Salut tout le monde.

Me voilà avec un new chapitre. Mais avant, réponse aux non-inscrites :

- karima : salut ma belle, merci pr ta review. XOXO

- maeva : ds ce chap, on en apprends un peu sur Edward. jsp qu'il te plaira. merci pr ta

- Maddie : Merci chérie, pour cette magnifique review, ça me touche vraiment. XOXO

- Jennyfer16 : Merci encore pour cette longue et belle review. J'avoue que des fois, avec la fatigue, je raconte un peu n'importe quoi, mais j'essaierais de faire mieux. J'avoue avoir aussi du mal, à ne pas bien mener mes dialogues, en décrivant le ton utilisé, je sais ne pas savoir le faire, et parfois c'est chiant. Merci d'être sincère avec moi. et aussi, encore pour ta review. XOXO

- lili bells : J'espère que tu vas mieux, depuis ta sortie. Merci pour ta review, qui m'a fait très plaisir. XOXO

- nanou, Ilonka, celi : merci pour ta review. XOXO

Pour les inscrites : MP

Merci aux ajouts en tout genre.

Donc voilà un new chap, qui j'espère vous plaira. Bonne lecture. XOXO


Chapitre 4

Le week-end fut peu divertissant. Angela était venue me tenir compagnie dimanche. J'aurais préféré rester seule, elle m'avait bassiné avec la fac. Malgré sa joie immense d'avoir été reçue dans toutes les universités listées dans l'IVY League, elle refusait l'idée d'y entrer sans moi. Je n'avais envoyé aucun dossier, j'avais fait une croix sur l'université. Mon avenir ne m'intéressait pas plus que ça, ne m'intéressait plus. La Bella d'avant aurait tout fait pouvoir intégrer ces facultés de prestige. Très studieuse, elle aurait été sûre de pouvoir être l'une de leurs élèves, avec les A qu'elle accumulait depuis son entrée au collège. Mais aujourd'hui, ce n'était plus le cas. Je ne sais pas vraiment pourquoi, quelque part j'avais dans l'idée de mourir avant de pouvoir m'engager dans des études supérieures.

A part cette discussion, qui avait eu le don de m'énerver, mon week-end fut plat. Une fois seule, je m'étais surprise à penser à Edward. Ce qu'il avait pu faire hier ? Que faisait-il aujourd'hui ? Le souvenir de notre après-midi passé ensemble y était sûrement pour quelque chose. Le silence mental que la chaleur de ses bras avait provoqué avait été troublante.

Et c'est pourquoi, le lundi matin, je fus heureuse de retrouver le chemin du lycée. Je n'aurais peut-être pas l'occasion de lui parler, mais au moins je le verrais. C'était pathétique, j'étais pathétique !

11heures : Je quittais la première, mon cours de maths, pour rejoindre celui de philo. J'ai vraiment l'air stupide à me précipiter dans les couloirs. Devant la salle, je reprends mon souffle, passe mes doigts dans mes cheveux pour les recoiffer, et entre dans la salle de cours.

« T'as l'air claqué » le saluais-je, en rejoignant mon siège au fond de la classe

« Passes ta journée avec des ados, et tu verras quel effet nuisible ça te fait au cerveau » se frotta-t-il les yeux

« Suis-je comme ces idiots ? » lui demandais-je, curieuse de savoir ce qu'il pense de moi

« Intellectuellement, tu es bien au-dessus d'eux, mais si je m'en réfère à ton attitude, t'es pire qu'eux » me répondit-il avec un air malicieux

Avant que je n'ai pu riposter, Mike entra avec Tyler, suivi des autres élèves. Notre heure de cours débuta avec nos devoirs rendus. J'esquissais un sourire, devant mon A+, inscrit au feutre rouge. Je suis peut-être une fille un peu trop portée sur la violence, mais je sais au moins utilisée mes neurones. Soudain un cri strident, me fit relever la tête, et perdre une partie de mon audition.

« Putain Mallory »

« Un F » brandit-elle sa copie, en colère. « Mais vous ne pouvez pas me mettre un F, aucune fac ne m'acceptera avec un F » fusilla-t-elle du regard, Edward

Comme si c'était nouveau. Cette nana les collectionnait, et il fallait qu'elle attende sa terminale pour s'en soucier. Figurez-vous en plus que Mademoiselle Mallory visait les facultés de l'IVY League. Sa couleur peroxydée a dû faire de sérieux ravages sur son cerveau.

« Tu ouvriras un cahier avant de venir en cours, tu verras ça peut être passionnant » fit notre professeur, sarcastique

Je pouffais de rire, comme la moitié de la classe, alors qu'il continuait de distribuer les devoirs corrigés.

« Pourquoi Swan a un A ? » ne retenu-t-elle pas son sarcasme. « Alors qu'elle dort pendant vos cours ? Vous la baisez cette pute ou quoi ? »

Etait-il nécessaire de dire à quel point mes poings me démangent ?

« Lauren, tu sors ! » montra Edward du doigt la porte, avec un air autoritaire

Très craquant !

« C'est du favoritisme »

« Putain, tu peux pas fermer ta grosse bouche de suceuse pour une fois ? »

Si je la laissais parler, on n'aura jamais fini avec les aboiements de cette chienne.

« Je t'emmerde grosse pute ! Y en a marre de supporter tes crises, parce que t'as perdu ta pute de mère, elle reviendra pas alors nous fais pas chier ! »

Son poing dans la gueule ne m'aurait pas fait autant de mal que ce qu'elle venait de dire. Folle de rage, je me relevais brutalement de ma chaise, et sauter au visage de cette pouffiasse pour la cogner.

Elle n'avait pas le droit !

Laissant mes poings se déchaîner sur son visage, je ne pouvais retenir mes larmes. Personne n'avait le droit d'insulter ma mère ! Personne n'avait le droit de la réveiller, elle dormait en paix ! Avant que je n'ai pu lui asséner un autre coup, je sentis qu'on m'éloignait d'elle. Edward avait fini par m'attraper par la taille, après avoir essayé de nous séparer.

