Salut mes chéries !

Merci pour vos reviews encourageantes, j'essaierais de ne pas vous décevoir, ce qui n'est pas toujours évident !

Jenny, et MathildeD : merci pour vos reviews. Prenez soin de vous. XOXO

Les autres, je vous ai répondu par MP. Merci

Merci pour les ajouts !

J'ai oublié de dire, que le langage de cette fic sera grossier (Merde ! Comme mes autres fics).

Voilà un new chap. bonne lecture. XOXO

Chapitre 1 :

Ring ! Ring ! Ring ! Ring !

Oh pitié la ferme ! Attaquée par les sonneries de ce foutu radio-réveil, je ripostais en le projetant violemment contre le mur. Génial, premier jour de cours pour une terminale qui s'assure longue et éprouvante. Reculant de cinq minutes l'heure de mon lever, je finis par quitter la chaleur de mon lit, quand un besoin pressant de vider ma vessie des litres d'Oasis bu hier, en regardant un épisode de House, m'oblige à le faire. Soulagée, je me déshabillais et glissais sous la douche, pour effacer les traces d'une nuit épouvantable. Et merde ! J'avais complètement oublié ce boulet ! Qu'est ce que j'avais fait pour avoir ce truc déjà ?...Ah ouais ! Défoncer la gueule d'une pouffiasse de vendeuse. Les combats de boxe improvisés sont un excellent défouloir.

07heures30 : J'enfilais rapidement une courte jupe noire en jean, un pull, épais gilet à capuche, mes converses noires plates, avant d'attraper mon sac, embrasser les deux urnes dorées, descendre à la cuisine pour piquer une pomme dans la corbeille à fruit et enfin quitter la maison pour le lycée. La seule raison qui atténuait la colère devoir retrouver la prison scolaire, était Angie. Cette fille était comme ma sœur, et j'avais une chance monstrueuse de l'avoir dans ma vie, pour des tas de raison.

Je garais ma mini sur le parking, et sortais de l'habitacle, couvrant mes cheveux avec ma capuche. Reconnue, ces idiots me fixèrent alors que je marchais vers l'enceinte du lycée, un sourire aux lèvres. Attirée l'attention, ce n'est pas vraiment mon truc, sauf quand il s'agit d'effrayer ces connards. Il était évident, que tout le monde avait eu vent de mon bracelet électronique. Et l'idée que je puisse les effrayer encore plus que d'habitude, amplifia ma bonne humeur. Dans le couloir des casiers, je repérais à des kilomètres ma meilleure amie. Je sifflais et la vis sourire, avant de se retourner vers moi. Alors que je traversais le couloir, tout le monde avait les yeux rivés sur mon boulet au pied, et ce stupide appareil ne passait pas inaperçu, une putain de diode clignoté en vert. Perso, je préfère le rouge...j'essaierais d'y remédier.

Angela souffla, en secouant la tête, les bras sur ses hanches, un air faussement exaspéré sur le visage.

« C'est pour quoi cette fois ? »

« Pourquoi tu sautes à la conclusion que c'est forcément moi, qui ai fait quelque chose ? »

« En attendant, c'est toi qui porte ce truc » pointa t-elle du doigt mon bracelet

« Je sais »

« Alors ? »

« J'ai voulu acheter une robe, et la vendeuse avait ce regard pas du tout aimable, je fais des efforts monstres pour entretenir cette jolie silhouette » me vantais-je avec une fausse prétention, provoquant le sourire de mon amie. « Tu me connais, je suis sensible » posais-je une main sur mon cœur, faussement blessé

« Hôpital ? »

« Tu la verrais cette pute, elle était méconnaissable, même leur gorille n'a rien pu faire quand je lui ai arraché ses extensions » répondis-je, fière de mes exploits

« T'es pas possible...T'aurais pu attendre que je sois là ! »

« C'est toi qui est partie »

« Crois moi, j'aurais préféré mille fois passer mes vacances avec toi...t'es assignée ici ? »

Je feignais les pleurs sur son épaule, en repensant à ma sentence.

« 5mois, tu te rends compte ! Qu'est ce que je vais foutre dans ce bled affreux ! »

« Le club des retraités recherche une quatrième joueuse pour le concours de brigde »

« Ha ha, très drôle » lui assénais-je un coup dans les côtes

« Je suis là moi, on trouvera bien un truc »

« On a déjà attaqué les Newton, la boulangerie, le Lodge, qu'est ce que tu veux qu'on foute ? »

« Quelque chose de légal »

Pendant une petite minute, nous ne dîmes rien, faisant mine de réfléchir avant d'éclater de rire.

