Salut les girls

Me revoilà avec un new chapitre...Mais avant, encore et toujours merci pour ces belles reviews que vous m'envoyez, vous êtes EXTRA !

Réponse aux non-inscrites :

Aigaicha : C'est simple : Ta review m'a énormément fait plaisir. merci. XOXO

Julie : Je déteste ce qui est niais, même si parfois on peut pas y échapper. Merci pour ta review. XOXO

Karima : Salut ma puce. Merci pour ta review, tes reviews, qui m'encouragent à chaque fois. XOXO

Jennyfer16 : Je m'attendais certainement pas à une telle review ! Déjà merci beaucoup de prendre le temps d'écrire une aussi longue. Je sais pas quoi dire, face à tout ces compliments, j'ai pas vraiment l'impression de les mériter. Mais merci, vraiment ! J'essaierais de suivre ton conseil, quand à mes descriptions. Quand à la faire répertorier, je sais pas, d'habitude, on me le demande, donc là je verrais. Merci encore pour cette superbe review. XOXO

MathildeD : merci pour ta

Maeva : Je trouve aussi qu'il est fascinant de voir qu'un tel homme y soit arrivé légalement, comme tu le dis. Mais tu m'embêtes, ce sujet me passionne aussi. Merci pour ta review. XOXO

odrey010 : Pour les sentiments d'Edward, envers Bella, on verra ensuite. Il a perdu sa femme, donc c'est compliqué. merci pour ta review. XOXO

liou-val : voilà la suite. lol. merci pour ta

Ilonka : Oui, c'est bien Renée et Phil, dans les deux urnes. Pour le PDV d'Edward, en voici un tout petit. pour la suite, je ne sais pas. merci pour ta review. XOXO

Je pense avoir répondu à tout le monde. Les inscrites, réponse en MP, comme d'hab.

Voilà donc, un petit chapitre. Bonne lecture. XOXO


Chapitre 3

PDV Bella

Toute la semaine, j'ai évité mes cours de philo, je l'ai évité, lui. Il me crachait à la gueule sa souffrance comme si j'en étais à l'origine. Mais je réalise que je suis comme lui, que moi aussi, j'insulte les gens pour leurs pertes. J'étais en colère contre moi, les autres, et la seule façon pour moi de m'en décharger, était de me défouler de façon agressive sur les autres. Les gens rient, et vivent. Je ne les supporte pas. J'aurais voulu seulement, que le monde pleure avec moi.

Vendredi soir, j'ai passé un peu de temps avec Jake. Amoureuse de ma voiture, je lui avais demandé de teinté mes vitres. Je trouvais ça classe, des vitres noires.

Aujourd'hui, je débute mon week-end seule. Jake et les autres garçons, ont insisté pour que moi et Angie venions à la réserve. Mais j'ai décliné l'invitation. Je ne me sens pas d'humeur à faire brûler de la gomme. Et c'est plutôt symptomatique chez moi. Au lieu de ça, me voilà à faire des courses, dans la seule épicerie de la ville. Tout ce que je veux, ce sont des trucs sucrés, pour déprimer tranquillement chez moi.

Cette fois, tu n'es pas en cause maman. C'est cet idiot d'Edward, qui me perturbe, et je ne sais pas pourquoi. Nous ne nous sommes parlés qu'une fois, et pourtant j'avais l'impression d'être en harmonie avec ce type.

Devant le rayon des sucreries, je pris un exemplaire de chaque produit qui composait le rayon, histoire de me bourrer l'estomac un maximum. Je me rends compte que je reproduisais les mêmes comportements que lorsque j'étais petite. Compenser mon mal être par la nourriture. Mon panier plein, je fronçais les sourcils quand je vis ce connard d'Edward, capuche sur la tête.

« Bella » chuchota t-il

« Dégages ! »

« Je veux juste m'excuser »

« Va te faire foutre ! »

« Bella, s'il te plaît »

Sa supplique me serra le cœur. Ça semblait si important pour lui.