« Bella »

« JE VAIS LA TUER CETTE PUTE ! » criais-je complètement hystérique

Toujours dans ses bras, il ramassa violemment Lauren dont le visage en sang, me rendit fière, mais n'éteignit pas le feu vif, qui consumait mes poings.

« Toi, tu me suis ! » s'adressa-t-il à Lauren

Il nous traîna jusqu'au bureau du proviseur, alors que mes sanglots n'avait pas cessé de me maltraiter la poitrine. Je n'avais qu'une envie, c'était de l'étrangler de mes propres mains ! Elle n'avait pas le droit de s'attaquer à mon cœur, pour une putain de simple de note !

Edward entra dans le bureau de la secrétaire, sans frapper.

« Monsieur Masen, que se passe-t-il ? » demanda Me Cope, paniquée devant le visage de Lauren, et mes pleurs

« Vous pouvez la surveiller ? »

« Oui, bien sûr »

« Appelez le chef Swan, et dîtes lui de venir, faites en de même avec les parents de Mallory »

Sans aucune délicatesse, il jeta Lauren sur une chaise, avant de me faire sortir avec lui. Je ne compris pas pourquoi, alors qu'il nous enferma dans le local d'entretien.

« Ma puce, chut » essaya-t-il de me calmer, avec une voix douce

Je fus surprise qu'il veuille me réconforter.

« Elle n'avait pas le droit » cognais-je mes mains contre son torse

« Je sais »

Je me débattais contre lui, alors qu'il voulait me prendre dans ses bras.

« Bella »

« Elle peut m'insulter moi, mais pas ma mère ! Pas elle »

« Je sais princesse, et crois-moi, je vais la faire virer pour plusieurs jours cette pétasse » cracha-t-il, en colère

A bout de force, je finis par me laisser aller contre lui. Ses bras autour de moi, il me berça en nous balançant d'un pied à l'autre. Sa tendresse envers moi était vraiment surprenante. Je n'aurais jamais cru qu'une douleur pouvait rapprocher des gens. Pendant plusieurs minutes, il me réconforta. Sa chaleur, son parfum, tout était là pour que je me sente mieux.

« Calmes toi » déposa-t-il un baiser dans mes cheveux

« Personne n'a le droit de la perturber, là où elle est » murmurais-je

« Je suis d'accord ma belle »

Mes sanglots finirent par se taire, grâce aux bercements d'Edward et de ses caresses dans mes cheveux. Personne n'avait réussi à me calmer aussi vite, après une crise de larmes. Relevant du doigt mon visage, il effaça les traces de ma folie, avant d'embrasser mon front. Fermant les yeux, je profitais du long contact chaud, qui me réchauffa le cœur.

« Tu vas mieux ? »

« Hum »

« Sortons alors »

Edward vérifia qu'il n'y ait personne dans le couloir, pour sortir et regagner le bureau de la secrétaire.

« Les parents de mademoiselle Mallory sont en ville malheureusement, le chef Swan arrive dans quelques minutes » nous informa Me Cope

Je restais derrière Edward pour ne pas voir cette salope, qui chialait en pissant le sang. Près d'Edward, je n'aurais jamais voulu sortir de ce local, en me rappelant le calme qu'il m'avait apporté.

« Que s'est-il passé ? » demanda Me Cope

« Certaines personnes n'ont aucune respect pour les autres » lui répondit Edward

Je me tournais quand on ouvra la porte. Je découvrais mon père, apeuré par ce qu'il avait pu se passer. Je me souviens encore du nombre de fois où il a du se déplacer l'année dernière, après que je me sois battue. Cette fois, il doit encore penser que c'est de ma faute.

« Bella, ma puce »

Je me jetais dans ses bras, heureuse qu'il soit là.

« Qu'est ce qui se passe ? » fit-il inquiet

« Bonjour chef Swan, je suis Edward Masen, le professeur de philosophie de votre fille » tendit-il une main vers mon père

« Bonjour, je peux savoir pourquoi elle a pleuré » serra-t-il la main de mon professeur

« Un incident s'est produit pendant mon cours »

« Lequel ? »

« Mademoiselle Mallory a osé faire une remarque plus que blessante »

Je vis mon père posait regard sur Lauren, alors qu'il ne l'avait pas vu.

« Lauren ! » surpris de la voir dans un tel état. « Bella » chercha-t-il une explication à son visage ensanglanté

« Lauren a eu des propos plutôt violent vis-à-vis de la mère de votre fille »

« Pardon ? »

Mon père releva mon visage, pour capter mon regard.

« Chérie, dis-moi »

J'éclatais à nouveau en sanglot dans les bras de Charlie, les mots de Lauren résonnant encore dans ma tête. Parfois je ne me supportais plus. Un mot sur ma mère, et je fondais immédiatement en larmes.

« Monsieur le proviseur » salua Edward, en voyant celui-ci ouvrir la porte, prêt à nous accueillir

« Passons tous dans mon bureau, bonjour chef Swan »

Mon père lui serra la main en le rejoignant, sans me lâcher. Lauren se posa sur une chaise, un mouchoir posé sur le nez, pour empêcher le sang de couler, mon père en fit de même, je restais debout près de lui. Edward resta derrière moi, les bras croisés sur sa poitrine.

« Puis-je savoir quelle est la nature cette fois d'un tel affrontement ? » demanda le directeur, la voix lasse

« J'ai dû rendre à mes élèves les copies d'un devoir, et mademoiselle Mallory a contesté sa note, un F, en faisant une comparaison avec mademoiselle Swan, qui avait obtenu un A »

« Poursuivez » s'enfonça le proviseur dans sa chaise

« Lauren a insinué que Bella et moi avions des relations sexuelles, pour que j'en vienne à lui mettre une telle note, alors qu'elle ne garde aucun écrit de mes cours »

« Cette fille ne veut même pas aller à l'université, et c'est moi qui me prends les F » se défendit cette pute

« Je t'ai déjà dit que prendre des notes ne suffisait pas, pour faire de toi une bonne élève » fit Edward, exaspéré par ses gamineries

« Elle vous as insulté et vous l'a défendez, ça prouve qu'il y a quelque chose » persuadée par sa connerie

« Mademoiselle Mallory » fut choqué le proviseur, qu'elle soutienne ses idées

« Je l'ai collé quand elle l'a fait » se justifia Edward

« Continuez Monsieur Masen »

« Bella n'a pas aimé l'allusion et a insulté Lauren, c'est là que mademoiselle Mallory a tenu des propos violent à l'encontre de la mère de Bella »

« Comment oses-tu ? » s'exclama mon père, furieux

Comme tout père, Charlie ne supportait pas qu'on s'attaque à sa petite princesse, surtout quand on appuyer là où ça fait mal.

