Titre : Plus Jamais !

Pairing : RoyEd / Rating : T pour langage (Ed. Toujours vulgaire, mais on l'aime quand même.)

Résumé : "Ras le cul de tous ces connards infidèles !" Edward signa depuis ce jour pour le célibat et ce de manière définitive. Merci à son ex, Jean, retrouvé au pieu en charmante compagnie. Ou comment Roy va galérer pour le faire changer d'avis ! RoyEd Modern UA-OOC/Jean bashing


Chapitre 11 (Pov Roy)

Rien. Absolument rien ne pouvait entacher la bonne humeur de Roy en cet instant.

Pas même le livre qui s'abattit violement sur son crâne, cadeau de son meilleur ami. D'accord, il n'aimait pas quand Maes était en colère contre lui, mais là dans l'immédiat, il pouvait dire sans détour que ça en valait clairement la peine.

Ce dernier n'avait par contre pas l'air tout à fait d'accord, et avant qu'il ait le temps de dire quoi que ce soit, Roy le devança.

« D'accord, d'accord. Je l'avoue, je l'ai suivi, et ce de manière totalement involontaire ! Genre, encore. Content ?

- Non, putain Roy, je ne suis pas content ! » s'écria Maes et Roy essaya de détendre l'atmosphère.

« Hey, je crois qu'Ed déteint sur toi aus –

- Tais-toi ! Plus un mot ! »

Maes commença avec des cents pas particulièrement rageux devant lui et Roy était dans l'incertitude.

« Je ne comprends même pas pourquoi tu es énervé en fait, regarde ! » dit-il en pointant du doigt sa joue droite. « Ed m'a embrassé ! »

Une seconde fois, il se récolta le livre de Maes en plein sur le crâne.

« J'suis énervé car tu te comportes comme un abruti ! En plus, je croyais que tu avais abandonné l'idée de sortir avec lui !

- Mais, c'est toi qui as souligné le fait qu'il n'était pas insensible à mon charme !

- Et ça justifie de le suivre comme un cinglé ?!

- Certes non, mais hey, mes méthodes payent. »

Le ton de Roy avait été remplis de fierté, et c'est ce qui déclencha trois autres coups de livre. A ce stade, il avait véritablement peur pour ses neurones.

Maes s'arrêta ensuite et rangea son livre avant de prendre Roy par les épaules. Roy se revit en souvenir face à sa mère et à deux doigts de se prendre le savon de sa vie. Le détail le perturba au plus haut point car maintenant que Ed avait mis le nez sur ce petit détail, Roy constatait qu'effectivement Maes se comportait avec lui comme une foutue mère poule.

« Roy, tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux de savoir que toi et Ed, ça a l'air d'évoluer dans le bon sens, en effet. Même si je t'avouerai que je ne sais pas vraiment comment tu arrives à réaliser cet exploit.

- Merci ?

- Mais si tu ne veux pas le faire fuir, je pense qu'il faut que tu arrêtes ce genre de comportement. Parce qu'il finira par s'en rendre compte et je suis persuadé qu'il ne le prendra pas spécialement bien.

- Tu dis ça à cause de Jean, hein ? »

Maes acquiesça et Roy soupira en fronçant les sourcils.

« J'ai essayé d'en savoir plus, mais il n'a rien voulu me dire.

- Je peux comprendre sa position, mais je dois dire que je m'inquiète vraiment pour lui.

- Oui, ce gars n'a pas l'air net du tout. »

Maes lui lança un regard appuyé et Roy eut l'air outré.

« Quoi ?! Ne me met pas au même niveau que ce type ! En plus si jamais ça gênait vraiment Edward je suis sûr qu'il ne réfléchirait pas à deux fois avant de me coller une baigne !

- Certes oui, il y a de grande chance. Tu es un petit veinard, tu le sais ça ? » s'amusa Maes mais son hilarité ne fut étonnement pas partagée.

« Je sais que j'ai de la chance. Ça a pris du temps, mais j'ai l'impression d'avoir réussi à l'apprivoiser, même juste un tout petit peu. Et crois-moi, je n'ai pas l'intention de faire quelque chose qui puisse tout foutre en l'air. »

Passé la surprise, Maes sourit.

« Tu es complétement accro, hein ?

- Ouaip, j'en ai bien peur. » Répondit Roy en s'ébouriffant les cheveux d'un air clairement maladroit. Maes lui frappa gentiment l'épaule et lui dit sur le ton de plaisanterie. « Tant que tu ne joues pas les psychopathes, ça devrait continuer à bien se passer. Et ne lui force pas trop la main pour Jean, crois-moi, ça a clairement l'air d'être un sujet sensible et ça ne jouera pas en ta faveur. »

Maes soupira ensuite à l'air de profonde réflexion qu'aborda Roy.