« Si on nous voit ensemble, les gens pourraient se poser des questions »

« Est ce qu'on peut se voir quelque part ? »

« Marche vers la forêt, je viendrais te chercher »

Du coin de l'œil, je le vis sourire avant de quitter rapidement la boutique. Je payais mes achats, et sortais à mon tour de l'épicerie, pour rejoindre ma voiture. Je démarrais et rejoignais très vite la route qui menait vers la forêt, alors que j'avais dépassé Edward de quelques mètres. Il courut derrière ma voiture, et monta rapidement, avant que je ne redémarre pour nous emmener à l'abri des regards. Pendant le trajet qui nous menais jusqu'à un terrain vague, où personne ne vient jamais, nous ne dîmes rien. Allez savoir pourquoi, ça me faisait quand même du bien qu'il soit là. Arrivée au terrain, je m'arrêtais et éteignais le moteur. Me tournant vers lui, je vis ses mains tremblantes, posées sur ses cuisses. Mon cœur se serra un peu plus, en le voyant autant souffrir.

« Est ce que tu m'en veux de t'avoir sorti de l'eau ? »

« Je sais pas, peut être »

« Je crois qu'Angela a voulu faire un remake d'Alerte à Malibu, et à sauver la mauvaise personne »

Il souria, tristement. Dans un élan de tendresse et de soutient, j'osais une main vers la sienne, et je fus surprise de le voir lier nos doigts instinctivement.

« Tu ne veux pas qu'on aille sur la banquette arrière ? »

« Bella ! »

« Doucement chéri ! Y avait rien de sexuel là dedans, je trouve qu'on y sera plus à l'aise »

Nous passions chacun notre tour, à l'arrière de la voiture. Et comme ci, c'était un geste naturel, nos doigts se croisèrent une nouvelle fois.

« Je voulais juste que ça cesse »

Ma gorge et mes tripes se nouèrent atrocement, quand je vis une larme tombait sur son jean. C'était insupportable de le voir comme ça. Avec sa manche gauche, il vint rapidement sécher l'eau salée, qui coulait sur ses joues.

« Ne crois pas que je ne sache pas ce que tu ressens, je le sais mieux que quiconque...Je connais ceux qui te persécutent, j'entends ce qui te rendent fou, je ressens les mêmes douleurs monstrueuses, qui t'arrachent une partie de toi, à chaque souvenir...Je sais à quel point il est dur de se réveiller le matin, en réalisant encore une fois, qu'il n'y a personne »

Ses émeraudes rougis par les larmes, s'accrochèrent à mon regard, à son tour inondé. Doucement, il me ramena contre lui. Il était troublant que notre relation, n'était pas une relation prof-élèves, mais bien plus que ça. Nos douleurs communes semblaient baisser les barrières de cette relation, qui devait garder ces distances.

« Tu es différente »

« Différente comment ? »

« Plus mature que les autres »

« Ce n'est pas l'âge qui définit notre maturité, mais la vie »

Sûrement pour être plus à l'aise, Edward fit passer chacune de mes jambes, de chaque côté de son corps, de sorte à ce que je le chevauche. Bien dans ses bras, je nichais mon nez dans son cou, pour profiter de son parfum enivrant. Je fermais les yeux, quand il fit la même chose, piquant mon cou, de sa barbe, sans que ça ne me gène. Si nos gestes pouvaient sembler ambigue, innaproprié, et trop intime. Pour nous, ça semblait normal. Nous étions juste deux êtres, anéantis, qui se consolent.

« Tu sens bon » me complimenta t-il

« Toi aussi » souris-je contre son cou

Pour la première fois depuis longtemps, je me laissais aller. Profitant d'un moment de tendresse, et de réconfort, qui n'était pas arrivé depuis plusieurs mois. Dans ses bras, le calme de mon esprit, fut surprenant, presque choquant. Son parfum semblait éloigner mes fantômes, pour me laisser quelques minutes de répit émotionnel. Ses mains glissées sous mon gros gilet, caressaient doucement mon dos, pour me détendre. J'essayais de lui prodiguer la même sensation, en massant doucement la bas de son crâne, d'une main.

Loin de tout ce qui me blessait, je me sentais apaisée. Mon âme fut vide de ce poids de haine, qui obscurcissait ma vie.

Mes vitres toutes teintées, me tranquilisa face à l'idée qu'on puisse nous voir, malgré la désertation du terrain.