« J'en peux plus qu'on passe tout à votre fille, sous prétexte qu'elle a perdu sa mère »

« Mademoiselle Mallory ! Je vous demande du respect envers le chef Swan et sa fille ! Certes Bella n'est pas un modèle de sagesse, mais elle reste une excellente élève, quand il s'agit de son cursus scolaire…Comment osez-vous agir de façon si inhumaine, envers l'une de vos camarades ! »

Lui, comme toute la ville savait qui j'étais, connaissaient la carrière saluée de mon beau-père et la célébrité de ma mère, obtenu par ses œuvres de bienfaisance. Tous savaient aussi grâce aux journaux, ce que j'avais perdu, ce qui s'était passé en Janvier dernier.

Encore sous le coup de la colère, je me rapprochais d'elle, après avoir contourné mon père. Mais Edward posa une main sur mon ventre, pour m'empêcher de l'approcher plus.

« Bella »

« Même ton esprit n'est pas capable d'imaginer ce que j'ai vu ! Tu ne sais pas de quoi tu parles Mallory ! J'ai vu des choses que tu ne verras même pas dans un film d'horreur !

« Ma puce » attrapa Charlie mon bras, pour me retourner vers lui

« J'en peux plus papa » pleurnichais-je

« Calmes toi chérie » prit-il mon visage dans ses mains. « Chut princesse »

« Mademoiselle Mallory, vous serez renvoyée pour une durée de deux semaines, à partir de demain »

« Non ! Vous ne pouvez pas ! Je dois absolument avoir un dossier clean pour la fac ! »

« C'est votre problème »

Il appuya sur le bouton de son interphone, pour faire appel à sa secrétaire qui entra une seconde après.

« Oui monsieur »

« Veuillez emmener s'il vous plait, mademoiselle Mallory à l'infirmerie, elle y attendra ses parents »

« Bien monsieur »

La secrétaire quitta la pièce avec cette pute.

« Veuillez m'excuser chef Swan, pour un tel comportement »

« Je ne veux plus que ça se reproduise...En attendant, j'aimerais emmener ma fille à la maison »

« Bien sûr, allez-y »

Mon père salua le directeur, avant que nous quittions son bureau en compagnie d'Edward.

« Chérie, tu veux bien aller à ta voiture, je rentrerais avec toi »

« Je demanderais à Angela de te donner ton sac » me dit Edward

« Merci monsieur »

PDV Edward

Visiblement le chef Swan, voulait me parler.

« Vous êtes le fils de Carlisle, n'est ce pas ? » me demanda-t-il

« C'est ça »

« Je vous remercie d'être intervenu...Je sais que Bella est parfois difficile, mais comme a pu vous le dire, ma fille a perdu sa mère et son beau-père dans des circonstances vaiment...affreuse »

En réalité, les autres professeurs m'avaient seulement informés des deux décès, pas de la cause.

« Je peux vous assurer que Bella est différente des autres élèves, certes elle se soucie peu de son avenir, mais elle reste très attentive pendant mes cours, et il impressionnant de voir le nombre de choses qu'elle peut retenir, simplement en les écoutant »

« Je vous assure que ça peut être aussi un lourd fardeau » dit-il la voix pleine de sous-entendus

« Je suis désolé monsieur...pour la mère de Bella »

« Je...Je vais partir, je n'aime pas la laisser seule »

« Je vous en prie »

Il se retourna, et je le regardais rejoindre la sortie, les pensées prises par Bella.

Avec elle, je n'avais jamais eu l'impression d'être en présence d'une adolescente. Mais voir son corps, prit de secousses sous ses sanglots, elle paraissait si petite et si fragile, dans cet état. Ne la connaissant vraiment que seulement depuis quelques jours, je savais déjà, que je ne supporterais pas de la voir comme ça.

Je m'étais senti si à découvert, samedi, quand j'avais pleuré devant elle. Je n'avais jamais supporté d'être faible, devant l'autre. Avec elle, s'était différent, j'avais le droit de faire déborder la peine qui me ronge. J'avais été surprit de ressentir cette sensation de confort dans ses bras. Jamais personne n'avait réussi à me procurer un tel bien être, même le temps de quelques minutes. Elle, l'avait fait, pendant plusieurs heures même. C'est comme ci, elle avait aspiré mes maux, pour alléger mon âme, quelques instants. Le soir même, quand je m'étais retrouvé dans une fête étudiante, à sniffer un rail de coke, mon anxiété, ne s'était pas aussi bien calmée, que quand j'étais dans les bras de Bella. J'étais redescendu deux heures plus tard, avec une angoisse pas possible, et la tentation de calmer ça, avec une injection d'héroïne, fut particulièrement difficile à éloigner. Mais pour avoir vu une dizaine de fois, Jared Leto se faire amputer le bras, à cause d'une infection du aux injections répétitives, dans « Requiem for a dream », m'avait dissuadé de céder à la tentation. Finalement, j'avais partagé un shu-bang, avec un groupe d'étudiant, pour replonger dans l'euphorie. Le sang rempli de ces poisons, je me sentais si sale. Je n'en pouvais plus, je n'arrivais plus à me supporter...Pourtant, je ne pouvais pas arrêter mon addiction, qui ne date pourtant que de 3mois. Je n'en avais ni la volonté, donc ni la motivation. Et il n'y a rien de pire, que de vous sentir faible, de savoir que vous ne contrôler plus rien, ni votre vie, ni vos envies. Le dimanche, comme à chaque prise de cocaïne, j'avais été une vraie loque. Je sniffe juste les week-ends, habituellement avant mes cours, je fume juste des joints. Allongé sur mon lit, je n'avais pas cessé de ressasser mes idées noires, tout en ayant la tentation d'appeler, celle qui avait réussi à me libérer le temps de quelques heures.