« Bon, puisque c'est mort niveau révision, t'as quelque chose de prévu ?

- Eh bien, vu qu'Ed s'est tiré je ne sais où et que je ne risque plus d'entendre parler de lui aujourd'hui, peut-être que je vais finalement passer un peu de temps avec ma mère ? »

Roy empoigna son téléphone et vérifia d'ailleurs qu'elle ne lui avait pas envoyé un énième message comme elle l'avait pourtant fait toute la journée. Dieu qu'elle pouvait être insistante quand elle s'y mettait, pensa Roy en roulant des yeux.

« Cache ta joie, surtout. Fit Maes en riant.

- Tu sais ce que j'en pense. Et toi alors ?

- Aucune idée, Gracia est en sortie avec ses copines alors peut-être que je vais juste travailler à la maison, ça changera.

- Bonne révisions dans ce cas. On se voit lundi ?

- Ouaip, à lundi et passe le bonjour à Meryl. »

Meryl Mustang était une femme charmante, et pour peu que l'on connaisse son aspect physique, il était évident que Roy était son rejeton. Malheureusement, c'était là leur seule ressemblance. Il ressemblait bien plus à son père niveau caractère. Enfin, il lui avait ressemblé jeune, étant donné que ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu, peut-être que ça avait changé.

Ce n'était pas que Roy détestait ses parents, mais il n'avait jamais accepté de devoir passer au second plan. Il s'était beaucoup questionné sur la nature même de son existence, sur ce qui faisait que ses parents avaient un jour décidé qu'ils voulaient un enfant et que Roy était né de cette union. Peut-être ne s'agissait-il juste d'une simple question de descendance, que ses parents avaient besoin d'une lignée à laquelle refourguer la richesse engendrée par des années de labeur. Et d'absence. Le problème si c'en était un, c'était que le pognon, Roy s'en fichait comme de sa première BMW.

C'était pour ça qu'il avait entreprit un choix de carrière radicalement différent de celui que ses parents avaient choisi. Parce qu'il désirait faire autre chose de sa vie qu'amasser tellement d'argent à ne plus savoir quoi en faire. Comme aider son prochain, par exemple. C'était surtout Riza qui l'avait d'ailleurs poussé en ce sens. Roy avait beau être un idiot et le savoir, il était tout de même un idiot intelligent. Alors autant mettre cette intelligence à contribution. Au final, Roy ne devait sa réussite et le fait d'avoir gardé la tête sur les épaules que grâce à ses amis.

Alors quand cette charmante Meryl rappliquait et demandait expressément à le voir, Roy grinçait des dents. Parce que rien ni personne n'avait plus d'importance à ses yeux que ses amis.

A reculons, il envoya un texto à sa mère, lui disant que puisqu'il n'avait rien de mieux à faire, ils pouvaient peut-être effectivement se voir une minute ou deux. Il ne reçut rapidement qu'un simple « Super ! » qui en langage Meryllien signifiait : « Super mon chou ! On se voit au café habituel, et ramène vite tes fesses car môman a des tonnes de choses à te dire ! ». Roy n'arrivait même pas à s'en satisfaire. Comment allait-il seulement pouvoir garder son air détaché habituel ?

Le déclic se fit sans sa tête. Ed ! Roy avait maintenant (enfin) son numéro de téléphone ! Qu'est-ce qui l'empêchait concrètement d'envoyer un petit message à Edward ? Même s'il lui répondait d'aller se pendre, Roy serait heureux. Plus heureux même que la simple perspective de devoir socialiser avec sa mère.

Il chercha un truc intelligent à lui dire. Et abandonna l'idée. D'une part car il n'avait rien d'intelligent en stock et d'autre part car Ed ne réagissait que lorsque Roy faisait ou disait un truc débile. Pourquoi donc ne pas rester fidèle à lui-même ?

« Toujours pas de rencard ? » Lui envoya-t-il et fit la moue au bout de deux minutes quand il comprit qu'Ed n'allait probablement jamais répondre à ça. Dommage, il aurait essayé.

Et se rendit donc à son ancien café préféré. Celui qu'il fréquentait avant de découvrir celui dans lequel Ed travaillait.