« Je ne t'ai pas vu de la semaine » finit par dire, après un long moment de silence

« A qui la faute »

« J'ai été con »

« Je suis du même avis »

« Merci »

« C'est toi qui l'a dit »

« Est ce que t'as eu des ennuis avec ton chien de garde ? »

« Non, je suis restée dans l'enceinte du lycée, pour pouvoir rejoindre les autres cours »

« Tu ne m'as toujours pas dit, ce qui t'a amené à être enchaîné de cette façon »

« D'habitude, les gens enlèvent toujours leur plainte, quand je fais preuve d'agressivité, et que mon père débarque avec mon avocate, en leur sortant le speech de pitié...Sauf que cette fois, la vendeuse que j'ai frappé, n'a pas encaissé le fait de perdre ses extensions, alors elle a maintenu sa plainte, et je me suis retrouvée au tribunal...Tout le monde prend ça, pour une dernière chance...Je n'ai qu'une idée en tête, c'est pouvoir vite l'enlever, pour me procurer une dose d'ecsta »

« Elles ne me font plus rien à moi, et augmenter la dose, ne me tente pas vraiment »

« Peur d'une overdose ? »

« Je sais pas, je voudrais pas que mes proches me voient mourir à cause de ça »

« Ils ne savent pas ? »

« Si, mais ils préfèrent ne rien dire, ils pensent que pour l'instant, j'arrive à contrôler les choses »

« Qu'est ce qui te lie au Dr Cullen ? » demandais-je, curieuse

« C'est mon père adoptif, je suis arrivée chez lui, quand j'avais 5ans…Pourquoi n'as-tu rien dit à ce policier ? »

« Quand on emmène à l'hôpital, pour une tentative de suicide, on fait appel à un psy, pour qu'il essaie de comprendre ton geste...Je ne voulais pas qu'on te l'impose, si tu veux en parler, tu y feras appel seul »

« Est-ce que tu as déjà essayé ? »

« Oui, en faisant la même chose que toi, et crois le ou non, c'est encore Angela avec un ami, qui m'ont trouvé…Quand je me suis réveillée, mon père et le médecin, m'ont dit qu'il était urgent que je vois un psy…Alors, j'ai accepté, ça a duré une semaine, avant que je ne lui balance son vase chinois contre le visage »

Il pouffa de rire, dans mon cou.

« Ces idiots pensent tout comprendre, pendant une heure, ils t'écoutent, en hochant la tête, et te font payer ça 200$...Si ce job n'est pas une escroquerie bien maquillée ! »

« Je suis entièrement d'accord »

Toute l'après-midi, nous restâmes dans cette position, sans parfois trouver l'obligation de dire quelque chose. Le silence semblait bon, apaisant dans ses bras. Nos échanges nous permettaient de mieux nous connaître. Adopté à l'âge de cinq ans, sa mère avait succombé à une hémorragie lors de son accouchement, son père l'avait abandonné dans un orphelinat quelques mois plus tard, ne supportant pas voir dans ses yeux ceux de sa mère. Une enfance dorée par les Cullen, c'était un enfant éveillé, très doué pour les études et passionné par les voyages. Nous arrivions à contourner les sujets douloureux, trouvant que nous étions bien dans les bras de l'autre, pour le gâcher avec des larmes. J'aurais voulu rester dans cette étreinte anesthésiante, pendant toute une vie. Elle m'offrait tant de chaleur, de bien-être.

C'est en regardant sa montre sans le vouloir, je vis qu'il était déjà 18heures. L'impression que le temps s'était arrêté, semblait n'être que dans ma tête.

« Je vais devoir te laisser »

« Sur ce terrain ? »

« Très drôle Masen ! Je te ramène chez toi »

Nous repassions sur les sièges avants. L'idée qu'il puisse me quitter, me rendit triste. Je crois que je me suis jamais attachée, à quelqu'un aussi vite. Sur le trajet du retour, nous ne dîmes rien. A contre cœur, j'arrivais devant la villa une dizaine de minutes après. Je me garais, sans éteindre le moteur.

« Est-ce que je peux espérer que tu sois là, la semaine prochaine ? »

« Tu sais, je le fais pas exprès, d'arriver en retard…c'est juste que les somnifères m'assomment un bon coup, et je mets un peu de temps, avant d'entendre mon réveil »

« Je le saurais maintenant »

Il m'adressa un dernier sourire, en coin. Celui qui me plaisait tant. Avant qu'il ne sorte complètement de la voiture, j'attrapais sa main, pour le faire revenir. Je pris un stylo dans ma boite à gants.