« J'ai vu des choses, que tu ne verras même pas dans un film d'horreur ». Comme elle, je ne lui avais jamais demandé comment était morte sa mère. Je pensais simplement, que c'était un accident, une maladie incurable. Visiblement ça semblait être pire. « Un film d'horreur », se peut-il qu'elle ait vu la même monstruosité que moi ? Ce serait incroyable, voir même impossible.

C'est quand la sonnerie me rendit sourd, que je compris que j'étais resté immobile dans le couloir. Je clignais des yeux plusieurs fois, pour chasser mes pensées. Dans les couloirs, j'interceptais Angela, qui visiblement attendait Bella devant son casier. Je lui demandais de me suivre jusqu'à ma salle de cours, pour récupérer le sac de son amie

« Où est Bella ? » inquiète de ne pas la voir

« Elle a dû rentrer chez elle »

« Pourquoi ? » demanda-t-elle étonnée

Je marchais jusqu'à la table qu'avait renversée Bella dans son état de fureur, avant de ressembler ses affaires dans son sac.

« Lauren a insulté sa mère, son père est venu la chercher » lui dis-je en relevant la table

« Putain ! Je vais la buter cette pétasse » morda t-elle dans son poing

« Fous lui un coup pour moi »

Surprise, elle me regarda une longue minute.

« Un problème ? »

« Rien »

Je lui tendais le sac de sa meilleure amie.

« Donnes lui ça »

Elle prit le sac, et quitta la salle sans un mot.

PDV Bella

Allongée sur mon lit, mon père essayait tant bien que mal de me calmer. Aussitôt arrivée dans ma chambre, j'avais prit l'urne de ma mère, et l'avais serré contre moi. Alors que le souvenir d'une belle après-midi, avait égayé mes pensées, pendant le week-end, Lauren avait tout gâché. Cette salope, avait réveillé mes souvenirs, souvenirs que je mettais tant de mal, a effacé de ma mémoire. A cause de cette pétasse, qui ne savait pas ce que je vivais, je revivais chaque cri, chaque pleur. Je revoyais encore et encore, son regard faire couler une dernière larme, avant de s'éteindre.

Sur mon lit, j'avais l'impression d'être à nouveau posée sur cette chaise, assistant à la cruauté humaine. "Bella, ne regardes pas"...J'ai fermé les yeux, mais ça n'a pas empêché mes oreilles, d'entendre vos chairs s'ouvrirent ! Ça ne m'a pas empêché de sentir votre sang, giclé sur mes lèvres ! Pourquoi mon esprit n'a pas voulu se défendre en refoulant le souvenir de cette nuit, et me rendre amnésique ? Pourquoi dois-je subir ces images tout les jours ? Qu'est ce qui clochait chez moi ?

« Ma puce, avales ça »

Malgré ses tentatives, à faire cesser mes pleurs, mon père, a fini par me tendre mes pilules. Ces mêmes pilules, qu'il détestait me voir prendre, car elles m'abrutissent pendant des heures. L'esprit brûlant, je finis par m'endormir sous l'effet des barbituriques.

Réveillée, je constate que la nuit est tombée. Mon réveil affiche 21heures. Charlie n'est plus là. Debout, je restais figer un moment, pour arrêter mes vertiges. La vue stabilisée, je me dirige vers mon armoire, et range les cendres de ma mère, près de celles de Phil. Je me déshabille, et change mon jean, pour un short en coton. Je garde mon sweat, dans lequel, je me sens à l'aise. Changée, j'attrape mon téléphone, et constate qu'Angela m'a appelé toute l'après-midi. Je le range dans la poche avant de mon pull, puis descend.

Je vois que ma meilleure amie, est aussi venue pour m'amener mon sac. Celui-ci posé près de l'entrée.

« Au poste, appelles moi dès que tu es réveillée. Je t'aime »

Je décollais le post-it, et le jetais à la poubelle. Je paralysais assez sa vie comme ça, pour qu'il accourt au moindre de mes mouvements. Dans la cuisine, je reste debout à regarder la forêt. Sans réelle envie, je sortais, après m'être chaussée, et marchais jusqu'à elle, pour disparaître entre les arbres. La pluie vint faire une soudaine apparition, abondante et froide, je persiste tout de même à avancer dans le noir, sans savoir où je vais. J'avais juste besoin de marcher, et l'air froid, ne m'agressais pas, mais me faisais du bien. Plus j'avance, plus je pleure. Cette forêt est aussi sombre que mon cœur, et la pluie vient se confondre avec mes larmes. Je marchais, sans m'arrêter, je ne sais plus depuis combien de temps. Je débouche sur la route, et vois qu'inconsciemment, je suis arrivée jusqu'à lui.

D'abord surprise d'avoir autant marché, je me décide à traverser le bitume, pour monter les quelques marches qui mènent au pavillon. Avant que je n'ai pu frapper à la porte, celle ci s'ouvrit et je découvrais Edward, étonné de me voir ici. Rapidement, il éteignit sa cigarette contre le mur en brique, et me porte, pour me faire entrer. Dans ses bras, je suis comme chez moi, et mes sanglots se taisent peu à peu. Il nous ramena jusqu'au premier étage de la maison, avant d'entrer dans la chambre du fond, que je devinais être la sienne. Edward referma la porte du pied, et rejoignit la salle de bains, pour me déposer sur une commode en marbre.

Sans attendre, il retira mon pull, le jetant à terre, et en fit de même avec mon débardeur, lui aussi trempé. Devant la différence de température, je tremble de froid. Edward me déshabille rapidement, me soulevant pour enlever mon short, et mes chaussures, en même temps. Je rougis, en m'apercevant que j'étais à moitié nue. Je soupirais d'aise, quand il m'enroula dans une serviette chaude.