« Légal ? C'est censé vouloir dire quoi ? Sous prétexte que des types ont décidés de la limite de nos agissements, alors on devraient être d'accord ? Désolée mais moi je marche pas

« Quel philosophe tu fais Swan »

« Je sais, je devrais avoir mon nom à côté de celui de Hobbes »

« Ça viendra un jour »

« Dis moi qu'on a les mêmes emploi du temps ? »

« Ce connard de proviseur a décidé de nous séparer, trop nuisible ensemble »

« Merde ! »

« Figures toi qu'il a refait la peinture de sa façade »

« T'es sérieuse »

« J'ai déjà les bombes »

« Toi, t'es une pro »

« Un jour en tête »

« Pourquoi pas jeudi, sa pute n'est pas là et ses merdeux de gosses non plus »

« Partante »

Et comme si ce foutu boulet m'avait infligé un choc électrique, je me rappelais alors être un petit point rouge sur le poste de contrôle de Tom.

« Et merde, je vais pas pouvoir jouer, j'ai un GPS au cul, ils verront rapidement que j'y étais si connard comprend que c'est moi »

« T'aurais du penser à deux fois, avant de foutre ton poing sur cette nana »

« Tu sais que penser n'est pas mon fort »

La sonnerie assourdissante marquant le début de notre journée, Angie me tendit mon planning avant que nous ne claquions nos mains l'une contre l'autre et gagnions nos salles de cours.11heures : et tout ce que je veux, c'est me tirer une balle dans la tempe ! Pendant 3heures, on m'a bien fait encré dans le crâne à quel point ma terminale, est une année importante. Celle ci déterminera alors mon avenir. Mon compte en banque vomit plus d'argent, qu'ils n'en auront dans toute une vie. Alors mon avenir, ne m'intéresse pas vraiment. Je passerais ma vie, à travers le monde, si il le faut, pour rechercher ce connard ! C'est tout ce qui m'intéresse.

A 11heures, je rejoignais l'autre côté du bâtiment, pour un cours de philo. Dernière arrivée, comme d'habitude. J'aime prendre le temps de marcher, c'est bon pour la forme. Je frappais à la porte, avant d'entendre le prof m'autorisait à entrer. Oh merde ! Oh merde ! Oh merde !...Oh merde ! Qui sait ce mannequin ? Devant une salle de classe, d'un lycée d'une ville perdu, qu'on trouverait même pas sur une carte, était là, la plus belle des créatures. Grand, avec mes 1m63, j'étais rien à côté de lui. Les cheveux courts, il entretenait une petit barbe, qui lui donnait l'air le plus indécent ! Mais le plus fascinant chez lui, n'était pas cette beauté à couper le souffle, mais les deux bijoux qui lui servaient de regard. Deux précieux diamants, qui rappelaient la beauté d'un océan vert, foncé, brillant.

« Vous êtes ? »

« Pas là...vous êtes qui vous? » arquais-je un sourcil, curieuse de savoir où était passé Anderson

« Ton nouveau professeur de philo, monsieur Masen »

« Quoi ? Ils ont osé viré cet Anderson, pauvre chéri » feignais-je la compassion. « A 4ans de la retraite, ils auraient pu attendre un peu »

Il esquissa un sourire, et quel sourire ! Avant de baisser les yeux sur mon bracelet.

« Classe, non ? » relevais-je brièvement ma cheville. « C'est fou le progrès, plus glamour et moin bruyant que le boulet, un vrai bijou ce truc »

Il sourit de nouveau, pour mon plus grand bonheur.

« J'imagine que tu es Swan ? »

« La seule, l'unique, je vois qu'on vous as parlé de moi »

Sourire aux lèvres, j'effaçais la peur que pouvait afficher mon visage. On avait sûrement du lui dire.

« La terreur du lycée, j'en ai entendu parler »

« Terreur ? Voyons professeur, ne vous a t-on jamais dit de laisser influencer par les impressions des autres, ça fausse le jugement »

« Va t'asseoir Bella »

Je balayais la salle du regard, et fronçais les sourcils en voyant une blonde platine à ma table. Je me dirigeais vers elle, le regard menaçant.

« Je te conseille de dégager d'ici Mallory »

Sans ajouter un mot de plus, cette pouffiasse se tira de ma chaise, pour que je puisse m'y poser.

« Bien, je me présente, je suis Edward Masen votre nouveau professeur de philo, j'ai 24ans et je viens de Los Angeles »

L.A ? Est ce que ce type s'est perdu ?

« Ne me dîtes pas que vous vous êtes égaré, le panneau à l'entrée de la ville qui indique Beverly Hills, c'est un faux, c'est cet idiot de Newton qui a écrit cette connerie »

Tout le monde ria, même lui pouffa. Je crois que je vais aimer ce type.

« Vous avez une copine monsieur ? » fit cette aguicheuse de Mallory

Non, mais sérieux ma fille, t'es vraiment un cas désespéré ! Je lui balançais une balle rebondissante, qui me servait d'antistress, provoquant le cri aigu de cette pute.

