya à son meilleur ami qui ne remarqua rien du tout.
« Tu as activé tes phéromones sexuelles ? lui demanda Maes.
- Hum ? » Roy se tourna vers lui en repartant à l'assaut de son café.
« La serveuse vient de te dévorer du regard, alors entre elle et ton ex, je me posais la question.
- Vu qu'Ed n'a pas l'air d'y répondre, c'est que ce n'est pas le cas. » Roy haussa les épaules.
« Tu penses ? Je crois au contraire qu'Ed est très sensible à ton charme.
- A cause du fait qu'il rougisse ? Il était rouge aussi hier quand on s'est embrassé. » Fit Roy, à présent songeur. « Mais il a refusé de me faire un câlin, hier.
- Il faut vraiment que tu arrêtes cette mauvaise manie Roy. » Lui lança très sérieusement Maes malgré le relatif comique de la situation.
« Tu dis ça, mais ce matin c'était toi qui étais demandeur.
- Circonstance exceptionnelle. Et c'est dommage pour toi que tu n'en as pas profité car c'était la dernière fois que je te le proposais.
- Oh. » Roy le regarda, interdit. Puis souris. « Bon, il ne me reste plus qu'à faire en sorte qu'Ed me tombe dans les bras. Phéromones sexuelles, hein ? Merci du conseil, maman. »
Maes recracha la gorgée de café qu'il venait d'avaler.