« Je reviens dans une minute ma puce »

Il embrassa mon front, et quitte la pièce avec mes vêtements. Mon téléphone déposé près de moi, vibra, et m'annonça que Tom m'appellait, pour me demander où je suis. J'étais pourtant dans le périmètre. La voix tremblante, je lui répondis que j'étais chez Alice Cullen. Sur son écran de contrôle, je sais qu'il me voit chez les Cullen, alors je ne pouvais pas mentir. Edward m'avait dit que sa petite sœur Alice, qui a le même âge que moi, est revenue d'un internat en Italie, après deux ans, à étudier le stylisme dans une école privée. J'aurais le temps de trouver une excuse, quand Charlie me demandera, quand j'en ai pu faire la connaissance.

Edward finit par revenir avec un tee-shirt des Beatles, que je supposais être le sien, vu la grande taille. Je me défis de la chaleur de la serviette, pour lever les bras, et l'aider à m'enfiler le vêtement. Réchauffée, il me prit à nouveau dans ses bras, et m'emmena jusqu'à son lit, où il me glissa sous les draps. Je le vis disparaître dans son dressing, et revenir une minute plus tard, en pyjama. Un simple pantalon en coton léger, et un tee-shirt. Il passa devant le lit, pour fermer les baies vitrées de sa chambre, avant de me rejoindre. Je me retournais, quand il s'allongea à côté de moi, pour lui faire face. Encore une fois, je réalisais comme notre relation est fusionnelle. Rien n'est gênant, tout est naturel. Edward me ramène contre lui, et ma main gauche vint s'agrippait au col en V de son tee-shirt.

« Est ce que tu te sens bien ici ? » chuchota-t-il

« Mieux que n'importe où »

J'aurais pu vouloir aller partout, mais mes pas m'avaient amenés jusqu'à lui. Lui, qui arrivait à panser mes blessures le temps de quelques heures.

« Est ce que tu allais sortir ? »

« Je m'inquiétais pour toi, je crois que sans penser aux conséquences, j'aurais fini par aller chez toi, en espérant que ton père n'y soit pas »

Je fus surprise, puis heureuse, qu'il s'inquiète autant pour moi. L'idée qu'il puisse penser à moi, que je sois son centre d'attention, rendit mon cœur fou de joie. Il était indéniable que je ressentais quelque chose pour lui. Sinon pourquoi être aussi heureuse de le voir, ou d'être dans ses bras. Sauf que quand votre cœur a été pendant si longtemps imprégné par la colère, la rage et la haine, et que soudainement, quelque chose de plus doux, et d'agréable vient vous faire frissonner, vous ne savez pas de quoi il s'agit. Vous essayez de vous souvenir, si vous avez déjà ressenti pareil sensation, mais le temps où votre cœur n'était pas une pierre noire, est tellement loin, et il est dur de s'en rappeler.

« Merci pour ce que tu as fait ce matin »

« Défigurer sa bouche de suceuse aurait été meilleur » dit-il avec un sourire moqueur

Nous éclations de rire, pour ma part gênée d'avoir pu être si vulgaire devant lui.

« Désolée si j'ai pu choquée »

« Ça n'était pas le cas »

« Ca ne te dérange vraiment pas que je sois là ? »

« Tu as les même effets que ma dépendance, tu calmes mon anxiété »

« Comme tu calmes la mienne aussi »

Les paupières lourdes, je me retournais, pour me mettre dos à Edward. Il se rapprocha de moi, pour enlacer ma taille. Je croisais nos doigts, et les ramenais contre ma poitrine. L'amour n'est pas le seul sentiment, qui puisse rapprocher deux personnes différentes. La douleur avait aussi se pouvoir. Il était le seul à comprendre ce que je ressentais, et vice versa.

En sécurité, chez moi, je m'endormais rapidement.

Le lendemain, le réveil affichait 09h49 quand je me réveillais. Paniquée à l'idée de ne pas être en cours, je soufflais en me rappelant la réunion entre professeurs. Allongée sur le lit, que je constatais ne pas être le mien, je jetais un œil à la pièce et m'aperçus rapidement que je n'étais pas dans ma chambre. Il me fallut plusieurs minutes, avant de me rappeler l'affreuse journée de la veille mais esquissais un sourire, en me remémorant les bras d'Edward autour de moi. Son parfum qui avait chassé toutes pensées sombres.

En tournant la tête vers le balcon, je découvrais qu'il était là. Merde ! Il avait du raté la réunion à cause de moi. Merde ! Quel boulet sérieux !

Je me levais, et gagnais la salle de bain, pour passer de l'eau sur mon visage. Le visage moins bouffi, j'attrapais une des brosses à cheveux, posées près des lavabos, et entreprenais de discipliner ma tignasse.

Plus regardable, je rejoignais le balcon. Assis sur un canapé, recouvert, Edward s'était enveloppé dans une épaisse couverture, fumant sa cigarette. Son craquant sourire en coin, s'afficha en me voyant. Savoir que ce sourire portait mon nom, réveilla les papillons dans mon ventre. Edward ouvra ses bras, et j'allais m'installer sur ses genoux, avant qu'il nous recouvre de la grosse couette.

« Bien dormi ? » déposa-t-il un baiser sur mon front

« Comme un bébé et toi ? »

« Aussi »

Il éteignit sa cigarette dans le cendrier posé sur la table basse, avant de m'enserrer de son autre bras. Je pourrais passer ma vie à rester dans ce cocon, qu'il m'offrait. Mon nez dans son cou, nous restions un moment silencieux, profitant juste de cette chaleur humaine qui nous manquait tant au quotidien.

« Est ce que les morts nous en veulent, quand on arrive à se sentir bien avec quelqu'un ? » finit-il par briser le silence

Je fus étonnée par la question. J'aimais espérer que je lui faisais autant de bien, qu'il m'en faisait.