« Swan, une heure de colle ! »

Aimer ? Non, ma langue a fourcher. Je voulais dire haïr. Deux mots qui se ressemblent tellement.

« Quoi ? Hors de question ! J'irais pas en colle ! J'ai une vie après les cours »

« Discutes pas Swan »

« Je vous emmerde ! »

« Je veux te voir à la fin de l'heure ! » s'énerva t-il

« Aussi ? Je vais prendre ça pour de l'harcèlement sexuel »

« Oh putain, vous faites chier ! »

Je me relevais et marchais jusqu'à lui.

« Si j'avais pas ce putain de bracelet, je me serais déjà tirée de votre putain de cours, alors soit vous arrêtez de me faire chier et vous commencer, soit vous continuez et je fracasse votre visage contre cette vitre » lui montrais-je les baies vitrées à ma gauche

C'est pas 30cm qui vont me faire peur !

« Je te conseille de vite aller t'asseoir, si tu ne veux pas que je fracasse le tien contre le mur » me défia t-il

Je fus surprise par sa répartie. Jamais un prof n'avait osé répondre à mes menaces, tous effrayés à l'idée de perdre le contrôle. C'était la première fois. J'esquissais un sourire, alors qu'il me fixait durement. Mais l'effacer aussi vite, quand j'aperçus quelque chose de troublant dans ses yeux.

« Ne crois pas que je vais fermer ma gueule ! »

Je regagnais ma chaise. Ma capuche sur la tête, je la posais entre mes bras. Pendant plus de 10minutes, il présenta le programme de l'année, précisant à quelque point il était important d'être attentif, pour réussir notre diplôme de fin d'année, comme l'ont fait les autres. Cette heure passa plutôt rapidement, par rapport aux trois précédentes, qui avaient été barbantes. L'une des raisons aussi, c'est que j'aimais la philo, alors, le temps ne me semblait pas si long.

La cloche sonna, que j'avais déjà passé mon sac par dessus mon épaule. Je voulais quitter en douce la classe, mais cet idiot me repéra. Il attendit que tout le monde sorte, pour se lever, et s'adosser à son bureau, les bras croisés. Ouh, musculature à croquer ! Qu'est ce qu'un type comme lui, foutait là ?

« C'est pas en agissant ainsi que tu auras ton diplôme »

Je pouffais de rire.

« J'ai pas besoin de toi pour obtenir mon diplôme »

« Aucune université n'acceptera de t'intégrer avec un tel comportement »

« Qui te dit que je veux aller l'université ? »

« Que feras tu d'un simple diplôme de lycée ? »

« Si tu savais...j'ai assez d'argent pour vivre un siècle, je compte pas passer ma vie sur une chaise »

« Pourrie gâtée ? »

« Oh, c'est tellement facile de juger les autres...Tu sais quoi ? Oui, je suis une gosse qui tape du pieds pour avoir ce que je veux, content ! »

Je quittais la classe avant qu'il ne puisse rétorquer quelque chose. Quel connard, je vous jure ! Pour qui se prenait-il !

Je rejoignais Angie au réfectoire pour notre déjeuner.

« T'en as mis du temps ! » me tendit-elle mon plateau

« Ce connard de Masen m'a fait chier »

« Masen ? »

« Tu serais étonnée de voir mon nouveau prof de philo, un canon pur et dur, t'écarterais les jambes à la minute où il te le demanderait »

« Carrément ! »

« Mais y a quelque chose qui cloche chez lui »

« Pervers ? »

« Ces yeux, j'y ai vus ce qui m'a envoyé en cure cet été »

Nous nous installions à une table, près de la fenêtre, qui donnait sur le parc, et débouchait sur la forêt. Surprise, ma meilleure amie ne dit rien. Près de la fenêtre, je vis Masen, fumait une cigarette sur une des tables en bois. Ses cernes sous les yeux, semblaient être le fruit de rudes nuits...ou de ce qu'il prenait. Il frotta ses yeux, pendant plusieurs minutes, tombant de fatigue. Qu'est ce qu'un homme aussi jeune que lui, faisait dans un trou perdu pareil ? Personne ne venait volontairement ici. Il m'intriguait, ce qu'il était, me rendait curieuse. Pour une fois, ma meilleure amie et moi déjeunions dans le silence. J'imaginais qu'elle s'efforçait de ne pas demander à quoi je pense, pour éviter que mes démons reviennent à nouveau provoquaient une migraine

« Je vais bien Angie »

« Je sais »

« On bouge ? »

« Je te suis »

Nous jetions nos plateaux, avant de sortir dans le grand parc. Quelques élèves traînaient encore, dans le grand espace vert, pas gênés par le vent. Alors que nous avancions, vers une des tables pour fumer, je fus surprise de voir Mike arrêtait notre marche, en se postant devant moi.