Sa mère était bien entendu déjà attablée, un café sous le nez. Ah tiens, si, voilà la seule ressemblance qu'il avait avec sa mère : ils étaient tous deux accros à la caféine. Il la rejoignit et avant même qu'il ait le temps de s'installer, il se retrouva dans ses bras. C'est vrai que ça faisait plusieurs mois qu'ils ne s'étaient pas vu, mais est-ce qu'il en faisait tout un fromage lui ? Non !

Elle le relâcha avant qu'il ne meure d'étouffement et tous deux s'assirent. Roy commanda rapidement un cappuccino au premier serveur qui passa et se retourna ensuite vers sa mère qui le regardait avec adoration.

« Ça me fait plaisir de te voir, tu sais ? »

Roy soupira. Et comme à son habitude, sa mère se mit à débiter sans s'arrêter les dernières affaires sur lesquelles elle avait durement travailler et tout le toutim. Elle pouvait être pire que Maes quand elle s'y mettait sérieusement.

En parlant de Maes, son téléphone sonna l'arrivée d'un texto. « Ça fait une heure que je n'ai pas de nouvelles de Gracia ! »

Roy leva les yeux au ciel. « Tu peux bien te passer d'elle pendant une heure, non ? »

Meryl continuait de parler et Roy hochait la tête de temps en temps pour lui faire croire qu'il écoutait. « Mais tu te rends compte s'il lui était arrivé quelque chose ?! » Il y avait des gens qui arrivait à complétement dramatiser une situation. Maes était de ceux-là.

Roy se demanda un instant s'il était arrivé quelque chose à Ed. Il lui renvoya un texto. « Si tu me laisses juste te payer un café, ça me va aussi. ». Puis il saisit un rapide « Pourquoi est-ce que tu ne contacte pas une de ses copines pour en être sûr ? ». Le « Putain Roy, tu es un génie. » qu'il reçut aussitôt le fit sourire.

« Bon, et sinon, parles-moi de toi ! » Fit soudainement sa mère et Roy ne savait honnêtement pas quoi répondre.

« Ma foi pas grand-chose, les cours avancent bien et Maes te passe le bonjour pendant que j'y pense. Il sort enfin avec Gracia.

- Oh en voilà une bonne nouvelle ! Depuis le temps qu'il lui courrait autour à cette petite. » Pourquoi diable Roy arrivait-il plus facilement à parler des autres à sa mère que de lui-même ? Le pire c'est que cette dernière n'avait même pas l'air de s'en rendre compte.

Edward ne lui répondait toujours pas. Peut-être n'avait-il pas entendu son téléphone sonner ? Dans le doute, il lui refit un message. « Mais si tu penses que ça fait trop rencard, on peut juste – je ne sais pas, se balader ? »

« Et toi dans tout ça, tu es toujours avec Vic – euh Vio, non –

- Vanessa ? C'est fini depuis des mois.

- Tant mieux, je ne l'aimais pas celle-ci.

- Pas comme si tu n'avais jamais aimé la moindre de mes copines.

- Si on peut appeler ça des « copines ». » Roy lui jeta un regard noir. De quoi elle se mêlait, sérieusement ?

« C'est sûr que toi et papa, vous êtes un modèle de couple. » Et ce fut au tour de sa mère de lui envoyer un regard noir. Mince, ça faisait quand même trois points communs finalement.

« Ne nous insulte pas en nous comparant, ton père et moi nous nous aimons et ce choix de famille que nous avons fait, tu en profites également à ce que je sache. » Répliqua-t 'elle.

Pas vraiment, en fait. D'accord il vivait dans une super baraque, mais les quatre voitures que son père lui avait offert depuis sa majorité n'avaient jamais quitté le garage familial. En vérité, il prenait bien plus de plaisir à se balader dans sa vieille Ford Mustang Coupé (ironie quand tu nous tiens) repêchée dans une casse et qu'Heymans avait pris grand soin de retaper.

« Pense ce que tu veux. » Dit-il en haussant les épaules. Son téléphone vibra une fois de plus et il se remit à sourire. Dieu bénisse son vieil ami. « Bonne nouvelle, Gracia va bien ! » auquel il répondit « Je n'en doutais pas. » puis enchaîna un « Si t'aimes les jeux-vidéos, je connais une super salle avec de vieilles machines d'arcade. » à son blondinet préféré.

« Et donc, pour finir, tu vois quelqu'un ? » Renchérit tout de même sa chère mère. Pas susceptible, la bestiole.

Elle voulait vraiment discuter de ça ? Roy décida de lui en donner pour son argent.

« C'est en cours.