« Je ne sais pas, on a beau les connaître, on peut jamais savoir ce qu'ils pensent »

Sous son pull, je retirais la chaîne en argent où le pendentif était un petit cadre. Il ne me l'arracha pas des mains, je présumais alors que je pouvais voir ce qu'il y avait dedans. Ouvrant le petit loquet, je découvrais une petite photo. Une jeune femme, blonde aux yeux bleus, très belle, tenait un petit garçon que je reconnus pas son body bleu. J'avais deviné pour la femme, je fus surprise, choquée qu'il y ait aussi un fils.

« Elle est très jolie, c'est quoi son nom ? »

« Sarah »

« Quel âge avait ce bout de chou ? »

« 6mois, on lui avait donné mon deuxième prénom, Anthony »

« Il te ressemble beaucoup »

Le petit garçon vraiment très beau, avait de grands yeux verts, aussi hypnotisant que ceux de son père. Sa chevelure blonde rappelait sa mère.

« Sarah le disait toujours »

« Ça faisait combien de temps vous deux ? »

« 2ans, on n'était pas vraiment prêt pour lui, mais quand on l'a vu, on a finit pas en être fiers »

« Y a de quoi, il est trop chou...Comment vous vous êtes rencontrés ? »

« J'ai toujours vécu à L.A, mais après une dure rupture, j'ai décidé de changer d'air et de rejoindre la Philadelphie, ça me plaisait pas, alors j'ai à nouveau été transféré dans un lycée de LA, mais dans un quartier différent, elle était la conseillère d'orientation...Je l'ai tout de suite détesté » esquissa-t-il un sourire, en se perdant dans ses souvenirs

« Pourquoi ? »

« Elle avait tout du physique de mon ex »

« Celle à cause de qui tu as quitté LA ? »

« Hum, elle m'a trompé dans notre propre chambre »

« Qui a fait le premier pas ? »

« Elle, un jour elle est venue me voir dans ma salle de classe, pour me dire que j'avais un comportement horrible avec elle, que c'était dommage parce qu'elle me trouvait très beau et généreux avec les autres »

« Qu'est ce que tu as fait ? »

« Je l'ai plaqué contre le mur et je l'ai embrassé...Elle était différente de celle que j'avais rencontré avant, douce et intelligente, j'avais envie d'essayer de me sortir de ma déception amoureuse »

« Et tu as eu raison »

« Quand je me vois aujourd'hui, je me dis que non...que j'aurais peut être pas du, que j'en serais pas là » laissa t-il échapper une larme

Le voir si fragile, je m'en voulus aussitôt d'en avoir parler. Avec ma manche, j'effaçais la perle.

« Tu ne peux pas prévoir les choses...Je n'arrive pas à croire que je dis ça, alors que je fais tout le contraire, mais...Tu dois te souvenir que tu as vécu tes plus belles années avec elle, si on devait s'empêcher de vivre les choses, simplement parce qu'on a peur de tout perdre, alors notre vie serait insupportable »

« Je sais » baisa-t-il mon front

Je décidais de changer de sujet.

« Merci Edward, pour ce que t'as fait hier »

« Je n'ai pas fait grand chose »

« Ton réconfort m'a aidé plus que tu ne le crois, c'est bien la première nuit que je dors sans mes pilules »

« Tu me fais autant de bien que je t'en fais »

Niaisement, je souriais contre son cou.

« A quelle heure commence tes cours ? »

« 13heures, profs en réunion, d'ailleurs qu'est ce que tu fais là ? Me dis pas que c'est à cause de moi, parce que t'aurais pu me virer, j'aurais comprit »

« Doucement princesse, je n'avais pas envie de bouger de mon lit »

Ses doigts dans le creux de mes reins, je frissonnais sous la caresse.

« On sèche les réunions, professeur » plaisantais-je

« Quand on se sent aussi bien depuis longtemps, on ne fait rien pour troubler ça »

« T'es défoncé Masen »

« Pas encore...est ce que tu voudrais déjeuner avec moi ? »

« Peut être que je devrais rentrer » me rappelais-je de l'heure tardive

Charlie devait sûrement s'inquiéter, et je ne l'avais pas appeler pour le rassurer.

« Oh...euh, d'accord, t'as raison »

Sa gueule d'ange déçu, je regrettais aussitôt d'avoir refuser.

« Mais je préfère rester ici...je veux pas te quitter » dis-je timidement en enlaçant son cou

« Allons nous habiller »

Il se releva, me portant par la même occasion dans ses bras, et nous fit entrer dans la chambre.

« Je vais finir par m'habituer, à être si chouchouté »

« Quand tu veux, je suis ton service »

« Hum, un esclave, canon en plus »

Il ria. J'étais dingue de son rire ! J'osais un baiser sur sa joue, prise d'un élan de tendresse, qui me fit rougir instantanément, quand Edward croisa mon regard.

« Excuses moi...peut être que ça t'a gêné »

« Non, c'est...c'est juste troublant, c'est tout »

Il me déposa sur le lit.

« Je descends chercher tes vêtements au sèche linge »

Allongée sur le lit, je n'arrivais pas à croire que j'étais dans sa chambre. Je n'aurais jamais pensé en me retrouvant chez lui, que je trouverais un tel réconfort. J'aurais pu aller n'importe où, mais c'était dans ses bras, inconsciemment que je voulais être. Et soudain, je compris ce que je ressentais pour lui. J'étais amoureuse d'Edward Masen. J'aurais pu penser qu'il était un ami, mais...Jake, Paul, Seth étaient mes amis, et pourtant je ressentais quelque chose de différent pour lui. C'était plus fort, plus bon, plus agréable.

Il finit par revenir avec mes vêtements.

« Lavés et séchés » me les tendit-il

« Merci, t'es un ange »

« Tu peux te changer dans la salle de bain, je vais le faire ici »

J'obéissais, et aller m'enfermer dans la salle de bains. Je retirais son tee-shirt, regrettant de devoir me défaire de son parfum. Habillée, je rouvrais la porter. Edward rentra.