« Newton, dégages de mon chemin »

« Y en a marre que tu martyrises ma copine ! »

Angela et moi éclations de rire.

« T'entends ça Angie, on a un chevalier blanc dans notre bahut »

« C'est tellement mignon »

« C'est pas deux nanas qui vont me faire peur ! »

Je crois que tes copains et toi avaient pensé trop vite, mon bracelet ne m'empêche pas de te défoncer la gueule !

« J'ai pas peur d'une maigrichonne comme toi ! »

Sans prévenir, je lui donnais un crochet du droit, le projetant en arrière. Mais avant que je ne le contourne, il s'était relevé pour me rattraper par les cheveux. Rapidement, nous nous battions férocement l'un contre l'autre, dans le but de faire couler plus de sang chez l'autre, avec l'aide d'Angela.

Soudain, je fus tirée en arrière, puis plaquée contre la pelouse. Je reconnus Tom, qui me passa les menottes.

« Putain, elle est folle cette pétasse ! » posa t-il une main sur sa lèvre fendue

« Tu fais chier Bells !...Newton, va à l'infirmerie ! Angela, tu dégages ! »

« Lâches moi tout de suite ! » criais-je en me débattant

Il me releva par le gilet. Le regard plein de haine, je croisais celui d'Edward, qui arqua un sourcil. Devant lui, je fus soudainement honteuse d'être ainsi humilié. Je détournais le visage. Tom, m'emmena jusqu'à un arbre, où il m'y plaqua brutalement.

« Putain, tu peux pas tenir en place ! »

« Détaches moi ! »

« Ce bracelet est ta dernière chance, ton passé ne t'évitera pas tout le temps,une plainte »

« Parles pas de ça ! »

« Tu fais souffrir Charlie »

« Je n'ai pas demandé à vivre chez lui, j'aurais pu me faire émanciper »

« Tu sais que c'était pour ton bien »

« J'étais dans le périmètre, qu'est ce que tu foutais là ? »

« Pendant 5mois, je serais ton ombre »

Merde !

« Bella, tu vas droit en taule comme ça »

« J'en ai rien à faire ! »

« C'est ce que tu veux, te retrouver entre 4murs, avec des meurtrières, et des déjantés, c'est ça que tu veux vivre ? »

« Va te faire foutre Tom ! »

« Faut que t'arrêtes ça Bells, elle aurait pas voulu ça, ils auraient pas voulu ça »

« De quel droit tu te permets de parler à leur place ! »

« Bien, je vais t'emmener au poste »

« Non, non, non ! S'il te plaît...j'ai promit à Charlie que je me tiendrais tranquille » repensais-je à la peine qu'il affichait hier

« Pourquoi t'as fait ça alors ? »

« C'est cet enfoiré qui a commencé »

« Ça fait presque un an, que tu me sors ce genre de connerie ! »

Fermant les yeux deux minutes, je les ouvrais, pour laisser mes larmes coulaient.

« S'il te plaît Tom »

« Bells fais pas ça »

Tom me résistait jamais. Je le connaissais depuis que j'étais petite. Il avait 23ans, et depuis peu, était stagiaire dans le poste de police de mon père. J'imagine que c'est pour ça, qu'il avait ma charge. Pauvre de lui !

« Tu sais que j'essaie, de mieux me comporter, m'emmènes pas, ça va le blesser, et je veux pas »

Grimaçant d'hésitation, il finit par céder.

« Encore une seule bagarre, et je t'emmène » me prévint-il

Le reste de la journée, se passa sans encombre. Je passais de cours en cours, tous les uns plus ennuyeux que les autres. Ce n'est que vers 17heures que je quittais ces murs, pour rejoindre ma mini, attendant qu'Angela me rejoigne. Baby-sitter pour cette nuit, Angela ne pouvait passer la nuit chez moi.

Je réalisais en me jetant sur mon lit, comme il sera dur de rester dans ce trou. Dire que j'aurais pu aller jusqu'à Seattle, boire, fumer, voir des gens. Non, au lieu de ça, j'étais cloîtrée dans cette ville fantôme, où le seul divertissement était le parc pour enfant.

Soudain, mes pensées se fixèrent sur mon nouveau professeur de philo. J'avais tellement rien à faire, que mon esprit se focalisait sur lui. C'était toujours mieux, que les esprits qui me hantaient.

On ne vient pas à Forks, par hasard, il a sûrement de la famille. Masen...Je ne connais personne de ce nom là. Californie, ce type venait de l'un des états les plus convoités des USA. Pour y vivre la moitié de l'année, je savais que c'était là-bas qu'on s'y sentait le mieux...alors pourquoi tout quitter pour venir dans ce bled paumé.