- Quoi, c'est tout ? Dit m'en plus !

- Eh bien, il s'appelle Ed, enfin Edward, fait médecine aussi, il est assez petit et caractériel mais possède une paire de fesses à tomber par terre. » Dit-il simplement en sirotant son café.

La tasse de Meryl vacilla dangereusement dans sa main alors qu'elle regardait Roy sans cligner des yeux. De nouveau Maes lui envoya un message. Il était quand même drôlement peu occupé pour un mec qui était censé travailler. « Comment ça se passe avec môman ? » auquel il renvoya « Mal. » Et sa mère se mit à éclater de rire.

Roy leva à peine les yeux vers elle d'un air blasé avant de lire le texto suivant de Maes. « Ne me dis pas que tu as attaqué avec Ed d'emblée ? » ce à quoi Roy ricana.

« Ahah tu m'as bien eu ! Non, sérieusement, elle s'appelle comment ? Demanda Meryl sur le ton de la confidence.

- Je viens de te le dire. » Répondit calmement Roy.

« Bien sûr que non, j'ai commencé par Gracia et toi, histoire de lisser le terrain. » Meryl venait de blanchir drastiquement. « Ça n'a donc pas fonctionné ? ». Alors ça, c'était l'euphémisme du siècle. « Je crois qu'elle va se mettre à chialer. »

« Je ne comprends pas » Dit finalement Meryl, passé le choc.

« Quoi donc ?

- Un homme ? Je veux dire, toi t'intéresser à un homme?

- Tu veux que je te fasse un cours sur l'attraction envers un autre être humain ?

- Si tu me fais l'éloge de sa paire de fesse, j'imagine que ça va finir comme tous les au –

- Tu aimerais bien t'en assurer, hein ? Qu'est-ce qui te dérange le plus au fond, que ton fils ne soit pas assez stable sentimentalement parlant pour rester avec la même fille plus de trois mois, ou qu'il finisse par vouloir se taper un mec pour tu ne sais quelle foutue raison ?

- Tu sais ce que je pense de ces choses-là, Roy.

- Et tu sais bien ce que je pense de ton avis sur la question, maman. » Le ton aussi sarcastique que dégoûté la fit se tendre. « La bibliothèque, c'était bien aussi, sinon. » Pourquoi diable Ed ne répondait-il pas ?!

« Roy… Est-ce une façon pour toi de te faire remarquer ?

- Sérieusement ? J'ai franchement passé l'âge pour ces conneries. Ed est un type bien. Quelqu'un qui n'a pas eu de chance dans la vie et qui fait ce qu'il faut pour s'en sortir. Il est vulgaire, susceptible, mais droit dans ses bottes et même s'il y a encore peu de chances que j'arrive à sortir avec lui un jour, juste parce qu'il est ce qu'il est, je sais que c'est quelqu'un que je veux avoir dans ma vie. Au même titre que Maes ou Riza. Alors encore une fois, met toi bien dans le crane que ce que tu peux penser de tout ça, c'est bien la dernière de mes inquiétudes. »

Roy pensa qu'il allait se prendre une gifle. Mais au contraire, sa mère lui sourit, d'un sourire tendre qui le surprit.

« Bien sur que c'est un type bien, s'il t'a sérieusement tapé dans l'œil. D'après ce que m'a dit Maes, il a effectivement un caractère plutôt particulier, mais j'ai vraiment hâte de le rencontrer. S'il arrive à te rendre heureux, et ta façon de parler de lui me prouve que c'est le cas, c'est tout ce que j'ai besoin de savoir, Roy. »

Trop étonné pour répondre quoi que ce soit, il ne chercha même pas à répondre au « Fout-moi la paix putain, j'essaye de travailler ! » qu'Ed lui envoya enfin et tapa mécaniquement un « T'es un homme mort. » à son meilleur ami de toujours.

« Tu es vraiment d'accord avec ça ? Demanda tout de même Roy.

- Bien sûr ! Ce que j'ai tout à l'heure, c'était juste pour te faire réagir. Je ne suis pas réfractaire à l'idée, mais admet tout de même que c'est assez surprenant de ta part, non ? En tout cas, je suis sérieuse, invite-le à la maison un de ces jours. Je vais rester en ville pendant les deux prochaines semaines, et je veux qu'on en profite pour faire plein de chose ensemble !

- Euh, tu as conscience bien sûr que je ne sors pas avec lui ?

- Eh bien au boulot Roy, je t'ai connu plus rapide que ça ! »

Il ne faisait que ça, bon sang !