« Est ce qu'après le déjeuner, ta sœur pourra me ramener chez moi, faudrait que j'aille chercher mon sac » quittais-je la salle d'eau

« Aucun souci...tu peux le garder » pointa t-il du doigt le tee-shirt que j'avais gardé dans les mains

« C'est vrai ? » fis-je avec un peu trop d'enthousiasme

« Mon parfum a l'air de beaucoup te plaire » dit-il avec un air sérieux

« Prétentieux » le frappais-je avec son tee-shirt

Il éclata de rire, en essayant de m'attraper pour m'empêcher de recommencer. Comme un sac de patate, je me retrouvais sur son épaule.

« Voilà comment calmer les délinquantes dans ton genre » quitta t-il la chambre

« Masen, reposes moi ! »

« Non »

« Masen, reposes moi ! »

« Toujours non »

Nous arrivions dans la cuisine, où il finit par me déposer sur un des tabourets, qui étaient prêt du comptoir.

« Je te déteste » le fusillais-je des yeux

« T'es folle de moi, c'est toi qui l'a dit » fouilla t-il dans son frigo pour en sortir plusieurs boites de congélation

« Je n'ai jamais dit ça ! »

Marchant jusqu'à moi, il se pencha sur mon oreille.

« Hum Edward, tu me fais du bien, oui Edward » souffla t-il avec une voix sensuelle

Oublions à cet instant, que sa voix érotique, m'a complètement retourné le cœur, et a probablement réveillé quelques fantasmes.

Choquée, j'étouffais un cri de ma main, honteuse d'avoir été si bavarde dans mes rêves. D'ailleurs je ne me souvenais même pas d'avoir rêver. Rouge de honte, je le poussais, et cachais ma tête dans mes bras. Comment j'avais vu oublier ce détail quand j'ai pensé vouloir dormir avec lui !

« Oh ma puce, faut pas avoir honte » fut-il prit d'un fou rire

« Trop tard »

« C'est plutôt flatteur » finit-il par se calmer

« Non, c'est gênant ! »

« C'est mignon »

Dégoûtée par ce qualificatif, je relevais la tête pour le fusiller du regard.

« Je ne suis pas mignonne, les chatons sont mignons, mais moi je ne suis pas mignonne ! »

Avant qu'il n'ai pu dire quelque chose, une fille, une peu plus petite que moi à la coupe garçonne , fit son apparition dans la cuisine. J'avais totalement oublié que nous n'étions pas seuls ici. Je devinais qu'il s'agissait d'Alice. Edward déposa un baiser sur la tempe de sa petite sœur, qui sembla quelque peu surprise.

« Où est Jazz? »

« Il dort encore, je pense l'avoir épuiser hier » lui répondit-elle en esquissant un sourire coquin

« Pas de détail s'il te plait...Lili, je te présente Bella, Bells c'est Alice ma petite soeur »

« Ou Lili, contente de te connaître » fit-elle avec enthousiasme

« De même...Donc c'est toi qui me couvre ? »

« C'est ça...sympa ton bracelet » montra-t-elle du doigt mon boulet

« Moins que de le porter, il n'y a pas pire calvaire que d'être enfermé dans ce trou perdu »

« J'y vis seulement depuis deux mois, et j'en peux déjà plus, t'en as pour combien de temps ? »

« 5mois, enfin 4 le mois prochain »

« Merde » commenta-t-elle

« Comme tu dis »

« Tu manges avec nous ? » lui demanda son frère

« Non, je dois prendre une douche avant de raccompagner la miss »

« C'est très gentil de ta part »

« Je t'en prie »

Elle remonta à l'étage après avoir prit une petite bouteille d'eau dans le réfrigérateur. Je descendais de mon siège, et me posais à côté d'Edward qui préparait nos sandwichs. Je le bousculais gentiment alors qu'il rendait notre déjeuner immangeable. Il s'occupa de nous servir deux sodas, avant de se poster derrière moi, pour embrasser le haut de mon crâne. Très tactile avec moi, tout ce que je voulais c'est qu'il ne me prenne pas une seconde petite sœur. Je n'avais pas besoin d'un grand frère, surtout aussi beau que lui. Nous entamions notre déjeuner, alors qu'il me contait une anecdote hilarante avec son grand frère et sa petite sœur. Je ne savais pas à quoi ressemblait sa vie depuis le décès de sa femme et de son fils, mais j'étais certaine que ce qui se passait en ce moment, mon irruption dans sa vie, ce truc bizarre qui se passait entre nous était quelque chose qui le troublait, mais surtout qui lui faisait du bien.

Nous nous quittions vers 12h15 quand il fallut que je rentre, pour me préparer pour ma demi-journée. A la maison, Charlie déjeunait dans la cuisine. J'embrassais son front, pour éviter de me faire engueuler pour avoir découcher.

« Tu sais que je n'aime pas que tu laisses ta voiture, quand tu sors » dit-il calmement

« Je suis désolée, je n'avais pas prévu de sortir »

« Où étais-tu ? »

« Chez Alice Cullen, la fille du Dr Cullen »

« Je ne savais pas qu'elle faisait partie de tes fréquentations ? »

« Elle vient de débarquer, on s'est rencontrés samedi à l'épicerie, on a sympathisé et elle m'a invité chez elle »

« Tu aurais du m'appeler, j'étais inquiet » me serra-t-il contre lui, alors que j'étais debout

« Je sais que je ne fais rien pour calmer tes angoisses...mais je te promets de ne pas mettre ma vie en danger...Pour le reste, laisses moi du temps »

« Je sais que tout ça est récent, et je ne m'attends pas à ce que tu deviennes le poussin que tu étais avant » m'ébourrifa-t-il les cheveux en esquissant un petit sourire. « Mais je suis ton père, celui qui peut pas passer de son petit bouchon »

« Je sais » détournais-je le regard, qui s'embua

« Je veux pas que tu exécutes une de ses pensées qui t'enlèvera de moi, je le supporterais pas »

Ne supportant pas la douleur poignante dans sa voix, je déposais un autre baiser sur son front et monter dans ma chambre. **

Douchée et habillée, j'attrapais mon sac pour rejoindre ma mini. Il avait fallu que j'attende 15heures pour que je ne revois Angela, qui m'attendait devant nos casiers.