« Si t'as besoin de dire quelque chose, ou crier au visage de quelqu'un, appelles moi »

« Est-ce que ça me coûtera 200$ ? »

« Rentres chez toi Masen »

Il ria, avant de claquer un baiser sur ma joue et de partir. Je rougis instantanément, de ce geste qui piqua ma joue. Dans le même temps, j'affichais un sourire niais, devant la sensation de joie, que me procura cette caresse.

Je le regardais rentrer chez lui, avant de rejoindre la route, jusqu'à chez moi. Je devais surement ressembler à une de ces idiotes d'adolescentes, qui ont craqué pour un mec. Craquer ? Est-ce que je ressentais quelque chose pour lui, autre que de l'amitié ? En deux semaines, je pouvais dire que je m'étais attachée à lui, malgré le peu de conversations qu'on ait eu. J'avais besoin de le voir, surtout maintenant, que nous avions partagés des moments de notre vie. Mais que pouvais-je espérer ? Malgré tout, il restait un mec de 24ans. Même si nous nous étions rapprochés, il me verra toujours comme une gamine de 17ans.

Je soufflais, en voyant que mon père n'était pas là. Même si je n'étais pas aussi présente dans la vie de Charlie, comme je l'étais avant, je tenais au moins, à prendre soin de son estomac. Je voulais lui montrer, que je lui étais reconnaissante de me garder chez lui. Je voulais lui montrer, qu'il était important pour moi. Que même si maman n'est plus là, je suis heureuse que lui soit vivant.

Dans la cuisine, je m'attelais à préparer des lasagnes. Seule, mon esprit s'échappa, vers mon après-midi délicieuse. Ce n'était que quelques heures, mais c'était les plus belles heures depuis Janvier.

Mon cœur mort, semblait tenter quelques battements, en présence d'Edward. Je sais pourtant que personne ne le refera battre, comme il le faisait avant. J'étais morte, et rien ne pouvait le ramener à la vie.

Charlie arriva vers 20heures. Il déposa un baiser sur ma tempe, avant de retirer sa veste, et ranger son arme.

« Ça sent bon » huma t-il l'odeur du plat cuit

« Tu dis ça, à chaque fois que je cuisine »

« Tu sais que tu es une magnifique cuisinière »

« Je sais »

Il se posa à table, alors que je découpais des parts, pour les déposaient dans les assiettes. Assise en face de lui, je le vis tourner sa fourchette dans sa nourriture, visiblement perdu dans ses pensées.

« Qu'est ce qui va pas ? »

« Pourquoi tu dis ça ? »

« Tu manges pas, tu penses à quoi ? »

« J'ai peur que tu m'en veuilles, si je te le dis »

« Mais si tu me le dis pas, tu vas pas arrêter d'y penser »

« Sur…Sur l'écran de contrôle de Tom, j'ai vu que tu es restée plusieurs heures sur le terrain vague »

Avant la seule raison, qui faisait que je restais sur ce bout de terre, abandonné, c'est parce que je me shootais, et rester des heures à planer, avant de redescendre, et de pouvoir conduire.

« J'ai un test dans deux semaines, il révélera que je suis négatif aux stupéfiants »

« Je suis désolé »

« C'est rien, je peux comprendre que t'es peur »

Pendant une minute, nous nous taisions, avant que mon père brise ce silence.

« Je trouverais celui qui a fait ça »

« Et ça changera quoi ? Ils ne sont plus là, et moi, je vivrais toujours avec »

« Je sais »

Le reste du dîner, ce fit en silence. Terminé, nous rejoignions chacun notre coin, lui la télé, et moi, ma chambre.

Alors qu'un samedi soir, annonçait pour la plupart, une soirée romantique, une fiesta, ou un ciné…Pour moi, ça voulait juste dire une soirée de plus devant mon ordinateur, à la recherche d'une série, ou d'un film, que je pourrais voir, ou revoir. Je m'en souviendrais de ces 5mois d'enfermement.

Me rappelant que j'avais donné mon numéro à Edward, j'avais alors regardé toutes les deux minutes, si je n'avais pas un message. Lui aussi devait être, à une fête étudiante, hors de la ville. Quand à Angela, doit sûrement s'amuser avec Paul, tout les deux étaient comme moi et Jake, un coup de temps en temps.

Finalement, j'avalais une de mes pilules du sommeil, pour éviter de penser, que je suis dans mon lit, comme une idiote, un samedi soir