« Pas un appel, qu'est ce que tu foutais ? »

« J'avais besoin de rester seule » mentis-je

Ce n'était pas l'endroit pour lui raconter mon rapprochement avec le prof de philo.

« Je sais que tu ne veux pas qu'on fête ton anniversaire »

« C'est déjà passé de toutes façons »

« Mais j'ai quand même un cadeau pour toi »

« Angie ! » fis-je furieuse qu'elle ne m'ait pas écouté

Un sourire aux lèvres, elle me tendit une boite marron orné d'un ruban doré.

« J'n'en veux pas de ton cadeau »

« Tu aimeras celui là, j'en suis certaine »

Sceptique, j'attrapais la boite, curieuse de savoir pourquoi elle insistait avec autant de plaisir. Je retirais le couvercle et découvrais étonnamment une mèche blonde, une...une dent, ce qui ressemblait à un talon, et une photo.

« Tu m'expliques »

« Masen m'a dit pour hier, alors j'ai décidé d'aller voir Lauren, quand elle est sortie seule de l'infirmerie, pour aller aux toilettes...Pour te venger, voici l'une de ses mèches, tout droit arraché de son crâne, je tenais à ce qu'elle ne soit pas une de ses horribles extensions, l'effet aurait était nul, une dent aussi, que j'ai obtenu en lui brisant la mâchoire, et l'un de ses talons que j'ai eu en la poussant à terre, le tout prouvait par cet excellent portrait d'elle »

Surprise, je finis par éclater de rire, fière de cette vengeance. Je serrais ma sœur de cœur contre moi, émue qu'elle m'est défendu si bien.

« Elle n'a rien dit ? »

« Je l'ai menacé de diffuser des images compromettantes d'elle, si elle disait quelque chose »

« Quelles images ? » arquais-je un sourcil, curieuse

« Je n'en sais rien, j'ai dit ça comme ça »

Nous fûmes à nouveau prit d'un fou rire.

« Je suis dingue de toi, chérie »

« Je sais »

Nous rejoignions le bus pour la piscine municipale, dans un fou rire incontrôlable. Angie et moi avions à peine un an de différence, mais elle, prenait cette différence très au sérieux, l'utilisant comme prétexte pour me protéger, me servir de grande sœur. Son aile s'était faite plus protectrice depuis le décès de ma mère.

A la piscine, Angie et moi prenions notre temps pour nous changer. Je détestais la piscine. Seules dans le vestiaire vidé par les autres filles qui avaient déjà revêtis leurs maillots de main, ma meilleure et moi nous restions sur le banc, espérant que Stewart ne se rendrait pas compte de notre absence. Mais nous dûmes sortir quand Angie ressentit un besoin pressant.

J'ouvrais la porte, effrayée par la soudaine présence d'Edward. La main sur le cœur, je tentais de calmer celui ci.

« T'es fou ou quoi ? Je suis cardiaque ! »

Il pouffa de rire, amusé.

« Pauvre Bella »

« Je vous laisse, faut vraiment que j'y aille » courra t-elle vers les toilettes

« Qu'est ce que tu fais là ? »

« Stewart m'a demandé de l'aider, vous êtes trop nombreux »

Je réalisais subitement qu'il était à moitié dénudé, en glissant mon regard sur son torse imberbe. Son corps sculpté dans la pierre, je dévorais sa plastique très développée. Le soleil d'Arizona ne m'avait jamais autant donné de chaleur que le faisait son corps.

Figée par sa surprenante beauté, je cessais tout battement quand il se pencha sur mon oreille.

« Je ne tiens pas vraiment à avoir un problème de place dans mon short, alors évites de faire ce genre sexy en te mordant la lèvre inférieure...C'est déjà assez dur comme ça d'avoir sous les yeux tes courbes vertigineuses »

Merde...j'ai du respirer quelque chose de spécial, j'ai des hallucinations auditives !

Je restais scotchée, incapable de dire le moindre mot. « Courbes vertigineuses » ? « Dur » ? « Sexy »...Est ce que mon professeur de philo venait de flasher sur moi ? Je veux dire, non. J'ai 17ans, alors faire de l'effet à un type de 24ans, c'est juste surréaliste ! Surtout quand ce même type est veuf et très attachée à sa femme.

Mais...J'arrivais pas à le croire. Du doigt, je lui demandais de se pencher à nouveau.

« Tu es défoncé Masen »

« Peut être aujourd'hui, mais il me semble qu'hier quand tu es venue chez moi, j'avais les idées parfaitement claires...D'ailleurs, très sexy le soutien-gorge en dentelle »

Bouché bée, je rougis à l'idée qu'il ait pu me mater tout en ayant conscience de l'avoir fait.

Moi qui complexais à cause de mes formes, qui me rendait plus vulgaire qu'autre chose, je me sentais tout à coup fière. Plus jeune, je n'avais rien du physique d'aujourd'hui. J'étais une fille forte. Un soir, après de longues jérémiades, Phil avait décidé de me prendre en main et de faire de moi une fille fière de son corps. Sauf, que je n'avais pas réussi à perdre ma poitrine, que j'avais fini par muscler. Ça pouvait sembler hypocrite, surtout quand je vois toutes ces nanas passaient sous un bistouri pour avoir plus de formes qu'elles n'en avaient, mais attiser les regards pervers des gars, qui vous sourient pour avoir le privilège de vous toucher, est répugnant.

« Bouge ton cul Bells, je te veux à l'eau dans 10secondes » dit-il déjà loin

Un sourire niais aux lèvres, toujours ébahi de lui faire tant d'effet, je courrais pour rejoindre le grand bassin.

Le soir quand je rentrais chez moi, j'avais sauté sur mon lit comme une petite adolescente surexcitée. J'étais amoureuse d'Edward Masen, et malgré tout ce qui l'endurait, je lui faisais de l'effet.

Aussi puéril soit-il, ces deux constatations suffirent à m'envoyer au pays des rêves, après l'avoir déserté depuis si longtemps.